Publié le 29/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Qu’est-ce Qu’un Prophete?Sa Relation Avec Dieu, Ses Responsabilites Et Son Rôle
Beaucoup de gens sont familiers avec les ministères de pasteurs, de docteurs, et d’évangélistes, mais si nous devons avoir tout ce que le Seigneur désire que nous ayons en tant que son Corps, nous devons comprendre les ministères d’Apôtres et de Prophètes et encourager leur fonction au sein de l’Eglise. Un article paru dans un numéro précédent de « Contender » avait traité du ministère des apôtres. Cet article explorera le ministère de prophète.
Pour mieux comprendre le rôle du prophète dans l’Eglise, le Corps du Christ, il est nécessaire de comprendre le prophète dans l’Ancien Testament. Ce procédé (cette manière de procéder) est dû au principe fondamental d’étude biblique selon lequel si Dieu fait quelque chose ou déclare quelque chose dans l’Ancien Testament, cela doit être considéré comme vrai et en accord avec sa Parole à moins qu’Il ne nous dise qu’Il l’ait changée. Par exemple, dans Exode, Dieu nous dit de ne pas prendre Son nom en vain (Exode 20 : 7) ? Il ne répète jamais ce commandement dans le Nouveau Testament, et pourtant, nous n’osons pas passer outre ce commandement. Si le commandement n’était plus valide Dieu nous l’aurait dit. Par contraste, dans l’Ancien Testament, Dieu a permis aux hommes d’avoir plus d’une femme (Exode 21 : 10, etc…), mais dans le Nouveau Testament, Dieu change cela et nous dit quelque chose de différent, qui est que chaque homme doit avoir « sa propre femme » et que chaque femme doit avoir « son propre » mari. (1 Corinthiens 7 : 2). Il n’y a aucun verset du Nouveau Testament qui indique que le ministère de prophète sera quelque peu différent aujourd’hui que ce ne l’était dans l’Ancien Testament ; aussi, nous sommes sur de solides bases bibliques lorsque nous étudions l’Ancien Testament pour en apprendre beaucoup plus du ministère de prophète.Comprendre les divers mots Grecs et hébreux qui sont traduits par « prophète/prophétesse » ou « voyant » nous aide à comprendre à la fois ce qu’est un prophète et la façon dont Dieu travaille avec eux. Le mot le plus courant et de loin traduit par « prophète » dans l’Ancien Testament est le mot nabiy, qui signifie « porte-paroles ». En tout premier lieu, le prophète est un « porte-paroles » pour Dieu. Le prophète doit être capable d’entendre la voix de Dieu et de rapporter les paroles de Dieu au monde.
Peu après qu’Adam et Eve furent chassés du jardin d’Eden, Dieu cessa de parler ouvertement à l’humanité et a choisi des individus spécifiques au travers desquels (par lesquels) Il communiquerait, et ceci était couramment connu.Le premier emploi du mot « prophète » dans la Bible se trouve en Genèse 20 : 7, lorsque Dieu parla dans un songe à Abimelec, roi de Guérar et identifia Abraham à un prophète. Abimelec ne dit pas : « Qu’est-ce qu’un prophète ? ». Il savait exactement ce qu’était un prophète, car Dieu avait clairement fait comprendre que les prophètes étaient des gens qui pouvaient entendre Sa voix et la communiquer aux autres.
Le mot Grec traduit par « prophète », prophetes, montre aussi que les prophètes sont des porte-paroles choisis par Dieu. On trouve le mot Prophetes dans les écrits grecs dès les années 600 avant Jésus-Christ, et il est relatif au verbe signifiant « déclarer publiquement ou faire connaître ». La plus ancienne utilisation de ce mot dans les Ecrits Grecs que nous ayons aujourd’hui est relative à une déclaration prophétique à l’oracle de Zeus à Dodonia. Ainsi donc, la culture et la langue de la Grèce antique confirment ce que la langue Hébraïque communique, c’est à dire que même les païens de l’antiquité ont réalisé que les paroles des dieux avaient besoin d’être proclamées publiquement et d’être connues, et qu’il y avait des personnes spéciales que les dieux choisirent pour ce dessein. L’emploi du mot prophetes ou prophète dans le Nouveau Testament est en harmonie avec cela et signifie « celui qui, poussé par l’Esprit de Dieu et qui de là est son organe ou son porte-parole, déclare solennellement aux hommes ce qu’il a reçu » (Thayer’s Lexicon).
En dépit du fait que les prophètes ont assuré une fonction vitale dans l’Ancien Testament, leur nécessité pour nous dans le monde d’aujourd’hui est remise en question à cause de la présence du don du saint esprit dans chaque chrétien. Au jour de la Pentecôte, (Actes 2), Dieu a commencé à dévoiler quelque chose qu’Il avait caché à l’humanité (et au Diable), l’Administration de la Grâce de Dieu (Ephésiens 3 : 2). Aujourd’hui, dans l’Administration de la Grâce, le Seigneur Jésus Christ, scelle chaque personne née de nouveau avec le saint esprit. (Ephésiens 1 : 13). Ceci signifie que chaque chrétien a la capacité d’entendre de Dieu et de prophétiser, et c’est ce que Pierre a dit en réalité le jour de la Pentecôte (Actes 2 : 17 et 18 Cp 1 Corinthiens 14 : 5 et 24). Quelques croyants, par conséquent, raisonnent en disant qu’à cause du fait que chaque croyant peut prophétiser, les prophètes ne sont plus du tout nécessaires. Toutefois, une étude plus détaillée révèle que ce n’est simplement pas le cas.
Pour comprendre les prophètes et la prophétie dans l’église aujourd’hui, nous devons clairement faire la distinction entre le ministère d’un prophète et la manifestation de prophétie. La manifestation de prophétie (quelquefois appelée improprement « le don de prophétie ») est l’une des neuf manifestations du don du saint esprit que chaque chrétien peut opérer (1 Corinthiens 12 : 7-10). Par contraste, le ministère d’un prophète est un appel spécifique du Seigneur (Eternel) pour la vie d’une personne. Chaque chrétien peut opérer la manifestation de prophétie, et choisit de faire ou de ne pas faire ainsi (bien que beaucoup de gens n’ont jamais fait ce choix car on ne leur avait jamais enseigné la façon de le faire ou même qu’ils peuvent le faire).Ce n’est pas le cas avec le ministère d’un prophète. Tout autant comme avec n’importe quel autre ministère, tel que celui d’apôtre ou d’évangéliste, un prophète est spécialement appelé par Dieu et le Seigneur Jésus Christ. L’appel à être un prophète est une mission de travail, donnée à quelqu’un indépendamment de son choix. Que quelqu’un ait ou non le ministère de prophétie est le choix, c’est à dire la prérogative de Dieu (dans l’Administration de la Grâce, le choix du Seigneur). Les Ecritures de l’Ancien Testament font très clairement comprendre ceci. Esaïe savait qu’il était appelé depuis sa naissance : « L’Eternel m’a appelé dès ma naissance, Il m’a nommé dès ma sortie des entrailles maternelles » (Esaïe 49 : 1b). Amos décrit aussi l’appel de Dieu sur sa vie. « Je ne suis ni prophète ni fils de prophète ; mais je suis berger, et je cultive des sycomores. L’Eternel m’a pris derrière le troupeau et l’Eternel m’a dit : Va, prophétise à mon peuple d’Israël. » (Amos 7 : 14-15).Le livre des Actes confirme ce que Ephésiens et Corinthiens déclarent doctrinalement, savoir que le Seigneur sélectionne et appelle spécifiquement certains hommes et femmes à être des prophètes, ses porte-paroles spéciaux. Les Prophètes furent importants dans l’établissement de l’Eglise à Antioche, la première église dont il est fait mention qu’elle était composée à la fois de Juifs et de Païens. (Actes 11 : 27). C’était le prophète Agabus qui prédit qu’il y aurait une famine sévère dans le monde Romain (cette famine arriva durant le règne de César Claudius et est documenté dans l’histoire Romaine Séculière). Les Prophètes furent vitaux dans l’obtention de la révélation du Seigneur de mettre Paul et Barnabas à part et de les envoyer pour leur premier voyage missionnaire. (Actes 13 : 1-4). Les prophètes Judas et Silas sont spécifiquement mentionnés comme exhortant et confirmant les disciples à Antioches. (Actes 15 : 32). Ce fut Agabus le prophète qui a dépeint à grand renfort de détails ce qui arriverait à Paul à Jérusalem. (Actes 21 : 10-11). En réalité, la seule prédiction donnée dans le livre des Actes est donnée soit par les prophètes soit par Pierre ou Paul.Le livre des Actes et les Epîtres à l’Eglise montrent clairement que le Seigneur travaille toujours à travers les prophètes appelés. Ces hommes et ces femmes ne sont pas « juste un autre croyant » car chaque chrétien peut prophétiser, comme il y est déclaré. Ils sont des vases choisis du Seigneur, chargés d’être les porte-paroles de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, comme ce fut le cas dans l’Ancien Testament. Une fois que nous chrétiens comprenons que le ministère d’un prophète est l’œuvre du Seigneur, et qu’ils sont très importants pour la santé et le bien-être de l’Eglise, nous serions très intéressés de reconnaître qui sont les prophètes que le Seigneur a appelés, et ce que nous pouvons faire pour les aider dans leur tâche d’être des porte-paroles spéciaux afin que nous puissions avoir la Parole de Dieu parmi nous d’une manière puissante.Sachant qu’il y a une différence entre la manifestation de prophétie et le ministère d’un prophète, nous avons besoin de comprendre la façon dont cette différence se manifeste dans l’Eglise. « Toutes paroles authentiques de prophétie sont « selon que l’esprit leur donnait de s’exprimer » (Actes 2 : 4). Elles (les paroles) viennent de Dieu ou du Seigneur Jésus Christ ; elles ne viennent jamais de l’intelligence de celui qui parle. Ceci est vrai à la fois de la manifestation de prophétie et des paroles prophétiques de quelqu’un qui a le ministère de prophète. Dans la manifestation de prophétie, le Seigneur se limite lui-même pour donner des paroles « fortifiantes », « d’encouragement » et de « consolation » (1 Corinthiens 14 : 3), mais ce n’est pas le cas avec le ministère d’un prophète. Les prophètes qui sont appelés professent le message que le Seigneur leur donne, quoiqu’il puisse être. La différence entre la manifestation de prophétie et le ministère d’un prophète explique pourquoi le Seigneur a toujours des prophètes (Ephésiens 4 : 11) et pourquoi Dieu les élève dans l’Eglise aujourd’hui. (« Et Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des Apôtres, secondement des prophètes… » (1 Corinthiens 12 : 28).
Lorsque le prophète professe le message que Dieu lui donne à parler, cela peut être aussi varié que Dieu désire qu’il soit. Ceci est un point très important, car souvent, les gens essayent de mettre Dieu dans une boîte et décident de ce à quoi devrait ressembler un message prophétique, comme si nous pouvons dire à Dieu ce qu’il faut dire. C’est au delà du champ de cet article de catégoriser tous les types de choses dont Dieu a parlé à travers les prophètes, mais cela va des grandes bénédictions aux dures malédictions, et du détail du passé à la description du futur.Bien que beaucoup de gens associent la prophétie seulement avec la prédiction du futur, il y a beaucoup de prophéties dans la Bible qui concernent le passé ou le présent. Abraham, par exemple, est appelé un prophète, pourtant il n’y a aucun récit disant qu’il ait jamais parlé du futur. Une lecture rapide des livres d’Esaïe, de Jérémie et des autres prophètes montrera qu’il y a d’énormes sections de déclarations prophétiques qui ne mentionnent pas du tout le futur. Beaucoup concernent ce que Dieu a fait dans le passé pour Son peuple devenu maintenant ingrat, alors que d’autres prophéties concernent l’opinion de Dieu sur les activités de son peuple en ce moment là. Esaïe I, par exemple, commence avec la manière dont Juda a rejeté Dieu et comme résultat fut détruit avec ses villes brûlées et en ruine. Pire, Dieu fut si courroucé qu’Il n’acceptât pas leurs sacrifices ou leurs prières. Plutôt que de parler de « vision » nous pourrions appeler cela « prédiction » par une prophète.
Les prophètes professent ce qu’ils entendent du Seigneur, comme un autre mot hébreu de l’Ancien Testament qui est traduit par « prophète », y met l’accent. Nataph signifie : « laisser tomber goutte à goutte, ou distiller » et ses emplois incluent la pluie se distillant et tombant goutte à goutte du ciel, paroles qui sont « laissées tomber » de la bouche de quelqu’un et du vin tombant goutte à goutte (s’égouttant) des montagnes dans le Paradis. Bien que les prophètes soient appelés à « laisser tomber goutte à goutte » les paroles à l’endroit et au moment que Dieu demande, la chose la plus évidente que nous apprenons à partir de nataph est que Dieu laisse tomber Ses paroles sur le prophète. Cela signifie, comme Strong’s Concordance le dit : « Parler par inspiration ». Cela signifie que le message que le prophète apporte n’est pas son propre message, mais les paroles du Seigneur, et cela implique en outre que maintes fois, le prophète peut ne pas connaître une grande partie du message lorsqu’il commence à prophétiser, pourtant les paroles « tombent » de sa bouche, c’et à dire il donne les mots de la prophétie au fur et à mesure qu’il les obtient de Dieu.Juste comme la parole prophétique « se laisse tomber » au prophète par révélation et peut être aussi variée que Dieu a besoin qu’elle soit, un prophète est appelé à jouer quelque rôle que ce soit que Dieu a besoin qu’il remplisse. La capacité prophétique de Joseph l’a aidé à diriger l’Egypte. Moïse et Aaron ont confronté Pharaon et on libéré un peuple asservi en esclavage. Miriam ramassa son tambourin et conduit une danse de victoire, chantant des louanges à Dieu après que l’armée Egyptienne fut engloutie par la Mer Rouge. Déborah jugea Israël, les appela à la guerre contre leurs oppresseurs, nomma des dirigeants militaires et leur donna le plan de bataille de l’Eternel. Samuel tint contre l’idôlatrie, jugea Israël, nomma et conseilla Saül, réprimanda sa désobéissance, et oignit David comme son successeur. Gad et Nathan conseillèrent et donnèrent des directions à David. La confrontation de Nathan sauva le ministère prophétique de David. Après avoir été confronté et s’être repenti, David obtint la révélation pour écrire maintes des Psaumes, et par révélation dessina les plans architecturaux pour le Temple. Elie appela Israël à revenir à Dieu à l’époque où Israël était dominé par les faux prophètes de Jezebel. Il oignit et forma Elisée, qui continua la tradition de Samuel et suscita une compagnie de prophètes. La liste des prophètes et ce que Dieu leur a demandé de faire et de dire continue. Toutefois, quelques variées que soient leurs messages et leurs expériences personnelles, il contribuèrent tous au plan de rédemption et de réconciliation de Dieu alors qu’ils étaient confrontés à divers degrés aux persécutions, à la dérision et aux troubles.Il y a dans l’Ancien Testament, deux autres mots qui nous aident à comprendre la façon dont Dieu travaille dans les prophètes, ils sont tous les deux traduits pas « voyant ». L’un de ces mots est raah, et signifie « voir » (comme avec les yeux). L’autre mot est chozeh, et signifie « celui qui a une vision ». Par la vertu du don du saint esprit sur eux et par la révélation qu’ils reçurent de Dieu, les prophètes « virent » des choses que d’autres personnes ne pouvaient pas voir. Ceci était très évident pour les gens qui les entouraient, et qui employaient le terme « voyant » pour la raison pratique qu’ils pouvaient voir les choses insondables que Dieu leur a montré. Un prophète pouvait « voir » dans le futur (Daniel 2 : 29-45), ou dans le cœur de quelqu’un (Ezechiel 14 : 3).
Le mot « voyant » a une autre connotation (sous-entendu). Bien qu’il y ait des endroits très bien documentés où Dieu a parlé de façon audible aux prophètes, il semble que Son moyen de communication le plus couramment utilisé est de loin une sorte de vision, souvent dans un songe. Bien que ce serait idéal si chaque songe et chaque vision étaient clairs comme du cristal et auto-explicatifs, le récit biblique montre que tel n’est pas le cas. La méthode et le contexte des visions et des songes relèvent de la prérogative du Seigneur (sont son affaire), et leurs significations ne nous sont pas toujours claires. Malgré la tendance de la plupart des gens à blâmer le prophète pour tout songe ou toute révélation qui n’est pas clair (et il est vrai que le péché peut certainement obscurcir les révélations claires provenant du Seigneur), ce blâme est souvent injustifié. Le Seigneur peut être parfaitement clair lorsqu’il veut l’être comme maints récits dans l’Ancien et le Nouveau testament l’attestent, mais dès fois, ce ne l’est pas.Maints récits bibliques montrent que le Seigneur n’est pas clair à dessein. Dans Nombres 12 : 8, Dieu dit qu’Il parle aux prophètes par énigmes. Proverbes 25 : 2 dit que c’est la gloire de Dieu de cacher les choses. De plus, la Bible relate des récits de prophètes recevant des visions et des révélations qu’ils ne comprirent pas eux-mêmes. Par exemple, Daniel ne comprit pas la signification de e qu’il entendit. (Daniel 12 : 8). On montra à Zacharie une vision qu’il ne comprit pas. (Zacharie 1 : 18) et Pierre ne saisissait pas ce que le Seigneur essayait de lui communiquer en lui montrant le drap rempli d’animaux impurs. Il argua avec le Seigneur à propos de cela, et finit par « se poser des questions au sujet de la signification de la vision » (Actes 10 : 17).
Il semble qu’il y a deux raisons principales pour lesquelles le Seigneur n’est quelquefois pas clair à dessein. L’une des raisons est d’amener dans une plus profonde et plus intime communication avec lui. Rappelez-vous, la raison pour laquelle quiconque reçoit une quelconque révélation est d’abord en premier lieu, que le Seigneur nous aime, veut nous aider et nous bénir et désire une relation avec nous. Mais Il ne voudrait pas qu’on pense de lui comme une machine de vente de révélations dans laquelle nous jetons notre requête, obtenons la réponse, et allons nos chemins. Plutôt, le Seigneur veut que nous ayons une relation avec lui, que nous cherchions à le connaître, et que nous l’aimions en retour. Comment se sent une mère lorsqu’elle travaille durement pour préparer un délicieux dîner et que ses enfants viennent et l’engloutissent en deux minutes (sans même dire « merci ») afin d’aller regarder une série T.V. ? Le Seigneur désire que notre amour par le biais de sa relation avec nous. Lorsque nous recevons une révélation qui n’est pas claire, nous sommes conduits de plus en plus profondément dans son cœur à mesure que nous cherchons de la compréhension (à comprendre). Nous voulons connaître ce que le Seigneur veut dire, et nous avons besoin d ‘aller à lui pour l’information.La seconde raison pour laquelle Dieu et le Seigneur ne sont pas quelquefois clairs lorsqu’ils donnent une révélation ou une vision, c’est que cela amène les gens à travailler ensemble. Le Seigneur est très désireux que son peuple travaille ensemble, afin qu’il fasse quelquefois connaître « le gâteau de la révélation » en pièces, de sorte que les gens dussent se mettre ensemble afin de voir le gâteau entier. Ceci est très clair à partir de la Bible elle-même, si bien qu’il y a beaucoup de sujets bibliques variés qui ne peuvent être compris que par une information pertinente glanée à partir de plusieurs livres différents. De façon similaire, les prophètes ont souvent des profondes vues à propos de la révélation prophétique d’un autre prophète, qui jette de la lumière sur la révélation originelle. Une étude des prophètes de l’Ancien Testament tels que Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel, etc…, montre que beaucoup d’entre eux ont vécu à la même époque, et malgré leurs prophéties qui se chevauchent dans de nombreuses manières, chacun avait une information importante qui était une partie de l’image entière (totale) que Dieu désirait leur communiquer. Cela est toujours vrai aujourd’hui, le Seigneur donnant un message à travers un prophète, message qui est confirmé et développé par un autre.
Une autre raison pour laquelle le Seigneur promeut la communauté et la communication parmi les prophètes est le besoin pour eux de grandir et de se développer dans leur marche et dans leur communication avec lui. Vivre autour d’autres prophètes, aide un prophète plus jeune ou moins mâture à croître et à comprendre la révélation qu’il ou elle reçoit. Aussi loin que remonte l’époque de Samuel, les prophètes étaient ensemble en troupe. (1 Samuel 10 : 5), et Samuel est quelquefois crédité d’avoir débuté ce qui a été appelé « l’école des prophètes ».
Réaliser que les prophètes ont besoin de grandir et de mûrir dans leur marche avec Dieu nous aide à mieux comprendre la manière de nous attacher à eux et aussi le pourquoi le Seigneur dit que les prophètes doivent « juger attentivement » les paroles de chacun des autres. (1 Corinthiens 14 : 29). Il est important de comprendre que même les prophètes matures peuvent avoir tort, ou apparaître avoir tort, dans ce qu’ils disent. Pour cette raison, la responsabilité devant les autres prophètes et devant le Corps du Christ est très importante. Le ministre prophétique doit avoir le courage de délivrer le message de Dieu mais aussi reconnaître qu’il ou elle ne doit pas tenir seul(e). Le but du prophète n’est pas de démolir mais de restaurer et de développer. Développer le Corps du Christ est un objectif fondamental qui peut être accompli seulement par la coopération avec d’autres croyants et par leur responsabilité devant ces croyants. Les Prophètes, pendant qu’ils appellent les autres à leur responsabilité devant Dieu, doivent aussi répondre devant Dieu. Dans cette perspective, chaque prophète doit réaliser qu’il ou elle est engagé(e) dans une bataille spirituelle, et l’arme principale de cette guerre est la Parole de Dieu. Les prophètes du Seigneur doivent s’efforcer de prophétiser et d’interpréter les songes (rêves) et les visions en accord avec la Parole Ecrite de Dieu, tout en comprenant qu’il y a des moments où nous « voyons de manière obscure à travers un miroir ».Il est courant d’entendre les gens dire que la vraie épreuve d’un prophète est savoir si oui ou non ses paroles s’accomplissent, mais cela n’est seulement qu’une partie d’une image beaucoup plus complexe. La Prophétie est presque toujours conditionnelle par nature. Par conséquent, si quelqu’un reçoit un avertissement prophétique et puis, change son cœur et ses actions, la prophétie demeure souvent non accomplie. Jonas était-il un faux prophète parce que Ninive ne fut pas détruite (Jonas 3 : 4) ? Nathan était-il un faux prophète parce qu’il prédit que Dieu établirait Le royaume de Salomon, lorsque Dieu a déchiré ce royaume au dessus de Salomon à cause des péchés de ce dernier (1 Rois 11 : 11) ? Parce qu’il y a de nombreuses raisons pour lesquelles une prophétie peut ne pas se réaliser, prédire quelque chose qui ne s’accomplit pas ne fait pas automatiquement de quelqu’un un faux prophète.
De façon triste, le NIV se lit « un prophète dont la prophétie ne s’est pas accomplie doit être « mis à mort » (Deutéronome 18 : 20) mais le texte Hébreu se lit comme la version KJV qui dit qu’il « mourra ». C’est la prérogative de Dieu de juger le cœur et la prophétie de ceux dont les prophéties ne deviennent pas vraies (ne s’accomplissent pas) mais le peuple ne doit pas avoir peur d’eux (Deutéronome 18 : 22).
D’autre part, si un prophète prédit quelque chose qui ne se réalise pas, il n’est pas nécessairement un « vrai » prophète. Par exemple, Deutéronome 13 donne le cas d’un prophète qui prédit quelque chose qui se réalise, mais pourtant, il use de son influence pour détourner le peuple du vrai Dieu. Ce prophète était « sous l’emprise de l’esprit diabolique/malin » et devait être exécuté (l’idolâtrie était punie de la peine de mort sous l loi de l’Ancien Testament, mais cette peine était rarement exécutée. Exode 22 : 20). Balam est un autre exemple de quelqu’un dont les prophéties étaient vraies, mais Balam était « faux » dans son cœur et tint contre Dieu (Nombres 31 : 8 et 16 ; Deutéronome 23 : 4 et 5 ; 2 Pierre 2 : 15 ; Apocalypse 2 : 14).A la lumière de l’éclairage ci-dessus, nous voyons qu’un « vrai » prophète n’est pas un prophète authentique juste parce que chaque prophétie qu’il a donnée s’est réalisée parfaitement plus tard, ni qu’un « faux » prophète est « faux » parce qu’il a donné des prophéties qui ne sont pas réalisées. Plutôt, quelqu’un qui a suivi le cœur de Dieu, était un vrai prophète, et quelqu’un qui a rejeté avec mépris Dieu et s’est tourné vers les idoles, l’argent, la puissance, etc…, était un faux prophète. Car les gens qui sont véridiques dans leur cœur envers Dieu, peuvent toujours être influencés par leur chair et donner des prophéties inexactes, et l’on a demandé aux prophètes de « peser attentivement » les paroles prophétiques des autres. Il y a de la sûreté dans une multitude de prophètes.De façon claire, il est de la plus haute importance qu’un prophète maintienne un style de vie saint et d’obéissance. Une vie de prophète doit être ancrée dans la prière, et demeurer focalisée (concentrée) sur l’espérance, même lorsque la tâche à faire semble sans espoir. Tout ceci requiert de la détermination et de la discipline. Un prophète doit avoir le courage de délivrer le message de Dieu peu importe ce qu’il contient. Parce que la nature déchue de l’homme l’attire constamment vers le bas, une bonne partie du travail d’un prophète vient sous la forme de réprimande et de correction, comme cela est évident dans les livres prophétiques dans les Ecritures.La nature pécheresse de l’homme exerce toujours une solide influence, ce qui explique la raison pour laquelle il y a tant de réprimande et de correction même dans les Epîtres à l’Eglise. Professer les paroles de réprimande et de correction est rarement facile. La nature pesante de beaucoup de déclarations prophétiques explique la raison pour laquelle la Parole du seigneur fut souvent appelée un « fardeau ». Par exemple, la version KJV se lit : « Le fardeau de la Parole de l’ETERNEL à Israël par Malachie » (Malachie 1 : 1) ; « Le fardeau de Ninive. Livre de la Prophétie de Nahum d’Elikosch » (Nahum 1 : 1) ; « Le fardeau de la Parole de l’ETERNEL… » (Zacharie 9 : 1). Il est triste de constater que le NIV et beaucoup d’autres versions plus modernes traduisent par « oracle » ou par une autre traduction similaire, mais « fardeau » est la traduction la plus correcte.Le prophète doit aussi développer la sagesse de délivrer son message de la manière dont le Seigneur voudrait qu’il le fasse. Ceci signifie que le ou la prophète doit travailler dur pour avoir le cœur du Seigneur pour le peuple. Parce que les déclarations prophétiques peuvent avoir un impact énorme sur celui qui reçoit le message, il est très important que le prophète délivre le message avec le même cœur que le Seigneur l’aurait fait s’il était là personnellement. Cela ne signifie pas que le message sera toujours gentil (« Arrière de moi Satan » était à peine gentil), mais cela signifie que ce message devrait être délivré de la manière dont le Seigneur l’aurait fait.Puisque les prophètes sont choisis par le Seigneur Jésus pour délivrer ses paroles à l’Eglise, il y a un besoin en cours pour le ministère de prophète dans l’Eglise moderne. Il est important pour les chrétiens de prier et de demander au Seigneur de continuer à ajouter des prophètes à l’Eglise afin que nous puissions avoir plus de saintes paroles et plus de sainte sagesse qui s’appliquent à des situations spécifiques.Heureusement (avec reconnaissance), en ces moments, il semble que le Seigneur est en train d’appeler plus de gens de son peuple au ministère prophétique en vue d’accomplir son plan.
Publié le 29/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Extrait :
Dans le chapitre 4 du livre des Ephésiens, Paul fait la liste de ce qui a été appelé les cinq ministères de l’ »ascension » ou « dons » de ministère. Le premier ministère cité est celui d’un apôtre, suivi par les autres ministères de prophétie, d’évangéliste, de pasteurs et de docteurs. Paul continue de nous dire que Jésus a donné ces ministères dans l’Eglise pour préparer le peuple de Dieu pour les œuvres de services et construire (ériger) le Corps de Christ. Il déclare que ces ministères sont là « jusqu’à ce que nous parvenons tous à l’unité dans la foi et dans la connaissance du fils de Dieu, et devenions tous mâtures à l’état d’homme fait à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Ephésiens 4 : 13b). Parce que ces fonctions n’ont pas encore été achevées, il est logique de conclure que nous devrions toujours examiner tous les cinq ministères présents et fonctionnant dans le Corps du Christ.
Il n’est pas sain de penser reconnaître la valeur de quatre des dons du ministère (prophète, évangéliste, pasteurs et docteurs), mais de refuser de reconnaître le besoin de l’Eglise pour les apôtres. Je crois qu’une grande partie du problème réside dans le fait que nous ne savons pas réellement ce qu’est un apôtre ; après tout, c’est à peine que nous utilisons ce mot dans notre vocabulaire de tous les jours.
Ainsi, commençons notre étude du ministère apostolique par la définition du mot « apôtre ». Il est facile de faire comprendre à quelqu’un les autres ministères en regardant au mot Grec à partir duquel ils sont traduits. Par exemple, un évangéliste est « un messager de la bonne nouvelle » et un pasteur est « celui qui paît le troupeau. » Malheureusement, le mot grec apostolos, duquel « apôtre » est traduit, signifie simplement « celui qui est envoyé ». Le mot apostolos était employé dans la littérature courante pour désigner « un délégué, un messager, tel qu’un envoyé avec des ordres ». Comme vous pouvez le voir, ceci ne nous aide pas réellement pour expliquer ce qu’est un apôtre ou ce que fait un apôtre. En réalité, en regardant au mot Grec, nous générons plus de questions que de réponses. Par exemple, envoyé par qui ? vers qui ? pour faire quoi ? et comment ? Afin de comprendre l’apostolat, nous devons aller plus en profondeur qu’une étude de mot et examiner toute l’image biblique des ministère apostoliques. De tous les apôtres, Paul nous fournit le portrait le plus vivifiant du ministère apostolique. Malgré que nous reconnaissons qu’il était un « superstar », nous devrions toujours être capables de glaner de sa vie, les traits communs aux autres apôtres qui nous aiderons à déterminer un dessein apostolique, un rôle apostolique, une fonction et des méthodes apostoliques.
J’ai remarqué que le ministère apostolique est un appel clair et spécifique. Paul n’avait aucune incertitude à propos de la commission qu’il reçut de la part du Seigneur. Il fut très clair qu’il était « envoyé » par Jésus Christ. (Actes 26 : 17). Il arrive un moment dans la vie d’une personne appelée comme apôtre où cette personne sait avec certitude qu’elle est commissionnée par le Seigneur comme un « envoyé ». Tout comme avec les ministères de docteurs, d’évangélistes, de prophètes ou de pasteurs, nous devons continuer à garder à l’esprit la différence entre avoir le ministère d’un apôtre et être apostolique. Chaque croyant peut et devrait être apostolique dans le sens que chacun est, d’une manière générale, envoyé par le Seigneur avec sa Grande Commission de Matthieu 28 : 18-20. Ceci diffère du commissionnement spécifique d’un apôtre, qui reçoit du Seigneur un appel spécifique, pour une raison spécifique, dans un domaine spécifique de services.
Comprendre qu’un apôtre est un « envoyé » soulève immédiatement la question, « Envoyé dans quel dessein ? »
Pour voir clairement le dessein d’un apôtre, nous devons l’examiner dans sa relation avec les quatre autres dons du ministère. Le ministère évangélique joue le rôle fondamental du héraut, qui diffuse la bonne nouvelle du salut à ceux qui ne sont pas sauvés. Une fois qu’elle a été « sauvée » et est donc devenue un membre du Corps du Christ, une personne est servie le mieux par le pasteur et le docteur. Le pasteur se concentre sur le pastorat de cette personne et en prenant soin de cette dernière en s’occupant de ses besoins mentaux, physiques et spirituels. L’objectif du docteur est d’établir une doctrine saine et bénéfique pour garder le croyant fermement établi et enraciné dans l’intégrité et l’exactitude de la Parole de Dieu afin qu’il puisse tenir toute sa vie durant. Le prophète sert comme les « yeux et les oreilles » de l’Eglise, identifiant les ministères dans les autres et agissant comme un gardien, nous donnant la direction spirituelle en nous alertant du danger dans la bataille spirituelle.
Lorsque l’on examine les fonctions centrales de l’évangéliste, du pasteur, du prophète et du docteur, nous remarquons que dès fois, ils apparaissent être opposés les uns aux autres. Par exemple, les pasteurs qui sont principalement connus pour leurs bienveillance, gentillesse, patience et leur habileté à supporter, peuvent être en opposition (dans leur manière) aux prophètes qui sont généralement hardis/fermes et ne mâchent pas leurs mots, et délivrent même des fois, des messages très durs de correction et de réprimande. Ces deux ministères représentent à la fois le cœur et le caractère de Christ, pourtant ils diffèrent grandement dans la manière et la fonction. Dans le cas d’évangéliste, nous voyons une personne qui est spirituellement énergisée pour atteindre ceux qui ne sont pas sauvés ; l’évangéliste est superbe dans sa capacité à raisonner et adepte à communiquer la simple logique de l’Evangile. Son message est principalement dirigé vers ceux qui ne sont pas sauvés, ce qui est opposé au docteur, qui fondamentalement sert la communauté de ceux qui sont sauvés, en communiquant la vérité de la Parole de Dieu, un message dont maintes fois les non-sauvés ont une compréhension confuse. (1 Corinthiens 2 : 14).
Aussi, de quelle façon l’apôtre s’ajuste t-il dans ce mélange de ministères ? Le dessein apostolique fondamentale, est d’être un bâtisseur spirituel. Sa charge est de bâtir une communauté, qu’il édifie en amenant l’unité et l’équilibre au mélange. Paul dit : « Afin qu’ils aient le cœur rempli de consolation, qu’ils soient unis dans la charité et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir : Christ » (Colossiens 2 : 2).
Voici une agenda de communauté ! Avec tous les ministères démontrant des aspects spécialisés du propre caractère de Christ, l’apôtre représente le cœur du seigneur pour les garder équilibrés, travaillant ensemble pour bâtir des communautés spirituelles.
Le récit du livre des Actes, indique que les évangélistes, les prophètes et les apôtres sont les ministères les plus effectifs dans l’édification (construction) de l’église, mais tous les trois accomplissent de dramatiques résultats à travers différentes raisons. L’évangéliste va dans de nouveaux endroits, attirant des gens de la foule et les gagnant à Christ. Le prophète est capable de produire des résultats avec sa capacité à clairement entendre de Dieu, professant des messages prophétiques spécifiques nécessaires pour l’avancement de la bataille spirituelle contre l’ennemi. L’apôtre est aussi efficace dans la planification d’une nouvelle église, fondamentalement à cause de son habileté à mettre en réseau. Au fur et à mesure que le temps s’écoule, ces trois ministères ont besoin de passer le relais de beaucoup de responsabilités au pasteur et au docteur. N’importe quelle personne avec un désir et un plan peut planter une église, mais cela ne signifie pas qu’il/elle est adepte à la bâtir. Le cœur d’un apôtre bât avec le désir de bâtir en développant une communauté de croyants, et ce, afin de faire ceci, il doit travailler étroitement avec les autres ministères.
« Les apôtres pensent de façon architecturale comme des bâtisseurs ; ils sont de façon super naturelle dotés de dons pour mettre la vie des gens et leurs dons ensemble afin que ces derniers forment une communauté cohérente, vibrante et équilibrée. » Ils pensent aussi de façon gouvernementale, guidant chaque personne vers sa place propre pour le dessein d’unité et de croissance. Lorsque les choses sont dans le désordre, ils le savent. Les apôtres sont concernés par le design, la forme et la fonction des communautés spirituelles.
Les bâtisseurs apostoliques n’aiment pas « bâtir sur une autre fondation humaine » (Romains 15 : 20b). Plutôt, comme Paul, ils préfèrent bâtir en posant « une fondation comme un bâtisseur expert » (1 Corinthiens 3 : 10). Ils ne cherchent pas à voler le troupeau d’un autre, mais commenceraient plutôt une nouvelle œuvre en posant la fondation de nouvelles relations créées sur une saine doctrine. Ils bâtissent la communauté relationnelle, c’est à dire, développent des réseaux et forment des connections entre des individus et entre les communautés d’églises, en tenant sur les fossés (différences) et en les mettant ensemble. Paul fut un homme relationnel, et la révélation du Seigneur pour lui à propos de l’Eglise du Corps du Christ fut essentiellement relationnelle. (Romains 12 : 4-5). L’apostolat est un ministère fondamental (Ephésiens 2 : 20) et comme tel ils sont placés « au fond/en bas » serviteurs des autres ministères et de l’entière communauté. Les apôtres passent à travers beaucoup d’étude et de croissance et se développent tout le temps. Lorsqu’il en vient au moment d’être un apôtre, il n’y a pas de merveilles nocturnes. L’Apostolat exige de la longévité et un bon résultat prouvé ! Parce qu’il est un ministère relationnel, il est nécessaire pour eux de gagner le respect des autres, sans lequel ils ne seront jamais capables de fonctionner. Le véritable apôtre de Christ, n’est pas intéressé par les titres, la hiérarchie, ou l’autorité de la position. Ce n’est pas un ministère glamoreux (à grand spectacle) ni une marche de gloire ou d’honneur. Au contraire, les apôtres doivent être désireux d’endurer de grands sacrifices personnels, de marcher à la fin de la procession. Dans beaucoup de cas, l’apôtre a fait une marche personnelle à travers le désert en préparation de son ministère. Les apôtres doivent mettre de côté l’ambition personnelle afin de s’engager au service et à la promotion des autres. Plus grande est la réussite dans le ministère, plus grande sera la tentation de penser : « je suis l’instrument choisi de Dieu ». Les apôtres doivent être sur le qui vive pour ne pas donner dans de telles pensées orgueilleuses. Tous les efforts pour se promouvoir soi-même vont à l’encontre de l’essence de leurs ministères et si ces efforts sont effectivement présents, ils mineront leur effort de chaque jour à bâtir une communauté.
La manière prédominante dont Paul fut liée à ceux qu’il servait fut comme un père. Comme il le rappelait aux Thessaloniciens : « Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous, ce qu’un père est pour ses enfants ». Il fit ceci comme tout parent le ferait, en « vous exhortant, vous consolant, vous conjurant de marcher d’une manière digne de Dieu qui vous a appelés à son royaume et à sa gloire. » (2 Thessaloniciens 2 : 11 et 12). Se voyant lui-même comme un parent, Paul dit qu’il avait été « plein de douceur au milieu de vous, de même qu’une nourrice prend un tendre soin de ses enfants » (1 Thessaloniciens 2 : 7). Je puis presque entendre l’amour de Paul comme il en appelait aux Corinthiens : « Je parle comme à mes enfants. Je vous en prie ouvrez grand vos cœurs… » (2 Corinthiens 6 : 13).
Dans son livre, Apostles, the Fathering Servants, Bill Scheidler décrit la relation de la manière suivante :
« Les apôtres fournissent les soins paternels aux églises et aux ministères, tout comme les parents font à leurs enfants. Lorsqu’un enfant est jeune, les soins sont plus intenses. Au fur et à mesure qu’il grandit, l’implication parentale décroît jusqu’à devenir presque non-existante. A ce point, même si l’implication est minimale, votre père est toujours votre père ; la relation continue éternellement. »
L’objectif de tout parent serait de voir ses enfants devenir indépendants, croissant vers la maturité, laquelle est mise en évidence par les fruits qu’ils portent et leur contribution au reste de la communauté. Lorsqu’une église démarre, elle a besoin de beaucoup de supervision étroite, d’instructions, et de directions, mais au fur et à mesure qu’elle grandit, elle est capable de devenir autonome c’est à dire, auto-gouvernante, auto-propageante et qui se supporte elle-même. Paul a donné ce modèle d’attitude à ceux qu’il a servi, et nous a laissé un grand exemple apostolique d’un serviteur qui œuvre comme un père.
Les apôtres bougent au delà de l’édification des églises et des communautés et passent au niveau supérieur qui est leur construction matérielle. L’une des manières par lesquelles ils font ceci est d’apporter convergence et dessein à la communauté des croyants. Les écrits de Paul ne dévie jamais loin de son dessein, qui était d’encourager les cœurs des saints, les unifiant dans l’amour avec une vision vers son ultime but, à savoir qu’ils auraient une compréhension expérimentale complète concernant le Secret. En réalité, Paul mentionne un aspect du Secret dans chacune des Epîtres à l’Eglise. Sa vie entière est concentrée autour du Secret, et toutes ses diverses déclarations faites à dessein renforcent sa vision. Comme Paul, les apôtres ne doivent jamais perdre leur convergence sur l’unité dans le Corps unique ; c’est leur dessein réel.
Afin d’exécuter la mission de bâtir l’Eglise, les apôtres doivent aussi être des visionnaires. Ils savent qu’une « grande vision précède de grands accomplissements. » Tout en étant pragmatique/pratique, ils reconnaissent la réalité de la situation présente, mais ils sont des visionnaires dans la manière où leur point de convergence est un sur ce qui pouvait et devrait être. Ils voient les possibilités futures comme des réalités présentes au même sens qu’un bâtisseur « voit » le produit fini avant qu’on ne saisisse le premier outil. Il sait ce à quoi il ressemblerait et sait la façon d’y aller. Un apôtre n’est pas un idéaliste qui a la tête dans les nuages et qui voit les choses à travers des lunettes colorées en rose. Non, il voit l’état de l’Eglise comme elle l’est en réalité. Paul de façon répétitive a corrigé et réprimandé les croyants, mais il ne laissa pas leurs manquements interférer dans sa vision les concernant. Il a vu ceux envers lesquels il a exercé un ministère à la lumière de ce qu’ils pouvaient et devraient être en Christ, tout en reconnaissant au même moment, quelle maturité ils avaient réellement. L’apôtre est un bâtisseur avec une vision, marchant vers le site de a construction spirituelle et voyant en images le projet complet avant que le premier mortier de béton ne soit coulé. Il peint généralement avec une vaste brosse de peintre, et est concerné par la grande image qu’il a en tête, ne perdant de vue ni les détails ni ne s’y embourbant. C’est sa vision qui encourage ceux qui sont autour de lui, et lui donne la force et l’endurance pour voir le projet jusqu’à son achèvement. La croissance de la communauté spirituelle n’est dépendante d’aucun ministère. Elle requiert un travail d’équipe et les apôtres doivent avoir un fort dans le développement d’équipe. Paul a exercé son ministère en équipes avec Barnabas, Silas, Timothée, Luc et beaucoup d’autres. Chaque équipe possède sa première ressource, mais les équipes qui gagnent requièrent une grande profondeur.
L’apôtre travaille toujours pour développer le « banc », les joueurs mis sur la touche. C’est ce que nous appelons « disciplinat ». Il est toujours en train de faire le scout pour de nouveaux joueurs car il sait que les recrues et le banc des joueurs d’aujourd’hui sont la première ressource de demain. Nous avons chacun des habiletés, des talents et des dons uniques, et l’apôtre est adepte à reconnaître les dons spirituels des autres. Il réalise que « tous les joueurs ont de la place là où ils ajoutent le plus de valeur », et il s’efforce d’aider chaque saint à trouver la place où il peut être plus efficace. Paul a pratiqué le principe de duplication, en s’efforçant toujours de laisser derrière une équipe de leadership dans les communautés qu’il a servies. Il savait que son efficacité dans la construction et l’établissement des églises était contingente (subordonnée à) de sa capacité à bâtir des équipes. Le ministère apostolique supporte (soutient) et améliore les autres dons de ministères. C’est un travail d’équipe !
L’apôtre est une personne « fait-le-travail-et-puis ». Où que Paul aille, il fit arriver des choses. Maintes fois, l’équipe apostolique se composera de gens plus talentueux que lui, mais c’est l’apôtre qui est le catalyseur qui les allume pour les amener à une action efficace. « Les gens créatifs ont plus qu’assez d’idées, mais tous ne sont pas bons dans la mise en pratique de ces idées créatrices. Les catalyseurs n’ont pas ce problème. Non seulement ils sont créatifs dans leur réflexion, mais ils sont disciplinés dans leurs actions. Les Eglises sont devenues des imitateurs de Paul et de son équipe (1 Thessaloniciens 1 : 6).
En fait, en Thessaloniques, il fut tellement efficace que l’Eglise devint un « modèle » de bon exemple pour les autres si bien que « non seulement, en effet, la parole du Seigneur a retenti de chez vous dans la Macédoine et dans l’Achaïe, mais votre foi en Dieu s’est fait connaître en tout lieu, de telle manière que nous n’avons pas besoin d’en parler » (1 Thessaloniciens 1 : 8).
Maintenant, c’est l’évangélisme ! Comme un catalyseur, les apôtres soutiennent les autres ministères, les aidant à ouvrir des portes et à ouvrir de nouveaux sentiers. Les équipes victorieuses ont des joueurs qui font arriver des choses ; ils sont des catalyseurs.
Les apôtres sont des pionniers, des pionniers spirituels qui doivent être capables de penser de cette manière afin de planter et d’établir de nouvelles églises. Ils sont souvent les premiers à aller dans de nouveaux territoires, frayant un chemin pour les autres à suivre. Ces nouveaux territoires peuvent être géographiques ou de nouveaux domaines de connaissances et de compréhension. Au premier siècle, la révélation concernant le Secret fut délivrée d’abord aux apôtres et aux prophètes. Aujourd’hui, cependant, nous avons le canon complet des Ecritures, et les apôtres de ce jour ne devraient jamais vagabonder au delà des limites (frontières) de la Parole de Dieu, ou ne devraient jamais présumer avoir de l’autorité qui, de quelque manière que ce soit, outrepasse les Ecritures. Les apôtres sont requis d’être solidement enracinés et profondément ancrés dans la Parole et ils sont, ensemble avec les autres ministères, défendeurs de la vérité doctrinale. Dès fois, cela nécessite d’un ministre apostolique de se frayer un chemin à travers de nouveaux domaines, nettoyant le chemin pour les autres ministères pour qu’ils le suivent. Ceci est juste encore une manière par laquelle l’apôtre sert les autres ministères.
Nous devons être attentifs à ne pas affirmer que l’apôtre est l’unique personne qui peut ouvrir un nouveau domaine ou établir une nouvelle tâche pour le Seigneur. J’ai observé de nombreuses fois que lorsque les églises furent démarrées par les pasteurs ou les docteurs et qu’il n’y avait pas d’ « apôtres », de visu, c’est le Seigneur qui énergisait les ministères, et il pouvait mettre dans le cœur de n’importe lequel des gens de son peuple d’agir, à l’occasion, de façon apostolique. Il y a des chevauchements dans la fonction avec tous les autres ministères. Je peux ne pas être un pasteur, et pourtant ce n’est pas une excuse pour moi de ne pas agir, des fois, de manière pastorale. Inversement, une personne n’est pas un apôtre juste parce qu’à l’occasion, elle agit de manière apostolique ; de la même manière, elle n’est pas prophète juste parce qu’elle prophétise, ou n’est pas un docteur, juste parce qu’elle enseigne. C’est la qualité et la quantité qui est plantée et construite au cours du temps qui marque le ministère d’un apôtre.
Nous avons examiné la responsabilité de bâtisseur de communautés que le Seigneur a donné aux apôtres. Avec chaque communauté, vient l’autorité de même mesure nécessaire pour faire faire le travail, si bien que nous avons besoin d’être clair au sujet de l’autorité d’un apôtre. Se référant à la vacance apostolique créée par le suicide de Judas, Pierre dit : « Qu’un autre prenne sa charge. » (Actes 1 : 20b). Le ministère apostolique améliore la fonction de leadership mais, comme nous l’avons vu, ce n’est pas le type de leadership que nous voyons généralement comme modèle autour de nous dans le monde aujourd’hui. L’apôtre sait que le leadership (direction) n’est rien de plus que la capacité à influencer les autres. Les écrits de Paul reflètent qu’il savait qu’il n’avait aucune puissance pour amener quelqu’un à faire quelque chose. Lorsque Paul a ordonné à l’Eglise de Corinthes d’expulser un frère pour une relation incestueuse, c’était à l’église de décider s’ils lui obéiraient ou non. Une habileté apostolique à accomplir des choses avec les autres, dépend de son habileté à les influencer. L’apôtre n’est pas l’autorité ultime, et il n’a pas à vivre en grand seigneur ou à avoir de la domination au dessus des autres. Je crois que John Kelly articule le concept de l’autorité apostolique et de l’autorité de l’église très bien. Lorsque je vais à l’église locale, je suis dans la « maison » du pasteur et je suis un visiteur, un hôte. Je ne suis pas là pour déranger quoique ce soit qui est sous ses soins. Je ne perturberais pas sa famille, ses anciens ou son troupeau : ceux-là sont tous des gens sous sa sphère d’autorité. Je serais là pour me soumettre et servir. Toutefois, les dynamiques changent lorsque le pasteur n’est pas avec sa congrégation ou sa famille. Lorsque je suis seul avec lui ou avec n’importe quel frère qui est engagé à notre réseau, il est de retour dans ma « maison » : ma sphère d’influence. Nous devons savoir quand est-ce que nous rentrons et sortons de la « maison » de quelqu’un, et cette situation peut changer rapidement.
L’apôtre accomplit toujours les choses de façon relationnelle, non de façon automatique. Notre habileté de changer dans notre soumission, dépendant des circonstances, est la véritable essence de l’autorité relationnelle, et ne peut être seulement que lorsque les autres la reconnaissent. L’autorité apostolique doit être utilisée pour édifier, jamais pour abattre (faire tomber) quelqu’un. Les apôtres ne peuvent pas imposer leur autorité : ils peuvent seulement la professer. Si les autres ne leur reconnaissent pas leur autorité, cela n’a aucun effet. C’est pourquoi Paul dit : « Si pour d’autres, je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous ; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur » (1 Corinthiens 9 : 2).
Dans ces cercles de la chrétienneté où le ministère d’un apôtre est reconnu, l’autorité apostolique est généralement présentée d’une manière très autoritaire. Dans son livre, The ministry Anointing of the Apostle, John Eckhardt cite 1 Corinthiens 12 : 28, 25 qui indiquent que l’apôtre est considéré premièrement. Utilisant ce verset des Ecritures comme son fondement, il fait les déclarations suivantes :
« Les apôtres ont été établis dans l’Eglise par Dieu, D’ABORD… Lorsque Dieu dit d’abord, Il signifie D’ABORD. Beaucoup d’églises locales souffrent parce qu’elles ne reconnaissent pas l’ordre de Dieu. Une église qui ne reconnaît pas cet ordre n’expérimentera pas la plénitude de l’onction. Sans la soumission à un apôtre, les autres ministères ne seront pas efficaces. »
Je ne crois pas que ceci est une compréhension correcte de l’autorité apostolique. En regardant Jésus comme l’apôtre en Chef, nous voyons qu’il n’a jamais accompli quelque chose de cette manière hiérarchique. Au contraire, il nous a laissé l’exemple d’un dirigeant Serviteur, quelqu’un désireux de laver les pieds de tous ceux qu’il a servi. Aucun des autres ministères n’est requis pour faire allégeance ou abandonner leur autorité à l’apôtre. L’apôtre est là pour servir les autres et tous les autres ministères fonctionnent dans une soumission relative les uns aux autres, non pas sur la base d’une autorité positionnelle, mais au degré auquel ils perçoivent Dieu à l’œuvre dans les uns et les autres. N’importe quel ministère qui se soumet au ministère apostolique le fait seulement aussi longtemps qu’ils croient que ce que l’apôtre dit est en harmonie avec l’œuvre de Dieu en lui. Leur coopération varie selon le degré auquel ils sentent les bénéfices de coopérer avec la vision de l’apôtre. Nous savons à partir des Ecritures qu’il y a eu des occasions où les apôtres avaient tort. Paul dit : « Mais lorsque Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible » (Galates 2 : 11). Le livre des Actes fait le récit de la manière dont Agabus et beaucoup d’autres frères résistèrent à Paul lorsqu’il décida de voyager à Jérusalem. Il est dangereux en effet de penser qu’un homme aura toujours raison simplement parce qu’il a le ministère d’un apôtre.
Le seigneur travaille avec l’apôtre, lui permettant d’établir les choses en ordre dans l’Eglise, qui peut dès fois requérir le besoin de réprouver, de corriger et de réprimander. Son ultime vue sur les affaires de l’église est toujours selon la perspective de la communauté, laquelle signifie qu’il cherche toujours à bâtir l’unité, mais l’apôtre comprend qu’il ne doit jamais mettre la relation (l’unité) avant la doctrine. L’autorité et la responsabilité de protéger la doctrine n’est pas de son seul ressort ; tous les autres ministères sont chargés par Dieu de garder le bon dépôt (Secret)… (2 Timothée 1 : 14). Le véritable apôtre de Christ n’est pas autocrate, dictateur, ou despote. Sa capacité à accomplir les choses est dépendante de l’amour mutuel et du respect mutuel engendrés entre ceux qu’il sert et lui. Les gens tiennent compte de ses paroles parce qu’ils l’aiment et reconnaissent qu’il parle avec sagesse à partir d’un lien d’amour.
La commission de l’apôtre peut être pour un service dans une certaine zone géographique telle qu’une ville, une région, une nation ou des nations. La zone primaire de responsabilité et d’autorité de Paul fut d’exercer son ministère envers les païens. Alors que Pierre lui, fut envoyé vers les Juifs. (Galates 2 : 8). Un apôtre est limité par le seigneur en responsabilité et en autorité par la zone dans laquelle il est envoyé. Paul était limité dans son habileté à exercer son ministère envers les Juifs, qui étaient sous la responsabilité de Pierre et des autres car le Seigneur savait que les Juifs ne recevraient pas Paul. Malheureusement, le grand cœur de Paul pour Israël l’amena dans un profond trouble lorsqu’il essaya d’aller en dehors de la zone qui lui est assignée lorsqu’il fut commissionné. Il fut tué presque à Jérusalem, atterit en prison pendant un nombre d’années et vit l’efficacité de son ministère diminuée.
L’apôtre doit aussi être capable de lier les vérités doctrinales de la Parole de Dieu à leur application pratique pour l’individu et la communauté au sens large à la fois, et il est par conséquent requit qu’il soit pleinement enraciné dans les Ecritures. Il doit être spirituellement mature et marcher avec une sagesse sainte, en connaissant les vérité profondes de la Parole de Dieu et la manière de les appliquer de façon pratique dans la vie quotidienne.
Ceci met aussi en évidence l’idée qu’un apôtre n’est pas un novice ; il n’y a pas de « merveilles nocturnes » ici. La profondeur de la Parole, couplée avec la sagesse de l’expérience, met du temps pour se développer.
Les apôtres utilisent les techniques à la fois de l’enseignement et la prédication, établissant par elles de nouvelles églises. Le livre des Actes fait le récit de Paul qui rappellent aux anciens d’Ephèse : « Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n’ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les maisons » (Actes 20 : 20). Ceci ne veut pas dire que l’apôtre est aussi efficace à long terme à l’enseignement que les docteurs ou à l’évangélisation que les évangélistes, mais plutôt que tous les apôtres doivent s’articuler et être capables de communiquer les vérités des Ecritures.
Lorsque l’apostolat de Paul fut questionné par l’église Corinthienne, il leur rappela que : « Les œuvres de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes et des prodiges et des miracles » (2 Corinthiens 12 : 12).
Paul était très clair en disant que ce fut le Seigneur qui confirmait son ministère par sa démonstration d’actes surnaturelles. Le Seigneur ne confirme pas seulement les ministères apostoliques mais, comme nous le voyons relaté dans le livre des Actes, confirme aussi les paroles et les actions de tous les dons de ministère avec des signes miraculeux lorsqu’ils professent la Parole.
Comme Pierre le déclare : « Si quelqu’un parle, que ce soit comme annonçant les oracles de Dieu ; si quelqu’un rempli un ministère, qu’il le remplisse selon la force que Dieu communique afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ… » (1 Pierre 4 : 11a). Dieu et le Seigneur Jésus cautionnent toujours chaque ministre qui parle pur eux (Dieu et Jésus Christ).
Dans son livre, Christ’s Love – Gift to the Church, Apostles Today, Barney Coombs prend soin de faire ressortir que : « il est important que nous ne tombons pas dans le piège de voir les apôtres comme des superstars. Paul, pour être sûr, fut exceptionnel dans son leadership et son ministère, mais si nous pensons que tous les apôtres doivent être évalués avec ce standard exceptionnel, nous allons au delà de l’évidence garantie par les Ecritures. Les Apôtres ne sont pas des surhommes. Ils sont des humains comme toute autre personne, et ils doivent travailler pour développer des fruits spirituels comme n’importe quel autre croyant. Nous devons être suspicieux de tout personne qui proclame être un apôtre mais se révèle être intéressé par sa propre promotion (de lui-même) et par son ministère plus que par les choses de Dieu. Chaque apôtre peut clairement lier aux paroles de Paul lorsqu’il dit qu’il ne « mérite pas d’être appelé apôtre » (1 Corinthiens 15 : 9). Ils comprennent que l’apostolat n’est pas basé sur les œuvres ou les talents.
Le ministère d’un apôtre ne peut pas être gagné ; c’est purement un don de la grâce de Dieu. « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu » (1Pierre 4 : 10). Peu importe la façon dont nous sommes appelés, peu importe quel don de grâce nous avons reçu, nous devons tous servir fidèlement, en déchargeant les devoirs de nos ministères, car je suis convaincu que toute personne qui sert et qui aime les autres profondément « recevra un accueil riche dans le royaume éternel de note Seigneur et Sauveur Jésus Christ. » (2 Pierre 1 : 11).
Publié le 29/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Arrêtez et sachez que je suis Dieu (2ème partie)
« Restez calme, et sachez que je suis Dieu !... »
- Psaumes 46.11 (New Living Translation)
Il nous arrive parfois de faire tout ce que nous savons pour voir Dieu agir mais que rien ne semble marcher. Nous déclarons Ses promesses, Le louons, donnons des offrandes conséquentes, et trouvons même toutes sortes d’ennemis à qui pardonner, mais notre situation reste inchangée. L’une des raisons majeures vient parfois du fait que nous n’avons pas de relation intime et profonde avec Lui dans la prière.
Nos actions religieuses – aussi bibliques soient-elles - ne peuvent se substituer à la prière, et si nous voulons faire l’expérience d’une vie spirituelle plus profonde, nous allons devoir y investir du temps et de l’énergie.
Il y a quelques années, j’étais l’un des hommes les plus engagés qu’il soit mais rien ne semblait marcher. Je travaillais dur pour accomplir un ministère, ou améliorer ma vie dans différents domaines, mais aucune porte ne s’ouvrait. Un jour, Dieu m’a révélé la raison de mon échec par la bouche d’une sœur qui m’a dit « Olivier, Dieu a peut-être fermé ces portes afin que tu prennes le temps de t’occuper de toi-même, ou pour chercher Sa face ». Cette parole tombée du ciel a mis en lumière mon problème : mon sur-activisme et mon manque de communion avec Lui par la prière.
Voyez-vous, nous pensons parfois qu’en faisant des « trucs chrétiens » nous sommes dans Sa volonté et que nous allons bénéficier de Sa faveur. Mais en fait, il s’agit précisément de l’inverse, et notre désert spirituel est parfois d’autant plus grand que nous sommes investis dans des œuvres mortes.
Dieu ne bénit pas nos œuvres mais notre obéissance, et c’est dans la mesure où nous obéissons que nous nous exposons à Sa pluie bienfaitrice (Deutéronome 28.1 et 12). Et une vie de prière est un domaine d’obéissance au détour duquel Il nous attend.
Au verset précédant, le Seigneur nous dit par la plume du psalmiste de rester calme, si nous voulons Le voir agir. Nous allons donc devoir mettre en marge notre précieux programme et nous connecter à Lui, avec confiance.
Toute élévation ou toute avancée dans notre vie sera d’abord précédée d’une obéissance, d’une soumission à Sa volonté. Pierre nous dit ceci :
«Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu afin qu’il vous élève au temps convenable. »
- 1 Pierre 5.6
Une relation personnelle avec Lui est la base de notre vie et la raison majeure pour laquelle Il nous a sauvés. Nous ne sommes pas venus à Christ pour intégrer une religion de plus, ou pour nourrir des ambitions personnelles, mais pour avoir une vraie relation avec Celui qui se révèle comme notre Père, Notre source et Notre ami.
Il ne peut y avoir d’ambition plus grande dans notre vie. C’est là toute la différence entre le système humaniste – qui repose sur l’orgueil et les seules ressources humaines - et le système divin, qui tire sa substance d’une communion vivante avec Dieu.
Le Seigneur ne se laisse pas non plus manipuler à l’aide de boutons ou de leviers que nous actionnerions pour obtenir de Lui ce que nous voudrions, comme le laissent supposer certains enseignements du genre « Les cinq secrets de l’homme de foi » ou « Les cinq principes de la prière efficace ». Notre Dieu n’est pas une recette de cuisine ou un jukebox. Nous devons avoir plus de consistance et de profondeur.
Tout ce que nous connaîtrons dans notre vie découlera de cette relation. Nous ne sommes pas censés chercher le succès dans le ministère, un mari, une femme, ou une position, mais le royaume de Dieu. C’est alors qu’Il prendra soin de nous et répondra à nos besoins. La bénédiction n’est pas une chose, mais une onction.
« Recherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice et toutes choses vous seront données par-dessus »
- Matthieu 6.33
Si vous êtes engagé dans le ministère, vous ne pourrez compter uniquement sur vos talents naturels ou votre côté « cool et sympa ». Vous devrez recevoir une direction personnelle de la part de Dieu ainsi qu’une onction de puissance.
Vous pourrez, certes, entreprendre une œuvre sans être dans Sa volonté et obtenir un résultat relatif, comme le font les païens, mais vous devrez la maintenir par vos propres forces, car Dieu ne vous suivra pas. L’idéal est d’être là où Il nous veut précisément et être oint de Son Esprit. Nous accomplirons alors en peu de temps ce que nous n’aurions accompli en plusieurs années. Nous ne rechercherons plus la bénédiction, c’est elle qui nous recherchera.
Nous devons prendre le temps de prier quotidiennement selon nos disponibilités. Ce n’est pas toujours facile à cause de notre activité professionnelle, nos responsabilités familiales ou les études, mais, d’un autre côté, nous ne devons pas en faire une excuse. Ensuite, nous devons le faire dans la grâce et non avec une discipline militaire, comme s’il s’agissait d’une tâche dont nous devions nous acquitter pour avoir bonne conscience. Il vaut mieux passer un peu de temps de qualité que trois heures à prier dans l’idée d’accomplir un « exploit ». Durant ces temps, louons-Le, exposons-Lui nos besoins et prions en langues pour maintenir notre esprit éveillé.
Personnellement, il m’arrive de ne pas avoir le temps de prier, mais il peut jaillir de mon cœur à tout moment de la journée un chant d’adoration, ou une brève prière. Je m’efforce, malgré les indisponibilités éventuelles, de rester en contact avec mon Dieu.
Certains pourraient dire « J’ai essayé ce truc de la prière, mais ça n’a pas marché ». Mais c’est sur les mois et les années que nous en mesurons les résultats. Nous devons juste y veiller avec vigilance et discipline.
- Olivier Moulin
Publié le 28/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Par Douglas Kiongeka.
La séduction par la philosophie est toujours aussi dangereuse que du temps de l’apôtre Paul qui exhortait ainsi les chrétiens : « Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants» Colossiens 2:4. Il ajoutait : « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ » Colossiens 2 :8. L’apôtre Paul avait mis en garde les Colossiens contre l’afflux du système philosophique de l’époque (le stoïcisme et le gnosticisme). Ce dernier les emmenait à adopter certaines cérémonies et institutions juives qui avaient des tendances manifestes ascétiques et encourageait le culte des anges, tout en s’appuyant sur les traditions des hommes.Cette philosophie était une combinaison d’éléments judaïques avec des notions philosophiques grecques menant plus tard au gnosticisme. Paul combattait cette hérésie parce qu’elle ravissait à Jésus Christ sa place unique de seul médiateur entre Dieu et l’Homme, en même temps que son humanité. Le gnosticisme privait les chrétiens de leur liberté, et les enfermait dans le carcan du légalisme.«
Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, sans s’attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne. Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose–t–on ces préceptes: Ne prends pas ! Ne goûte pas ! Ne touche pas ! Préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair. » Colossiens 2 :18-23 Le mot philosophie vient du grec « philosophia » qui signifie littéralement « amour de la sagesse sans Dieu ». De plus, la philosophie a d’abord été une réflexion scientifique sur la nature et les causes qui font qu’existent l’univers, l’Homme, la société. Elle cherche à percer les mystères de Dieu avec l’intelligence humaine sans révélation divine. La Bible qualifie la philosophie de faux raisonnements qui égarent les hommes (Jacques 1 :22). L’adhésion aux faux raisonnements humains dans le domaine spirituel est l’œuvre du diable.
La révélation de la Parole de Dieu doit prévaloir sur toute connaissance et toute sagesse des hommes. Cependant, la sagesse des hommes est une folie pour Dieu et constitue des forteresses qui empêchent l’accès à l’Evangile, « Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent ; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. » 2 Corinthiens 4 :3-4 Ensuite Paul dit : « Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car, les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser les forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous emmenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ.» 2 Corinthiens 10 :3-5. Evoquons seulement deux exemples de philosophies séductrices, au XIXème siècle, la théorie de l’évolution exposée par Charles Darwin et, récemment, la thèse de Dan BROWN dans son livre ‘Da Vinci Code’ : ces faux raisonnements empêchent beaucoup de personnes de croire à l’Evangile de Christ.
Selon la théorie du naturaliste Charles Darwin (1809-1882), tous les êtres vivants résultent d’une longue série de transformations biologiques appelée évolution. De cette manière, Darwin explique la diversité des espèces vivantes et leur métamorphose en d’autres espèces nouvelles uniquement à partir de causes matérielles. Cette théorie s’oppose radicalement à l’idée selon laquelle Dieu aurait directement créé la Terre et tous les êtres qui la peuplent. La place de l’être humain dans l’univers prend donc une signification contraire à la Parole car alors l’homme n’est plus le centre de la création ; l’espèce humaine n’est rien de plus qu’une espèce animale elle-même issue d’autres espèces animales. En d’autres mots, l’homme descend du singe. « Dan Brown, l’auteur du Da Vinci Code, affirme que Marie-Madeleine était de sang royal et qu’elle était la femme de Jésus. Après la crucifixion, enceinte de l’enfant de Jésus elle aurait fui en France et aurait donné naissance à la dynastie mérovingienne. Jésus aurait voulu qu’elle lui succède à la tête de son église contre la volonté de Pierre qui ayant pris le pouvoir déclencha contre elle et sa descendance 2000 ans de persécution pour cacher la vérité. Extraordinaire ! Après Jésus en Amérique par les Mormons, voici Marie-Madelaine reine de France ». La séduction est un voile qui empêche de voir la vérité de l’évangile.
Publié le 27/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Publié le 26/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Un des dangers est qu’avec l’émergence du Post-Mil- lénialisme et de la théologie du Dominationisme vient ce qui est connu sous le nom de Kingdom Now (le Royaume Maintenant) –,
une eschatologie surréaliste qui combine le Recons- tructionisme Réformé – où l’Église prend possession des institutions légales et du gouvernement et qu’elle établit le Royaume Divin avant le retour de Jésus, (d’après les modèles de Calvin, Knox, Zwingli et les Puritains) avec le charismatique et qui suggère que la terre sera restaurée à sa forme initiale avant la chute.
En Angleterre, durant l’expérience de Toronto, une assemblée anglicane (qui suit encore les prophètes de Kansas City) a été dénoncée à la télévision pour ses fameux services alternatifs où les gens étaient à moitié nus, se basant évidemment sur la nudité d’Adam et Eve.
Puisque l’homme semble être herbivore et non carnivore avant la chute, une interdiction chrétienne de consommer de la viande pourrait accompagner cette même notion…
Avec l’afflux de la philosophie du Nouvel Age dans les cercles évangéliques via le mouvement Vineyard et des écrivains tels que Clark Pinnock, William De Artega, Patrick Dixon et Yongee Cho, des chrétiens sauvés deviennent prédisposés à toutes sortes d’influences du Nouvel Age.
Ce n’est probablement pas une coïncidence que dans certains quartiers des États-Unis, des idées de la médecine holistique et du végétarisme perçus comme un chemin à une spiritualité plus élevée soient déjà remballées en jargon évangélique pour être consommées par les croyants naïfs et ignorants de la saine doctrine.
Paul ensuite parle du célibat obligatoire, une doctrine de démons qui demeure une doctrine primordiale aux yeux du clergé de Rome. Ainsi, en reniant l’expression naturelle du mariage, nous voyons finalement aujourd’hui exposées les plaies de l’homosexualité et de la pédophilie de ce clergé, aussi bien qu’une avalanche de formes conventionnelles d’adultère et de fornication.
Des couvents de prostituées des années noires et de la Renaissance (ces couvents étaient simplement une continuité, sous les auspices de la papauté, de ce qu’avaient été précédemment les bordels religieux des vierges vestales de la Rome païenne et des temps de la prostitution de la Grèce antique) aux scandales plus récents qui ont littéralement aidé au rabaissement du gouvernement Irlandais il y a quelques années à cause de leur dissimulation des viols d’enfants perpétrés par le clergé Catholique romain, nous voyons les résultats d’une telle doctrine démoniaque.
Lorsque ce qui est naturel et moral est défendu, ce qui est contre-nature et immoral se fraie un passage.
(1 Corinthiens 7 :9)
On trouve les origines de cette doctrine démoniaque chez Augustin de Hippo, qui a amené les influences du Manichéisme – une secte gnostique dualiste dont il était membre avant sa conversion à la chrétienté, sous le tutorat de son mentor doctrinalement dérangé, Ambroise de Milan.
Les Manichéens ont la perception gnostique que tout ce qui est physique est mauvais, parce que c’est le domaine d’un dieu moins important. Il s’ensuit qu’Augustin a adopté cette ligne de pensée et l’a introduite dans la chrétienté en disant :
- « La seule bonne chose concernant le mariage, c’est d’avoir des enfants qui seront célibataires ».
Bien qu’Augustin ait bien agi en réfutant l’hérésie de Pélage, qui reniait le péché orignel, la vio- lence perpétrée au nom de Christ, durant des siè- cles, (incluant les croisades et les inquisitions) remonte à l’in- fluence séminale d’Augustin, qui maintenait que l’Église peut user de violence pour convertir les gens.
C’est également Augustin qui est largement responsable de la dissémination de doctrines erronées telles que le Post-Millénialisme (qui est la base de la théologie de la Reconstruction et du Royaume Maintenant) qui d’ailleurs s’écarte de l’Église apostolique.
C’est aussi Augustin qui a essentiellement réécrit la chrétienté, en faisant d’elle une religion Platonique et a développé les notions d’Église visible/invisible qui ont fourni une fausse base doctrinale à Constantin, ayant fait de la chrétienté la religion de l’Empire Romain.
Tragiquement, (tel que discuté dans notre cassette (Ce que les Réformateurs ont Oublié) lors de son positionnement pour réformer l’Église, Jean Calvin s’est reféré à Augustin au lieu de retourner à la Bible – comme les Anabaptistes l’ont fait.
Conséquemment, Calvin finit avec un mélange de vérité et d’erreur dans sa théologie doc- trinale.
Il est ironique que le Catholicisme romain et le Protestantisme réformé proviennent tous deux d’Augustin, chacun mettant l’emphase sur des aspects différents des mêmes croyances doctrinales de cet homme et en partageant d’autres.
Toutefois, ils étaient en désaccord sur le célibat et les Réformateurs se sont opposés, avec raison, à cette doctrine démoniaque.
Cependant, le Saint-Esprit dit expressément que cette doctrine démoniaque sera également en évidence dans les derniers jours.
En Amérique, l’église sectaire The Church of Bible Understanding, dirigée par Stuart Trail (qui est issue du Mouvement pour Jésus et qui, à l’instar de Enfants de Dieu a tourné en secte démoniaque) est remarquée à cause de son groupe – supposément évangélique – qui détient vraiment une politique de célibat. Les penchants anti-matrimoniaux de Bill Gothard dans ses séminaires pour la jeunesse sont aussi dérangeants.
Potentiellement, les conséquences des prédispositions de Gothard peuvent être dévastatrices. Il décourage le mariage avant 30 ans, ce qui est un âge où débute les dangers d’une première grossesse. Gothard n’est pas médicalement ni théologiquement qualifié. Il n’est pas surprenant qu’un scandale sexuel impliquant le frère de Gothard et le personnel ait ébranlé l’organisation située en Illinios.
Malgré cela, plusieurs pasteurs persistent à envoyer leurs groupes de jeunesse aux séminaires de Gothard.
Ce qui est davantage affligeant, est l’accommodation du Catholicisme romain et l’acceptation de le voir comme chrétien malgré ses doctrines démoniaques, par des théologiens qui se disent évangéliques tels que Norman Geisler (qui est un partisan de l’hérésie Aristolienne de Thomas d’Aquin et qui de plus est associé à l’Université Catholique Romaine Loyola) et le théologien Réformiste calvin J.I. Packer – qui s’est joint à Chuck Colson, Pat Robertson et Bill Bright pour signer « Les Évangéliques et les Catholiques Ensemble » et que ce document inclus le renoncement à évangéliser les Catholiques.
Ce compromis avec Rome n’est pas seulement un compromis avec un autre évangile (Galates 1 :8) mais également un compromis avec les doctrines de Rome, incluant celle du célibat. Une doctrine de démons !
De la bonne nourriture, et non des fables.
Au verset 6, dans un jeu de mots, Paul fait le contraste entre les fausses doctrines qui interdisent des aliments comme étant une « mauvaise nourriture » et la saine doctrine qui est de la « bonne nourriture » ou entraphomenos, qui veut dire « être nourri ».
Il va plus loin dans sa comparaison en appelant les fausses doctrines des contes profanes et absurdes, ou en grec muthos, d’où nous tirons le mot « mythe ».
Dans la plupart des versions bibliques anglaises, il est écrit :
« mais refuse les fables absurdes et profanes des vieilles femmes »
ce qui est mal traduit, à mon avis.
Le terme grec utilisé n’est pas « absurde » mais bebelous, dont la traduction plus appropriée serait « quelque chose qui profane ».
Je ne sais pas si des commentateurs sont d’accord avec moi, mais je ne perçois pas la description de Paul (« de vieilles femmes ») comme de la mysoginie,
mais plutôt comme une allusion aux sorcières grecques
qui conju- raient des révéla- tions mystiques lors de transes,
avec l’aide de potions ou de plantes hallucino- gènes.
(Apocaly- pse 21 :8 et 22 :15)
De telles doctrines mythiques qui profanent courent vraiment les rues aujourd’hui au sein de la charismanie populaire (et non « charismatique biblique »). Donc, à partir de fables telles que le Manichéisme d’Augustin (une croyance mythique dualiste disant que le sexe est indésirable parce qu’il est un acte physique et que le physique est naturellement mauvais – ce que le Logos incarné dans Jean chapitre 1 contredit – émergent deux choses.
La première est des doctrines démoniaques (dans le cas présent, le célibat obligatoire)
et deuxièmement les « menteurs » (faux docteurs) comme Paul les appellent, qui propagent de telles doctrines démoniaques.
Au verset 2, Paul appelle ces menteurs, en grec, pseudologon, qui veut dire « faux Logos » ou plus précisément une contrefaçon démoniaque du logos authentique incarné – le Seigneur Jésus qui Se manifeste dans la chair, par le Saint-Esprit, et dans la Parole Vivante de l’Écriture.
Se rappelant que le thème de 2 Thessaloniciens 2 et 1 Timothée 4 est le même – l’apostasie des derniers jours – nous retrouvons dans les deux épîtres la relation entre l’Antichrist qui vient et l’apostasie qui vient.
En 2 Thessaloniciens, il est l’homme de perdition, un faux Christ.
Le terme grec veut littéralement dire « à la place de Christ », qui caractérise les derniers temps de l’apostasie.
Dans 1 Timothée 4 nous avons le terme pseudologon qui, en- core, caractérise la même période.
Alors, en 1 Ti- mothée 4, au lieu du vrai Logos manifesté dans la chair, le faux logos dit que la chair est mauvai- se (ce qui est une caractéristique antichrist dans 1 Jean 4 :1-3).
Au lieu du vrai Logos révélé par la personne du Saint-Esprit, le faux logos est révélé par un démon.
Au lieu du vrai Logos révélé dans une Parole vivante, le faux logos est révélé par des fables superstitieuses (telles les plombages en or).
Et, au lieu que le vrai Logos soit prêché par des serviteurs fidèles du Seigneur, tels que Paul et Timothée, le faux logos est prêché par des rétrogrades menteurs.
Tout ceci finit en impiété et en blasphèmes.
Tel que décrit dans la Parole de Dieu, nous voyons aujour- d’hui ce chaos ridicule,
dont la fin ultime ne sera rien d’autre que l’apos- tasie totale,
expressément annoncée ici par le Saint-Esprit Lui- même, via Paul à Timothée, et à nous.
Le Sauveur de tous les hommes.
À partir d’ici, Paul continue avec une liste d’exhortations personnelles et de recommandations à Timothée, incluant un encouragement semblable à l’exhortation du Seigneur à Jérémie, de ne pas se sentir inadéquat parce qu’il est jeune.
Dieu mesure l’âge selon depuis le temps que nous Le connaissons et en termes de maturité spirituelle, non selon les notions abjectes de maturité du monde, ni seulement selon l’âge physique.
Une bonne partie de cette exhortation aux versets 8-12 peut tout aussi bien s’appliquer à plusieurs chrétiens sincères aujourd’hui, mais au verset 10, Paul révèle que
« Dieu est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants ».
Ceci est un énoncé christologique sur Jésus et un énoncé sotériologique concernant le salut, où le Saint-Esprit inspire Paul à réfuter deux erreurs doctrinales importantes que le Seigneur, dans Son omniscience, savait qu’elles émergeraient après le temps des apôtres.
La première est de renier que le Sauveur (Jésus) est Dieu
et la deuxième est l’erreur de Calvin, qui croit que Jésus n’est pas mort pour les péchés du monde, comme l’enseigne la Bible, mais seu- lement pour les élus.
Dans cette même épître, le Saint-Esprit déclare par Paul que
« Dieu désire que tous les hommes soient sauvés » (1 Timothée 2 :4).
Comme Pierre l’écrit :
« Le Seigneur veut qu’aucun périsse, mais que tous parviennent à la repentance. » (2 Pierre 3 :9)
Dieu est éternel et, par définition, vit hors du temps; c’est pourquoi le passé, le présent et les choses futures coexistent dans le livre de l’Apocalypse.
Par conséquent, concernant l’éternité – où le temps n’existe pas – le nombre des sauvés est fixé dès avant la fondation du monde mais, concernant l’incarnation, Dieu est entré dans le temps pour apporter le salut à tous ceux qui répondraient à Sa grâce imméritée.
Donc, en relation avec la sphère du temps, le Seigneur déclare qu’Il ne prend pas plaisir à la condition du méchant mais qu’Il préfère qu’il se repente (Ézéchiel 18 :3)
Citant Joël, Pierre dit
« quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (Actes 2 :21)
Le Saint-Esprit savait que la séduction et les fausses doctrines - qui renient les merveilleuses vérités du Dieu juste et aimant – infiltreraient un jour Son Église.
Des erreurs réformées de la compréhension de la souveraineté et de l’élection ont continuellement amené le chaos dans l’histoire de l’Église.
Nous devons mentionner que tous les calvinistes ne sont pas aussi extrémistes ou hérétiques au point d’enlever le verset 10 et dire que « Jésus n’est pas le Sauveur de tous les hommes, particulièrement des croyants. »
Seul l’hyper calvinisme tient à une telle particularité non-biblique, disant que Dieu a créé certaines personnes pour qu’elles brûlent éternellement en enfer, alors que la Parole de Dieu déclare qu’Il désire que tous se repentent.
Un coup d’œil au commentaire de Calvin sur De Clementia de Seneca, démontre que la racine herméneutique de l’exégèse Réformée provient de l’humanisme et non de l’Écriture.
Un examen du Post-Millénialisme calviniste, Erastianisme (une église d’état) et le baptême d’enfants, révèle que sa doctrine de l’Église provient du Catholicisme romain.
Une fouille des Écritures pour trouver un seul verset qui soutienne la théologie de l’Alliance Réformée des calvinistes – qui dit que Dieu n’a fait que deux alliances : une avec Adam et l’autre avec Abraham (d’où provient la Théologie de Remplacement) démontre qu’un tel passage n’existe pas.
Mais, par-dessus tout, la mauvaise compréhension des calvinistes au sujet de la prédestination a une racine philosophique commune avec le fatalisme du Inja Allah de l’Islam et non de la chrétienté biblique.
1 Timothée 4 réfute l’erreur hyper calviniste de « l’expiation limitée » qui restreint la pleine provision du sang de Jésus pour sauver quiconque croit.
Il est vrai que le Seigneur choisit ceux qu’Il sait, de toute éternité, qui répondront à Son appel et nous ne pouvons nous sauver nous-mêmes ni répondre à Sa grâce sans qu’Il nous vivifie.
Mais Dieu ne crée personne pour l’enfer.
L’enfer a été créé pour Satan et ses anges, non pour l’homme (Matthieu 25 :41).
Il est un Dieu d’amour, qui veut et qui désire sauver chacun.
Bien que tous ne Le recevront pas, et Dieu sait d’avance qui Le recevra ou pas, « Jésus est Dieu et le Sauveur de tous les hommes, particulièrement des croyants. »
Nous croyons soit l’apôtre Paul, soit Jean Calvin.
L’équilibre divin : l’attention à la Parole de Dieu et ne pas négliger le don.
Au verset 13, Paul émet l’avertissement de s’appliquer à la lecture des Écritures, à l’exhortation et à l’enseignement. John Wesley s’est parfois lamenté du fait que le Méthodisme était en déclin à cause de sa négligence à cet égard. Il en est ainsi pour tout mouvement ou dénomination qui les ignore.
Aujourd’hui, nous sommes témoins de la ruine de l’Église Unie Réformée, du Méthodisme, d’une grande partie de l’Église Presbytérienne et de l’Église d’Angleterre, dont les dernières statistiques indiquent une baisse de 36,000 participants à l’assemblée.
Ceci prouve que des cours tels que Alpha n’ont jamais eu d’impact significatif.
La croissance se voit plutôt parmi les religions orientales, le néo-paganisme et les sectes.
Sous le leadership de Bernard Green et Douglas MacBaine, on voit également un déclin dans leur itinéraire oécuménique – loin de la Bible – par l’Union Baptiste alors que le déclin phénoménal des Assemblées de Dieu se voit dans le nombre de gens qui assistent aux conférences et que des églises se séparent d’elles.
Les nombreux scandales moraux d’Elim mentionnés dans la presse en Angleterre et en Nouvelle Zélande peuvent tous être attribués directement ou indirectement à l’éloignement de l’emphase mise par Paul dans l’Écriture.
Heureusement, les Églises Évangéliques Indépendantes n’ont pas fait de démarches majeures en ce qui concerne s’éloigner de la base biblique et devraient probablement être considérées comme les vrais Baptistes.
Aussi, les églises Calvary Chapel, Light and Life Mission et d’autres mouvements pentecôtistes plus conservateurs sont utilisés par le Seigneur pour remplacer le déclin des églises pentecôtistes d’hier. Bien qu’il y ait de claires indications d’espoir, le portrait global n’est pas joyeux et le calibre d’enseignement biblique parmi les Frères n’est qu’un ombrage de ce qu’il a déjà été.
Il est digne de mentionner que l’application à la lecture des Écritures soit la première chose écrite par Paul.
Dans l’Église du premier siècle, il y avait peu de textes et la congrégation se fiait donc à ce qu’on lui lise les Écritures.
Mais aujourd’hui, il est étonnant de voir combien de gens viennent à l’assemblée sans Bible et écoutent une prédication sans même lire le texte pour eux-mêmes.
La foi vient en entendant la Parole de Dieu mais l’emphase mise par Paul est de prendre soin de la lire.
Maintenant, au lieu qu’un texte soit lu et exposé, seuls quelques versets sont sortis hors contexte par un pseudo-prédicateur, pour motiver les gens avec des anecdotes qui sont souvent centrées sur eux-mêmes.
J’ai un jour passé une heure et demie de mon temps dans une assemblée en Australie, à écouter Col Stringer. Il a pris deux versets hors contexte sur le sujet « la joie du Seigneur est notre force » et « l’homme sage contrôle son esprit. ». Il s’est amusé à parler d’anecdotes colorées. Pendant tout son discours, il n’a pas mentionné le nom de Jésus une seule fois. Il a mis l’emphase sur la joie au lieu du Seigneur, tel que le contexte le décrit. Ceci est de la psychologie pop babylonienne, là où « se sentir bien » se mascarade en doctrine chrétienne.
Le pire, c’est que cette réunion devait venir en aide aux hommes chrétiens pour qu’ils soient de meilleurs leaders au sein de leur famille.
Avec un tel non-sens, qui ne peut rien apporter dans un temps de crise, je ne peux m’empêcher de penser à ce qui peut arriver à ces pauvres familles si (que Dieu les en protège!) une vraie tragédie venait à les frapper. C’est pourquoi Dieu dit :
« Mes frères, qu’il n’y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un jugement plus sévère. » (Jacques 3 :1)
Ce ne serait pas juste de mentionner seulement le nom de Col Stringer.
Son approche est simplement typique de toute la folie populaire qui se fait passer pour de l’en- seignement biblique aujourd’hui.
Le plus pénible de tout ceci est la triste réalité que dans leur ignorance, ceux qui les écoutent reçoivent leurs messages sans penser. C’est pourquoi Paul dit qu’un texte doit premièrement être lu. Ceci établi le bon contexte et le co-texte.
Deuxièmement, Paul commande que le texte soit utilisé en exhortation.
Comme Watchman Nee l’a bien dit, il y a une différence entre une vraie connaissance et de la simple information.
La Bible ne nous a pas été donnée pour accroître notre connaissance, pour avoir de la con- naissance, mais pour changer nos vies.
Paul emploie le terme grec paraklesio qui veut dire implorer, comme un exhortation en vue de réconforter, et ce mot est directement relié au terme grec parakletos – un titre descriptif du Saint-Esprit, Qui vient à nos côtés en tant que Consolateur – mais Son moyen principal pour le faire est par la Parole révélée.
« L’Esprit » et la « Vérité » sont mutuellement dépendants et non mutuellement exclusifs. Le Saint-Esprit œuvre seulement selon la Bible qu’Il a inspirée.
Ceci nous amène à la troisième exhortation de Paul – « enseigner » - en grec didasklia dont l’usage du Nouveau Testament est d’expliquer la doctrine. Ce mot vient directement du mot grec didaskein qui veut dire doctrine.
Bibliquement, bien qu’un faux enseignant tel que Paul Crouch dénonce ouvertement la doctrine biblique comme étant « de l’excrément », le Saint-Esprit, quant à Lui, appelle la doctrine biblique « l’enseignement de Jésus ».
Selon la Parole de Dieu, le fait de rejeter les enseignements de Jésus comme des excréments revient à rejeter Jésus Lui-même.
Dans le contexte, le rôle de réconfort et d’exhortation du Saint-Esprit est basé premièrement sur les Écritures; toutefois, exhorter sans la saine doctrine n’est pas du tout de l’exhortation mais revient plutôt à induire en erreur et tromper!
C’est seulement après avoir mis l’emphase sur l’application à la lecture des Écritures et ses doctrines que Paul exhorte Timothée à ne pas négliger le don qu’il a reçu par prophétie.
Ici, le mot don, en grec, est charismatos, une grâce donnée par l’entremise d’un individu dans le Corps, pour l’équiper pour le ministère, et dans le cas présent il est associé avec un charismata dans la forme d’un ministère prophétique.
À moins qu’une solide base doctrinale soit en place, là où de tels dons sont exercés en accord avec les Écritures, le résultat ne sera pas le charismata biblique, mais la charismanie non biblique.
Tout comme les dons ministériels, les dons charismatiques nous équipent pour accomplir notre appel (1 Corinthiens 12 :4-5) et sont comparés par Jésus aux talents, pour lesquels nous seront jugés selon la façon dont nous les aurons investi en Son nom. (Matthieu 25 :14-26).
Le diable utilise la charismanie afin de discréditer les dons, dans le but que les autres ne désirent pas en avoir et, par le fait même, qu’ils ne soient pas préparés pour la bataille (1 Corinthiens 14 :23). Le diable l’utilise aussi afin que les non-sauvés pensent que nous sommes des fous.
C’est également pourquoi Satan emploie des hommes tels que Peter Glover, pour condamner les dons et ceux qui en font usage. Romains chapître 11 traite des buts prophétiques de Dieu pour les Juifs alors que le chapître 12 commence avec l’enseignement de Paul sur une combinaison des dons charismatiques et ministériels.
La raison pour laquelle Paul relie les dons et l’appel dans Romains 11 :29 est parce que l’erreur doctrinale disant que Dieu n’accorde plus de dons et celle où Dieu en a fini avec les Juifs sont deux aspects d’une même erreur.
Dans 1 Corinthiens 14 :23 Paul appelle idiotai (idiots) ceux qui ne sont pas instruits dans les dons charismatiques.
Dans 1 Corinthiens 13, les dons demeurent jusqu’à ce que ce qui est « parfait » vienne – ce qui, dans le contexte de l’épître – est parousia ou le retour de Jésus, et non le canon du Nouveau Testament.
Au début de 1 Corinthiens 7 :8 (1Co 13:8?) la charismatai (les dons charismatiques) demeurent jusqu’au retour de Jésus. En regardant le texte dans son contexte et à la lumière de son co-texte, il est « idiot » de dire le contraire.
Les Peter Glover et Col Stringer de l’Église contemporaine divorcent le texte du contexte. La charismanie et la cessation des dons sont toutes deux des croyances que Paul appelle des « idioties ».
La conclusion
Paul fait le point en soulignant l’importance de ces vérités au verset 15, implorant Timothée de se donner tout entier à elles, les enseignant, par amour, à « tous » (sauvés et non-sauvés) comme un témoignage pour les perdus mais aussi comme un exemple de son ministère à l’Église (incluant ceux qui le méprisent). Paul termine sa lettre à Timothée en l’exhortant à prendre garde à lui-même et à son enseignement.
Il n’est pas suffisant d’avoir la bonne doctrine si notre conduite est différente.
Le prédicateur baptiste d’Angleterre et membre de l’Alliance Évangélique, Roy Clements, était un bon dispensateur des Écritures mais il a été mis à découvert lorsqu’il a récemment abandonné son église, sa femme et leurs enfants pour un amoureux homosexuel.
Certains suggèrent que si la vie de quelqu’un est en règle, nous devrions ignorer leurs erreurs doctrinales. Toutefois, l’Esprit de Dieu, par Paul, dit le contraire. Une doctrine erronée amène un comportement erroné.
Si notre conduite et notre doctrine demeurent saines, nous n’avons pas besoin de craindre l’apostasie dont nous parle le Saint-Esprit mais, tel que mentionné au verset 16, nous assurerons notre salut et celui de ceux qui nous écoutent.
Publié le 26/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
1ère PARTIE :
Nous savons d’après les évangiles que l’an 2000 AD est passé. L’horloge historique du règne de César Auguste et les différences entre le calendrier lunaire Juif et le solaire Grégorien nous dit que l’an 2000 se situait voilà deux ou quatre ans passés et, pour des raisons théologiques, l’an 2000 – tel que compté par l’occident et qu’importe ce qu’il peut représenter pour les ordinateurs - n’a aucune signification doctrinale quelconque.
Nous savons toutefois que nous sommes plus près du retour de Jésus et cela, évidemment, est le vrai nouveau millénium pour lequel nous devrions être concernés : la venue du règne millénial de Jésus.
De la globalisation de l’économie mondiale, à la reconfédération des nations dans l’Empire Romain et de l’Empire Romain à une Europe fédérale de moins en moins démocratique, à l’ascension de l’œcuménisme, à une foule de facteurs environnementaux;
d’une activité séismique croissante à la pollution thermale, à l’épuration ethnique d’une nation contre une autre, à la quête d’une fausse paix au Moyen Orient, à la séduction de l’Église évangélique, nous voyons de toute évidence : que nous nous rapprochons de Sa venue et que l’Église est de moins en moins prête pour cet événement.
Par la grâce de Dieu, toutefois, nous voyons aussi un reste fidèle se lever et se faire préparer par le Saint-Esprit. Ces derniers ne sont pas enthousiasmés par la séduction post-milléniale des Dominationistes charismatiques et des Reconstructionistes calvinistes mais plutôt par qui règnera avec Christ sur la terre dans le vrai Nouveau Millénium.
Cependant, un aspect important de la préparation des fidèles par Dieu est de les préparer pour ce qui précède le retour de Jésus. A cette fin, nous avons investi beaucoup de temps dans l’enseignement biblique sur des sujets tels que « Une compréhension Judéo-Chrétienne de l’Antichrist »; « L’Histoire future de l’Église »; « Les septs Églises de l’Apocalypse »; « Comme aux jours de Noé »; « Comprendre l’enlèvement »; « Les avertissements du Sermon sur la montagne »; « Daniel et les Macchabées »; « Noël, Channuka et le retour de Christ » et, le printemps prochain, nous planifions une conférence sur le thème « Comprendre la Grande Tribulation ». (Tous ces enseignements sont disponibles en audio et en vidéo).
Une des prophéties les plus claires et des plus importantes dans le Nouveau Testament au sujet de ce qui arrivera avant le retour de Jésus se trouve dans 1 Timothée 4.
Tel qu’indiqué dans « L’Histoire future de l’Église », l’Église du premier siècle – dans certains aspects – préfigure l’Église des derniers temps.
Il est évidemment très possible que nous soyons entrés dans ce dernier siècle. Écoutons Paul.
Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la Parole de Dieu et par la prière.
En expo- sant ces choses aux frè- res, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et de la bon- ne doctrine que tu as exactement suivie. Repousse les contes profanes et absurdes. Exerce-toi à la piété; car l’exercice corporel est utile à peu de choses, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir.
C’est là une parole certaine et entièrement digne d’être reçue. Nous travaillons, en effet, et nous combattons, parce que nous mettons notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants. Déclare ces choses, et enseigne-les. Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens.
Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous. Veille sur toi-même et sur ton enseignement; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent. »
Naturellement, ce texte contient l’exhortation et l’instruction apostolique de Paul par le Saint-Esprit à Timothée et afin qu’il puisse en retour les donner aux autres (1 Timothée 4 :6, 11) ce qui veut dire, selon le canon du Nouveau Testament, que cela inclu tous les croyants de tous les temps. Non seulement nous, mais - si nous sommes dans les « derniers jours » - alors là, particulièrement à nous, puisque le contexte est eschatologique, i.e. puisqu’il parle des derniers jours.
La première caractéristique de ce que le Saint-Esprit dit expressément concerne un abandon de la foi.
Le mot grec utilisé est Apostasontai, le temps futur de la forme verbale du mot apostasia, qui veut dire « sortir hors de » et le même mot est employé en 2 Thessaloniciens 2 :3 associé avec l’Antichrist
(Moriel a fréquemment averti que le mouvement œcuménique, la charismanie, l’hyper-pentecôtisme, la théologie libérale et la séduction du mouvement Parole de Foi sont des préludes et un chemin menant à cette rétrogradation collective).
Le même abandon de la foi dont Paul parle, en association avec l’Antichrist dans 2 Thessaloniciens est traité d’une perspective plus pastorale dans son épître à Timothée.
Nous pourrions dire qu’en 2 Thessaloniciens Paul traite de l’apostasie comme telle alors qu’en 1 Timothée il traite des tendances au sein de l’Église qui mènent à ces événements et, en tant que pasteur senior, il recommande avec insistance à Timothée d’alerter les brebis pour leur protection.
Nous bénéficions aujourd’hui de cet avertissement au moyen de l’Écriture et savons ainsi à quoi nous attendre.
Le premier danger ici est de croire que les chrétiens ne peuvent pas apostasier
(c'est un sujet complexe en soi et il est traité en deux parties sur les cassettes audio « Sauvé un jour, sauvé toujours »).
Quelqu’un ne peut pas aban- donner quelque chose dont il ne faisait pas partie.
La Bible nous prévient claire- ment d’une apos- tasie générale et la notion que seuls des gens non-sauvés peu- vent s’éloigner de quelque chose dont ils n’ont jamais fait partie est
linguistiquement,
théologiquement
et logiquement
absurde.
L’épître aux Hébreux a été écrite aux croyants Juifs en danger d’abandonner la foi et de retourner en arrière, sous la loi, face à la persécution. Il est absurde de suggérer que ceux qui ont reçu la connaissance de la vérité et qui sont maintenant en danger n’ont jamais été de vrais croyants (Hébreux 10 :26).
Le mot ici pour apostasie est parapipto (relié à apostasia) de l’infinitif du verbe apostasier.
Nous pouvons voir un double illogisme. Comment quelqu’un peut-il apostasier de ce que qu’il n’a jamais cru ? De plus, suggérer qu’un incroyant puisse avoir été participant au Saint-Esprit est ridicule. C’est là une théologie de l’évêque libéral Desmond Tutu, qui déclare que les hindous peuvent avoir le Saint-Esprit.
Ce n’est pas la théologie de la Parole de Dieu !
Un tel raisonnement déformé est vraiment insensé.
Au lieu d’approcher un texte objectivement et lui permettre de s’expliquer par son contexte, une personne le redéfinit et en réduit ainsi la signification déjà pourvue afin d’accommoder sa présupposition.
C’est là une fausse prémisse et un raisonnement tordu qui demande des acrobaties d’exégèse pour se soutenir afin de défendre une présupposition qui est contredite par une affirmation explicite du texte.
En d’autres mots, parce qu’une signification directe et sans préjudice d’un texte comme celui d’Hébreux 6 ou Hébreux 10, pris dans son contexte, va à l’encontre de leurs idées préconçues, les gens doivent réduire sa signification directe afin de protéger leurs présuppositions.
Ils réussissent cela en appliquant une défor- mation d’exégèse qui a du sens seulement si l’on part de leurs idées préconçues.
Toutefois, si nous permettons au texte de parler pour lui-même, leur réduction de la signification du passage devient clairement absurde dans le contexte.
En toute justice, nous devons reconnaître que lorsque Jean Calvin a formulé ce qu’est devenue la doctrine de la persévérance (Sauvé un jour, sauvé toujours), il essayait alors de discréditer l’exploitation hérétique du Catholicisme romain médiéval, qui tenait les gens en captivité en leur proférant le mensonge qu’on ne pouvait avoir l’assurance du salut, ce qui leur facilitait la tâche dans leur vente corrompue d’indulgences et leur permettait de financer leurs programmes de construction de la Renaissance.
Toutefois, la solution à l’erreur, c'est la vérité et non une autre erreur !
Nous sommes, bien sûr, éternellement sécurisés en Christ, en autant que nous exercions notre volonté libre, restaurée à la croix et appropriée par la nouvelle naissance, à demeurer en Christ, en coopération avec la grâce de Dieu.
En reniant que le libre choix perdu à la chute de l’homme a été restauré au Calvaire, le Calvinisme (semblable au Catholicisme romain, mais d’une autre façon) renie la pleine puissance de la croix de Jésus.
Ironiquement, une des plus grandes menaces à la sécurité éternelle du croyant est, en fait, cette fausse idée que les croyants ne peuvent apostasier.
Personne ne peut nous soutirer de la main du Père, mais nous pouvons faire un mauvais usage de notre volonté propre et choisir d’abandonner.
C’est pourquoi 1 Timothée 4 verset 16 nous indique clairement que nous assurons notre salut.
Ce chapitre déclare que ceux qui sont avertis des dangers et qui agissent en conséquence sont ceux qui peuvent assurer leur sécurité, mais pas ceux qui renient le danger.
Des doctrines de démons.
Par le Saint-Esprit, Paul nous dit quelle forme prendra l’apostasie dans les derniers jours et il commence en pointant le fait que des menteurs hypocrites dans l’Église propageront des doctrines de démons afin d’égarer les chrétiens.
Le Saint-Esprit n’inspire pas Paul à mâcher ses mots dans sa description de ces gens. De plus, il ne fait aucun appel pour eux. Ce ne sont pas des personnes sincères et dans l’erreur, mais de mauvaises personnes du genre dont parle Jérémie, à qui Dieu dit de ne pas intercéder en leur faveur (Jérémie 14 :11).
Paul ne met pas non plus le blâme que sur les démons. Les doctrines viennent des démons mais elles sont proclamées par des dirigeants mauvais au sein de l’Église.
La première de ces doctrines est spécifiquement une forme de légalisme appelée nomianisme, qui concerne ici une règle diététique. Il ne s’agit pas de gens qui s’abstiennent de certains aliments pour des raisons culturelles ou de témoignage en tant que choix personnel, mais qui en font une doctrine.
C’est de la Judaïsation (non pas une recon- naissance des origines Judaïques de la foi chrétienne mais un retour à la captivité religieuse).
Ce n’est pas une coïncidence que les Adventistes du Septième Jour, les Mormons, les extrémistes Hyper-Messianiques (et, concernant les jours d’abstinence, les Catholiques) s’engagent dans de telles pratiques démoniaques au point de rendre les gens esclaves à des lois diététiques.
(...)
Publié le 26/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Source : A363 - Latrompette.net - Source http://www.biblebb.com/files/MAC/J91-21-1.HTM Article traduit par Henri Viaud-Murat, publié autrefois sur le site Internet paroledevie.org (site fermé depuis Août 2007)
L'apostasie conduit à de nouvelles religions !
Aujourd'hui, de plus en plus de Chrétiens cherchent un conseil, non plus dans la Bible, mais auprès des psychologues.
Le ministère de "conseiller spirituel" s'est professionnalisé.
C'est tragique, parce que les sciences du comportement ne sont justement pas scientifiques !
En outre, elles ne sont nullement efficaces pour changer le cœur humain.
La "Psychologie chrétienne" a envahi l'Eglise, mais elle n'est qu'une pâle copie de la Psychologie du monde, se contentant d'en "christianiser" l'apparence, avec l'appui de quelques références bibliques.
La seule manière, pour l'Eglise, de répondre aux besoins spirituels de ceux qui cherchent un conseil, est de revenir à Celui qui est le Conseiller Admirable, Christ, et à Sa Parole. Ils sont toujours parfaitement suffisants !
La professionnalisation du ministère de conseiller spirituel.
Malheureusement, le privilège de pouvoir conseiller des gens en leur apportant la vérité biblique risque sans doute d'être sérieusement compromis, non par des obstacles légaux qui viendraient de l'extérieur de l'Eglise, mais, de l'intérieur de l'Eglise, par un changement d'attitude envers la Bible.
Au cours d'un procès récent intenté à une église, (pour "non-assistance à personne en danger," suite au suicide d'un jeune membre de l'église), un certain nombre "d'experts" ont donné leur témoignage.
Le plus surprenant fut d'entendre de soi-disant "psychologues et psychiatres chrétiens" affirmer que la Bible seule ne suffisait pas pour répondre à nos besoins personnels et émotionnels les plus profonds. Ces hommes affirmèrent devant un tribunal du monde que la Parole de Dieu n'était pas une ressource adéquate pour conseiller les gens sur des problèmes spirituels !
Mais ce qui est réellement ahurissant, c'est de voir le nombre de Chrétiens évangéliques qui sont prêts à accepter la parole de ces "professionnels" sur ce sujet !
Au cours des dix dernières années, on a vu surgir un grand nombre de cliniques psychologiques évangéliques. Presque toutes affirment offrir des conseils fondés sur la Bible.
Toutefois, dans la pratique, la plupart emploient les méthodes de la Psychologie du monde, déguisée sous une terminologie chrétienne. En outre, elles enlèvent le ministère de conseil spirituel du cadre normal du Corps de Christ, et conditionnent les Chrétiens pour leur faire croire qu'ils sont incompétents dès qu'il s'agit d'apporter un conseil qui touche à la vie de l'âme.
Presque tous les livres prétendant former les pasteurs à la "relation d'aide" ont été écrits selon une perspective freudienne, en ce sens qu'ils ont été fortement influencés par l'éthique freudienne de non-responsabilité.
De nombreux pasteurs, qui se sentent incompétents dans ce domaine, et qui ont peut-être peur qu'on leur intente un procès pour "insuffisance professionnelle," sont tout à fait d'accord pour laisser des "professionnels" prendre en mains ce qui constituait auparavant une part importante du ministère pastoral.
Trop d'entre eux ont fini par accepter ce mensonge, selon le- quel il existerait, en- dehors des Ecritures et de notre relation personnelle avec Jésus-Christ, un vaste domaine de ressources de la sagesse humaine.
Ils ont fini par croire qu'il existe,
en-dehors de la Bible,
des théo- ries et des techniques capables d'apporter à ceux qui souffrent de problè- mes per- sonnels profonds
la clef dont ils ont besoin.
En fait, la véritable Psychologie (ce qui signifie "science de l'âme") devrait être le domaine exclusif des Chrétiens, car seuls les Chrétiens disposent des ressources permettant de comprendre et de transformer l'âme.
La Psychologie du monde et des hommes est fondée sur des principes impies ou sur des théories évolutionnistes, et ne peut apporter que des solutions superficielles et temporaires aux problèmes humains.
Bien avant l'apparition d'une Psychologie sans Dieu, les Puritains parlaient déjà du "travail sur l'âme" pour désigner leur ministère de conseil spirituel.
La Bible est le manuel fondamental pour tout travail sur l'âme. Elle suffit parfaitement à diagnostiquer et à traiter tous les problèmes psychologiques et spirituels. S'appuyant sur la puissance du Saint-Esprit dans la vie du Chrétien, l'Ecriture doit aboutir à nous transformer à l'image de Jésus-Christ !
C'est tout le processus de la sanctification biblique.
Les hommes peuvent raisonnablement chercher un secours médical pour une jambe cassée ou une maladie physique. La Psychologie peut aider les alcooliques, les drogués, ou ceux qui ont subi des traumatismes sévères, suite à un viol, un inceste ou des mauvais traitements, à surmonter leur traumatisme.
Certaines techniques de la Psychologie humaine peuvent certainement atténuer des traumatismes, ou modifier certains comportements de Chrétiens ou de non-Chrétiens. Il existe aussi certaines maladies émotionnelles dont les causes sont organiques ou physiques, et pour lesquelles la Médecine et la Psychologie peuvent permettre de stabiliser une personne qui, sinon, pourrait devenir dangereuse.
En outre, certains psychologues du monde sont parfois plus honnêtes que leurs collègues chrétiens, qui débitent souvent des clichés, sans aborder les vrais problèmes de l'âme.
Il en résulte que des psychologues non-chrétiens sont parfois plus efficaces que des psychologues chrétiens, pour aider ceux qui ont des problèmes émotionnels profonds.
Mais de tels problèmes sont relativement rares, et ne devraient pas servir d'exemples pour justifier l'usage immodéré des techniques de la Psychologie du monde pour régler des problèmes dont l'origine est nettement spirituelle. Traiter les désordres émotionnels et psychologiques de cette manière n'est certainement pas synonyme de sanctification !
Parler de "Psychologie chrétienne," comme on le fait aujourd'hui, est une contradiction dans les termes !
Le mot "psychologie" ne consiste plus à étudier l'âme.
Cela décrit plutôt tout un ensemble disparate de thérapies et de théories dont le fondement est clairement humaniste.
Les principes de base de la plupart des théories psychologiques sont contradictoires avec la vérité chrétienne.
En outre, l'irruption de la Psychologie dans l'enseignement biblique a rendu confuse la distinction entre "modification du comportement" et "sanctification."
Quand on parle de problèmes psycholo- giques, le chemin de la guérison passe par celui de la sanctification spiri- tuelle.
Il est insensé de vouloir échanger le Conseiller Admira- ble, Source des eaux vives, contre la sagesse charnelle de cette terre, et les eaux stagnantes de ses Sciences Humai- nes !
Le Seigneur Jésus a toujours réagi par- faitement et en toute sainteté, face à chaque tentation, à chaque épreuve et à chaque traumatisme de Sa vie, qui furent certainement les plus sévères qu'un être humain ait pu subir.
Il doit être clair que nous ne pourrons jamais avoir une parfaite victoire sur tous les problèmes de la vie, tant que nous ne marcherons pas comme Jésus-Christ a marché. Aucun ministère travaillant sur l'âme humaine ne pourra jamais élever quelqu'un au-dessus du niveau de spiritualité qu'il a lui-même atteint.
C'est pourquoi, la qualification suprême d'un psychologue chrétien devrait consister à être semblable à l'image de Christ.
Cette folie de vouloir adopter les doctrines de la Psychologie du monde constitue sans doute le plus grand danger que court l'Eglise aujourd'hui. Ces doctrines représentent une masse de conceptions humaines que Satan a réussi à infiltrer dans l'Eglise, lui faisant croire qu'elles sont des vérités divines assez puissantes pour changer la vie des gens.
La plupart des psychologues sont adeptes en fait d'une sorte de néo-gnosticisme, qui prétend posséder une connaissance secrète permettant de résoudre les problèmes humains. Certains affirment même mettre en œuvre une technique thérapeutique qu'ils appellent "cure d'âme chrétienne," quand, en réalité, ils utilisent les théories de la Psychologie humaine, habillée de quelques références bibliques, pour prétendre traiter les problèmes spirituels.
La conséquence, c'est que les pasteurs ou les ministères chrétiens qui continuent à utiliser la Parole de Dieu pour conseiller les Chrétiens sont dédaigneusement traités de naïfs et de "simples d'esprit" dépourvus de toute compétence.
La prière et l'étude de la Bible sont méprisées, et considérées comme des "solutions de paille," incapables d'aider les déprimés et les anxieux.
Pourtant, les conseillers spirituels chrétiens, dans le passé, ont toujours encouragé les Chrétiens à se tourner vers l'Ecriture, le Saint-Esprit, Christ, la prière et la grâce divine. Mais aujourd'hui, la plupart des Chrétiens en sont venus à croire que rien de tout cela ne permet réellement de soigner et de guérir leurs problèmes personnels.
La Psychologie est-elle réellement scien- tifique ?
La Psychologie ne constitue pas un corps unifié de connaissances scientifiques, comme la thermodynamique ou la chimie organique. Elle consiste plutôt en un assemblage disparate et complexe d'une multitude de conceptions et de théories, dont beaucoup sont contradictoires.
La Psychologie n'a pas prouvé qu'elle était capable de soigner efficacement le mental de l'homme, ni ses troubles émotionnels. C'est pour cette raison qu'on ne peut pas la considérer comme une science.
Nombreux sont ceux qui n'acceptent pas que l'on traite la Psychologie de pseudo science, mais c'est exactement ce qu'elle est : la plus récente des nombreuses inventions humaines qui se sont efforcées d'expliquer, de diagnostiquer et de traiter les problèmes du comportement humain, en se gardant bien d'aborder les aspects moraux et spirituels.
Il y a un peu moins d'un siècle, le débat tournait autour d'une autre "science humaine," appelée la phrénologie. La phrénologie partait du principe que les caractéristiques de la personnalité étaient déterminées par la forme du crâne.
Les diagrammes des phrénologues montraient des "cartes" du crâne, avec un certain nombre de zones censées correspondre à des émotions ou des caractéristiques particulières. Un phrénologue tâtait ainsi le crâne de ses patients pour diagnostiquer leurs problèmes, en localisant les "bosses" qu'ils pouvaient avoir !
Si vous croyez que les sciences du comportement ont beaucoup progressé depuis cette époque, demandez-vous s'il est plus raisonnable de conseiller à un adulte de se mettre en position fœtale, au milieu d'oreillers, pour qu'il puisse revivre ses anxiétés prénatales !
Si, l'on avait à choisir, on pourrait encore préférer le diagnostic des bosses du crâne !
Les psychologues modernes emploient des centaines de techniques et de modèles, fondés sur des myriades de théories conflictuelles.
Il est donc impossible de parler de la Psychothérapie comme formant une science unifiée et cohérente.
Toute une série de présupposés, popularisés par la Psychologie, se sont introduits dans l'Eglise, qui les a puisés dans le vaste réservoir qui lui était présenté. Ces présupposés ont exercé une influence profonde et néfaste sur le ministère du conseil spirituel.
En voici quelques-uns :
* La nature humaine est fondamentalement bonne.
* Les hommes peuvent trouver la solution à leurs problèmes au-dedans d'eux.
* Pour comprendre et corriger les problèmes psychologiques d'un être humain, il faut nécessairement sonder son passé.
* Les problèmes psychologiques de l'être humain forment une classe de problèmes indépendants, sans relation avec des facteurs physiques ou spirituels.
* Les problèmes psychologiques profonds ne peuvent être résolus que par des conseillers professionnels employant une psychothérapie appropriée.
* La Bible, le Saint-Esprit et la prière sont inadéquats, et représentent des ressources simplistes pour résoudre certains problèmes psychologiques.
Il est ironique de constater que c'est au moment où l'Eglise s'entiche tant des Sciences du Comportement, que ceux qui les connaissent le mieux commencent à se demander si la Psychothérapie est bien une science ! Il y a onze ans, le magazine Time a publié un article de fond sous le titre : "La Psychiatrie sur le divan."
En voici quelques extraits :
"Sur tous les fronts, la Psychiatrie semble être sur la défensive… De nombreux psychiatres sont prêts à abandonner le traitement des "banales névroses" aux psychologues et aux thérapeutes amateurs. Après tout, est-ce nécessaire de tant travailler à obtenir un doctorat durement gagné, pour bavarder gentiment avec un patient, et lui dire qu'il se traite trop durement ? Si la Psychiatrie offre des traitements médicaux, pourquoi tant de praticiens sont incapables de fournir des résultats scientifiques mesurables, comme ceux qui sont obtenus par les autres médecins ?
"Les Psychiatres reconnaissent eux-mêmes que leur profession a souvent des relents d'alchimie moderne, avec son jargon et sa tendance à la mystification, mais sans corps de connaissances réellement utilisables…
"Comme toujours, les psychiatres sont leurs propres critiques les plus sévères. Thomas Szasz, longtemps le plus célèbre praticien de sa profession, a soutenu que les maladies mentales n'existaient pas, mais qu'il n'y avait que les problèmes normaux de l'existence. E. Fuller Torrey, un autre psychiatre critique de la Psychiatrie, veut bien concéder qu'il existe quelques maladies mentales, comme la schizophrénie, mais ajoute qu'on ne peut les traiter qu'avec quelques drogues, qui pourraient aussi bien être prescrites par n'importe quel médecin… En revanche, le psychiatre et poète Ecossais R. D. Laing assure que la schizophrénie est bien réelle, mais qu'elle est bonne pour vous ! Selon lui, il s'agit d'une sorte d'extase psychédélique, bien supérieure à toute expérience "normale." Les principaux praticiens eux-mêmes ne sont pas certains que la Psychiatrie puisse bien distinguer le normal de l'anormal."
Le même article poursuit en soulignant les échecs de la Psychiatrie, faisant remarquer "qu'un tiers de tous les patients finissent par guérir, un tiers reçoivent une aide relative, et le dernier tiers reste avec ses problèmes. Puis il ajoute :
"Le problème, c'est que la plupart des autres thérapies prétendent aboutir aux mêmes conclusions, et affirment obtenir certains résultats pour les deux tiers de leurs patients. Les critiques font remarquer que, de toute manière, ceux qui sont passés par une expérience traumatisante, comme un divorce ou le décès d'un être cher, finissent en général par aller mieux, lorsque le choc initial est passé ! Une étude a montré que des personnes ont vu leur état s'améliorer, simplement pour s'être fait inscrire sur une liste d'attente chez un psychanalyste. Sans doute que le seul fait d'avoir décidé de suivre un traitement les a aidés !"
L'article conclut par une prévision pessimiste de Ross Baldessarini, psychiatre et biochimiste au Centre de Recherches Mailman. Il a déclaré au Time :
"Nous sommes incapables de dire dans quel avenir prévisible nous pourrons identifier les causes et les traitements des maladies mentales."
Plusieurs années plus tard, à Phœnix, en Arizona, se sont réunis les principaux experts mondiaux de la Psychothérapie. Cette conférence, appelée "l'Evolution de la Psychothérapie," a réuni 7.000 experts des maladies mentales, venus du monde entier.
Ce fut la conférence la plus importante jamais réunie sur ce thème. Son organisateur a dit qu'il s'agissait d'un vrai "Woodstock de la Psychothérapie." Cette conférence fut l'occasion de plusieurs révélations fracassantes.
Par exemple, le "Los Angeles Times" cita Laing, qui avait déclaré que, selon lui, "un siècle de Psychothérapie n'avait abouti à aucune décou- verte fondamentale en matière de relations humaines."
Il ne pensait pas "que l'on ait beaucoup progressé depuis Socra- te, Shakespeare, Tolstoï ou même depuis le Flaubert de quinze ans."
Il avait ajouté :
- "Je pense que la Psy- chiatrie n'est pas du tout une science. Ce n'est pas comme la Chimie ou la Physique, où vous pouvez construire tout un corps de connaissances et le faire progresser."
Il dit aussi qu'il luttait lui-même contre une dépression, et qu'écouter certains de ses morceaux de musique préférés lui faisait beaucoup plus de bien que n'importe quelle cure psychothérapeutique !
Le magazine "Time", dans son reportage sur cette conférence, fit remarquer que, lors du panel de discussion sur la schizophrénie, trois ou quatre des "experts" présents ont affirmé que cette maladie n'existait pas.
R. D. Laing, héros des étudiants rebelles des années 60, réaffirma sa conviction romantique que les schizophrènes sont de braves victimes qui défient une culture cruelle. Il a suggéré que beaucoup de gens sont déclarés schizophrènes simplement parce qu'ils dorment le jour et veillent la nuit. Pour lui, la schizophrénie n'existait pas avant "l'invention" du monde…
Un peu plus tard, l'une des participantes à un autre panel demanda à Laing comment il soignait les schizophrènes. Laing évita de répondre pendant près d'une demi-heure, puis finit par dire :
- "Voici le seul traitement possible pour des gens que je ne considère pas comme malades : je les traite exactement de la même manière que les autres ! Je me conduis avec eux en suivant les règles habituelles de la courtoisie et de la politesse !"
Une autre vérité a émergé clairement de cette conférence : il y avait bien peu d'unanimité entre tous ces thérapeutes ! La Psychothérapie ne se présentait pas comme une belle science unifiée, mais comme une cacophonie de théories et de thérapies divergentes.
Le Dr Joseph Wolpe, pionnier de la thérapie comportementale, a caractérisé cette conférence de Phœnix comme une "tour de Babel de voix conflictuelles."
C'était manifestement le cas ! Un spécialiste, Jay Haley, a décrit l'une de ses techniques, qu'il qualifiait de "chien à longs poils."
Pour lui, il était clair que sa technique ressemblait à l'un de ces chiens, qui semblent bien gras tant qu'ils ne sont pas mouillés ! Ils semblent avoir plus de chair qu'ils n'en ont en réalité ! C'était son approche de la thérapie ! Il lui suffisait de réussir à convaincre le patient d'être déterminé à changer, puis de lui garantir un traitement efficace, sans lui dire, pendant plusieurs semaines, en quoi ce traitement consistait.
En reculant le délai, les patients continuaient à venir le consulter, jusqu'à ce qu'ils trouvent en quoi consistait ce traitement. Haley dit un jour à une femme boulimique, qui se faisait vomir entre 5 et 25 fois par jour, de lui donner dix cents la première fois qu'elle se ferait vomir, puis de doubler la somme chaque fois qu'elle se refaisait vomir.
Elle ne tarda pas à comprendre qu'à ce régime, elle allait bientôt devoir à son thérapeute des centaines de milliers de dollars, et elle s'arrêta d'elle-même !
Jeffrey Zeig, organisateur de la conférence, déclara que dans les seuls Etats-Unis, il existait une centaine de théories psychothérapeutiques différentes, et que la plupart étaient condamnées à disparaître.
Non seulement les, psychologues vendent des prétendues thérapies pour un prix très élevé, mais ils inventent aussi des maladies qui justifient ensuite l'utilisation de ces thérapies.
Leur stratégie commerciale s'est avérée efficace. Il leur suffit d'inventer des problèmes, de persuader les gens qu'ils sont désespérément malades, puis de leur proposer le remède "adéquat."
Certains de ces prétendus problèmes sont d'une nature pathétiquement banale.
Toutes ces "infirmités" modernes ne sont en général que les conséquences de l'égoïsme personnel : mauvaise image de soi, souci de l'apparence, dépendance d'autrui, abus émotionnels, crise de l'âge mûr, et aspirations manquées.
Le traitement de l'égocentrisme est devenu une stratégie commerciale essentielle pour les psy- chothérapeutes.
En encourageant la tendance naturelle des gens à se préoccuper d'eux-mêmes, la Psycho- logie a réussi à se vendre à un public très demandeur.
Et l'Eglise n'a fait que stupi- dement pren- dre le train en marche !
La Psychologie n'est pas plus une science que la théorie athée de l'évolution sur la- quelle elle est fondée.
Tout comme l'évo- lutionnisme théis- te, la Psychologie s'est efforcée d'harmoniser deux systèmes de pen- sée complète- ment contradictoires.
La Psychologie moderne et la Bible sont incapables de se mêler sans faire de graves compromis, ni sans abandonner complètement le principe du caractère suffisant de l'Ecriture.
Bien qu'elle soit devenue une activité commerciale très profitable, la Psychothérapie est incapable de résoudre les problèmes spirituels. Tout au plus peut-elle modifier temporairement et superficiellement le comportement humain.
Elle a les mêmes effets pour les Chrétiens que pour les non-Chrétiens, parce qu'elle ne permet d'atteindre qu'un réajustement temporaire, par une sorte de gymnastique mentale.
Même les experts reconnaissent qu'elle ne peut pas changer le cœur humain.
La faillite de la "Psychologie chrétienne."
Malgré tout cela, la tendance, dans l'Eglise, a été d'avoir de plus en plus recours à la Psychothérapie. Si les médias chrétiens peuvent servir de baromètre pour toute l'Eglise, on constate une évolution dramatique.
Par exemple, la radio chrétienne, autrefois le bastion de l'enseignement biblique et de la musique chrétienne, est envahie d'émissions creuses présentant une Psychologie à bon marché, et même des thérapies "en direct."
La prédication de la Bible appartient au passé !
Les psychologues et les conseillers en Psychologie sont devenus les nouveaux héros de la chrétienté évangélique. La radio chrétienne a été le principal instrument publicitaire permettant à la Psychologie de réaliser autant de profits.
L'Eglise est donc en train d'absorber de fortes doses de "dogmes psychologiques" et d'accepter la sagesse du monde, en s'efforçant de la sanctifier en la baptisant "sagesse chrétienne."
Ce faisant, elle est aussi en train de redéfinir les valeurs fondamentales du christianisme évangélique.
On entend beaucoup parler de "santé mentale et émotionnelle." Ce n'est pas un concept biblique, quoiqu'il ressemble au concept de "santé spirituelle."
On en vient à considérer que le péché est une maladie.
Les gens pensent donc qu'ils ont besoin d'une psychothérapie, mais pas de repentance.
On dit qu'un péché habituel n'est plus qu'une sorte de toxicomanie ou de comportement compulsif, dont on ne peut être délivré que par une cure médicale, et non par une correction morale.
Ces thérapies humaines sont surtout recherchées par ceux qui sont spirituellement faibles, ceux qui sont superficiels, ceux qui ignorent les vérités bibliques, ou ceux qui refusent de s'engager sur le chemin de la souffrance qui conduit à la maturité spirituelle et à une communion plus profonde avec Dieu.
Le résultat, c'est que toutes ces personnes restent immatures, continuent à dépendre de méthodes pseudo chrétiennes et de psycho-remèdes de charlatans toujours plus prospères.
Plus la Psychologie du monde influence l'Eglise, et plus les Chrétiens s'éloignent des perspectives et des solutions bibliques.
La parole des thérapeutes remplace la Parole de Dieu, qui représente pourtant le principal moyen de grâce du Seigneur
(1 Cor. 1 : 21 ; Hébreux 4 : 12).
Les conseils prodigués par ces professionnels sont souvent spirituellement désastreux. Il n'y a pas très longtemps, j'ai écouté avec stupéfaction un psychologue chrétien, en direct à la radio, conseiller à un auditeur de manifester sa colère contre son thérapeute en lui faisant un geste obscène :
- "Allez-y !" lui disait-il, "ce n'est qu'une manière honnête d'exprimer vos sentiments ! N'essayez pas de refouler votre colère !"
L'auditeur demanda ensuite :
- "Et envers mes amis ? Est-ce que je dois me comporter de la même manière envers eux, quand je suis fâché contre eux ?"
- "Mais oui, bien sûr ! Vous pouvez le faire pour tout le monde, chaque fois que vous en aurez envie ! Sauf pour ceux qui ne comprendront pas, ils ne pourront pas vous aider !"
Je résume la conversation, mais je l'ai enregistrée sur cassette. En réalité, le psychologue "chrétien" a conseillé quelque chose de plus explicite encore, mais que je ne puis reproduire ici.
Au cours de la même semaine, j'ai écouté une autre émission chrétienne très populaire, qui offre des "conseils en direct" aux auditeurs qui appellent de tout le pays. Une femme a appelé, en disant qu'elle avait un problème depuis des années, celui de la "fornication incontrôlée."
Elle disait qu'elle couchait avec n'importe qui, et se sentait incapable de modifier ce comportement.
Le conseiller lui suggéra que son comportement représentait une forme d'auto protection, suite aux blessures qui lui avaient été infligées par un père démissionnaire et une mère dominatrice. Le thérapeute ajouta :
- "Ce ne sera pas facile pour vous de guérir. Votre problème ne partira pas immédiatement. C'est comme pour une drogue. Il vous faudra une psychothérapie prolongée, sans doute pendant des années, pour vous permettre de vaincre ces pratiques sexuelles illicites."
Puis il ajouta qu'elle devait s'efforcer de trouver une église "tolérante," tout le temps qu'il lui faudrait pour régler le problème de ses "blessures douloureuses" qui la "poussent" à forniquer.
Comment pourrait-on qualifier ce genre de "conseils" ? Tout d'abord, ce conseiller a clairement permis à cette femme de continuer à désobéir à un commandement clair de l'Ecriture :
"Fuyez l'impudicité" (1A Cor. 6 : 18 et 1 Thess. 4 : 3).
Ensuite, il a accusé ses parents, en justifiant l'attitude de cette femme envers eux, qui s'assimile à une sorte de vengean- ce.
Troisièmement, il a semblé lui faire croire qu'elle ne pourrait que se dégager gradu- ellement de son péché, en suivant, bien entendu, une psychothérapie prolongée.
En outre, il a fait écouter à tout le pays le message clair qu'il n'avait aucune con- fiance en la puis- sance du Saint-Esprit pour transformer ins- tantanément un cœur, et un comportement pécheur.
Pis encore, il a encouragé les églises à tolérer au milieu d'elles le péché de ses membres, jusqu'à ce que la psychothérapie commence à produire ses effets.
Par contraste, la profonde simplicité de Galates 5 : 16 tranche avec les conseils de ces deux psychologues de radio :
"Je dis donc : Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair."
Est-il possible d'apprendre à marcher par l'Esprit, suite à des années de psychothérapie ? Certainement pas, si ces thérapeutes recommandent de faire des gestes obscènes, de ne pas se repentir, et de fréquenter des églises qui tolèrent l'immoralité chronique !
De tels conseils ne peuvent aucunement se prévaloir d'un fondement biblique ! En fait, ils contredisent grossièrement la Parole de Dieu ! L'apôtre Paul a demandé à l'Eglise de Corinthe d'exclure l'un de ses membres qui se livrait à l'adultère, et leur a dit qu'il livrait à Satan celui qui pratiquait ouvertement ce péché sans s'en repentir (1 Cor. 5).
Que Dieu soit béni pour tous ceux qui, dans l'Eglise, dépendent de la Bible pour donner des conseils spirituels ! Que Dieu soit béni pour les conseillers vraiment spirituels, qui exhortent les gens à prier, et qui les tournent vers les Ecritures, en leur montrant qu'elles seules offrent toutes les ressources divines pour répondre à tous nos besoins !
Je ne rejette pas ceux qui ont recours à leur bon sens, ou à quelques principes de base utiles offerts par les sciences sociales, comme première approche pour aider ceux qui ont des problèmes psychologiques. Cela peut être utile pour préparer un "traitement" réellement spirituel.
Mais un conseiller réellement spirituel a déjà compris que toute psychothérapie ne fait que gratter la surface. Elle ne permet aucunement de répondre aux réels besoins de l'âme humaine.
Ces besoins ne peuvent être satisfaits qu'en Christ.
En revanche, j'affirme que l'on ne devrait pas tolérer dans l'Eglise tous ceux qui exaltent la Psychologie au-dessus de la Bible, de l'intercession, et de Dieu Lui-même, qui est parfaitement suffisant.
L'Eglise ne devrait plus encourager en son sein ceux qui mêlent la Psychologie à l'intervention divine, pour fabriquer et vendre leur mixture comme un élixir spirituel. Leurs méthodes constituent une approbation tacite du mensonge selon lequel tout ce que Dieu nous a donné en Christ ne suffit pas à solutionner nos problèmes personnels les plus profonds.
Dieu Lui-même n'a pas une haute opinion des conseillers qui prétendent Le représenter, mais qui ne font que distiller la sagesse humaine :
"Il emmène captifs les conseillers ; il trouble la raison des juges. Il délie la ceinture des rois, il met une corde autour de leurs reins. Il emmène captifs les sacrificateurs ; il fait tomber les puissants. Il ôte la parole à ceux qui ont de l'assurance ; il prive de jugement les vieillards… Il enlève l'intelligence aux chefs des peuples, il les fait errer dans les déserts sans chemin ; ils tâtonnent dans les ténèbres, et ne voient pas clair ; il les fait errer comme des gens ivres " (Job 12 : 17-20, 24-25).
La sagesse de Dieu est infiniment supérieure à la sagesse des hommes, au point qu'Il livre en spectacle les hommes qui sont considérés comme les plus grands conseillers !
Si quelqu'un a dû supporter la folie de conseillers humains, c'est bien Job ! Il a autant souffert de leurs conseils fâcheux et inappropriés que des souffrances que Satan lui a infligées !
Les profondeurs dans lesquelles peut sombrer la Psychothérapie "sanctifiée" sont insondables !
Récemment, un journal local a publié un article présentant une nouvelle clinique "de 34 lits" qui venait de s'ouvrir en Californie du Sud, et qui était spécialisée dans le traitement des "obsédés sexuels chrétiens" !
L'article ne dit pas pourquoi il était nécessaire de les hospitaliser.
Cette clinique était affiliée à une grande église Protestante très connue dans la région.
Son personnel comprenait des spécialistes présentés comme des "pionniers dans le domaine des obsessions sexuelles."
Tous étaient des psychothérapeutes diplômés, possédant "une forte orientation thérapeutique chrétienne," selon le directeur de la clinique.
Est-ce que leur "forte orientation chrétienne" était suffisante pour que tous ces psycho- thérapeutes admettent que l'obsession sexuelle est un péché ?
Non, évidemment !
Plusieurs d'entre eux étaient inter- viewés dans l'ar- ticle.
Ils employaient beaucoup des ter- mes comme :
"maladie, problè- me, conflit, com- portement com- pulsif, traite- ment, ou théra- pie."
Tout ce qui touchait à la morale était soigneusement évi- té.
Ils n'ont ja- mais parlé de péché ni de repen- tance.
Pis encore, tous ces prétendus experts se sont moqués de la puissance de Dieu pour transformer des cœurs et briser la puissance de ces péchés sexuels.
L'article citait de directeur de la clinique, qui expliquait pourquoi il avait été jugé essentiel d'ouvrir un centre spécialisé dans le traitement des Chrétiens :
- "Il existe des groupes de Chrétiens qui croient que la Bible est tout ce dont vous avez besoin !"
Une telle déclaration n'est qu'une forme de néo-gnosticisme.
En rabaissant ceux qui croient que la Bible nous suffit, ces "nuées sans eau" des derniers temps, dont nous parle Jude 12, prétendent avoir accès à une connaissance secrète plus élevée, qui détient la clef des problèmes de l'âme humaine !
Les Chrétiens ne doivent pas se laisser intimider par de telles prétentions ! Il n'existe aucune sagesse secrète, aucune science cachée, qui puisse se comparer aux ressources infinies que nous pouvons trouver en Christ, qui Seul peut changer le cœur humain !
Tout conseiller spirituel qui veut honorer Dieu et être réellement efficace doit faire tous ses efforts pour conduire à Christ ceux qu'il conseille.
Car Christ nous suffit !
Croire que l'hom- me est capable de résoudre ses pro- pres problèmes,
ou que les hom- mes peuvent aider leurs semblables en leur appliquant une "thérapie," ou tout autre moyen purement humain,
revient à nier la doctrine de la dépravation de la nature humai- ne, et le fait que nous avons dé- sespérément be- soin de Dieu.
On veut remplacer la puissance transformatrice du Saint-Esprit par une sagesse humaine im- puissante.
Le Conseiller Admirable.
Il est significatif que l'un des noms bibliques de Christ soit "Conseiller Admirable" (Esaïe 9 : 6).
Il est le meilleur Conseiller, vers qui les Chrétiens peuvent se tourner pour recevoir un conseil. Sa Parole est un puits de sagesse divine, dans lequel nous pouvons constamment puiser ! Qu'y a-t-il de plus merveilleux que cela ?
En fait, l'une des caractéristiques les plus merveilleuses de Christ est qu'Il nous suffit parfaitement, quand nous voulons obtenir le meilleur conseil qui soit, et Lui seul peut nous donner la parfaite sagesse dont nous avons besoin en temps de désespoir, de crainte, d'anxiété et d'affliction !
Il est le Parfait Conseiller !
Je ne dis pas cela pour dénigrer l'im- portance des conseillers chrétiens.
Nous avons un besoin crucial de véritables conseillers spi- rituels dans le Corps de Christ,
de conseillers qui s'appuient vraiment sur la Bible.
Je ne remets pas en question le rôle important joué par ceux qui sont spirituellement compétents pour encourager, discerner, réconforter, conseiller, aider et donner de la compassion à leurs semblables.
En vérité, l'une des causes qui ont ouvert les portes de l'Eglise aux mauvais conseillers a été l'incapacité des églises à reconnaître en leur sein ceux qui avaient reçu de véritables dons de conseillers spirituels.
Notre société est complexe. Il est de plus en plus difficile de trouver le temps nécessaire pour écouter et servir les autres, en s'impliquant personnellement avec compassion, et en offrant une communion fraternelle assez profonde pour que le Corps de Christ jouisse d'une bonne santé et d'une bonne vitalité spirituelles.
Les églises ont eu recours à la Psychologie pour combler ce besoin. Mais cela n'a pas marché !
Les psychologues professionnels ne pourront jamais remplacer les vrais conseillers spirituels, et les conseils offerts par la Psychologie ne remplaceront jamais la sagesse biblique et la puissance divine.
En outre, la Psychologie tend à rendre les gens dépendants de leur thérapeute. Tandis que les Chrétiens possédant de vrais dons spirituels conduiront toujours les gens vers leur Sauveur et Sa Parole toute-puissante, car ils savent que cela leur suffira.
Le Roi David a parfois cherché l'avis de conseillers humains, mais il s'est toujours tourné vers Dieu pour avoir l'ultime réponse. Comme le révèlent de nombreux Psaumes, il avait l'habitude de dépendre de Dieu seul quand il était confronté à de graves problèmes personnels.
Quand il était touché par la dépression ou une tempête intérieure, il se tournait vers Dieu et luttait dans la prière. Confronté à son propre péché, il manifesta un cœur repentant, brisé et contrit.
Voici comment il priait :
"Sonde-moi, Eternel ! éprouve-moi, fais passer au creuset mes reins et mon cœur" (Psaume 26 : 2).
Ceux qui ont atteint la maturité spirituelle se tournent toujours vers Dieu pour recevoir Son secours, en temps d'anxiété, de détresse, de confusion ou de trouble de l'âme. Ils sont assurés de recevoir le sage conseil et la délivrance dont ils ont besoin.
Si cette délivrance peut leur être assurée, c'est parce que la cause profonde de tous les problèmes de notre âme est spirituelle. Il n'existe aucun "problème psychologique" indépendant, coupé de ses causes spirituelles ou physiques.
C'est en Dieu que nous pouvons satisfaire parfaitement tous nos besoins spirituels.
David avait compris cela. Ses écrits reflètent la profondeur des émotions humaines. Il avait acquis le discernement spirituel de ceux qui sont allés au bout d'eux-mêmes. Il avait connu l'exaltation que peut ressentir un berger appelé à la royauté. Il a tout connu, le triomphe absolu et le découragement le plus profond. Il a lutté contre des souffrances si profondes que la vie même lui était devenue intolérable.
Son propre fils Absalom a essayé de le tuer, avant d'être lui-même exécuté. Il a connu la terrible culpabilité provoquée par l'adultère et le meurtre. Ses enfants étaient une cause constante d'affliction. Il luttait constamment pour mieux comprendre la nature de Dieu, mais aussi son propre cœur.
David a dit de Dieu :
"L'Eternel est grand et très digne de louange, et sa grandeur est insondable" (Psaume 145 : 3).
Mais il a dit de lui-même :
"Lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi" (Psaume 51 : 2-3).
Il a exposé ses sentiments à Dieu, et a crié à Lui pour qu'Il le soulage, tout en admettant que Dieu avait parfaitement le droit de le punir.
Parfois, dans ses Psaumes, David entrevoyait une lueur d'espoir, parfois il n'en était rien. Mais David s'est toujours tourné vers Dieu, parce qu'il avait compris la souveraineté de Dieu, et la dépravation de sa propre nature humaine.
Aujourd'hui, les Chrétiens devraient suivre l'exemple de David, et s'appuyer avec assurance sur leur Sauveur et Lui seul, car Il est parfaitement suffisant pour leur apporter les bonnes réponses à tous leurs problèmes. Il possède aussi la puissance de faire passer ces réponses de manière concrète dans leur vie.
Les Chrétiens devraient rester convaincus que seule la Parole de Dieu, Sa Vérité révélée, peut nous apporter ces réponses.
La Bible nous suffit parfaitement ! Dieu S'est révélé dans Sa Parole, et cela nous suffit !
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Note D.A : lire mon article à la rubrique "un chrétien à Bérée" ou Actes 17-11 : la foi est elle un facteur de déséquilibre ?
Publié le 25/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Publié le 25/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle