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l'Eglise hors du camp

Publié le 19/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
l'Eglise hors du camp
La vie d’église.

Certains pensent que la vie d’église n’est “qu’un ensemble d’activités relatives à notre foi en Dieu.” Vous êtes pardonnable si vous pensez cela, car cette expression a bien souvent perdu son sens biblique. Les églises déclarent fièrement que si vous arrivez à 10 h 30 le dimanche matin, vous pouvez participer au “culte.” Mais, en réalité, cela n’a que peu de choses à voir avec ce que la Bible appelle un “culte” rendu au Seigneur.

Selon la Parole de Dieu, un “culte” n’est pas une réunion organisée, mais une expression spontanée de notre amour pour Dieu et de l’adortation qui Lui revient, qu’elle que soit la forme de cette expression.

Dans Genèse 24 : 24-27 et dans exode 4 :29-32, le “culte” est une fervente prière d’action de grâces, parce que Dieu a exaucé une demande. Dans Matthieu, c’est une manifestation spontanée d’adoration devant Jésus. Dans Apocalypse 3 :9, nous voyons les apostats forcés d’admettre leur erreur et de venir se prosterner dans l’humilité, la repentance et la soumission : “Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent ; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé.”

Le mot hébreu souvent traduit par “adorer” ou “rendre un culte,” dans l’Ancien Testament (shachah), démontre qu’il sagit d’une attitude d’humilité dans la présence de Dieu. Il ne s’agit pas nécessairement de ce que nous faisons ou de ce que nous Lui offrons pour Lui plaire. “Rendre un culte,” dans l’Acien Testament, impliquait le fait de se prosterner, de s’incliner profondément, ou même de tomber face contre terre dans la crainte, l’étonnement et l’admiration. On s’humiliait dans un profond respect pour la Personne de Dieu.

Vous pourriez penser que le culte rendu à Dieu dans le Nouveau Testament n’a plus le sens d’une obéissance aussi inconditionnelle à un Dieu Tout-Puissant. Mais le mot grec utilisé pour traduire l’adoration réservée à Jésus ou à Dieu est très semblable au mot hébreu. Il s’agit du mot “proskuneo,” qui traduit l’idée d’un chien fidèle qui vient lécher la main de son maître. Il signifie “s’incliner, se prosterner et rendre hommage.”

Quand nous “allons à l’église,” est-ce que nous réalisons vraiment qui est Dieu ? Nous jetons-nous aux pieds d’un Dieu Tout-Puissant et Saint, devant lequel nous temblons, comme dans Esaïe 66 :2 ? Ou alors tirons-nous fierté et orgueil de notre capacité à organiser un “culte” agréable, musicalement réussi, et terminé juste à temps pour nous permettre de rentrer chez nous avant que le rôti soit brûlé ?

Ceux qui sont fiers d’aller régulièrement “à l’église” s’engagent dans des activités inutiles, s’ils ne rendent pas un véritable culte à Dieu, au sens biblique de ce terme. Par ailleurs, ceux qui se réunissent un soir par mois avec un petit groupe de Chrétiens consacrés peuvent rendre un culte réellement agréable à Dieu, s’ils peuvent épancher leur coeur dans la prière et l’adoration. Ils peuvent même être conduits à se prosterner face contre terre, lorsque la grandeur de Dieu les saisit.
La Sainte Cène.

On a trop insisté, du moins en Grande-Bretagne, sur l’importance de prendre la Sainte Cène dans une église. Cela reflète l’influence du Catholicisme Romain. Certains croient que s’ils ne prennent pas le pain et le vin une fois par semaine dans une église, ils ne sont plus en communion avec le Seigneur et avec l’église.

Une femme qui se trouvait avec nous dans un groupe de maison décida un jour de se joindre à nous, parce que son église (une église Aglicane traditionaliste) était presque entièrement composée de gens qui n’étaient pas convertis, et n’offrait plus rien en matière d’enseignement biblique ni de culte véritable. Mais elle continuait à aller “communier” chaque dimanche dans son ancienne église, et nous accusait d’être en dehors de la volonté de Dieu, parce que nous “n’allions pas prendre la communion dans une église.”

Le partage de la Sainte Cène semble donc un point délicat entre nous. Pourtant, si vous étudiez la Bible, vous ne voyez aucune attitude ritualiste chez les premiers Chrétiens.
La Pâque.

Jésus a institué la Sainte Cène quand Il a invité Ses disciples à partager le pain et le vin avec Lui, le jour de la Pâque. Certains en ont tiré argument pour dire que nous ne devions prendre la Cène qu’une fois par an, pour commémorer la mort de Jésus.

Cependant, en réalité, les disciples “rompaient le pain” ensemble à d’autres moments. Ils avaient coutume de s’inviter mutuellement. C’était un acte courant d’hospitalité. Ils se réunissaient pour prendre un repas. Lorsqu’ils rompaient le pain, ils se rappelaient de quelle manière le corps de Jésus avait été rompu. Car Il leur avait dit : “Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif” (Jean 6 :35).

Ceci est bien illustré dans la première épître de Paul aux Corinthiens. Il est clair que le partage du pain et de la coupe se passait dans une ambiance informelle, au cours d’un repas où mangeait et buvait ; dans le cas des Corinthiens, sans doute un peu trop !

Paul les avertit de ne pas laisser ce moment particulier de communion fraternelle dégénérer en banquet, où les Chrétiens ne penseraient qu’à manger et à boire, au lieu de comprendre la signification spirituelle du “pain entier” et du “pain rompu.” Les Corinthiens appréciaient beaucoup les repas en commun, mais ils étaient en train de perdre de vue la signification du “pain rompu” en commun.

“Lorsque donc que vous réunissez, ce n’est pas pour manger le repas du Seigneur ; car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre. N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire ? Ou méprisez-vous l’Eglise de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela je ne vous loue point. Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous manger ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers les corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts” (1 Cor. 11 :20-30).

Saviez-vous que le mot traduit par “communion” dans le Nouveau Testament est le même qui est traduit ailleurs par “communion fraternelle” ? Il s’agit du mot “Koinonia,” qui dérive d’un mot signifiant “partenariat, participation.”

Jésus est le Pain, et nous partageons ce pain pour montrer notre partenariat avec Lui, notre “participation” à Sa nature, notre “commune union” avec Lui et les uns avec les autres. Partager le pain et le vin est donc une démonstraction pratique de notre unité. Paul emploie aussi l’analogie avec du pain, qui symbolise le Corps des croyants, et qui démontre notre unité spirituelle dans ce corps. “la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain” (1 Cor. 10 :16-17).

Jésus a employé du pain pour présenter le sacrifice de Son propre corps sur la croix. Le pain et le vin n’ont aucune signification sacramentelle. Ils ne sont certainement pas des éléments magiques. Rompre le pain et boire le vin n’étaient donc absolument pas des rites religieux, pour les premiers Chrétiens. Ce n’étaient que des moyens pratiques permettant de démontrer la réalité de leur union avec Christ et les uns avec les autres.

Même sans ce moyen pratique, la réalité de notre union avec Jésus et les uns avec les autres n’en demeure pas moins intacte. Il ne devrait rien y avoir de particulièrement sacré dans le fait de s’approcher d’un autel pour manger une “hostie” et boire dans un calice ! Cela ne confère aucune bénédiction particulière, car il n’y a là rien de magique ! Nous pourrions, si nous le voulions, célébrer notre “commune union” sans rompre le pain !

Toutefois, la plupart des petits groupes de maison romprent le pain et boivent un peu de vin rouge (ou de jus raisin). Cette pratique a tout autant de valeur et de signification (et même plus, pourrais-je dire) que le fait d’aller dans une église prendre la Cène avec des gens que l’on ne connait même pas, et dont certains ne sont même pas sauvés.

Les meilleurs moments de Sainte Cène que j’ai connus, et les plus émouvants, ont été ceux où nous avons partagé le même pain et bu à la même coupe, en pensant silencieusement à la signification du sacrifice de Jésus. Quelle que soit la taille d’un groupe, il est possible de prendre la Cène.
L’enseignement.

C’est aussi une pierre d’achoppement pour ceux qui sortent du système des églises organisées. Certains pensent que nous ne pouvons être enseignés que par des enseignants qualifiés et reconnus. Ce sont des Chrétiens qui se sont échappés d’églises autoritaires et dominatrices, dont les dirigeants leur dictaient ce qu’ils devaient croire, sans accepter de discussion. Mais lorsqu’ils se retrouvent isolés, ils sentent qu’ils ont encore besoin d’un homme pour les enseigner !

D’autres craignent de s’égarer et de tomber dans l’erreur, s’ils se contentent d’étudier la Bible par eux-mêmes.

Cela ne devrait pas se produire, si l’on est déterminé à dépendre de Dieu pour notre instruction, car Il a promis de nous envoyer le Saint-Esprit pour nous conduire dans toute la vérité. Même dans l’Ancien Testament, les croyants ne s’égaraient pas, tant qu’ils s’appuyaient sur Dieu pour être guidés :

“Pendant longtemps, il n’y a eu pour Israël ni vrai Dieu, ni sacrificateur qui enseignât, ni loi. Mais au sein de leur détresse, ils sont retournés à l’Eternel, le Dieu d’Israël, ils l’ont cherché, et ils l’ont trouvé” (2 Chro. 15 :3-4).

Le meilleur enseignant que nous puissions avoir, et le plus sûr, est Dieu Lui-même ! Paul a reçu toutes les vérités de l’Evangile directement de Dieu, sans l’aide d’aucun homme :

“Je vous déclare, frères, que l’Evangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ” (Gal. 1 :11-12).

Le Seigneur, qui a instruit Paul, peut aussi vous instruire :

“Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés” (1 Jean 2 :27).

“Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive ; car vous avez vous-mêmes appris de Dieu à vous aimer les uns les autres” (1 Thes. 4 :9).

J’ai connu beaucoup de Chrétiens qui ont quitté leur église à cause de pasteurs dominateurs, et parce qu’ils étaient obligés d’accepter toutes les croyances de ces pasteurs. Mais dès qu’ils sont partis, ils se sont aussitôt choisi un “prédicateur favori” pour les enseigner. Les livres et cassettes de ce prédicateur sont devenus leur nourriture exclusive, et ils n’ont jamais accepté de nouvelle doctrine, sans savoir d’abord ce que ce prédicateur en pensait. Aucun prédicateur ne détient toute la vérité à lui seul, quelle que soit sa qualité. Une telle attitude ne peut résulter qu’en un déséquilibre doctrinal, et en un certain culte de la personnalité qui est très malsain.

D’autres groupes, hélas, n’ont pas duré longtemps, parce qu’ils n’ont jamais rompu avec l’habitude d’inviter systématiquement des orateurs itinérants, certains venus de très loin. Il leur fallait un “orateur” à chaque réunion, et leur seul sujet de conversation était de savoir qui viendrait la prochaine fois !

Comme si la seule expérience valable que certains connaissent est d’aller à une grande convention pour entendre un orateur parler ! Dans ces conventions, les cantiques et les prières ne sont que des hors-d’oeuvre, dans l’attente du “plat principal” représenté par l’orateur ! Ces Chrétiens s’efforcent donc désespérément de recréer cette ambiance qu’ils ont connue dans ces conventions. Mais cela ne peut que dessécher et détruire ce qui peut rester de la vie spirituelle d’une communauté ! Cela ouvre aussi toute grande la porte de la séduction. J’ai vu une fois un faux prophète entrainer avec lui presque tous les membres d’un groupe. Ils sont à présent englués dans des faux enseignements, encore plus qu’auparavant ! Tout cela a été causé par leur désir de suivre les enseignements d’un homme, au lieu de chercher eux-mêmes le Seigneur.

Une claire compréhension de la doctrine biblique ne s’acquiert pas en écoutant des cassettes et en lisant des livres, bien que ces derniers soient parfois utiles. Mais il faut aller soi-même à la source, la Bible, en permettant au Saint-Esprit de nous conduire dans notre étude. Ce n’est pas la lettre morte de la Parole qui nous éclaire sur sa signification spirituelle, mais c’est le Saint-Esprit qui illumine la Parole, qui lui confère une réelle vie spirituelle, et qui en révèle signification à notre coeur. Pour cela, nous devons nous appuyer sur Lui, notre Enseignement.
Comment étudier la Bible.

Un petit groupe peut mettre lui-même au point sa propre manière d’étudier la Bible. Certains préfèrent étudier un thème dans toute la Bible. D’autres étudient certains mots-clefs, et voient comment ces mots sont employés dans certains versets et passages de la Bible. Il y a bien d’autres manières d’étudier la Bible. Mais une étude de la Bible ne doit jamais devenir fastidieuse et terne. Elle doit toujours nous inspirer, et être l’occasion de découvertes excitantes et joyeuses.

Mais il est essentiel de faire cette étude ensemble. Cela doit être un projet commun. Il ne faut pas laisser une seule personne nous donner toutes les réponses. Lisez donc ensemble les Ecritures, parlez-en entre vous, en partageant vos pensées et ce que cela vous suggère. Le Saint-Esprit vous conduira dans une compréhension plus profonde de la signification de la Parole, tout en vous montrant comment l’appliquer pratiquement dans votre vie. Certes, un Chrétien plus expérimenté peut préparer un sujet et prendre d’avance quelques notes, pour s’assurer que l’étude collective ne dévie pas. Mais personne ne doit imposer sont point de vue aux autres.
La prédication.

Dans la plupart des églises, on est habitué à un “sermon” de vingt minutes donné du haut d’une estrade à toute la congrégation réunie. En général, c’est la tâche du pasteur ou d’un ancien dûment accrédité. Tout le monde est censé rester assis et écouter attentivement, en prenant des notes, et en absorbant la sagesse des anciens. Mais s’ils enseignent une hérésie, ou tordent un passage de l’Ecriture, aucun simple membre de l’église ne peut avoir l’occasion d’intervenir pour signaler l’erreur et la corriger publiquement. Toute interruption du sermon serait considérée comme déplacée.

Dans la Bible, ce type de prédication n’était utilisé que pour enseigner un groupe important de croyants, ou pour lui donner des informations fraîches. Par exemple, au chapitre 5 du Deutéronome : “Moïse convoqua tout Israël, et leur dit : Ecoute, Israël, les lois et les ordonnances que je vous fais entendre aujourd’hui. Apprenez-les, et mettez-les soigneusement en pratique.”

Dans Actes 20 :7-11, nous voyons aussi Paul parler à un groupe important de Chrétiens (il a même parlé si longtemps qu’un jeune homme s’est endormi !) L’exemple suprême est, bien entendu, ce que nous appelons le “Sermon sur la Montagne.” Jésus S’est adressé à une grande foule, pour lui annoncer des choses nouvelles et étranges.

On voit dans la Bible ce type de prédication employé quand une grande foule est rassemblée, et quand il faut lui donner un grand nombre d’informations et d’instructions nouvelles. Cependant, une fois que ces nouvelles et ces instructions ont été données, les apôtres n’ont pas continué à employer cette méthode, mais ils ont favorisé la discussion et le partage.
Un enseignement plus informel en petits groupes.

Il existe une forme d’enseignement qui s’adapte mieux aux petits groupes et aux familles. Il s’agit d’un enseignement plus informel, ouvert à la conversation et aux questions, dans lequel tous peuvent participer, au lieu de laisser un seul homme parler du haut d’une estrade.

C’est ce type d’enseignement qui est recommandé par Dieu, par exemple dans Deut. 6 :6-7 :

“Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.”

Le Seigneur aime entendre ceux qui parlent de Sa Parole et qui partagent souvent les choses de Dieu. Remarquez de quelle manière le Seigneur traite ceux qui aiment Sa Parole :

“Alors ceux qui craignent l’Eternel se parlèrent l’un à l’autre ; l’Eternel fut attentif, et il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Eternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Eternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert” (Malachie 3 :16-17).

Nous apprenons souvent davantage en parlant entre nous, en partageant, en réfléchissant ensemble à un sujet, en le commentant et en échangeant ce que nous y découvrons, plutôt qu’en écoutant une prédication. Dans un petit groupe, il n’est pas bon qu’un membre du groupe parle tout le temps seul devant tout le groupe, comme s’il était en quelque sorte au-dessus des autres. La forme d’enseignement la mieux adaptée aux petits groupes est un enseignement fondé sur l’échange et la conversation, conçu comme un processus vivant. La croissance d’un enfant ne se fait pas d’un coup, mais elle se poursuit en permanence, imperceptiblement.

Il peut y avoir des moments où un membre du groupe donnera une étude plus approndie sur un thème biblique. Mais imposer une telle prédication à chaque réunion serait une erreur.

Il y a quelques années, j’ai bien connu un petit groupe, qui avait quitté une église apostate pour se réunir dans une maison. Ils ont fait construire un magnifique lutrin en bois qu’ils ont placé dans leur salon, et ont acheté des livres de cantiques, qui étaient distribués à l’entrée de leur maison. Ils choisirent une brochette d’orateurs extérieurs pour venir les enseigner. Après un cantique et une prière en guise d’introduction, l’orateur se plaçait derrière le lutrin et parlait pendant environ une heure. Peu après, ils acquirent un harmonium pour accompagner les cantiques, et bannirent tous les cantiques “modernes.” Ils avaient quitté un système ecclésiastique, mais le système ecclésiastique ne les avait pas quittés !
Et les enfants ?

Beaucoup sont plus qualifiés que moi pour aborder la question des enfants dans des petits groupes fonctionnant “hors du camp.” Nous n’avons pas d’enfants dans notre foyer. Mais je connais certains petits groupes où les enfants, petits et grands, sont intégrés avec bonheur dans cette “famille” spirituelle, et ne sont pas exclus des réunions principales, comme c’est souvent le cas dans des grandes églises.

Il n’y a aucune raison pour ne pas faire participer les enfants aux réunions, et même pour ne pas les laisser poser des questions ou apporter leur contribution :

“Ecoutez, mes fils, l’instruction d’un père, et soyez attentifs, pour connaître la sagesse ; car je vous donne de bons conseils : ne rejetez pas mon enseignement. J’étais un fils pour mon père, un fils tendre et unique auprès de ma mère. Il m’instruisait alors, et il me disait : que ton coeur retienne mes paroles ; observe mes préceptes, et tu vivras” (Proverbes 4 :1-4).

Dieu ne nous demande pas d’éloigner nos enfants de notre maison le dimanche, pour qu’ils soient enseignés par des étrangers. Ils ont besoin de la tendresse et de l’affection que seuls des parents peuvent leur donner, ou les membres de notre famille spirituelle, si nous pouvons leur faire confiance. Ceci est important, surtout quand il faut parler de sujets difficiles, ou lorsque les enfants ont besoin d’être disciplinés.

“Ecoute, mon fils, l’instruction de ton père, et ne rejete pas l’enseignement de ta mère” (Prov. 1 :8).

“Paroles du roi Lemuel. Sentences par lesquelles sa mère l’instruisit” (Prov. 31 :1).

“Ecoute, mon fils, et reçois mes paroles ; et les années de ta vie se multiplieront. Je te montre la voie de la sagesse, je te conduis dans les sentiers de la droiture. Si tu marches, ton pas ne sera point gêné ; Et si tu cours, tu ne chancelleras point” (Prov. 4 :10-12).

Je laisserai ceux qui ont plus d’expérience que moi vous donner des conseils pratiques sur la manière d’intégrer les enfants dans un petit groupe, tout en les gardant heureux.

Je voudrais encore dire ceci : ceux qui ont quitté une église ont souvent du mal à savoir ce qu’il faut dire aux enfants et adolescents qui sont contraints de quitter leurs amis. Certains parents pensent qu’ils doivent continuer à offrir à ces enfants et adolescents le même type d’activités qu’ils avaient l’habitude d’avoir dans leur ancienne église. C’est aussi un problème pour lequel je n’ai pas beaucoup d’expérience directe. Mais il me semble que l’on devrait proposer à ces jeunes d’autres activités que celles qu’on leur proposait dans une église apostate.

Il me semble aussi qu’il n’est pas sage de laisser des jeunes, souvent impressionnables et spirituellement influençables, continuer à fréquenter une église que leurs propres parents ont jugé préférable de quitter ! Le fait qu’ils doivent quitter leurs amis n’est pas une raison suffisante pour leur laisser courir un danger spirituel réel, dont toute la famille pourrait sérieusement souffrir à long terme.

On devrait avertir les enfants des dangers de la séduction, et leur montrer de quelle manière la séduction peut endommager la vie spirituelle. Il faut leur dire qu’une marche fidèle avec le Seigneur impose des sacrifices. Si nos enfants ne sont pas encore sauvés, ils seront sans doute bien plus intéressés par des réunions informelles dans des petits groupes, que par des réunions dans des grandes églises. Dans l’atmosphère intime d’un petit groupe, ils pourront discuter plus librement de leurs doutes, et être conduits avec douceur au Seigneur.
Le problème de l’évangélisation.

On critique aussi les petits groupes, en leur reprochant leur inefficacité. Ils ne peuvent pas organiser de grandes campagnes d’évangélisation, ni s’engager dans des actions humanitaires d’envergure.

Mais l’évangélisation, selon la Bible, consiste à annoncer l’Evangile aux gens qui son autour de nous et à nos amis, lorsque l’occasion se présente. Les statistiques sont trompeuses. Il est certain que les témoignages individuels mènent beaucoup plus de gens au salut que les grandes campagnes d’évangélisation.

Les grands projets montés par les églises peuvent impressionner, mais sont-ils aussi efficaces qu’on le prétend ? Le témoignage individuel et discret des Chrétiens, surtout de ceux qui sont remplis de discernement et d’amour pour le Seigneur, n’est-il pas en fait bien plus efficace que les efforts d’un prédicateur en costume blanc ou d’un groupe de rock sur une estrade ?

Quoi qu’il en soit, nous devons être conduits par le Seigneur quand nous annonçons l’Evangile. Nous ne devons parler que lorsque le Saint-Esprit nous le montre, en employant des moyens appropriés. Lancer un message à la ronde peut être efficace à certains moments, mais cela revient à manier un tromblon. Je ne crois pas que cela soit ce que Dieu entende en général par “évangélisation.” Chaque individu vient au Seigneur d’une manière différente. Chacun a des besoins spécifiques et doit être approché différemment. Chaque individu vit d’une manière différente. Certains ont besoin qu’on leur parle sévèrement de leur péché, alors que d’autres ont besoin d’une parole affectueuse et pleine d’amour. D’autres encore ont besoin de délivrance. Nous ne pouvons pas savoir tout cela si nous n’avons pas un contact personnel avec quelqu’un. Un tel contact est bien plus facile quand nous invitons ces personnes chez nous, pour partager un repas ou participer à une réunion informelle.

Tous ceux qui sont fatigués de tout ce qui se passe dans une église organisée peuvent être enchantés de découvrir une réelle “église” composée de pierres vivantes !

Qaund nous sommes dans un petit groupe, même s’il a déjà une certaine taille, nous avons une réponse à la question : “Où envoyer les nouveau convertis ?” Il faut simplement que les membres du groupe se connaissent, s’aiment et se fassent mutuellement confiance. Les nouveaux convertis peuvent s’intégrer immédiatement. Le groupe peut les nourrir, veiller sur eux, et les guider dans la bonne direction, sans qu’ils se sentent intimidés ou mal à l’aise.

Les enseignements peuvent être adaptés à leurs besoins, et le groupe peut répondre à leurs questions. Les grandes églises ne peuvent pas s’occuper ainsi des nouveaux convertis, d’une manière personnelle et individuelle. Les nouveaux convertis pourront ainsi apprendre à consulter le Seigneur dans la prière, à étudier eux-mêmes la Bible, et à ne pas dépendre des autres pour conduire leur vie spirituelle. C’est l’héritage inestimable des nouveaux convertis !
Les “bonnes oeuvres.”

On pense souvent que seules les grandes églises peuvent mener à bien des projets humanitaires ou d’aide sociale. Mais pourquoi les petits groupes ne pourraient-ils pas le faire ? S’il y a une volonté, il y a aussi un moyen. Rien n’empêche les membres d’un petit groupe de mettre de côté de l’argent pour des actions charitables, ni de visiter des malades dans un hôpital ou des personnes âgées dans une maison de retraite. Ils peuvent même organiser une sortie au bord de la mer pour certains !

Les réunions des membres du groupe devraient être libératrices et pleines de joie. Nous ne devrions pas nous limiter à des relations purement spirituelles. Nous devrions aussi nous réunir pour autre chose que prier ou discuter de la Bible ! Ayons aussi des relations sur le plan humain ou social. Sachons amener nos enfants dans quelque parc à thème, organiser un repas commun dans un restaurant, ou simplement bavarder entre nous !
Le baptême.

Le baptême ne devrait pas présenter de problème. Dans la Bible, nous voyons qu’ils baptisaient les nouveaux convertis partout où ils pouvaient trouver de l’eau. Par “baptême,” j’entends bien sûr un baptême par immersion. Nous pouvons donc faire de même.

Mon propre baptême s’est passé dans la piscine locale, dans le petit bain, je dois le préciser ! Je connais des gens qui ont été baptisés dans leur baignoire. Un groupe peut parfois emprunter les baptistère d’une église amie. On peut aussi aller, en été, au bord d’un lac tranquille, ou acheter une piscine en plastique. Improvisez !
Que faire pendant la réunion ?

Je m’étonne toujours quand on me pose cette question. Il me semble que les Chrétiens devraient éprouver un désir naturel de communion fraternelle, et qu’ils vont naturellement prier, chanter ou partager la Parole quand ils se rencontrent. Mais ce n’est pas le cas. Il y a un certain nombre de très chers Chrétins qui n’ouvrent jamais la bouche pendant les réunions, même pour prier.

Il nous faut répondre aux besoins de chacun. Cela devient bien plus facile quand nous apprenons à bien nous connaître les uns les autres, et quand nous sommes tous nés de nouveau. Ce n’est pas le cas dans beaucoup d’églises organisées !

Les timides ont donc besoin d’être encouragés, et les dominateurs d’être calmés, afin de créer une atmosphère équilibrée, où tous vont pouvoir grandir.

Je n’ai pas l’intention d’expliquer exactement dans cet article comment y parvenir. Chaque groupe doit pouvoir apporter ses propres réponses. Cependant, la Bible nous donne un certain nombre d’exemple de ce que nous devrions voir dans nos réunions :

“Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification” (1 Cor. 14 :26).

“Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous l’inspiration de la grâce. Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père” (Col. 3 :16-17).

“Entretener-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre coeur les louanges du Seigneur ; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ” (Eph. 5 :19-21).

Ces versets nous montrent ce que nous pouvons faire dans une réunion. Mais le Seigneur nous conduira. Voici un aperçu de tout ce qui peut se passer au cours d’une réunion de groupe :

* Partage de révélations.
* Enseignement Biblique.
* Illustrations pratiques sur la manière d’appliquer une doctrine dans la vie pratique.
* Langues et interprétations (s’il y a des gens qui exercent les dons spirituels).
* Exhortations mutuelles.
* Chants (de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, parfois reçus dans l’Esprit sur le moment).
* Actions de grâce et louange.
* Adoration et louange.
* Intercession et autres prières.

Tout cela ne peut suivre une routine établie, et nous devons en toutes choses suivre la direction du Saint-Esprit. Si Dieu veut que nous passions toute une soirée à discuter sur un seul verset biblique, nous devons le faire. S’il veut que nous passions la soirée à chanter et à Le louer, c’est le meilleur usage que nous puissions faire de notre temps. Soyons souples !
Et moi qui suis tout seul ?

Cet article a été écrit en pensant à ceux qui se réunissent en petits groupes ou avec les membres de leur famille et quelques amis.

Mais il existe un certain nombre de Chrétiens qui doivent quitter leur église et qui se retrouvent complètement seuls. Ils sont soit célibataires, soit mariés à un conjoint qui n’est pas converti, ou ils ne connaissent aucun Chrétien dans leur localité.

Ce n’est certainement pas une situation idéale pour un Chrétien. Il s’agit sans doute d’une situation extrêmement difficile et éprouvante. Ces Chrétiens isolés peuvent être en proie à des pensées de solitude, à des sentiments de culpabilité, et à des pressions pour “aller quelque part,” simplement pour le principe de se joindre à une communauté chrétienne.

Il faut un acte de foi pour se séparer d’une église locale, quand elle a rejeté la saine doctrine, et pour décider de marcher seul avec Dieu. Cette décision de ne pas se compromettre avec l’erreur peut être rapidement critiquée par ceux qui ne supportent pas les Chrétiens isolés. Ils leur disent qu’ils sont en dehors de la volonté de Dieu, et qu’ils risquent même de perdre leur salut. Cela n’est pas facile, et cela ne fait qu’ajouter aux pressions exercées sur ces Chrétiens pour les faire céder et revenir au bercail, ce qui ne serait pas la volonté de Dieu.

Si vous n’avez aucune communion fraternelle sur le plan locale, si vous ne connaissez aucun autre Chrétien avec lequel vous pouvez prier ou étudier la Bible, au lieu de vous enterrer ou de retourner dans une mauvaise église, vous devriez au moins faire confiance à Dieu pour qu’Il vous fasse rencontrer quelques Chrétiens qui partagent votre point de vue, et avec lesquels vous pourrez avoir une communion fratenelle.

Voici quelques conseils à l’intention des Chrétiens “hors du camp” qui sont complètement isolés. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive d’instructions. Ces conseils peuvent d’ailleurs s’appliquer à tous ceux qui ont dù quitter une église :

Tout d’abord, assurez-vous de n’avoir aucune colère ni aucun mauvais sentiment contre les membres de votre ancienne église. Cela peut bloquer votre relation avec le Seigneur, et freiner votre vie spirituelle. Vous devez d’abord balayer devant votre propre porte, accorder un plein pardon à ceux que vous avez laissés derrière vous, et être déterminé à ne jamais vous engager dans une dispute quelconque, même par lettre ou par téléphone. Ne remâchez pas constamment votre expérience passée.

Il est souvent bon, et parfois utile, de vous couper une fois pour toutes, dans la prière, de tout ce qui a été fait et enseigné dans votre ancienne église, surtout si l’on vous a imposé les mains, ou si vous avez été impliqué dans beaucoup de choses non-bibliques. Repentez-vous tout simplement de toutes ces choses devant Dieu, et détournez-vous clairement de tout cela, en le plaçant devant le Seigneur dans la prière. Certains trouvent utile de proclamer à haute voix qu’ils se dissocient de toutes ces choses passées, au nom de Jésus, en brisant en Son nom tous les liens qui pouraient provenir de leurs pratiques passées.

Ne permettez à personne de vous dicter vos pensées, vos sentiments et vos croyances. Si quelqu’un vous téléphone ou vous contacte, ne le laissez aucunement vous manipuler, vous culpabiliser ou vous effrayer en ce qui concerne l’avenir. Fortifiez-vous dans le Seigneur, et gardez à l’esprit les raisons fondamentales qui vous ont fait choisir de quitter cette église. Restez ferme dans ce que vous croyez être la volonté de Dieu pour vous. Si vous êtes seul avec Dieu, vous avez la majorité !

Les gens vont souvent essayer de vous persuader que vous avez eu tort de quitter votre église, et que vous devriez revenir, uniquement pour pouvoir témoigner de la vérité à ceux qui sont restés. Toutefois, je n’ai pratiquement jamais vu un Chrétien isolé faire changer son église, quand le pasteur et beaucoup d’autres sont enfoncés dans l’erreur. En fait, c’est le contraire qui se passe : l’église finit toujours par user la détermination de beaucoup de ceux qui ont décidé de rester dans le système. Si vous avez pris votre décision, si vous avez ouvertement pris parti pour la vérité, si vous avez condamné l’erreur, et si l’on continue à vous ignorer, il ne vous reste que le choix de partir. Vous n’êtes aucunement responsable de la foi et des choix des autres membres de l’église. Ils ont aussi le Saint-Esprit et leur intelligence propre. Ils doivent prendre leurs propres décisions.

Rappelez-vous que de nombreux saints de la Bible ont été solitaires ou isolés, sans l’avoir choisi. Pensez à Joseph en Egypte, à Daniel à Babylone, à Elie, à Jean-Baptiste, et à l’apôtre Paul. Ils ont tous connu l’isolement, et ont passé de longues périodes sans “communion fraternelle.” Pourtant, Dieu les a utilisés, les a enseignés, et les a empêchés de s’écarter de la foi.

Vous devez comprendre que vous avez besoin de développer votre vie Chrétienne, sans vous couler dans le moule du monde qui vous entoure. Sans votre culte personnel, il serait facile d’être entrainé loin de Dieu. Il faut donc se discipliner pour avoir régulièrement des moments de prière, d’étude de la Bible et d’adoration, quand cela vous convient. Mais vous n’auriez aucun mérite de vous forcer à vous lever à cinq heures du matin, uniquement parce que cela vous donne l’impression que vous êtes spirituel ! Vous tiendriez pas longtemps ! Choisissez un moment de détente, où vous ne serez pas dérangé, à n’importe quelle heure de la journée.

Ne croyez pas que toute votre vie chrétienne va dépendre uniquement de vos moments de prière et de lecture biblique ! Il s’agit d’un style de vie et non d’actes isolés, ni d’une participation à des activités d’église. Ceux qui adoraient Jésus le faisaient de manière spontanée, par amour pour Lui (Matthieu 28 :9). Il est toujours temps, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, de dire à Dieu à quel point vous l’aimez et vous l’adorez !

De même, ne méprisez pas toutes les petites occasions de grandir et d’apprendre. Un article de Journal qui vous fait penser à Dieu, une remarque de quelqu’un qui vous fait méditer sur la bonté de Dieu, un coup de téléphone d’un autre Chrétien qui vous donne l’occasion de vous bénir et de vous édifier mutuellement, ou simplement une rencontre fortuite avec un Chrétien avec lequel vous êtes en communion, tout cela peut vous remplir de joie et de satisfaction pendant des semaines !

Chanter est une bonne manière d’exprimer la louange et l’adoration. Si vous en avez l’occasion, faites un peu de musique, ou mettez-vous à chanter chez vous, chaque fois que vous en aurez l’occasion. Les paroles de certains cantiques anciens sont vraiment bibliques, plus faciles à mémoriser que celles des cantiques modernes. Faites simplement tout ce qui peut vous bénir et vous inspirer. J’avais l’habitude de chanter quand je me rendais à vélo à mon travail, et c’était l’occasion de passer de bons moments de louange ! Le rythme des pédales m’inspirait souvent à composer mes propres cantiques. C’était une vraie bénédiction pour mon esprit. Même si ces cantiques improvisés sont tout simples, cela ne fait rien, Dieu comprend !

Profitez de toutes les bonnes conventions ou réunions publiques où vous pourrez rencontrer des Chrétiens qui semblent solides, ou qui font aussi partie du reste fidèle. Ce seront comme des oasis dans votre désert.

Faites confiance à Dieu, car Il sait fournir de la manne cachée à Ses enfants dans le désert, et faire jaillir des sources d’eau des rochers le long du chemin. Il est souvent surprenant de voir à quel point nous pouvons être bien nourris par le menu que Dieu nous fournit quand nous traversons un “désert” ! Quand nous rencontrons ensuite des Chrétiens qui continuent à “aller à l’église,” et que nous comparons notre situation à la leur, nous comprenons tout à coup à quel point nous avons grandi depuis que nous avons quitté notre église, et que cela ne se serait jamais produit si nous y étions restés !
Conclusion.

Nous verrons souvent les vrais Chrétiens connaître l’expérience du désert, ou qui vivent “hors du camp.” En fait, il s’agit sans doute de l’expérience normale de la plupart des Chrétiens véritables, tout au long de l’histoire ! Chaque fois que l’Eglise visible a chuté dans l’apostasie, il y a eu des Chrétiens qui ont rallumé la flamme de la vérité. Bien souvent, cela les a obligés à quitter leur communauté, quand ils n’en étaient pas chassés, et ils ont dû tout recommencer à zéro, dans leur maison, avec une ou deux autres personnes.

Nous vivons à une époque d’apostasie flagrante. Elle se dirige tout droit vers la séduction de la fin des temps, qui précèdera la venue de l’Antichrist. Plus que jamais, Dieu Se garde un reste fidèle dans toutes les nations. Certains sont toujours dans des bonnes églises, d’autres non. Mais nous voyons de plus en plus se constituer un seul Corps de Chrétiens, sortis de toutes les dénominations. Tous ont le même désir de préserver la vérité biblique, et veulent conserver une expression biblique de leur amour pour Dieu.

Nous ne pouvons pas savoir exactement quel sera l’aboutissement de cette tendance. Dieu fera peut-être grandir le nombre de ces Chrétiens. Nous verrons peut-être se former une Eglise composée de groupes de maisons, qui aura la tâche d’évangéliser, d’enseigner et de délivrer les perdus. Ou peut-être verrons-nous leur nombre diminuer, et finiront-ils comme les Chrétiens des pays communistes, qui se réunissent en secret. Dieu seul le sait.

Quoi que l’avenir nous réserve, nous ne devons jamais accepter de nous compromettre avec la Prostituée, simplement pour obéir à des traditions, des règles et des commandements d’hommes. Ce que Dieu nous commande, c’est d’obéir à Sa Parole, et de Le considérer comme notre seul Seigneur. Si nous devons être en conflit avec les traditions et les exigences des hommes, qu’il en soit ainsi !

Que tous ceux qui ont lu cet article puissent être inspirés et réconfortés dans le Seigneur !

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Article de Banner Ministries. Cet article peut être consulté en anglais à l’adresse suivante :

http://www.banner.org.uk/dev/outside2.htlm

Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale.

Source : www.paroledevie.org/


Dessin : église mondaine.


L'Homme que Dieu emploie à son service

Publié le 19/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
L'Homme que Dieu emploie à son service
Extrait tiré du livre (Vers la Sainteté) chapitre X de S. L. Brengle.

Il y a quelque temps j’eus l’occasion de m’entretenir avec un négociant chrétien, qui exprima une grande et importante vérité en disant :

“Beaucoup de personnes supplient le Seigneur de les employer à Son service, mais Il ne le peut pas. Il ne sont pas abandonnés à Lui; ils ne sont ni humbles, ni dociles, ni saints. Beaucoup de gens s’adressent à moi pour obtenir un emploi dans mon magasin, mais je ne puis les accepter parce qu’ils sont impropres à mon travail. Quand j’ai besoin de quelqu’un, je fais insérer une annonce et je passe quelquefois des journées à chercher un homme susceptible d’occuper le poste à pouvoir; quand j’ai trouvé cet homme, je le mets à l’épreuve pour juger s’il est capable ou non de remplir l’emploi que j’ai à lui confier.”

Le fait est que Dieu prend à Son service tous ceux - qu’Il peut utiliser, et dans toute l’étendue de leurs capacités. Ainsi, au lieu de demander d’être employé au service de Dieu, devrait-on s’examiner pour constater si l’on est propre à son oeuvre. Dieu ne peut employer tous ceux qui le Lui demandent, pas plus que ne le pouvait ce négociant. A ceux qui sont sanctifiés et utiles à leur Maître, propres à toute bonne oeuvre (2 Tim. 2:21) et à ceux-là seulement, Il peut accorder cette grande utilité. Dieu cherche partout des hommes et des femmes pour les utiliser, mais, comme ce négociant, Il doit en éprouver des centaines avant de trouver l’instrument convenable. La Bible dit: “L’Eternel étend Ses regards Sur toute la terre pour soutenir ceux dont le coeur est tout entier à Lui“(2 Chr. 16:9). Dieu ne demande qu’à vous employer, mais avant de le Lui demander, de nouveau voyez si votre “coeur est tout entier à Lui”. Alors, n’en doutez pas, Dieu se montrera puissant en votre faveur; gloire à Son précieux nom !

Quand Dieu cherche un homme pour travailler dans Sa vigne, Il ne demande pas: “A-t-il de grandes capacités naturelles ? A-t-il reçu une éducation accomplie ? A-t-il le don du chant ? Ses prières sont-elles éloquentes ? A-t-il le don de la parole ?

Il demande plutôt : “Son coeur est-il tourné vers Moi ? Est-il saint, rempli d’amour ? Est-il résolu à marcher par la foi et non par la vue ? M’aime-t-il assez et a-t-il une confiance assez enfantine en Mon amour pour croire qu’il est un instrument entre Mes mains même lorsqu’il ne voit pas de signe extérieur que je l’emploie à Mon oeuvre ? Sera-t-il las et abattu quand Je le reprendrai, dans le but d’accroître ses possibilités de service ? Ou s’écriera-t-il plutôt avec Job: “Voici, quil me tue, j’espérerai en lui” ? (Job 13:15, version Darby) . Sonde-t-il Ma parole et la médite-t-il “jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit” ? Jos. 1:8).

S’attend-il à Moi pour être conseillé et cherche-t-il en tout à être conduit par Mon Esprit ? Au contraire est-il indomptable et rétif comme le cheval et le mulet, qu’on bride avec un frein et un mors, de sorte que je ne puisse pas le guider de Mon oeil ? (Ps. 32:8-9, version Ostervald). Cherche-t-il à plaire aux hommes et à s’épargner de la peine, ou est-il disposé à attendre de Dieu seul sa récompense, ne recherchant que “la gloire qui vient de Dieu seul” (Jn. 5:44). Est-ce qu’il “prêche la parole. . . en toute occasion, favorable ou non. . .” ? (2 Tim. 4:2). Est-il “doux et humble de coeur” ? (Mat. 11:29).

Quand Dieu trouve un tel homme, Il le prend à Son service. Il y aura entre Dieu et cet homme une entente si affectueuse, un tel amour, une telle confiance, une telle sympathie mutuelle, qu’il deviendra sur-le-champ “ouvrier avec Dieu”.

Paul était un de ceux-là; aussi, plus on attendait à ses jours, en le maltraitant et en lapidant, plus Dieu l’employait à Son service. Enfin, jeté en prison, Paul déclare avec une foi inébranlable: “Je souffre jusqu’à être lié comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n’est pas liée” (2 Tim. 2:9); ainsi il annonça la parole de Dieu et,ni les démons, ni les hommes ne purent l’entraver. Elle franchit les murs de sa prison, vola par delà les océans et les continents, à travers les siècles, portant partout la lumière, consolation et salut aux coeurs tristes, troublés et souillés. Près de dix-neuf siècles se sont écoulés depuis le martyre de Paul, depuis que ses bourreaux ont cru en finir avec lui pour jamais; ses oeuvres et la puissance de sa parole portent, aujourd’hui, à la gloire de Dieu et pour le bien des hommes, des fruits qui surpassent même la conpréhension d’un archange.

Combien Paul sera surpris en recevant sa récompense finale au jour du jugement et en prenant possession de tous les trésors qu’il s’est amassés au ciel, de l’héritage éternel préparé pour lui !

Pauvre âme troublée, rassure-toi et prends courage ! Tu te crois inutile, qu’en sais-tu ? Espère en Dieu !

Paul connut des jours sombres; il écrivait à Timothée: “Tu sais que tous ceux qui sont en Asie m’ont abandonné” (2Tim. 1:15). Etudiez sa vie dans les actes et les Epitres, considérez ses luttes et ses découragements, et prenez courage. Jésus a dit: “Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein.” C’est ainsi qu’Il parlait “de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui” (Jn. 7:38-39).

Veillez à garder la foi; veillez à être “remplis du Saint-Esprit”, et Jésus veillera à ce que, de votre vie, découlent des fleuves de puissance, de sainte influence qui seront en bénédiction au monde. Vous constaterez vous-mêmes avec étonnement, au jour des rétributions, combien votre récompense est grande, comparée à la petitesse de sacrifices et de votre travail.

Source : 456-bible.com

Eglise, OU ES TU ?

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle

Arrêtez et sachez que je suis Dieu (1ère partie)

Publié le 15/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Arrêtez et sachez que je suis Dieu (1ère partie)
« Cessez de vous agiter et restez calme, sachez (reconnaissez et comprenez) que je suis Dieu. »

- Psaumes 46.11 (Amplified Bible)

Des situations déplaisantes jalonneront notre route notre vie durant mais, par l’exercice de notre foi, le Seigneur les tournera à notre avantage. Seulement, notre foi sera efficace si nous comptons sur Dieu et Le laissons prendre en charge nos problèmes. Nous semblons parfois croire mais notre attitude combative révèle que nous ne croyons pas vraiment en Lui. Nous jeûnons, crions et luttons dans la prière, mais notre foi relève plus du tour de force qu’à une attente réelle du secours divin.

Lorsque nous comptons sur Dieu, nous ne devons pas chercher à prendre Sa place mais Le laisser être Dieu. Notre part est de croire en Sa Parole, et la Sienne est de l’honorer.

Un auteur donnait ce témoigne vivant dans l’un de ses livres. Alors qu’il tenait des réunions loin de son foyer, son épouse lui écrivit pour lui dire qu’ils traversaient une crise financière et que leurs enfants étaient malades. Il se mit alors à prier des heures durant, plaidant sa cause avec force, tapant des mains et des pieds, frappant le pupitre et hurlant. Il s’efforça de faire ce que les croyants de sa dénomination faisaient et se dit « Après tout, s’ils le font, c’est que cela marche ». Mais le seul fruit qui en résulta fut de le conduire à l’épuisement et au découragement.

Après quatre heures passées en prière, le Seigneur lui dit « Qu’essaies-tu de faire en agissant ainsi ? » cet homme dit « Mais Seigneur, mes enfants sont malades et nous sommes pauvres. Je dois faire une percée. » Le Seigneur lui dit alors « Tu n’agis pas comme Ma Parole l’enseigne. Tout d’abord, tu cherches à te sentir exhaussé pour t’assurer que J’ai répondu à ta prière. Or, la foi ne marche pas par la vue. Ensuite, tu t’efforces de me convaincre de faire quelque chose que Je Me suis déjà engagé à faire. Tu penses qu’en priant suffisamment longtemps et fort, tu vas Me persuader de cesser d’être un menteur et d’honorer enfin Ma Parole. »

Une lumière s’est alors faite dans son cœur et il dit « Pardon Seigneur pour mon incrédulité. Je n’ai pas besoin de me sentir exhaussé. Et je n’ai pas non plus besoin de me forcer à croire ou me convaincre de l’exhaussement. Pas plus que j’en ai de chercher à Te convaincre d’agir. Ta Parole est suffisante. Elle est la seule évidence dont j’ai besoin. »

Puis il ajouta « Je te rends donc grâce car Tu donnes la santé à mes enfants, conformément à Ta parole qui dit que nous sommes guéris par les meurtrissures de Jésus (Matthieu 8.17), et car Tu pourvois à nos besoins financiers (Philippiens 4.19)». Le lendemain même, son épouse lui apprit que ses enfants étaient guéris et que leurs besoins avaient été pourvus.

Voyez-vous, notre foi réside en la fidélité de Dieu et en Sa puissance, non en la nôtre. Il est Celui qui combat pour nous et vainc nos adversaires.

Cela ne signifie pas que nous ne devions pas parfois intercéder avec force et persévérance, mais nous devons veiller à ne pas le faire dans l’incrédulité. Trop souvent, notre intercession relève plus du doute que de la foi. Voyez ce que Paul dit à Timothée:

« Combats le bon combat de la foi… »

- 1 Timothée 6.12

Le combat que nous menons est surtout celui de la foi, et il n’y a pas vraiment de « combat spirituel », contrairement à ce que pensent beaucoup. Il réside plus en notre attachement opiniâtre à la Parole de Dieu, qu’à casser du démon. Même l’armure citée en Ephésiens 6 fait surtout référence à notre attachement à la Parole.

En fait même, la foi combative est une forme de repos, pas d’agitation. Si nous nourrissons un stress excessif, c’est que nous ne sommes plus dans le combat tel que l’envisage Dieu. Un verset dit ceci :

« Quant à nous qui avons cru, nous entrons dans le repos… »

- Hébreux 4.3

Je suis tombé un jour sur le livre d’une enseignante du combat spirituel. Chaque chapitre commençait par le « combat contre… » Vous auriez pu ainsi lire « le combat contre la chair », « le combat contre la convoitise », « le combat contre les faux prophètes », « le combat contre le manque d’amour », etc. Bref, tout n’était que combat. Quelle vie terrifiante et déprimante que la sienne ! Mais gloire à Dieu, ce n’est pas le genre de vie qu’Il nous réserve.

D’autre part, notre combat consiste surtout à garder notre place et rester maître des lieux, et non pour la prendre. Pendant l’occupation allemande, la France n’a jamais cessé d’appartenir aux français. Elle a juste dû demander de l’aide aux Etats-Unis pour reconquérir un territoire qui lui appartenait déjà.

Trop souvent, les gens se fatiguent à vouloir prendre à l’ennemi quelque chose sur laquelle il n’a, en définitive, que peu de contrôle. Ils lui prêtent une importance qu’il n’a pas. Mais l’ennemi a déjà été vaincu et dépouillé de sa puissance en Jésus. Sa plus grande puissance est surtout de nous faire croire qu’il en a beaucoup.

« Il (Dieu) a effacé l’acte aux milles articles qui nous accusait car il mentionnait toutes nos transgressions de la Loi. Il l’a annulé en le clouant à la croix. Il a démasqué et désarmé les autorités et dominations de l’enfer. Il a exposé leur faiblesse devant l’univers. Il les a traînées derrière son char triomphal à la croix. »

- Colossiens 2 .14-15 (Parole Vivante)

La puissance a été ôtée des mains de Satan. Mais quant à vous qui avez été racheté par le précieux sang de Christ, vous avez une autorité spirituelle qui vous permet de briser ses œuvres. Il vous suffit juste de le lier et de lui commander de partir dans le nom de Jésus.


- Olivier Moulin






Dieu est le Père des orphélins

Publié le 14/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle

Un ex co-fondateur de métal se convertit

Publié le 14/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
http://www.dailymotion.com/video/x7c38t_brian-welch-ex-guitariste-de-korn_lifestyle

Brian Welch, co-fondateur du grouppe de "métal" KORN et ex-guitariste, explique comment il a fait sa rencontre personnel avec Jésus et lui a donné sa vie, et que, par miracle il s'est débarassé définitivement de la drogue.

Que l'Esprit conduise cet homme à tout abandonner en Christ et notamment la musique métal.

Qu'il le conduise dans une vie de disciple de Christ, affranchi des liens et de la convoitise du monde.

D.A
Oeildelasentinelle

Les exigences absolues de Christ. By Henri Viaud-Murat

Publié le 12/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Les exigences absolues de Christ. By Henri Viaud-Murat

Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que les sources soient indiquées.

Les exigences de Christ sont absolues et ne permettent aucune discussion. Qu’en est-il de leur observation par l’Eglise, et de quelle manière les observer ?

“Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux” (Matthieu 5 : 20).

“Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait” (Matthieu 5 : 48).

“Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses” (Matthieu 6 : 14-15).

“Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent” (Matthieu 7 : 13-14).

“Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint” (1 Pierre 1 : 15-16).

C’est clair ! Notre sainteté et notre perfection ne peuvent pas se mesurer aux accomplissements des hommes, mais à Dieu Lui-même ! Nous devons être saints dans toute notre conduite parce que Dieu est saint, et parfaits comme Il est parfait.

Ces exigences sont absolues. On ne peut imaginer que Dieu cède à Sa compassion et à Sa miséricorde, pour revenir sur ces exigences, devant notre impossibilité à les atteindre, pour nous proposer un programme moins absolu et moins ardu ! La folie des Israélites a été, selon les paroles de Paul, de vouloir “chercher à établir leur propre justice” (Romains 10 : 3). Pour remettre ce verset dans son contexte, nous lirons :

“Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient” (Romains 10 : 2-4).

La véritable intelligence spirituelle consiste à comprendre qu’il nous est parfaitement impossible d’atteindre la sainteté et la perfection de Dieu par nos propres moyens et nos propres forces. Vouloir s’obstiner à le faire est le comble de l’inconscience et de l’orgueil spirituel. Pour satisfaire pleinement le cœur de Dieu, la perfection chrétienne ne peut donc être qu’un pur don de la grâce divine, et une pure œuvre du Saint-Esprit dans la vie de ceux qui se sont consacrés à Christ pour Lui laisser faire cette œuvre en eux.

Avant d’expliquer ce qu’est la perfection chrétienne, il nous semble indispensable d’insister sur quelques préalables.

1. L’objectif initial de Dieu, en créant l’homme, était de le créer à Son image, à Sa ressemblance.

“Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine” (Genèse 1 : 26).

2. En créant l’homme et la femme, Dieu voulait préparer une Epouse parfaite pour Son Fils.

“Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible” (Ephésiens 5 : 25-27).

La chute n’a pas interrompu le plan ultime de Dieu. Au contraire, elle a permis au Fils de Dieu de Se manifester pour nous permettre d’atteindre le but ultime de Dieu : le rachat et la préparation d’une Epouse sainte et parfaite.

3. Cette Epouse parfaite doit être à l’exacte ressemblance du Fils de Dieu.

“Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères” (Romains 8 : 29).

4. Le perfectionnement des saints est l’unique tâche assignée à tous les anciens de l’Eglise.

“Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ” (Ephésiens 4 : 11-13).

Cette question de la perfection chrétienne a produit beaucoup de confusion dans la pensée des enfants de Dieu, ne serait-ce que dans la définition de cette perfection. Au point qu’aujourd’hui beaucoup de Chrétiens sont tentés de s’engager dans deux voies sans issues, extrêmes et opposées : la voie du légalisme le plus rigide, et celle du compromis le plus libéral. Bien entendu, la voie étroite, celle de Christ, évite ces deux extrêmes, tout en nous permettant d’atteindre l’objectif divin.

Cette notion de “perfectionnement des saints” nous permet d’expliquer quelle est la différence entre “sanctification” et “perfectionnement.” Le “perfectionnement des saints” nécessite, pour atteindre la perfection, que l’on passe d’abord par la sanctification, avant de passer par le perfectionnement,.

“Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification” (1 Thess. 4 : 3).

“Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité” (2 Thess. 2 : 13).

Dans le vocabulaire biblique, “sanctifier” signifie “mettre à part pour Dieu, consacrer.” Pour que Dieu puisse nous conduire à la perfection, il est clair que nous devons d’abord nous consacrer entièrement à Dieu. Cette consécration a un but : la perfection en Christ. La sanctification n’est donc pas un processus, elle est un engagement total, instantané et absolu, à nous consacrer à Dieu pour qu’Il accomplisse en nous Sa volonté et nous conduise au but. Cet engagement total ne nous est possible qu’en vertu du sacrifice de Jésus, qui nous ouvre ainsi la porte à la sanctification et à la perfection.

“C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés” (Hébreux 10 : 10-14).

Ce merveilleux passage nous montre que, par un seul sacrifice, celui de Son corps sur la croix, le Seigneur Jésus nous a, une fois pour toutes, conduits à la sanctification et à la perfection. Tout a déjà été accompli par le Fils de Dieu ! Il est donc bien inutile de vouloir accomplir quoi que ce soit par nous-mêmes ! Le sacrifice sublime et parfait de Christ accomplit, dans la vie de ceux qui croient, une œuvre sublime et parfaite !

Rappelons-nous que notre entrée dans le Royaume de Dieu se fait par une nouvelle naissance spirituelle. Par notre naissance terrestre, nous sommes tous nés dans le péché, et nous sommes nés de la chair. Ce qui est chair est chair, et ne peut rien engendrer de spirituel.

Pour entrer dans la perfection de Christ, il nous faut d’abord accepter, par la repentance et la foi en Jésus-Christ, d’abandonner notre nature adamique charnelle, de la mettre à mort en Christ, pour renaître à une vie nouvelle en Lui. C’est cela la nouvelle naissance spirituelle, et c’est cela que représente le baptême d’eau chrétien par immersion.

Quand nous nous convertissons à Christ, Il fait mourir notre vieille nature charnelle, et crée en nous, dans notre esprit régénéré, une nouvelle nature spirituelle, formée à Son image, dans la sainteté et la perfection de Christ. C’est un pur don de la grâce de Dieu, qu’il nous faut comprendre et accepter par la foi.

Toutefois, notre nouvelle naissance, à notre conversion, ne concerne que notre esprit. Les deux autres parties de notre être, l’âme et le corps, restent momentanément soumis à une loi de péché et de mort. Cette loi, qui habite dans nos membres, est celle de la “chair.”

La lutte qui se manifeste dans la vie d’un Chrétien né de nouveau n’est donc pas une lutte entre sa “vieille nature” et sa “nouvelle nature.” C’est une lutte entre notre esprit régénéré, où demeure l’Esprit de Dieu, et la chair qui habite dans nos membres encore sujets à la mort.

Le Chrétien né de nouveau ne peut pas posséder deux natures, une “vieille” et une “nouvelle.” Il n’a qu’une seule nature, celle que Christ a créée en Lui à sa nouvelle naissance. En revanche, la puissance spirituelle de péché et de mort qui contrôlait notre vieille nature continue à demeurer dans nos membres jusqu’à la résurrection du corps. C’est cette puissance de péché et de mort qui s’appelle aussi “la chair.” Tout le processus de perfectionnement consiste à être progressivement libéré du contrôle de la chair dans notre âme et notre corps, pour que la perfection que nous avons déjà reçue dans notre esprit régénéré puisse pleinement se manifester dans tous les aspects de notre vie.

Ainsi, la perfection chrétienne est à la fois un état et un processus. Elle est un état, en ce sens que nous sommes déjà parfaits en Christ, dans notre esprit régénéré. Mais elle est aussi un processus, en ce sens que cette perfection doit se manifester progressivement dans tous les aspects de notre vie sur cette terre, à mesure que l’œuvre de la croix s’effectue dans notre âme et notre corps.

La perfection chrétienne n’est donc pas l’impossibilité de pécher, ni la libération de la tentation de pécher. Elle n’est pas la perfection pharisaïque de ceux qui se hissent eux-mêmes sur leur tour d’ivoire, pour contempler les autres du haut de leur fausse perfection, qui n’est que la perfection d’un orgueil démesuré. Elle n’est pas non plus une sorte de “méthode Coué chrétienne,” consistant à répéter : “Je suis parfait, je suis parfait,” alors que notre vie est encore remplie de choses charnelles, que nous sommes trop aveuglés pour discerner.

La perfection chrétienne n’est pas non plus la simple connaissance de la doctrine de la perfection. Vous pouvez savoir que votre esprit est parfait en Christ, et connaître par cœur tous les aspects de la doctrine de la perfection chrétienne, tout en étant bien loin de cette perfection, sur le plan pratique ! Vous vous berceriez de douces illusions ! La connaissance théologique ne transforme pas. Seule la Croix transforme radicalement !

La véritable perfection chrétienne est la révélation de notre état de perfection spirituelle en Christ, et l’assurance que le Seigneur fera passer concrètement dans notre vie pratique, si nous croyons, cette perfection spirituelle qui est déjà la nôtre en Christ, dans les lieux célestes.

Cela implique une réelle humilité, nécessaire pour reconnaître tous les côtés charnels qui sont encore concrètement les nôtres, et une foi à toute épreuve pour avoir la pleine assurance que le Seigneur Jésus parviendra à Ses fins dans notre vie !

Cela implique enfin la douloureuse acceptation du processus de mort à soi-même, dans lequel le Seigneur doit inéluctablement nous engager, afin que la perfection de Christ puisse se manifester en nous. Toute l’ancienne création doit passer par la mort, pour pouvoir ressusciter dans toute la beauté de Christ ressuscité !

Alors tout ce qui restait impossible au Chrétien charnel devient possible en Christ et par Christ ! Alors la “barre” ne pourra jamais être placée trop haut, puisque c’est le Seigneur Lui-même qui nous la fait franchir ! Alors toutes les exigences de Christ seront satisfaites en nous !

“Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions” (Ephésiens 2 : 1-10).

“Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Ephésiens 4 : 20-24).

Quand Paul parle de se “dépouiller du vieil homme,” il veut parler de la puissance de péché et de mort de la chair, comme il l’explique dans Romains 6, puissance à laquelle notre vieil homme était complètement identifié, à tel point que la chair peut être appelée “le vieil homme” en nous.

Pour que notre état de perfection spirituelle en Christ puisse se manifester, il est donc absolument indispensable de laisser l’œuvre de la croix s’accomplir parfaitement en nous, pour que tout ce qui est encore charnel en nous soit identifié, conduit à la lumière, pour être mis à mort.

Cela implique un désir ardent, de notre part, de laisser le Saint-Esprit mettre effectivement en lumière tout ce qui est mauvais et charnel en nous, afin de nous en repentir, et de permettre à la perfection de Christ de se manifester dans notre vie. La perfection de notre esprit régénéré ne fait que refléter la perfection de Christ. Nous devons rester entièrement dépendants de Christ, tout au long de ce processus de perfectionnement, que le Seigneur est seul capable de conduire et de mener à bien. Ce processus est aussi celui de la maturation du fruit de l’Esprit en nous. Le fruit de l’Esprit n’est autre que le caractère parfait du Seigneur Jésus. Il a imprimé ce caractère dans notre esprit régénéré. Il veut le manifester dans tous les aspects de notre vie de tous les jours.

Le processus de perfectionnement consiste donc à prendre conscience, au niveau de notre âme, des pensées, de sentiments et des volontés impures ou injustes, pour apprendre de Christ à nous en dépouiller par la foi et par la puissance de Son sang précieux. Au niveau du corps, ce même processus de perfectionnement consiste à présenter à Christ toutes nos maladies et nos infirmités, pour qu’Il nous donne la guérison qu’Il nous a déjà acquise par Ses meurtrissures.

La “touche finale” de ce processus de perfectionnement nous sera donnée au moment du retour du Seigneur, quand nous serons “changés en un instant,” à la dernière trompette, lors de la résurrection des morts en Christ. Alors la mort, qui demeurait jusque-là dans nos membres, sera ôtée de notre corps, et engloutie dans la victoire ! C’est le Seigneur Lui-même, par Son Esprit et Sa Parole, qui S’est engagé à conduire jusqu’au bout notre perfectionnement. Notre part est de croire qu’Il le fera, selon Sa promesse. Notre foi est fondée sur Sa Parole divine, qui ne passera pas !

Ne nous laissons donc pas décourager par nos présentes épreuves et afflictions. Elles font partie de ce processus de perfectionnement et entrent parfaitement dans le plan du Seigneur pour nous. Mais n’oublions jamais que tout a déjà été accompli par notre Seigneur Jésus. Par Sa puissance, nous sommes en train de devenir ce que nous sommes déjà en Lui ! Alléluia ! Que la volonté du Seigneur soit faite dans la vie de tous Ses enfants ! Que les anciens du troupeau œuvrent avec puissance au perfectionnement des brebis du Seigneur ! Que la gloire du Seigneur se manifeste dans Son Epouse, qui Lui sera bientôt présentée, pure, sans ride ni tache !

L'Eglise telle qu'elle devrait être...

Publié le 12/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
L'Eglise telle qu'elle devrait être...
Voulons-nous revenir au modèle de l'Église du Nouveau Testament ?

Beaucoup de gens qui visitent notre site doivent se demander : "Quel est donc leur objectif ? Où veulent-ils en venir ?"

Une réponse rapide pourrait être la suivante :

- "Nous voulons revenir au Christianisme du Nouveau Testament."

Mais à quoi ce Christianisme ressemblait-il ?

C'est un sujet important, sur lequel j'ai beaucoup réfléchi pendant des années. A quoi ressemblerait donc ce Christianisme du Nouveau Testament, s'il devait être transplanté dans l'une de nos villes modernes ?

Tout d'abord, il nous faudrait pendant un moment tout oublier de l'Église moderne, avec tous ses problèmes et ses contradictions manifestes, pour nous représenter quelque chose de très différent.

Je voudrais que vous puissiez imaginer que vous vivez toujours dans votre ville, à l'époque actuelle, mais que vous suivez le modèle du Livre des Actes.
Et là, tout change.

Tous les Chrétiens remplis de l'Esprit de votre ville ont à présent abandonné toutes leurs divisions et toutes leurs dénominations.

Ils ont réellement commencé à exaucer la prière de Jésus :

"Qu'ils soient UN."

Ils tiennent à présent de grandes réunions dans toute la ville, en plein air.

Parallèlement à ces réunions unitaires, il existe des groupes de maison dans chaque rue, où tous les Chrétiens qui habitent dans cette rue se rassemblent, mangent ensemble, partagent leurs problèmes, et prennent la Cène.

Ce sont réellement des églises de voisinage. La puissance de Dieu qui se manifeste dans ces groupes de maison est stupéfiante. De nombreux miracles et guérisons se produisent. Ces Chrétiens exercent librement les dons spirituels.

Beaucoup se rendent compte que les cathédrales et les bâtiments d'églises semblent tout simplement abandonnés. Les Chrétiens ne veulent plus se cacher entre quatre murs.
Ils veulent se réunir là où se trouvent les gens, et présenter Jésus à tout le monde.
Ils veulent réellement former un seul Corps.

De toute manière, les anciens bâtiments ne pourraient plus contenir les foules de nouveaux convertis.

Les hommes que Dieu a suscités pour diriger ce vaste mouvement ne ressemblent pas beaucoup aux "Révérends" ou aux télé-évangélistes de naguère. En fait, beaucoup d'entre eux n'ont jamais fréquenté d'école biblique, et semblent être des hommes simples et ordinaires, issus de milieux tout à fait humbles.
Mais quelle onction !

Il est clair pour tout le monde que ces apôtres et ces prophètes, (on les connaît sous ces noms), ont passé de nombreuses années à prier le Seigneur, à ac- cepter Son brisement, et à Le connaître d'une manière de plus en plus intime.

Quand ils parlent, la crainte de Dieu se répand, et de nombreuses personnes se repentent profondément de leurs péchés. Les démons sont chassés, les aveugles et les paralytiques sont guéris. Toutes ces choses se produisent tout le temps.

Toute la ville est étonnée de ce qui se passe, et des milliers de personnes se convertissent. Même les journaux et la télévision en parlent constamment.

Tous ceux qui se repentent sont immédiatement baptisés par immersion, et on leur impose les mains pour qu'ils soient remplis du Saint-Esprit. On attend qu'ils reçoivent le don du Saint-Esprit dès le premier jour de leur conversion.

On attend aussi que chaque Chrétien exerce le don et l'appel qu'il a reçus du Seigneur. On les encourage à aller de l'avant et à répondre à leur appel. On ne fait plus aucune distinction entre les "pasteurs," ou "ministres," et ceux que l'on appelait les "laïcs."

On attend que chacun soit un "ministre du Seigneur" ! Toutefois, il y a toujours des anciens, des Chrétiens plus âgés qui guident le troupeau.

Certains des pasteurs et évêques de plusieurs dénominations ont très sévèrement dénoncé ce grand mouvement de Dieu. Ils affirment qu'il s'agit d'une "séduction," et demandent à leurs fidèles de se tenir à l'écart. En général, les responsables religieux ont dénoncé les réveils spirituels de la même manière. Pour être honnête, la plupart des gens se rendent compte qu'un tel mouvement ne peut que venir de Dieu, et ne prennent pas très au sérieux les accusations de ces responsables religieux.

L'Esprit de Dieu balaye tout devant Lui. C'est la gloire de Dieu qui se manifeste.

L'une des raisons pour lesquelles ces responsables religieux sont tellement dérangés est que les dons d'un grand nombre de Chrétiens ne sont plus consacrés à la construction et à l'entretien des bâtiments, mais vont aux pauvres. En fait, Dieu a parlé à beaucoup de Chrétiens, pour qu'ils commencent à soutenir les veuves et les orphelins des pays pauvres.

Ils font aussi des dons généreux à tous les Chrétiens de leur groupe qui sont dans le besoin.

Beaucoup vendent même leurs propres possessions pour faire ces dons.
La caractéristique essentielle de ce grand mouvement est l'amour.
par Andrew Strom :

- "Voyez comme ils s'aiment" !

C'est ainsi que s'exclament beaucoup de ceux qui observent cette "nouvelle Église" en action.
En outre, tous ces Chrétiens passent beaucoup de temps dans la prière.

Ainsi, ces Chrétiens qui se réunissent en plein air, rompent le pain dans les maisons, et prennent leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple.

Et le Seigneur ajoute chaque jour à l'Eglise ceux qui sont sauvés.

Est-ce que tout cela peut vraiment se réaliser ?

La description que vous venez de lire vient directement du Livre des Actes. Elle a simplement été transposée à l'époque actuelle. Tout ce qui vient d'être décrit est destiné à vous donner une idée de la vie des Chrétiens de Jérusalem aux premiers temps de l'Église, au début du Livre des Actes. Et cela a continué pendant des années.
Imaginez l'impact d'une telle église sur le monde environnant !

Dieu veut que cela se reproduise ! Et Il veut utiliser des gens ordinaires, comme vous et moi, pour réaliser cela.

Ce qui a été écrit nous est laissé comme exemple.
C'est comme cela que l'Église "normale" devrait être en permanence !

Et pourtant, nous nous sommes égarés tellement loin de ce modèle biblique !

Ce n'est que dans des périodes de réveil que nous pouvons voir les Chrétiens se rapprocher de ce modèle. Mais je crois qu'il devrait être normal pour l'Église de vivre ainsi, en permanence ! C'est comme cela que Jésus a toujours voulu que nous soyons.

Toutefois, une chose est claire : il faudrait un grand bouleversement pour que l'Église puisse se rapprocher de cette description !

Nous devons être conscients que pour en arriver là, il faudra affronter un grand nombre de "hiérarchies, de conseils d'églises, de carrières, de titres et de positions" !

Beaucoup, parmi tous ces hommes, ne veulent absolument pas renoncer à ces choses ! Il leur importe peu de savoir si ce qu'ils pratiquent correspond à la Vérité de Dieu ou non.
Si quelque chose touche à leur réputation, à leur position ou à leur organisation, ils s'y opposeront de toutes leurs forces.

Hélas, il est donc difficile d'imaginer que les choses pourront évoluer en douceur, pour que notre Christianisme actuel corresponde au Christianisme biblique. Je crois que nous sommes partis pour une transition rude ! Mais je crois pleinement qu'il s'agit de la volonté de Dieu de ramener Son Église au modèle biblique.
Comme au temps de la première Réforme, je crois que le Seigneur emploiera tous les moyens nécessaires pour nous y conduire !

Mes amis, c'est cela le véritable Christianisme du Nouveau Testament ! C'est cela que Jésus et les apôtres ont réellement "inventé" au commencement !

Ne nous contentons de rien de moins, quoi qu'il nous en coûte !

Parole de vie : A432. L'original peut être consulté en Anglais à l'adresse suivante : http://www.revivalschool.com/tomorrow.html

Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que les sources soient indiquées.

Construisons ?

Publié le 12/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Construisons ?
Cette question n’est pas seulement provoca-trice,

mais également très importante et d’actualité.

Surtout à une épo-que où il est prati-quement impossible de trouver une assemblée ou une église qui ne soit en train de construire, d’agrandir ou du moins de rénover ou moderniser ses bâtiments.
À première vue ces travaux servent une noble cause.

Dans la plupart des cas, nous sommes malgré tout les témoins des conséquences négatives de ces épreuves de force, tant au niveau de l’âme qu’au niveau spirituel :
souffrances, colère, querelles, disputes, mauvaises pensées,

en un mot, la bonne volonté débouche souvent sur le péché.
Au départ survient la vanité, l’esprit de compétition, puis viennent les soucis financiers.

L’esprit jésabélien entre aussi très rapidement en scène et d’une manière rusée lorsque les gens essayent de soumettre les autres à leur volonté.
De plus, ce n’est souvent plus la volonté des gens qui prédomine sur l’œuvre, mais c’est l’œuvre elle-même qui commence à régner sur son maître !

Lorsque l’œuvre devient idole, les exigences entre les hommes amènent le péché, la discorde, les querelles et la haine.

On commence à rivaliser avec l’autre pour l’argent et le succès, les hostilités s’engagent au sein des assemblées voire avec les organismes publics.
La conséquence de ces luttes peut être très grave, cela peut provoquer beaucoup de blessés voire des morts en esprit.

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La première question est donc de savoir s’il s’agit effectivement d’une volonté, d’un projet venant de Dieu ?

Nous pourrions croire à priori que la réponse est positive puisque le diable ne construit jamais rien, il ne fait que détruire et éparpiller.

Ne précipitons pas la réponse et ne nous réjouissons pas tout de suite dès que nous parlons de travaux de construction !

Soyons sobres et attentifs car Satan ne construit effectivement pas, mais il adore faire construire les autres pour ensuite pouvoir s’installer dans les nouveaux logements ainsi érigés !

De même, il aime agrandir ce qui existe déjà pour pouvoir s’y installer et se frayer un chemin vers le pouvoir au-dessus de l’assemblée.

Il pose des pièges de cette façon également lorsqu’il fait rénover et moderniser un bâtiment.
Les trois �?bons�? trucs qui suivent sont souvent utilisés lors de la construction d’assemblées :
1.L’évangélisation forcée,

la construction de l’assemblée, toutes sortes de �?visions�? fausses ou qui ne sont pas d’actualité, les ministères provenant de ces prophéties erronées et tous les projets provenant d’une volonté humaine sont tous des facteurs d’épuisement, de rechute spirituelle, de désenchantement et de dislocation.

Au départ, visiblement le travail peut paraître enrichissant, mais les événements finissent souvent par tourner au vinaigre.
Toute construction forcée et tout effort humain aboutit le plus souvent au vide spirituel et physique.

Les pasteurs, les ouvriers et autres membres sont fatigués, exténués,

la vie spirituelle stagne,

certains retournent dans le monde, d’autres, dans le meilleur des cas se cherchent une nouvelle assemblée.


2.Lorsque ces symptômes surviennent, le piège suivant s’installe : il faut agrandir et élargir les portes !

La tolérance apparaît sous le masque de la fausse miséricorde et du faux amour.

De la même façon on importe de nouvelles méthodes qui ont soi-disant fait leurs preuves ailleurs sans les examiner.

Ces méthodes sont principalement des méthodes psychiques dont on attend un renouveau spirituel.

Ce sont en général de bons programmes, des sorties, des excursions, parfois des bals, des groupes d’étude et beaucoup d’autres choses encore…

Plus de chants, des orchestres plus grands et mieux fournis, un répertoire élargi et pendant ce temps on perd notre pureté ou, dans certains cas on en perd même jusqu’à notre vision à vouloir forcer le renouveau spirituel.

On commence à organiser divers défilés, des mouvements de toutes sortes, des déclarations et des traités signés et clamés à haute voix et en public.

des prières communes sont faites sans onction, sans légitimité, sans autorisation de Dieu,

de réelles révolutions religieuses éclatent…

Toutes ces choses peuvent être les conséquences de nos agrandissements et de nos rénovations lorsque nous invitons des spiritualités étrangères au sein de nos assemblées.

Les conséquences peuvent être également individuelles, lorsque nous-mêmes invitons ces spiritualités étrangères dans nos propres vies (catholicisme, faux charismes, œcuménisme, Nouvel Âge, etc.)
qui ne sont autres que les �?Ismaëls�? nés de nos propres désirs.

Sans nous en rendre compte nous laissons la porte ouverte à toutes sortes de méthodes dites chrétiennes (la musique, la méditation, cérémonies et outils divers),

et ce sous la forme de nouvelles idoles comme des musiciens célèbres, des prédicateurs de renom, des faux prophètes, et des faiseurs de faux miracles connus…

Le prix de l’agrandissement est plus grand qu’il ne paraît :

À la place d’une conduite spirituelle, les assemblées se soumettent à une hiérarchie humaine et placent des hommes sur des piédestaux.__
La conséquence de l’idolâtrie est la dégradation du spirituel vers la religiosité, une dilution des esprits.

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3. De ce deuxième �?truc�? découle directement et presque naturellement le troisième, la modernisation.

L’homme psychique est proche de celui du monde puisque dans la plupart des cas, à la place de l’Esprit de Dieu, ce sont ses propres pensées et désirs qui le conduisent.

Ces pensées peuvent très bien provenir d’un bon fond, d’une bonne volonté et peuvent très bien avoir pour objectif de plaire à Dieu.

Ce qui déclenche un tel désir de plaire à Dieu provient du fait que l’homme religieux essaye de connaître Dieu et Sa Volonté par sa raison, son intellect,
alors que l’homme d’esprit, quant à lui, n’essaye pas d’expliquer Dieu et Sa parole,

mais l’accepte sans condition et dans une soumission totale au Seigneur, car il a une relation vivante et directe avec Lui par le Saint Esprit.

L’homme d’esprit sait que Dieu est éternel, constant et immuable. Il n’est donc aucunement nécessaire de moderniser quoi que ce soit.
Les lois de la Nouvelle Vie ne changent jamais tout comme Sa grande patience et Sa grâce ne changent pas non plus.
Les aspirations psychiques de l’homme religieux ne se limitent qu’à la construction d’un monde qui puisse assouvir tous ses désirs de joie, de confort et de béatitude matériels, physiques et de l’âme.
Ceci a comme résultat l’amoindrissement progressif, puis le dénigrement et pour finir l’abolition pure et simple des Lois.

La modernisation est ce processus qui fonctionne depuis des millénaires.

Le sentier de la chrétienté moderne est un chemin qui va en s’éloignant des Lois, donc du Christ qui les accomplit.

C’est pourquoi le plus grand ennemi du Corps du Christ basé sur la Loi, les prophètes, et les apôtres (et qui a été purifié, sanctifié par le jugement et la grâce de Celui qui accompli la Loi) est la modernisation qui n’est rien d’autre que la sécularisation.

L’éloignement de la Loi et donc de la Grâce par la même occasion n’est rien d’autre que la version moderne de l’auto-rédemption par les bonnes actions des Pharisiens.

Cet état est souvent pire que celui des athées qui eux au moins ne se mentent pas à eux-mêmes lorsqu’ils reconnaissent avoir besoin de Dieu et d’une nouvelle vie.

Le chrétien moderne voit sa vie comme étant une vie croyante bien en ordre puisque la Loi s’est estompée et que petit à petit, la Parole disparaît aussi. Cette Parole qui serait susceptible d’ôter le voile sur ces vies qui s’éloignent de plus en plus de Dieu.
Qui dit assemblée moderne, dit musique moderne, donc une apparence extérieure moderne, des instruments et des méthodes modernes qui remplacent peu à peu et excluent l’Esprit du Christ qui attristé, finit par passer son chemin.

Les cadeaux spirituels qui aident au ministère ainsi qu’a l’épanouissement ne fonctionnent pas si de fausses prophéties, ou de faux enseignements font leur apparition.

C’est ainsi qu’à la place de l’œuvre apostolique du fondement des bases et de la remise en place, des hommes accomplissent des projets étrangers à ceux de Dieu en assiégeant des assemblées et des croyants de bonne foi.

Les routes modernes ? ouvrent la porte aux faux pasteurs-idoles.

Seul le travail d’évangélisation fonctionne correctement par la grâce du Seigneur.
Mais même ce travail ne sert souvent qu’à remplir les rangées des assemblées et apporter de nouveaux succès à leurs pasteurs.

Les assemblées modernes et à la mode ne sont plus que des communautés de personnes qui assouvissent les désirs et les aspirations du temps et du monde qui les entoure.
C’est ainsi que ces assemblées fusionnent spirituellement avec le monde pour lui plaire et pour éviter d’entrer en conflit avec lui.

Ce monde qui souffre se trouve sous le règne de Satan qui l’assiège de manière de plus en plus raffinée avec des outils de plus en plus modernes.
C’est état spirituel moderne, sans foi ni Loi et éloigné de Dieu est bien plus puissant que l’état actuel du monde croyant.

C’est pourquoi Satan s’y infiltre facilement et, au cas où le monde croyant lui fait car-rément appel, s’y installe pour y prendre définitivement le pou-voir.

Vision sur l'enlèvement

Publié le 12/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Vision sur l'enlèvement
Je voyais énormément de gens…beaucoup que je ne connaissais pas, ou du moins que je n’avais encore jamais rencontrés…

Ils vaquaient à leurs occupations respectives : certains dans leurs loisirs, d’autres en s’abrutissant de travail au détriment de leur famille...

Et j’avais en tête cette parole de l’Ecriture qui disait :

« Ce qui arriva aux jours de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les gens mangeaient, buvaient, hommes et femmes se mariaient, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; le déluge vint et les fit tous disparaitre » (Luc 17 :26).

Puis, mon regard a été attiré par un pilote et sa famille : je savais que c’était un pilote, mais je ne le voyais pas voler.

Peut-être s’agissait-il de quelqu’un avec un poste important, à responsabilités.

Il avait un fils de 13-15 ans et une femme adorable qui lui avait parlé de l’amour de Jésus pendant des années durant, mais il n’avait jamais rien voulu entendre.
Il était trop occupé par la reconnaissance des hommes, l’amour de l’argent et la passion des jeux…
Puis, il s’est passé quelque chose d’horrible :

Une trompette très puissante a retenti.

Le son semblait venir des entrailles de la terre, tant le son était plein de résonnances...

Un peu comme la corne de brume d’un bateau,

Puis mon regard s’est focalisé sur la lune, qui a été recouverte comme d’un voile de sang.
Elle est devenue écarlate

et je me disais que, quand Moïse a changé l’eau du fleuve Nil en sang, cela devait avoir la même texture.

Quelque chose de visqueux, d’un rouge presque noir.

A ce moment-là, je vis des gens courir dans tous les sens, paniqués.

D’énormes pierres tombaient du ciel

Je pense qu’il s’agissait de tremblements de terre.

Les pierres écrasaient ça et là les pauvres gens qui cherchaient à se protéger et à s’abriter…

Puis, mon attention a été à nouveau attirée par le pilote, et je voyais qu’en voyant l’aspect que la lune avait, il comprenait soudainement ce qui était en train de se passer…

Et à cet instant, je l’ai vu murmurer

- « Pardon, Seigneur !»,

La seconde d’après, je le vis disparaitre, comme un hologramme, peu à peu, jusqu’à devenir transparent et se fondre dans l’invisible…
Je compris qu’à la dernière seconde, il avait été enlevé par le Seigneur.

S’il avait attendu encore
ne serait-ce qu’une seconde supplémentai-re,
cela aurait été trop tard…
Puis, j’ai vu une grande foule de gens habillés en blanc.

Certains avaient des tee-shirts, d’autres des chemises

je pense que ceux qui avaient des chemises sont les gens qui ont un ministère, une responsabilité en tant que leaders.

Mais tous étaient en blanc et cheminaient ensemble dans un couloir qui ressemblait à un terminal d’aéroport, pour embarquer dans le dernier vol…

Je reconnaissais certains, mais beaucoup de visages m’étaient inconnus…
C’était le peuple de Dieu que le Seigneur a enlevé,
Son église bien-aimée !

Après, je revis à nouveau les images de la lune cramoisie et des tremblements de terre…

je voyais le Métropole à Monaco complètement détruit...

(je pense que c’est parce que c’est un lieu où Mammon règne)

mais, en plus des énormes blocs de pierres qui tombaient ça et là, je voyais comme des grêlons de feu, et je me disais que c’était certainement comme cela que Sodome et Gomorrhe avaient été anéanties,

ou que c'étais comme l’une des plaies d’Egypte, avec des grêlons de feu.

Puis, je vis, au milieu de cette panique générale, des chrétiens qui, au lieu de fixer leur attention sur les signes qui étaient en train de se produire, avaient leur attention polarisée sur des futilités, ou des tâches secondaires.

Je vis quelqu’un - c’était une personne que je connaissais -, qui avait dans les mains plein de cartes d’identité,

et cette personne se disait :

- « Je dois absolument rendre service

et retrouver les gens à qui appartiennent ces cartes d’identité. Ils ont dû les perdre dans la panique et ils en auront certainement besoin par la suite… »

En voyant, cette personne, je me dis intérieurement :

- « Mais, bon sang, qu’est-ce qu’il fiche encore ici ! Il devrait être parti depuis longtemps ! »...

Je crois que le Seigneur veut nous dire au travers de cette personne, de nous décentrer de tout ce qui ne concerne pas Sa Parole et l’annonce de l’Evangile, et d'aller à la recherche d’une relation intime avec le Seigneur.

Autrement, nous risquons d’être absorbés par d’autres tâches et de passer à côté de l’essentiel…

Après cela, je voyais les gens qui n’étaient pas enlevés.

Je savais que le peuple de Dieu avait été déjà enlevé et je voyais beaucoup de gens non-chrétiens, mais aussi beaucoup de chrétiens qui avaient été séduits par le monde ou qui s’étaient endormis,
Malheureusement, lorsqu’ils s’étaient réveillés,
il était trop tard…

Et, là, mon cœur s’est brisé de compassion pour eux, et j’ai pleuré en disant :

- « Mon Dieu, Seigneur, tes enfants sont restés dans ces ténèbres ! ».

Les gens qui n’avaient pas été enlevés portaient des tee-shirts ou des chemises de couleurs différentes.
Certains portaient des vêtements rou-ge sang
et je compris qu’ils étaient les futurs martyrs qui allaient verser leur sang pour Jésus et être sacrifiés ;

D’autres portaient des vêtements jaunes, et je savais dans mon cœur qu’ils seraient ceux qui allaient trahir et livrer les enfants de Dieu.

D’autres, enfin, étaient vêtus de vêtements noirs, et je compris qu’ils étaient les agents-espions infiltrés par l’ennemi dans toutes les sphères de la société, y compris dans les milieux chrétiens…

Il y avait aussi une femme, qui au milieu de toute cette tourmente, (le ciel était devenu très sombre et la lune avait pris une couleur de sang coagulé et poisseux), continuait à se dire :

-« il faut que je termine ce travail rapidement, je dois faire mon chiffre d’affaire avant de rejoindre ma famille ! »…

Mon cœur s’est brisé parce que j’ai vu tellement, tellement de gens qui restaient et qui n’étaient pas enlevés, et qui, malgré les signes, continuaient d’être aveugles et sourds.
Ils étaient tellement nombreux,
y compris les chrétiens ! »


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