Apostasie et faux réveils
Publié le 28/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Par Douglas Kiongeka.
La séduction par la philosophie est toujours aussi dangereuse que du temps de l’apôtre Paul qui exhortait ainsi les chrétiens : « Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants» Colossiens 2:4. Il ajoutait : « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ » Colossiens 2 :8. L’apôtre Paul avait mis en garde les Colossiens contre l’afflux du système philosophique de l’époque (le stoïcisme et le gnosticisme). Ce dernier les emmenait à adopter certaines cérémonies et institutions juives qui avaient des tendances manifestes ascétiques et encourageait le culte des anges, tout en s’appuyant sur les traditions des hommes.Cette philosophie était une combinaison d’éléments judaïques avec des notions philosophiques grecques menant plus tard au gnosticisme. Paul combattait cette hérésie parce qu’elle ravissait à Jésus Christ sa place unique de seul médiateur entre Dieu et l’Homme, en même temps que son humanité. Le gnosticisme privait les chrétiens de leur liberté, et les enfermait dans le carcan du légalisme.«
Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, sans s’attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne. Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose–t–on ces préceptes: Ne prends pas ! Ne goûte pas ! Ne touche pas ! Préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair. » Colossiens 2 :18-23 Le mot philosophie vient du grec « philosophia » qui signifie littéralement « amour de la sagesse sans Dieu ». De plus, la philosophie a d’abord été une réflexion scientifique sur la nature et les causes qui font qu’existent l’univers, l’Homme, la société. Elle cherche à percer les mystères de Dieu avec l’intelligence humaine sans révélation divine. La Bible qualifie la philosophie de faux raisonnements qui égarent les hommes (Jacques 1 :22). L’adhésion aux faux raisonnements humains dans le domaine spirituel est l’œuvre du diable.
La révélation de la Parole de Dieu doit prévaloir sur toute connaissance et toute sagesse des hommes. Cependant, la sagesse des hommes est une folie pour Dieu et constitue des forteresses qui empêchent l’accès à l’Evangile, « Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent ; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. » 2 Corinthiens 4 :3-4 Ensuite Paul dit : « Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car, les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser les forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous emmenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ.» 2 Corinthiens 10 :3-5. Evoquons seulement deux exemples de philosophies séductrices, au XIXème siècle, la théorie de l’évolution exposée par Charles Darwin et, récemment, la thèse de Dan BROWN dans son livre ‘Da Vinci Code’ : ces faux raisonnements empêchent beaucoup de personnes de croire à l’Evangile de Christ.
Selon la théorie du naturaliste Charles Darwin (1809-1882), tous les êtres vivants résultent d’une longue série de transformations biologiques appelée évolution. De cette manière, Darwin explique la diversité des espèces vivantes et leur métamorphose en d’autres espèces nouvelles uniquement à partir de causes matérielles. Cette théorie s’oppose radicalement à l’idée selon laquelle Dieu aurait directement créé la Terre et tous les êtres qui la peuplent. La place de l’être humain dans l’univers prend donc une signification contraire à la Parole car alors l’homme n’est plus le centre de la création ; l’espèce humaine n’est rien de plus qu’une espèce animale elle-même issue d’autres espèces animales. En d’autres mots, l’homme descend du singe. « Dan Brown, l’auteur du Da Vinci Code, affirme que Marie-Madeleine était de sang royal et qu’elle était la femme de Jésus. Après la crucifixion, enceinte de l’enfant de Jésus elle aurait fui en France et aurait donné naissance à la dynastie mérovingienne. Jésus aurait voulu qu’elle lui succède à la tête de son église contre la volonté de Pierre qui ayant pris le pouvoir déclencha contre elle et sa descendance 2000 ans de persécution pour cacher la vérité. Extraordinaire ! Après Jésus en Amérique par les Mormons, voici Marie-Madelaine reine de France ». La séduction est un voile qui empêche de voir la vérité de l’évangile.
Publié le 26/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Un des dangers est qu’avec l’émergence du Post-Mil- lénialisme et de la théologie du Dominationisme vient ce qui est connu sous le nom de Kingdom Now (le Royaume Maintenant) –,
une eschatologie surréaliste qui combine le Recons- tructionisme Réformé – où l’Église prend possession des institutions légales et du gouvernement et qu’elle établit le Royaume Divin avant le retour de Jésus, (d’après les modèles de Calvin, Knox, Zwingli et les Puritains) avec le charismatique et qui suggère que la terre sera restaurée à sa forme initiale avant la chute.
En Angleterre, durant l’expérience de Toronto, une assemblée anglicane (qui suit encore les prophètes de Kansas City) a été dénoncée à la télévision pour ses fameux services alternatifs où les gens étaient à moitié nus, se basant évidemment sur la nudité d’Adam et Eve.
Puisque l’homme semble être herbivore et non carnivore avant la chute, une interdiction chrétienne de consommer de la viande pourrait accompagner cette même notion…
Avec l’afflux de la philosophie du Nouvel Age dans les cercles évangéliques via le mouvement Vineyard et des écrivains tels que Clark Pinnock, William De Artega, Patrick Dixon et Yongee Cho, des chrétiens sauvés deviennent prédisposés à toutes sortes d’influences du Nouvel Age.
Ce n’est probablement pas une coïncidence que dans certains quartiers des États-Unis, des idées de la médecine holistique et du végétarisme perçus comme un chemin à une spiritualité plus élevée soient déjà remballées en jargon évangélique pour être consommées par les croyants naïfs et ignorants de la saine doctrine.
Paul ensuite parle du célibat obligatoire, une doctrine de démons qui demeure une doctrine primordiale aux yeux du clergé de Rome. Ainsi, en reniant l’expression naturelle du mariage, nous voyons finalement aujourd’hui exposées les plaies de l’homosexualité et de la pédophilie de ce clergé, aussi bien qu’une avalanche de formes conventionnelles d’adultère et de fornication.
Des couvents de prostituées des années noires et de la Renaissance (ces couvents étaient simplement une continuité, sous les auspices de la papauté, de ce qu’avaient été précédemment les bordels religieux des vierges vestales de la Rome païenne et des temps de la prostitution de la Grèce antique) aux scandales plus récents qui ont littéralement aidé au rabaissement du gouvernement Irlandais il y a quelques années à cause de leur dissimulation des viols d’enfants perpétrés par le clergé Catholique romain, nous voyons les résultats d’une telle doctrine démoniaque.
Lorsque ce qui est naturel et moral est défendu, ce qui est contre-nature et immoral se fraie un passage.
(1 Corinthiens 7 :9)
On trouve les origines de cette doctrine démoniaque chez Augustin de Hippo, qui a amené les influences du Manichéisme – une secte gnostique dualiste dont il était membre avant sa conversion à la chrétienté, sous le tutorat de son mentor doctrinalement dérangé, Ambroise de Milan.
Les Manichéens ont la perception gnostique que tout ce qui est physique est mauvais, parce que c’est le domaine d’un dieu moins important. Il s’ensuit qu’Augustin a adopté cette ligne de pensée et l’a introduite dans la chrétienté en disant :
- « La seule bonne chose concernant le mariage, c’est d’avoir des enfants qui seront célibataires ».
Bien qu’Augustin ait bien agi en réfutant l’hérésie de Pélage, qui reniait le péché orignel, la vio- lence perpétrée au nom de Christ, durant des siè- cles, (incluant les croisades et les inquisitions) remonte à l’in- fluence séminale d’Augustin, qui maintenait que l’Église peut user de violence pour convertir les gens.
C’est également Augustin qui est largement responsable de la dissémination de doctrines erronées telles que le Post-Millénialisme (qui est la base de la théologie de la Reconstruction et du Royaume Maintenant) qui d’ailleurs s’écarte de l’Église apostolique.
C’est aussi Augustin qui a essentiellement réécrit la chrétienté, en faisant d’elle une religion Platonique et a développé les notions d’Église visible/invisible qui ont fourni une fausse base doctrinale à Constantin, ayant fait de la chrétienté la religion de l’Empire Romain.
Tragiquement, (tel que discuté dans notre cassette (Ce que les Réformateurs ont Oublié) lors de son positionnement pour réformer l’Église, Jean Calvin s’est reféré à Augustin au lieu de retourner à la Bible – comme les Anabaptistes l’ont fait.
Conséquemment, Calvin finit avec un mélange de vérité et d’erreur dans sa théologie doc- trinale.
Il est ironique que le Catholicisme romain et le Protestantisme réformé proviennent tous deux d’Augustin, chacun mettant l’emphase sur des aspects différents des mêmes croyances doctrinales de cet homme et en partageant d’autres.
Toutefois, ils étaient en désaccord sur le célibat et les Réformateurs se sont opposés, avec raison, à cette doctrine démoniaque.
Cependant, le Saint-Esprit dit expressément que cette doctrine démoniaque sera également en évidence dans les derniers jours.
En Amérique, l’église sectaire The Church of Bible Understanding, dirigée par Stuart Trail (qui est issue du Mouvement pour Jésus et qui, à l’instar de Enfants de Dieu a tourné en secte démoniaque) est remarquée à cause de son groupe – supposément évangélique – qui détient vraiment une politique de célibat. Les penchants anti-matrimoniaux de Bill Gothard dans ses séminaires pour la jeunesse sont aussi dérangeants.
Potentiellement, les conséquences des prédispositions de Gothard peuvent être dévastatrices. Il décourage le mariage avant 30 ans, ce qui est un âge où débute les dangers d’une première grossesse. Gothard n’est pas médicalement ni théologiquement qualifié. Il n’est pas surprenant qu’un scandale sexuel impliquant le frère de Gothard et le personnel ait ébranlé l’organisation située en Illinios.
Malgré cela, plusieurs pasteurs persistent à envoyer leurs groupes de jeunesse aux séminaires de Gothard.
Ce qui est davantage affligeant, est l’accommodation du Catholicisme romain et l’acceptation de le voir comme chrétien malgré ses doctrines démoniaques, par des théologiens qui se disent évangéliques tels que Norman Geisler (qui est un partisan de l’hérésie Aristolienne de Thomas d’Aquin et qui de plus est associé à l’Université Catholique Romaine Loyola) et le théologien Réformiste calvin J.I. Packer – qui s’est joint à Chuck Colson, Pat Robertson et Bill Bright pour signer « Les Évangéliques et les Catholiques Ensemble » et que ce document inclus le renoncement à évangéliser les Catholiques.
Ce compromis avec Rome n’est pas seulement un compromis avec un autre évangile (Galates 1 :8) mais également un compromis avec les doctrines de Rome, incluant celle du célibat. Une doctrine de démons !
De la bonne nourriture, et non des fables.
Au verset 6, dans un jeu de mots, Paul fait le contraste entre les fausses doctrines qui interdisent des aliments comme étant une « mauvaise nourriture » et la saine doctrine qui est de la « bonne nourriture » ou entraphomenos, qui veut dire « être nourri ».
Il va plus loin dans sa comparaison en appelant les fausses doctrines des contes profanes et absurdes, ou en grec muthos, d’où nous tirons le mot « mythe ».
Dans la plupart des versions bibliques anglaises, il est écrit :
« mais refuse les fables absurdes et profanes des vieilles femmes »
ce qui est mal traduit, à mon avis.
Le terme grec utilisé n’est pas « absurde » mais bebelous, dont la traduction plus appropriée serait « quelque chose qui profane ».
Je ne sais pas si des commentateurs sont d’accord avec moi, mais je ne perçois pas la description de Paul (« de vieilles femmes ») comme de la mysoginie,
mais plutôt comme une allusion aux sorcières grecques
qui conju- raient des révéla- tions mystiques lors de transes,
avec l’aide de potions ou de plantes hallucino- gènes.
(Apocaly- pse 21 :8 et 22 :15)
De telles doctrines mythiques qui profanent courent vraiment les rues aujourd’hui au sein de la charismanie populaire (et non « charismatique biblique »). Donc, à partir de fables telles que le Manichéisme d’Augustin (une croyance mythique dualiste disant que le sexe est indésirable parce qu’il est un acte physique et que le physique est naturellement mauvais – ce que le Logos incarné dans Jean chapitre 1 contredit – émergent deux choses.
La première est des doctrines démoniaques (dans le cas présent, le célibat obligatoire)
et deuxièmement les « menteurs » (faux docteurs) comme Paul les appellent, qui propagent de telles doctrines démoniaques.
Au verset 2, Paul appelle ces menteurs, en grec, pseudologon, qui veut dire « faux Logos » ou plus précisément une contrefaçon démoniaque du logos authentique incarné – le Seigneur Jésus qui Se manifeste dans la chair, par le Saint-Esprit, et dans la Parole Vivante de l’Écriture.
Se rappelant que le thème de 2 Thessaloniciens 2 et 1 Timothée 4 est le même – l’apostasie des derniers jours – nous retrouvons dans les deux épîtres la relation entre l’Antichrist qui vient et l’apostasie qui vient.
En 2 Thessaloniciens, il est l’homme de perdition, un faux Christ.
Le terme grec veut littéralement dire « à la place de Christ », qui caractérise les derniers temps de l’apostasie.
Dans 1 Timothée 4 nous avons le terme pseudologon qui, en- core, caractérise la même période.
Alors, en 1 Ti- mothée 4, au lieu du vrai Logos manifesté dans la chair, le faux logos dit que la chair est mauvai- se (ce qui est une caractéristique antichrist dans 1 Jean 4 :1-3).
Au lieu du vrai Logos révélé par la personne du Saint-Esprit, le faux logos est révélé par un démon.
Au lieu du vrai Logos révélé dans une Parole vivante, le faux logos est révélé par des fables superstitieuses (telles les plombages en or).
Et, au lieu que le vrai Logos soit prêché par des serviteurs fidèles du Seigneur, tels que Paul et Timothée, le faux logos est prêché par des rétrogrades menteurs.
Tout ceci finit en impiété et en blasphèmes.
Tel que décrit dans la Parole de Dieu, nous voyons aujour- d’hui ce chaos ridicule,
dont la fin ultime ne sera rien d’autre que l’apos- tasie totale,
expressément annoncée ici par le Saint-Esprit Lui- même, via Paul à Timothée, et à nous.
Le Sauveur de tous les hommes.
À partir d’ici, Paul continue avec une liste d’exhortations personnelles et de recommandations à Timothée, incluant un encouragement semblable à l’exhortation du Seigneur à Jérémie, de ne pas se sentir inadéquat parce qu’il est jeune.
Dieu mesure l’âge selon depuis le temps que nous Le connaissons et en termes de maturité spirituelle, non selon les notions abjectes de maturité du monde, ni seulement selon l’âge physique.
Une bonne partie de cette exhortation aux versets 8-12 peut tout aussi bien s’appliquer à plusieurs chrétiens sincères aujourd’hui, mais au verset 10, Paul révèle que
« Dieu est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants ».
Ceci est un énoncé christologique sur Jésus et un énoncé sotériologique concernant le salut, où le Saint-Esprit inspire Paul à réfuter deux erreurs doctrinales importantes que le Seigneur, dans Son omniscience, savait qu’elles émergeraient après le temps des apôtres.
La première est de renier que le Sauveur (Jésus) est Dieu
et la deuxième est l’erreur de Calvin, qui croit que Jésus n’est pas mort pour les péchés du monde, comme l’enseigne la Bible, mais seu- lement pour les élus.
Dans cette même épître, le Saint-Esprit déclare par Paul que
« Dieu désire que tous les hommes soient sauvés » (1 Timothée 2 :4).
Comme Pierre l’écrit :
« Le Seigneur veut qu’aucun périsse, mais que tous parviennent à la repentance. » (2 Pierre 3 :9)
Dieu est éternel et, par définition, vit hors du temps; c’est pourquoi le passé, le présent et les choses futures coexistent dans le livre de l’Apocalypse.
Par conséquent, concernant l’éternité – où le temps n’existe pas – le nombre des sauvés est fixé dès avant la fondation du monde mais, concernant l’incarnation, Dieu est entré dans le temps pour apporter le salut à tous ceux qui répondraient à Sa grâce imméritée.
Donc, en relation avec la sphère du temps, le Seigneur déclare qu’Il ne prend pas plaisir à la condition du méchant mais qu’Il préfère qu’il se repente (Ézéchiel 18 :3)
Citant Joël, Pierre dit
« quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (Actes 2 :21)
Le Saint-Esprit savait que la séduction et les fausses doctrines - qui renient les merveilleuses vérités du Dieu juste et aimant – infiltreraient un jour Son Église.
Des erreurs réformées de la compréhension de la souveraineté et de l’élection ont continuellement amené le chaos dans l’histoire de l’Église.
Nous devons mentionner que tous les calvinistes ne sont pas aussi extrémistes ou hérétiques au point d’enlever le verset 10 et dire que « Jésus n’est pas le Sauveur de tous les hommes, particulièrement des croyants. »
Seul l’hyper calvinisme tient à une telle particularité non-biblique, disant que Dieu a créé certaines personnes pour qu’elles brûlent éternellement en enfer, alors que la Parole de Dieu déclare qu’Il désire que tous se repentent.
Un coup d’œil au commentaire de Calvin sur De Clementia de Seneca, démontre que la racine herméneutique de l’exégèse Réformée provient de l’humanisme et non de l’Écriture.
Un examen du Post-Millénialisme calviniste, Erastianisme (une église d’état) et le baptême d’enfants, révèle que sa doctrine de l’Église provient du Catholicisme romain.
Une fouille des Écritures pour trouver un seul verset qui soutienne la théologie de l’Alliance Réformée des calvinistes – qui dit que Dieu n’a fait que deux alliances : une avec Adam et l’autre avec Abraham (d’où provient la Théologie de Remplacement) démontre qu’un tel passage n’existe pas.
Mais, par-dessus tout, la mauvaise compréhension des calvinistes au sujet de la prédestination a une racine philosophique commune avec le fatalisme du Inja Allah de l’Islam et non de la chrétienté biblique.
1 Timothée 4 réfute l’erreur hyper calviniste de « l’expiation limitée » qui restreint la pleine provision du sang de Jésus pour sauver quiconque croit.
Il est vrai que le Seigneur choisit ceux qu’Il sait, de toute éternité, qui répondront à Son appel et nous ne pouvons nous sauver nous-mêmes ni répondre à Sa grâce sans qu’Il nous vivifie.
Mais Dieu ne crée personne pour l’enfer.
L’enfer a été créé pour Satan et ses anges, non pour l’homme (Matthieu 25 :41).
Il est un Dieu d’amour, qui veut et qui désire sauver chacun.
Bien que tous ne Le recevront pas, et Dieu sait d’avance qui Le recevra ou pas, « Jésus est Dieu et le Sauveur de tous les hommes, particulièrement des croyants. »
Nous croyons soit l’apôtre Paul, soit Jean Calvin.
L’équilibre divin : l’attention à la Parole de Dieu et ne pas négliger le don.
Au verset 13, Paul émet l’avertissement de s’appliquer à la lecture des Écritures, à l’exhortation et à l’enseignement. John Wesley s’est parfois lamenté du fait que le Méthodisme était en déclin à cause de sa négligence à cet égard. Il en est ainsi pour tout mouvement ou dénomination qui les ignore.
Aujourd’hui, nous sommes témoins de la ruine de l’Église Unie Réformée, du Méthodisme, d’une grande partie de l’Église Presbytérienne et de l’Église d’Angleterre, dont les dernières statistiques indiquent une baisse de 36,000 participants à l’assemblée.
Ceci prouve que des cours tels que Alpha n’ont jamais eu d’impact significatif.
La croissance se voit plutôt parmi les religions orientales, le néo-paganisme et les sectes.
Sous le leadership de Bernard Green et Douglas MacBaine, on voit également un déclin dans leur itinéraire oécuménique – loin de la Bible – par l’Union Baptiste alors que le déclin phénoménal des Assemblées de Dieu se voit dans le nombre de gens qui assistent aux conférences et que des églises se séparent d’elles.
Les nombreux scandales moraux d’Elim mentionnés dans la presse en Angleterre et en Nouvelle Zélande peuvent tous être attribués directement ou indirectement à l’éloignement de l’emphase mise par Paul dans l’Écriture.
Heureusement, les Églises Évangéliques Indépendantes n’ont pas fait de démarches majeures en ce qui concerne s’éloigner de la base biblique et devraient probablement être considérées comme les vrais Baptistes.
Aussi, les églises Calvary Chapel, Light and Life Mission et d’autres mouvements pentecôtistes plus conservateurs sont utilisés par le Seigneur pour remplacer le déclin des églises pentecôtistes d’hier. Bien qu’il y ait de claires indications d’espoir, le portrait global n’est pas joyeux et le calibre d’enseignement biblique parmi les Frères n’est qu’un ombrage de ce qu’il a déjà été.
Il est digne de mentionner que l’application à la lecture des Écritures soit la première chose écrite par Paul.
Dans l’Église du premier siècle, il y avait peu de textes et la congrégation se fiait donc à ce qu’on lui lise les Écritures.
Mais aujourd’hui, il est étonnant de voir combien de gens viennent à l’assemblée sans Bible et écoutent une prédication sans même lire le texte pour eux-mêmes.
La foi vient en entendant la Parole de Dieu mais l’emphase mise par Paul est de prendre soin de la lire.
Maintenant, au lieu qu’un texte soit lu et exposé, seuls quelques versets sont sortis hors contexte par un pseudo-prédicateur, pour motiver les gens avec des anecdotes qui sont souvent centrées sur eux-mêmes.
J’ai un jour passé une heure et demie de mon temps dans une assemblée en Australie, à écouter Col Stringer. Il a pris deux versets hors contexte sur le sujet « la joie du Seigneur est notre force » et « l’homme sage contrôle son esprit. ». Il s’est amusé à parler d’anecdotes colorées. Pendant tout son discours, il n’a pas mentionné le nom de Jésus une seule fois. Il a mis l’emphase sur la joie au lieu du Seigneur, tel que le contexte le décrit. Ceci est de la psychologie pop babylonienne, là où « se sentir bien » se mascarade en doctrine chrétienne.
Le pire, c’est que cette réunion devait venir en aide aux hommes chrétiens pour qu’ils soient de meilleurs leaders au sein de leur famille.
Avec un tel non-sens, qui ne peut rien apporter dans un temps de crise, je ne peux m’empêcher de penser à ce qui peut arriver à ces pauvres familles si (que Dieu les en protège!) une vraie tragédie venait à les frapper. C’est pourquoi Dieu dit :
« Mes frères, qu’il n’y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un jugement plus sévère. » (Jacques 3 :1)
Ce ne serait pas juste de mentionner seulement le nom de Col Stringer.
Son approche est simplement typique de toute la folie populaire qui se fait passer pour de l’en- seignement biblique aujourd’hui.
Le plus pénible de tout ceci est la triste réalité que dans leur ignorance, ceux qui les écoutent reçoivent leurs messages sans penser. C’est pourquoi Paul dit qu’un texte doit premièrement être lu. Ceci établi le bon contexte et le co-texte.
Deuxièmement, Paul commande que le texte soit utilisé en exhortation.
Comme Watchman Nee l’a bien dit, il y a une différence entre une vraie connaissance et de la simple information.
La Bible ne nous a pas été donnée pour accroître notre connaissance, pour avoir de la con- naissance, mais pour changer nos vies.
Paul emploie le terme grec paraklesio qui veut dire implorer, comme un exhortation en vue de réconforter, et ce mot est directement relié au terme grec parakletos – un titre descriptif du Saint-Esprit, Qui vient à nos côtés en tant que Consolateur – mais Son moyen principal pour le faire est par la Parole révélée.
« L’Esprit » et la « Vérité » sont mutuellement dépendants et non mutuellement exclusifs. Le Saint-Esprit œuvre seulement selon la Bible qu’Il a inspirée.
Ceci nous amène à la troisième exhortation de Paul – « enseigner » - en grec didasklia dont l’usage du Nouveau Testament est d’expliquer la doctrine. Ce mot vient directement du mot grec didaskein qui veut dire doctrine.
Bibliquement, bien qu’un faux enseignant tel que Paul Crouch dénonce ouvertement la doctrine biblique comme étant « de l’excrément », le Saint-Esprit, quant à Lui, appelle la doctrine biblique « l’enseignement de Jésus ».
Selon la Parole de Dieu, le fait de rejeter les enseignements de Jésus comme des excréments revient à rejeter Jésus Lui-même.
Dans le contexte, le rôle de réconfort et d’exhortation du Saint-Esprit est basé premièrement sur les Écritures; toutefois, exhorter sans la saine doctrine n’est pas du tout de l’exhortation mais revient plutôt à induire en erreur et tromper!
C’est seulement après avoir mis l’emphase sur l’application à la lecture des Écritures et ses doctrines que Paul exhorte Timothée à ne pas négliger le don qu’il a reçu par prophétie.
Ici, le mot don, en grec, est charismatos, une grâce donnée par l’entremise d’un individu dans le Corps, pour l’équiper pour le ministère, et dans le cas présent il est associé avec un charismata dans la forme d’un ministère prophétique.
À moins qu’une solide base doctrinale soit en place, là où de tels dons sont exercés en accord avec les Écritures, le résultat ne sera pas le charismata biblique, mais la charismanie non biblique.
Tout comme les dons ministériels, les dons charismatiques nous équipent pour accomplir notre appel (1 Corinthiens 12 :4-5) et sont comparés par Jésus aux talents, pour lesquels nous seront jugés selon la façon dont nous les aurons investi en Son nom. (Matthieu 25 :14-26).
Le diable utilise la charismanie afin de discréditer les dons, dans le but que les autres ne désirent pas en avoir et, par le fait même, qu’ils ne soient pas préparés pour la bataille (1 Corinthiens 14 :23). Le diable l’utilise aussi afin que les non-sauvés pensent que nous sommes des fous.
C’est également pourquoi Satan emploie des hommes tels que Peter Glover, pour condamner les dons et ceux qui en font usage. Romains chapître 11 traite des buts prophétiques de Dieu pour les Juifs alors que le chapître 12 commence avec l’enseignement de Paul sur une combinaison des dons charismatiques et ministériels.
La raison pour laquelle Paul relie les dons et l’appel dans Romains 11 :29 est parce que l’erreur doctrinale disant que Dieu n’accorde plus de dons et celle où Dieu en a fini avec les Juifs sont deux aspects d’une même erreur.
Dans 1 Corinthiens 14 :23 Paul appelle idiotai (idiots) ceux qui ne sont pas instruits dans les dons charismatiques.
Dans 1 Corinthiens 13, les dons demeurent jusqu’à ce que ce qui est « parfait » vienne – ce qui, dans le contexte de l’épître – est parousia ou le retour de Jésus, et non le canon du Nouveau Testament.
Au début de 1 Corinthiens 7 :8 (1Co 13:8?) la charismatai (les dons charismatiques) demeurent jusqu’au retour de Jésus. En regardant le texte dans son contexte et à la lumière de son co-texte, il est « idiot » de dire le contraire.
Les Peter Glover et Col Stringer de l’Église contemporaine divorcent le texte du contexte. La charismanie et la cessation des dons sont toutes deux des croyances que Paul appelle des « idioties ».
La conclusion
Paul fait le point en soulignant l’importance de ces vérités au verset 15, implorant Timothée de se donner tout entier à elles, les enseignant, par amour, à « tous » (sauvés et non-sauvés) comme un témoignage pour les perdus mais aussi comme un exemple de son ministère à l’Église (incluant ceux qui le méprisent). Paul termine sa lettre à Timothée en l’exhortant à prendre garde à lui-même et à son enseignement.
Il n’est pas suffisant d’avoir la bonne doctrine si notre conduite est différente.
Le prédicateur baptiste d’Angleterre et membre de l’Alliance Évangélique, Roy Clements, était un bon dispensateur des Écritures mais il a été mis à découvert lorsqu’il a récemment abandonné son église, sa femme et leurs enfants pour un amoureux homosexuel.
Certains suggèrent que si la vie de quelqu’un est en règle, nous devrions ignorer leurs erreurs doctrinales. Toutefois, l’Esprit de Dieu, par Paul, dit le contraire. Une doctrine erronée amène un comportement erroné.
Si notre conduite et notre doctrine demeurent saines, nous n’avons pas besoin de craindre l’apostasie dont nous parle le Saint-Esprit mais, tel que mentionné au verset 16, nous assurerons notre salut et celui de ceux qui nous écoutent.
Publié le 26/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
1ère PARTIE :
Nous savons d’après les évangiles que l’an 2000 AD est passé. L’horloge historique du règne de César Auguste et les différences entre le calendrier lunaire Juif et le solaire Grégorien nous dit que l’an 2000 se situait voilà deux ou quatre ans passés et, pour des raisons théologiques, l’an 2000 – tel que compté par l’occident et qu’importe ce qu’il peut représenter pour les ordinateurs - n’a aucune signification doctrinale quelconque.
Nous savons toutefois que nous sommes plus près du retour de Jésus et cela, évidemment, est le vrai nouveau millénium pour lequel nous devrions être concernés : la venue du règne millénial de Jésus.
De la globalisation de l’économie mondiale, à la reconfédération des nations dans l’Empire Romain et de l’Empire Romain à une Europe fédérale de moins en moins démocratique, à l’ascension de l’œcuménisme, à une foule de facteurs environnementaux;
d’une activité séismique croissante à la pollution thermale, à l’épuration ethnique d’une nation contre une autre, à la quête d’une fausse paix au Moyen Orient, à la séduction de l’Église évangélique, nous voyons de toute évidence : que nous nous rapprochons de Sa venue et que l’Église est de moins en moins prête pour cet événement.
Par la grâce de Dieu, toutefois, nous voyons aussi un reste fidèle se lever et se faire préparer par le Saint-Esprit. Ces derniers ne sont pas enthousiasmés par la séduction post-milléniale des Dominationistes charismatiques et des Reconstructionistes calvinistes mais plutôt par qui règnera avec Christ sur la terre dans le vrai Nouveau Millénium.
Cependant, un aspect important de la préparation des fidèles par Dieu est de les préparer pour ce qui précède le retour de Jésus. A cette fin, nous avons investi beaucoup de temps dans l’enseignement biblique sur des sujets tels que « Une compréhension Judéo-Chrétienne de l’Antichrist »; « L’Histoire future de l’Église »; « Les septs Églises de l’Apocalypse »; « Comme aux jours de Noé »; « Comprendre l’enlèvement »; « Les avertissements du Sermon sur la montagne »; « Daniel et les Macchabées »; « Noël, Channuka et le retour de Christ » et, le printemps prochain, nous planifions une conférence sur le thème « Comprendre la Grande Tribulation ». (Tous ces enseignements sont disponibles en audio et en vidéo).
Une des prophéties les plus claires et des plus importantes dans le Nouveau Testament au sujet de ce qui arrivera avant le retour de Jésus se trouve dans 1 Timothée 4.
Tel qu’indiqué dans « L’Histoire future de l’Église », l’Église du premier siècle – dans certains aspects – préfigure l’Église des derniers temps.
Il est évidemment très possible que nous soyons entrés dans ce dernier siècle. Écoutons Paul.
Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la Parole de Dieu et par la prière.
En expo- sant ces choses aux frè- res, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et de la bon- ne doctrine que tu as exactement suivie. Repousse les contes profanes et absurdes. Exerce-toi à la piété; car l’exercice corporel est utile à peu de choses, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir.
C’est là une parole certaine et entièrement digne d’être reçue. Nous travaillons, en effet, et nous combattons, parce que nous mettons notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants. Déclare ces choses, et enseigne-les. Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens.
Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous. Veille sur toi-même et sur ton enseignement; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent. »
Naturellement, ce texte contient l’exhortation et l’instruction apostolique de Paul par le Saint-Esprit à Timothée et afin qu’il puisse en retour les donner aux autres (1 Timothée 4 :6, 11) ce qui veut dire, selon le canon du Nouveau Testament, que cela inclu tous les croyants de tous les temps. Non seulement nous, mais - si nous sommes dans les « derniers jours » - alors là, particulièrement à nous, puisque le contexte est eschatologique, i.e. puisqu’il parle des derniers jours.
La première caractéristique de ce que le Saint-Esprit dit expressément concerne un abandon de la foi.
Le mot grec utilisé est Apostasontai, le temps futur de la forme verbale du mot apostasia, qui veut dire « sortir hors de » et le même mot est employé en 2 Thessaloniciens 2 :3 associé avec l’Antichrist
(Moriel a fréquemment averti que le mouvement œcuménique, la charismanie, l’hyper-pentecôtisme, la théologie libérale et la séduction du mouvement Parole de Foi sont des préludes et un chemin menant à cette rétrogradation collective).
Le même abandon de la foi dont Paul parle, en association avec l’Antichrist dans 2 Thessaloniciens est traité d’une perspective plus pastorale dans son épître à Timothée.
Nous pourrions dire qu’en 2 Thessaloniciens Paul traite de l’apostasie comme telle alors qu’en 1 Timothée il traite des tendances au sein de l’Église qui mènent à ces événements et, en tant que pasteur senior, il recommande avec insistance à Timothée d’alerter les brebis pour leur protection.
Nous bénéficions aujourd’hui de cet avertissement au moyen de l’Écriture et savons ainsi à quoi nous attendre.
Le premier danger ici est de croire que les chrétiens ne peuvent pas apostasier
(c'est un sujet complexe en soi et il est traité en deux parties sur les cassettes audio « Sauvé un jour, sauvé toujours »).
Quelqu’un ne peut pas aban- donner quelque chose dont il ne faisait pas partie.
La Bible nous prévient claire- ment d’une apos- tasie générale et la notion que seuls des gens non-sauvés peu- vent s’éloigner de quelque chose dont ils n’ont jamais fait partie est
linguistiquement,
théologiquement
et logiquement
absurde.
L’épître aux Hébreux a été écrite aux croyants Juifs en danger d’abandonner la foi et de retourner en arrière, sous la loi, face à la persécution. Il est absurde de suggérer que ceux qui ont reçu la connaissance de la vérité et qui sont maintenant en danger n’ont jamais été de vrais croyants (Hébreux 10 :26).
Le mot ici pour apostasie est parapipto (relié à apostasia) de l’infinitif du verbe apostasier.
Nous pouvons voir un double illogisme. Comment quelqu’un peut-il apostasier de ce que qu’il n’a jamais cru ? De plus, suggérer qu’un incroyant puisse avoir été participant au Saint-Esprit est ridicule. C’est là une théologie de l’évêque libéral Desmond Tutu, qui déclare que les hindous peuvent avoir le Saint-Esprit.
Ce n’est pas la théologie de la Parole de Dieu !
Un tel raisonnement déformé est vraiment insensé.
Au lieu d’approcher un texte objectivement et lui permettre de s’expliquer par son contexte, une personne le redéfinit et en réduit ainsi la signification déjà pourvue afin d’accommoder sa présupposition.
C’est là une fausse prémisse et un raisonnement tordu qui demande des acrobaties d’exégèse pour se soutenir afin de défendre une présupposition qui est contredite par une affirmation explicite du texte.
En d’autres mots, parce qu’une signification directe et sans préjudice d’un texte comme celui d’Hébreux 6 ou Hébreux 10, pris dans son contexte, va à l’encontre de leurs idées préconçues, les gens doivent réduire sa signification directe afin de protéger leurs présuppositions.
Ils réussissent cela en appliquant une défor- mation d’exégèse qui a du sens seulement si l’on part de leurs idées préconçues.
Toutefois, si nous permettons au texte de parler pour lui-même, leur réduction de la signification du passage devient clairement absurde dans le contexte.
En toute justice, nous devons reconnaître que lorsque Jean Calvin a formulé ce qu’est devenue la doctrine de la persévérance (Sauvé un jour, sauvé toujours), il essayait alors de discréditer l’exploitation hérétique du Catholicisme romain médiéval, qui tenait les gens en captivité en leur proférant le mensonge qu’on ne pouvait avoir l’assurance du salut, ce qui leur facilitait la tâche dans leur vente corrompue d’indulgences et leur permettait de financer leurs programmes de construction de la Renaissance.
Toutefois, la solution à l’erreur, c'est la vérité et non une autre erreur !
Nous sommes, bien sûr, éternellement sécurisés en Christ, en autant que nous exercions notre volonté libre, restaurée à la croix et appropriée par la nouvelle naissance, à demeurer en Christ, en coopération avec la grâce de Dieu.
En reniant que le libre choix perdu à la chute de l’homme a été restauré au Calvaire, le Calvinisme (semblable au Catholicisme romain, mais d’une autre façon) renie la pleine puissance de la croix de Jésus.
Ironiquement, une des plus grandes menaces à la sécurité éternelle du croyant est, en fait, cette fausse idée que les croyants ne peuvent apostasier.
Personne ne peut nous soutirer de la main du Père, mais nous pouvons faire un mauvais usage de notre volonté propre et choisir d’abandonner.
C’est pourquoi 1 Timothée 4 verset 16 nous indique clairement que nous assurons notre salut.
Ce chapitre déclare que ceux qui sont avertis des dangers et qui agissent en conséquence sont ceux qui peuvent assurer leur sécurité, mais pas ceux qui renient le danger.
Des doctrines de démons.
Par le Saint-Esprit, Paul nous dit quelle forme prendra l’apostasie dans les derniers jours et il commence en pointant le fait que des menteurs hypocrites dans l’Église propageront des doctrines de démons afin d’égarer les chrétiens.
Le Saint-Esprit n’inspire pas Paul à mâcher ses mots dans sa description de ces gens. De plus, il ne fait aucun appel pour eux. Ce ne sont pas des personnes sincères et dans l’erreur, mais de mauvaises personnes du genre dont parle Jérémie, à qui Dieu dit de ne pas intercéder en leur faveur (Jérémie 14 :11).
Paul ne met pas non plus le blâme que sur les démons. Les doctrines viennent des démons mais elles sont proclamées par des dirigeants mauvais au sein de l’Église.
La première de ces doctrines est spécifiquement une forme de légalisme appelée nomianisme, qui concerne ici une règle diététique. Il ne s’agit pas de gens qui s’abstiennent de certains aliments pour des raisons culturelles ou de témoignage en tant que choix personnel, mais qui en font une doctrine.
C’est de la Judaïsation (non pas une recon- naissance des origines Judaïques de la foi chrétienne mais un retour à la captivité religieuse).
Ce n’est pas une coïncidence que les Adventistes du Septième Jour, les Mormons, les extrémistes Hyper-Messianiques (et, concernant les jours d’abstinence, les Catholiques) s’engagent dans de telles pratiques démoniaques au point de rendre les gens esclaves à des lois diététiques.
(...)
Publié le 26/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Source : A363 - Latrompette.net - Source http://www.biblebb.com/files/MAC/J91-21-1.HTM Article traduit par Henri Viaud-Murat, publié autrefois sur le site Internet paroledevie.org (site fermé depuis Août 2007)
L'apostasie conduit à de nouvelles religions !
Aujourd'hui, de plus en plus de Chrétiens cherchent un conseil, non plus dans la Bible, mais auprès des psychologues.
Le ministère de "conseiller spirituel" s'est professionnalisé.
C'est tragique, parce que les sciences du comportement ne sont justement pas scientifiques !
En outre, elles ne sont nullement efficaces pour changer le cœur humain.
La "Psychologie chrétienne" a envahi l'Eglise, mais elle n'est qu'une pâle copie de la Psychologie du monde, se contentant d'en "christianiser" l'apparence, avec l'appui de quelques références bibliques.
La seule manière, pour l'Eglise, de répondre aux besoins spirituels de ceux qui cherchent un conseil, est de revenir à Celui qui est le Conseiller Admirable, Christ, et à Sa Parole. Ils sont toujours parfaitement suffisants !
La professionnalisation du ministère de conseiller spirituel.
Malheureusement, le privilège de pouvoir conseiller des gens en leur apportant la vérité biblique risque sans doute d'être sérieusement compromis, non par des obstacles légaux qui viendraient de l'extérieur de l'Eglise, mais, de l'intérieur de l'Eglise, par un changement d'attitude envers la Bible.
Au cours d'un procès récent intenté à une église, (pour "non-assistance à personne en danger," suite au suicide d'un jeune membre de l'église), un certain nombre "d'experts" ont donné leur témoignage.
Le plus surprenant fut d'entendre de soi-disant "psychologues et psychiatres chrétiens" affirmer que la Bible seule ne suffisait pas pour répondre à nos besoins personnels et émotionnels les plus profonds. Ces hommes affirmèrent devant un tribunal du monde que la Parole de Dieu n'était pas une ressource adéquate pour conseiller les gens sur des problèmes spirituels !
Mais ce qui est réellement ahurissant, c'est de voir le nombre de Chrétiens évangéliques qui sont prêts à accepter la parole de ces "professionnels" sur ce sujet !
Au cours des dix dernières années, on a vu surgir un grand nombre de cliniques psychologiques évangéliques. Presque toutes affirment offrir des conseils fondés sur la Bible.
Toutefois, dans la pratique, la plupart emploient les méthodes de la Psychologie du monde, déguisée sous une terminologie chrétienne. En outre, elles enlèvent le ministère de conseil spirituel du cadre normal du Corps de Christ, et conditionnent les Chrétiens pour leur faire croire qu'ils sont incompétents dès qu'il s'agit d'apporter un conseil qui touche à la vie de l'âme.
Presque tous les livres prétendant former les pasteurs à la "relation d'aide" ont été écrits selon une perspective freudienne, en ce sens qu'ils ont été fortement influencés par l'éthique freudienne de non-responsabilité.
De nombreux pasteurs, qui se sentent incompétents dans ce domaine, et qui ont peut-être peur qu'on leur intente un procès pour "insuffisance professionnelle," sont tout à fait d'accord pour laisser des "professionnels" prendre en mains ce qui constituait auparavant une part importante du ministère pastoral.
Trop d'entre eux ont fini par accepter ce mensonge, selon le- quel il existerait, en- dehors des Ecritures et de notre relation personnelle avec Jésus-Christ, un vaste domaine de ressources de la sagesse humaine.
Ils ont fini par croire qu'il existe,
en-dehors de la Bible,
des théo- ries et des techniques capables d'apporter à ceux qui souffrent de problè- mes per- sonnels profonds
la clef dont ils ont besoin.
En fait, la véritable Psychologie (ce qui signifie "science de l'âme") devrait être le domaine exclusif des Chrétiens, car seuls les Chrétiens disposent des ressources permettant de comprendre et de transformer l'âme.
La Psychologie du monde et des hommes est fondée sur des principes impies ou sur des théories évolutionnistes, et ne peut apporter que des solutions superficielles et temporaires aux problèmes humains.
Bien avant l'apparition d'une Psychologie sans Dieu, les Puritains parlaient déjà du "travail sur l'âme" pour désigner leur ministère de conseil spirituel.
La Bible est le manuel fondamental pour tout travail sur l'âme. Elle suffit parfaitement à diagnostiquer et à traiter tous les problèmes psychologiques et spirituels. S'appuyant sur la puissance du Saint-Esprit dans la vie du Chrétien, l'Ecriture doit aboutir à nous transformer à l'image de Jésus-Christ !
C'est tout le processus de la sanctification biblique.
Les hommes peuvent raisonnablement chercher un secours médical pour une jambe cassée ou une maladie physique. La Psychologie peut aider les alcooliques, les drogués, ou ceux qui ont subi des traumatismes sévères, suite à un viol, un inceste ou des mauvais traitements, à surmonter leur traumatisme.
Certaines techniques de la Psychologie humaine peuvent certainement atténuer des traumatismes, ou modifier certains comportements de Chrétiens ou de non-Chrétiens. Il existe aussi certaines maladies émotionnelles dont les causes sont organiques ou physiques, et pour lesquelles la Médecine et la Psychologie peuvent permettre de stabiliser une personne qui, sinon, pourrait devenir dangereuse.
En outre, certains psychologues du monde sont parfois plus honnêtes que leurs collègues chrétiens, qui débitent souvent des clichés, sans aborder les vrais problèmes de l'âme.
Il en résulte que des psychologues non-chrétiens sont parfois plus efficaces que des psychologues chrétiens, pour aider ceux qui ont des problèmes émotionnels profonds.
Mais de tels problèmes sont relativement rares, et ne devraient pas servir d'exemples pour justifier l'usage immodéré des techniques de la Psychologie du monde pour régler des problèmes dont l'origine est nettement spirituelle. Traiter les désordres émotionnels et psychologiques de cette manière n'est certainement pas synonyme de sanctification !
Parler de "Psychologie chrétienne," comme on le fait aujourd'hui, est une contradiction dans les termes !
Le mot "psychologie" ne consiste plus à étudier l'âme.
Cela décrit plutôt tout un ensemble disparate de thérapies et de théories dont le fondement est clairement humaniste.
Les principes de base de la plupart des théories psychologiques sont contradictoires avec la vérité chrétienne.
En outre, l'irruption de la Psychologie dans l'enseignement biblique a rendu confuse la distinction entre "modification du comportement" et "sanctification."
Quand on parle de problèmes psycholo- giques, le chemin de la guérison passe par celui de la sanctification spiri- tuelle.
Il est insensé de vouloir échanger le Conseiller Admira- ble, Source des eaux vives, contre la sagesse charnelle de cette terre, et les eaux stagnantes de ses Sciences Humai- nes !
Le Seigneur Jésus a toujours réagi par- faitement et en toute sainteté, face à chaque tentation, à chaque épreuve et à chaque traumatisme de Sa vie, qui furent certainement les plus sévères qu'un être humain ait pu subir.
Il doit être clair que nous ne pourrons jamais avoir une parfaite victoire sur tous les problèmes de la vie, tant que nous ne marcherons pas comme Jésus-Christ a marché. Aucun ministère travaillant sur l'âme humaine ne pourra jamais élever quelqu'un au-dessus du niveau de spiritualité qu'il a lui-même atteint.
C'est pourquoi, la qualification suprême d'un psychologue chrétien devrait consister à être semblable à l'image de Christ.
Cette folie de vouloir adopter les doctrines de la Psychologie du monde constitue sans doute le plus grand danger que court l'Eglise aujourd'hui. Ces doctrines représentent une masse de conceptions humaines que Satan a réussi à infiltrer dans l'Eglise, lui faisant croire qu'elles sont des vérités divines assez puissantes pour changer la vie des gens.
La plupart des psychologues sont adeptes en fait d'une sorte de néo-gnosticisme, qui prétend posséder une connaissance secrète permettant de résoudre les problèmes humains. Certains affirment même mettre en œuvre une technique thérapeutique qu'ils appellent "cure d'âme chrétienne," quand, en réalité, ils utilisent les théories de la Psychologie humaine, habillée de quelques références bibliques, pour prétendre traiter les problèmes spirituels.
La conséquence, c'est que les pasteurs ou les ministères chrétiens qui continuent à utiliser la Parole de Dieu pour conseiller les Chrétiens sont dédaigneusement traités de naïfs et de "simples d'esprit" dépourvus de toute compétence.
La prière et l'étude de la Bible sont méprisées, et considérées comme des "solutions de paille," incapables d'aider les déprimés et les anxieux.
Pourtant, les conseillers spirituels chrétiens, dans le passé, ont toujours encouragé les Chrétiens à se tourner vers l'Ecriture, le Saint-Esprit, Christ, la prière et la grâce divine. Mais aujourd'hui, la plupart des Chrétiens en sont venus à croire que rien de tout cela ne permet réellement de soigner et de guérir leurs problèmes personnels.
La Psychologie est-elle réellement scien- tifique ?
La Psychologie ne constitue pas un corps unifié de connaissances scientifiques, comme la thermodynamique ou la chimie organique. Elle consiste plutôt en un assemblage disparate et complexe d'une multitude de conceptions et de théories, dont beaucoup sont contradictoires.
La Psychologie n'a pas prouvé qu'elle était capable de soigner efficacement le mental de l'homme, ni ses troubles émotionnels. C'est pour cette raison qu'on ne peut pas la considérer comme une science.
Nombreux sont ceux qui n'acceptent pas que l'on traite la Psychologie de pseudo science, mais c'est exactement ce qu'elle est : la plus récente des nombreuses inventions humaines qui se sont efforcées d'expliquer, de diagnostiquer et de traiter les problèmes du comportement humain, en se gardant bien d'aborder les aspects moraux et spirituels.
Il y a un peu moins d'un siècle, le débat tournait autour d'une autre "science humaine," appelée la phrénologie. La phrénologie partait du principe que les caractéristiques de la personnalité étaient déterminées par la forme du crâne.
Les diagrammes des phrénologues montraient des "cartes" du crâne, avec un certain nombre de zones censées correspondre à des émotions ou des caractéristiques particulières. Un phrénologue tâtait ainsi le crâne de ses patients pour diagnostiquer leurs problèmes, en localisant les "bosses" qu'ils pouvaient avoir !
Si vous croyez que les sciences du comportement ont beaucoup progressé depuis cette époque, demandez-vous s'il est plus raisonnable de conseiller à un adulte de se mettre en position fœtale, au milieu d'oreillers, pour qu'il puisse revivre ses anxiétés prénatales !
Si, l'on avait à choisir, on pourrait encore préférer le diagnostic des bosses du crâne !
Les psychologues modernes emploient des centaines de techniques et de modèles, fondés sur des myriades de théories conflictuelles.
Il est donc impossible de parler de la Psychothérapie comme formant une science unifiée et cohérente.
Toute une série de présupposés, popularisés par la Psychologie, se sont introduits dans l'Eglise, qui les a puisés dans le vaste réservoir qui lui était présenté. Ces présupposés ont exercé une influence profonde et néfaste sur le ministère du conseil spirituel.
En voici quelques-uns :
* La nature humaine est fondamentalement bonne.
* Les hommes peuvent trouver la solution à leurs problèmes au-dedans d'eux.
* Pour comprendre et corriger les problèmes psychologiques d'un être humain, il faut nécessairement sonder son passé.
* Les problèmes psychologiques de l'être humain forment une classe de problèmes indépendants, sans relation avec des facteurs physiques ou spirituels.
* Les problèmes psychologiques profonds ne peuvent être résolus que par des conseillers professionnels employant une psychothérapie appropriée.
* La Bible, le Saint-Esprit et la prière sont inadéquats, et représentent des ressources simplistes pour résoudre certains problèmes psychologiques.
Il est ironique de constater que c'est au moment où l'Eglise s'entiche tant des Sciences du Comportement, que ceux qui les connaissent le mieux commencent à se demander si la Psychothérapie est bien une science ! Il y a onze ans, le magazine Time a publié un article de fond sous le titre : "La Psychiatrie sur le divan."
En voici quelques extraits :
"Sur tous les fronts, la Psychiatrie semble être sur la défensive… De nombreux psychiatres sont prêts à abandonner le traitement des "banales névroses" aux psychologues et aux thérapeutes amateurs. Après tout, est-ce nécessaire de tant travailler à obtenir un doctorat durement gagné, pour bavarder gentiment avec un patient, et lui dire qu'il se traite trop durement ? Si la Psychiatrie offre des traitements médicaux, pourquoi tant de praticiens sont incapables de fournir des résultats scientifiques mesurables, comme ceux qui sont obtenus par les autres médecins ?
"Les Psychiatres reconnaissent eux-mêmes que leur profession a souvent des relents d'alchimie moderne, avec son jargon et sa tendance à la mystification, mais sans corps de connaissances réellement utilisables…
"Comme toujours, les psychiatres sont leurs propres critiques les plus sévères. Thomas Szasz, longtemps le plus célèbre praticien de sa profession, a soutenu que les maladies mentales n'existaient pas, mais qu'il n'y avait que les problèmes normaux de l'existence. E. Fuller Torrey, un autre psychiatre critique de la Psychiatrie, veut bien concéder qu'il existe quelques maladies mentales, comme la schizophrénie, mais ajoute qu'on ne peut les traiter qu'avec quelques drogues, qui pourraient aussi bien être prescrites par n'importe quel médecin… En revanche, le psychiatre et poète Ecossais R. D. Laing assure que la schizophrénie est bien réelle, mais qu'elle est bonne pour vous ! Selon lui, il s'agit d'une sorte d'extase psychédélique, bien supérieure à toute expérience "normale." Les principaux praticiens eux-mêmes ne sont pas certains que la Psychiatrie puisse bien distinguer le normal de l'anormal."
Le même article poursuit en soulignant les échecs de la Psychiatrie, faisant remarquer "qu'un tiers de tous les patients finissent par guérir, un tiers reçoivent une aide relative, et le dernier tiers reste avec ses problèmes. Puis il ajoute :
"Le problème, c'est que la plupart des autres thérapies prétendent aboutir aux mêmes conclusions, et affirment obtenir certains résultats pour les deux tiers de leurs patients. Les critiques font remarquer que, de toute manière, ceux qui sont passés par une expérience traumatisante, comme un divorce ou le décès d'un être cher, finissent en général par aller mieux, lorsque le choc initial est passé ! Une étude a montré que des personnes ont vu leur état s'améliorer, simplement pour s'être fait inscrire sur une liste d'attente chez un psychanalyste. Sans doute que le seul fait d'avoir décidé de suivre un traitement les a aidés !"
L'article conclut par une prévision pessimiste de Ross Baldessarini, psychiatre et biochimiste au Centre de Recherches Mailman. Il a déclaré au Time :
"Nous sommes incapables de dire dans quel avenir prévisible nous pourrons identifier les causes et les traitements des maladies mentales."
Plusieurs années plus tard, à Phœnix, en Arizona, se sont réunis les principaux experts mondiaux de la Psychothérapie. Cette conférence, appelée "l'Evolution de la Psychothérapie," a réuni 7.000 experts des maladies mentales, venus du monde entier.
Ce fut la conférence la plus importante jamais réunie sur ce thème. Son organisateur a dit qu'il s'agissait d'un vrai "Woodstock de la Psychothérapie." Cette conférence fut l'occasion de plusieurs révélations fracassantes.
Par exemple, le "Los Angeles Times" cita Laing, qui avait déclaré que, selon lui, "un siècle de Psychothérapie n'avait abouti à aucune décou- verte fondamentale en matière de relations humaines."
Il ne pensait pas "que l'on ait beaucoup progressé depuis Socra- te, Shakespeare, Tolstoï ou même depuis le Flaubert de quinze ans."
Il avait ajouté :
- "Je pense que la Psy- chiatrie n'est pas du tout une science. Ce n'est pas comme la Chimie ou la Physique, où vous pouvez construire tout un corps de connaissances et le faire progresser."
Il dit aussi qu'il luttait lui-même contre une dépression, et qu'écouter certains de ses morceaux de musique préférés lui faisait beaucoup plus de bien que n'importe quelle cure psychothérapeutique !
Le magazine "Time", dans son reportage sur cette conférence, fit remarquer que, lors du panel de discussion sur la schizophrénie, trois ou quatre des "experts" présents ont affirmé que cette maladie n'existait pas.
R. D. Laing, héros des étudiants rebelles des années 60, réaffirma sa conviction romantique que les schizophrènes sont de braves victimes qui défient une culture cruelle. Il a suggéré que beaucoup de gens sont déclarés schizophrènes simplement parce qu'ils dorment le jour et veillent la nuit. Pour lui, la schizophrénie n'existait pas avant "l'invention" du monde…
Un peu plus tard, l'une des participantes à un autre panel demanda à Laing comment il soignait les schizophrènes. Laing évita de répondre pendant près d'une demi-heure, puis finit par dire :
- "Voici le seul traitement possible pour des gens que je ne considère pas comme malades : je les traite exactement de la même manière que les autres ! Je me conduis avec eux en suivant les règles habituelles de la courtoisie et de la politesse !"
Une autre vérité a émergé clairement de cette conférence : il y avait bien peu d'unanimité entre tous ces thérapeutes ! La Psychothérapie ne se présentait pas comme une belle science unifiée, mais comme une cacophonie de théories et de thérapies divergentes.
Le Dr Joseph Wolpe, pionnier de la thérapie comportementale, a caractérisé cette conférence de Phœnix comme une "tour de Babel de voix conflictuelles."
C'était manifestement le cas ! Un spécialiste, Jay Haley, a décrit l'une de ses techniques, qu'il qualifiait de "chien à longs poils."
Pour lui, il était clair que sa technique ressemblait à l'un de ces chiens, qui semblent bien gras tant qu'ils ne sont pas mouillés ! Ils semblent avoir plus de chair qu'ils n'en ont en réalité ! C'était son approche de la thérapie ! Il lui suffisait de réussir à convaincre le patient d'être déterminé à changer, puis de lui garantir un traitement efficace, sans lui dire, pendant plusieurs semaines, en quoi ce traitement consistait.
En reculant le délai, les patients continuaient à venir le consulter, jusqu'à ce qu'ils trouvent en quoi consistait ce traitement. Haley dit un jour à une femme boulimique, qui se faisait vomir entre 5 et 25 fois par jour, de lui donner dix cents la première fois qu'elle se ferait vomir, puis de doubler la somme chaque fois qu'elle se refaisait vomir.
Elle ne tarda pas à comprendre qu'à ce régime, elle allait bientôt devoir à son thérapeute des centaines de milliers de dollars, et elle s'arrêta d'elle-même !
Jeffrey Zeig, organisateur de la conférence, déclara que dans les seuls Etats-Unis, il existait une centaine de théories psychothérapeutiques différentes, et que la plupart étaient condamnées à disparaître.
Non seulement les, psychologues vendent des prétendues thérapies pour un prix très élevé, mais ils inventent aussi des maladies qui justifient ensuite l'utilisation de ces thérapies.
Leur stratégie commerciale s'est avérée efficace. Il leur suffit d'inventer des problèmes, de persuader les gens qu'ils sont désespérément malades, puis de leur proposer le remède "adéquat."
Certains de ces prétendus problèmes sont d'une nature pathétiquement banale.
Toutes ces "infirmités" modernes ne sont en général que les conséquences de l'égoïsme personnel : mauvaise image de soi, souci de l'apparence, dépendance d'autrui, abus émotionnels, crise de l'âge mûr, et aspirations manquées.
Le traitement de l'égocentrisme est devenu une stratégie commerciale essentielle pour les psy- chothérapeutes.
En encourageant la tendance naturelle des gens à se préoccuper d'eux-mêmes, la Psycho- logie a réussi à se vendre à un public très demandeur.
Et l'Eglise n'a fait que stupi- dement pren- dre le train en marche !
La Psychologie n'est pas plus une science que la théorie athée de l'évolution sur la- quelle elle est fondée.
Tout comme l'évo- lutionnisme théis- te, la Psychologie s'est efforcée d'harmoniser deux systèmes de pen- sée complète- ment contradictoires.
La Psychologie moderne et la Bible sont incapables de se mêler sans faire de graves compromis, ni sans abandonner complètement le principe du caractère suffisant de l'Ecriture.
Bien qu'elle soit devenue une activité commerciale très profitable, la Psychothérapie est incapable de résoudre les problèmes spirituels. Tout au plus peut-elle modifier temporairement et superficiellement le comportement humain.
Elle a les mêmes effets pour les Chrétiens que pour les non-Chrétiens, parce qu'elle ne permet d'atteindre qu'un réajustement temporaire, par une sorte de gymnastique mentale.
Même les experts reconnaissent qu'elle ne peut pas changer le cœur humain.
La faillite de la "Psychologie chrétienne."
Malgré tout cela, la tendance, dans l'Eglise, a été d'avoir de plus en plus recours à la Psychothérapie. Si les médias chrétiens peuvent servir de baromètre pour toute l'Eglise, on constate une évolution dramatique.
Par exemple, la radio chrétienne, autrefois le bastion de l'enseignement biblique et de la musique chrétienne, est envahie d'émissions creuses présentant une Psychologie à bon marché, et même des thérapies "en direct."
La prédication de la Bible appartient au passé !
Les psychologues et les conseillers en Psychologie sont devenus les nouveaux héros de la chrétienté évangélique. La radio chrétienne a été le principal instrument publicitaire permettant à la Psychologie de réaliser autant de profits.
L'Eglise est donc en train d'absorber de fortes doses de "dogmes psychologiques" et d'accepter la sagesse du monde, en s'efforçant de la sanctifier en la baptisant "sagesse chrétienne."
Ce faisant, elle est aussi en train de redéfinir les valeurs fondamentales du christianisme évangélique.
On entend beaucoup parler de "santé mentale et émotionnelle." Ce n'est pas un concept biblique, quoiqu'il ressemble au concept de "santé spirituelle."
On en vient à considérer que le péché est une maladie.
Les gens pensent donc qu'ils ont besoin d'une psychothérapie, mais pas de repentance.
On dit qu'un péché habituel n'est plus qu'une sorte de toxicomanie ou de comportement compulsif, dont on ne peut être délivré que par une cure médicale, et non par une correction morale.
Ces thérapies humaines sont surtout recherchées par ceux qui sont spirituellement faibles, ceux qui sont superficiels, ceux qui ignorent les vérités bibliques, ou ceux qui refusent de s'engager sur le chemin de la souffrance qui conduit à la maturité spirituelle et à une communion plus profonde avec Dieu.
Le résultat, c'est que toutes ces personnes restent immatures, continuent à dépendre de méthodes pseudo chrétiennes et de psycho-remèdes de charlatans toujours plus prospères.
Plus la Psychologie du monde influence l'Eglise, et plus les Chrétiens s'éloignent des perspectives et des solutions bibliques.
La parole des thérapeutes remplace la Parole de Dieu, qui représente pourtant le principal moyen de grâce du Seigneur
(1 Cor. 1 : 21 ; Hébreux 4 : 12).
Les conseils prodigués par ces professionnels sont souvent spirituellement désastreux. Il n'y a pas très longtemps, j'ai écouté avec stupéfaction un psychologue chrétien, en direct à la radio, conseiller à un auditeur de manifester sa colère contre son thérapeute en lui faisant un geste obscène :
- "Allez-y !" lui disait-il, "ce n'est qu'une manière honnête d'exprimer vos sentiments ! N'essayez pas de refouler votre colère !"
L'auditeur demanda ensuite :
- "Et envers mes amis ? Est-ce que je dois me comporter de la même manière envers eux, quand je suis fâché contre eux ?"
- "Mais oui, bien sûr ! Vous pouvez le faire pour tout le monde, chaque fois que vous en aurez envie ! Sauf pour ceux qui ne comprendront pas, ils ne pourront pas vous aider !"
Je résume la conversation, mais je l'ai enregistrée sur cassette. En réalité, le psychologue "chrétien" a conseillé quelque chose de plus explicite encore, mais que je ne puis reproduire ici.
Au cours de la même semaine, j'ai écouté une autre émission chrétienne très populaire, qui offre des "conseils en direct" aux auditeurs qui appellent de tout le pays. Une femme a appelé, en disant qu'elle avait un problème depuis des années, celui de la "fornication incontrôlée."
Elle disait qu'elle couchait avec n'importe qui, et se sentait incapable de modifier ce comportement.
Le conseiller lui suggéra que son comportement représentait une forme d'auto protection, suite aux blessures qui lui avaient été infligées par un père démissionnaire et une mère dominatrice. Le thérapeute ajouta :
- "Ce ne sera pas facile pour vous de guérir. Votre problème ne partira pas immédiatement. C'est comme pour une drogue. Il vous faudra une psychothérapie prolongée, sans doute pendant des années, pour vous permettre de vaincre ces pratiques sexuelles illicites."
Puis il ajouta qu'elle devait s'efforcer de trouver une église "tolérante," tout le temps qu'il lui faudrait pour régler le problème de ses "blessures douloureuses" qui la "poussent" à forniquer.
Comment pourrait-on qualifier ce genre de "conseils" ? Tout d'abord, ce conseiller a clairement permis à cette femme de continuer à désobéir à un commandement clair de l'Ecriture :
"Fuyez l'impudicité" (1A Cor. 6 : 18 et 1 Thess. 4 : 3).
Ensuite, il a accusé ses parents, en justifiant l'attitude de cette femme envers eux, qui s'assimile à une sorte de vengean- ce.
Troisièmement, il a semblé lui faire croire qu'elle ne pourrait que se dégager gradu- ellement de son péché, en suivant, bien entendu, une psychothérapie prolongée.
En outre, il a fait écouter à tout le pays le message clair qu'il n'avait aucune con- fiance en la puis- sance du Saint-Esprit pour transformer ins- tantanément un cœur, et un comportement pécheur.
Pis encore, il a encouragé les églises à tolérer au milieu d'elles le péché de ses membres, jusqu'à ce que la psychothérapie commence à produire ses effets.
Par contraste, la profonde simplicité de Galates 5 : 16 tranche avec les conseils de ces deux psychologues de radio :
"Je dis donc : Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair."
Est-il possible d'apprendre à marcher par l'Esprit, suite à des années de psychothérapie ? Certainement pas, si ces thérapeutes recommandent de faire des gestes obscènes, de ne pas se repentir, et de fréquenter des églises qui tolèrent l'immoralité chronique !
De tels conseils ne peuvent aucunement se prévaloir d'un fondement biblique ! En fait, ils contredisent grossièrement la Parole de Dieu ! L'apôtre Paul a demandé à l'Eglise de Corinthe d'exclure l'un de ses membres qui se livrait à l'adultère, et leur a dit qu'il livrait à Satan celui qui pratiquait ouvertement ce péché sans s'en repentir (1 Cor. 5).
Que Dieu soit béni pour tous ceux qui, dans l'Eglise, dépendent de la Bible pour donner des conseils spirituels ! Que Dieu soit béni pour les conseillers vraiment spirituels, qui exhortent les gens à prier, et qui les tournent vers les Ecritures, en leur montrant qu'elles seules offrent toutes les ressources divines pour répondre à tous nos besoins !
Je ne rejette pas ceux qui ont recours à leur bon sens, ou à quelques principes de base utiles offerts par les sciences sociales, comme première approche pour aider ceux qui ont des problèmes psychologiques. Cela peut être utile pour préparer un "traitement" réellement spirituel.
Mais un conseiller réellement spirituel a déjà compris que toute psychothérapie ne fait que gratter la surface. Elle ne permet aucunement de répondre aux réels besoins de l'âme humaine.
Ces besoins ne peuvent être satisfaits qu'en Christ.
En revanche, j'affirme que l'on ne devrait pas tolérer dans l'Eglise tous ceux qui exaltent la Psychologie au-dessus de la Bible, de l'intercession, et de Dieu Lui-même, qui est parfaitement suffisant.
L'Eglise ne devrait plus encourager en son sein ceux qui mêlent la Psychologie à l'intervention divine, pour fabriquer et vendre leur mixture comme un élixir spirituel. Leurs méthodes constituent une approbation tacite du mensonge selon lequel tout ce que Dieu nous a donné en Christ ne suffit pas à solutionner nos problèmes personnels les plus profonds.
Dieu Lui-même n'a pas une haute opinion des conseillers qui prétendent Le représenter, mais qui ne font que distiller la sagesse humaine :
"Il emmène captifs les conseillers ; il trouble la raison des juges. Il délie la ceinture des rois, il met une corde autour de leurs reins. Il emmène captifs les sacrificateurs ; il fait tomber les puissants. Il ôte la parole à ceux qui ont de l'assurance ; il prive de jugement les vieillards… Il enlève l'intelligence aux chefs des peuples, il les fait errer dans les déserts sans chemin ; ils tâtonnent dans les ténèbres, et ne voient pas clair ; il les fait errer comme des gens ivres " (Job 12 : 17-20, 24-25).
La sagesse de Dieu est infiniment supérieure à la sagesse des hommes, au point qu'Il livre en spectacle les hommes qui sont considérés comme les plus grands conseillers !
Si quelqu'un a dû supporter la folie de conseillers humains, c'est bien Job ! Il a autant souffert de leurs conseils fâcheux et inappropriés que des souffrances que Satan lui a infligées !
Les profondeurs dans lesquelles peut sombrer la Psychothérapie "sanctifiée" sont insondables !
Récemment, un journal local a publié un article présentant une nouvelle clinique "de 34 lits" qui venait de s'ouvrir en Californie du Sud, et qui était spécialisée dans le traitement des "obsédés sexuels chrétiens" !
L'article ne dit pas pourquoi il était nécessaire de les hospitaliser.
Cette clinique était affiliée à une grande église Protestante très connue dans la région.
Son personnel comprenait des spécialistes présentés comme des "pionniers dans le domaine des obsessions sexuelles."
Tous étaient des psychothérapeutes diplômés, possédant "une forte orientation thérapeutique chrétienne," selon le directeur de la clinique.
Est-ce que leur "forte orientation chrétienne" était suffisante pour que tous ces psycho- thérapeutes admettent que l'obsession sexuelle est un péché ?
Non, évidemment !
Plusieurs d'entre eux étaient inter- viewés dans l'ar- ticle.
Ils employaient beaucoup des ter- mes comme :
"maladie, problè- me, conflit, com- portement com- pulsif, traite- ment, ou théra- pie."
Tout ce qui touchait à la morale était soigneusement évi- té.
Ils n'ont ja- mais parlé de péché ni de repen- tance.
Pis encore, tous ces prétendus experts se sont moqués de la puissance de Dieu pour transformer des cœurs et briser la puissance de ces péchés sexuels.
L'article citait de directeur de la clinique, qui expliquait pourquoi il avait été jugé essentiel d'ouvrir un centre spécialisé dans le traitement des Chrétiens :
- "Il existe des groupes de Chrétiens qui croient que la Bible est tout ce dont vous avez besoin !"
Une telle déclaration n'est qu'une forme de néo-gnosticisme.
En rabaissant ceux qui croient que la Bible nous suffit, ces "nuées sans eau" des derniers temps, dont nous parle Jude 12, prétendent avoir accès à une connaissance secrète plus élevée, qui détient la clef des problèmes de l'âme humaine !
Les Chrétiens ne doivent pas se laisser intimider par de telles prétentions ! Il n'existe aucune sagesse secrète, aucune science cachée, qui puisse se comparer aux ressources infinies que nous pouvons trouver en Christ, qui Seul peut changer le cœur humain !
Tout conseiller spirituel qui veut honorer Dieu et être réellement efficace doit faire tous ses efforts pour conduire à Christ ceux qu'il conseille.
Car Christ nous suffit !
Croire que l'hom- me est capable de résoudre ses pro- pres problèmes,
ou que les hom- mes peuvent aider leurs semblables en leur appliquant une "thérapie," ou tout autre moyen purement humain,
revient à nier la doctrine de la dépravation de la nature humai- ne, et le fait que nous avons dé- sespérément be- soin de Dieu.
On veut remplacer la puissance transformatrice du Saint-Esprit par une sagesse humaine im- puissante.
Le Conseiller Admirable.
Il est significatif que l'un des noms bibliques de Christ soit "Conseiller Admirable" (Esaïe 9 : 6).
Il est le meilleur Conseiller, vers qui les Chrétiens peuvent se tourner pour recevoir un conseil. Sa Parole est un puits de sagesse divine, dans lequel nous pouvons constamment puiser ! Qu'y a-t-il de plus merveilleux que cela ?
En fait, l'une des caractéristiques les plus merveilleuses de Christ est qu'Il nous suffit parfaitement, quand nous voulons obtenir le meilleur conseil qui soit, et Lui seul peut nous donner la parfaite sagesse dont nous avons besoin en temps de désespoir, de crainte, d'anxiété et d'affliction !
Il est le Parfait Conseiller !
Je ne dis pas cela pour dénigrer l'im- portance des conseillers chrétiens.
Nous avons un besoin crucial de véritables conseillers spi- rituels dans le Corps de Christ,
de conseillers qui s'appuient vraiment sur la Bible.
Je ne remets pas en question le rôle important joué par ceux qui sont spirituellement compétents pour encourager, discerner, réconforter, conseiller, aider et donner de la compassion à leurs semblables.
En vérité, l'une des causes qui ont ouvert les portes de l'Eglise aux mauvais conseillers a été l'incapacité des églises à reconnaître en leur sein ceux qui avaient reçu de véritables dons de conseillers spirituels.
Notre société est complexe. Il est de plus en plus difficile de trouver le temps nécessaire pour écouter et servir les autres, en s'impliquant personnellement avec compassion, et en offrant une communion fraternelle assez profonde pour que le Corps de Christ jouisse d'une bonne santé et d'une bonne vitalité spirituelles.
Les églises ont eu recours à la Psychologie pour combler ce besoin. Mais cela n'a pas marché !
Les psychologues professionnels ne pourront jamais remplacer les vrais conseillers spirituels, et les conseils offerts par la Psychologie ne remplaceront jamais la sagesse biblique et la puissance divine.
En outre, la Psychologie tend à rendre les gens dépendants de leur thérapeute. Tandis que les Chrétiens possédant de vrais dons spirituels conduiront toujours les gens vers leur Sauveur et Sa Parole toute-puissante, car ils savent que cela leur suffira.
Le Roi David a parfois cherché l'avis de conseillers humains, mais il s'est toujours tourné vers Dieu pour avoir l'ultime réponse. Comme le révèlent de nombreux Psaumes, il avait l'habitude de dépendre de Dieu seul quand il était confronté à de graves problèmes personnels.
Quand il était touché par la dépression ou une tempête intérieure, il se tournait vers Dieu et luttait dans la prière. Confronté à son propre péché, il manifesta un cœur repentant, brisé et contrit.
Voici comment il priait :
"Sonde-moi, Eternel ! éprouve-moi, fais passer au creuset mes reins et mon cœur" (Psaume 26 : 2).
Ceux qui ont atteint la maturité spirituelle se tournent toujours vers Dieu pour recevoir Son secours, en temps d'anxiété, de détresse, de confusion ou de trouble de l'âme. Ils sont assurés de recevoir le sage conseil et la délivrance dont ils ont besoin.
Si cette délivrance peut leur être assurée, c'est parce que la cause profonde de tous les problèmes de notre âme est spirituelle. Il n'existe aucun "problème psychologique" indépendant, coupé de ses causes spirituelles ou physiques.
C'est en Dieu que nous pouvons satisfaire parfaitement tous nos besoins spirituels.
David avait compris cela. Ses écrits reflètent la profondeur des émotions humaines. Il avait acquis le discernement spirituel de ceux qui sont allés au bout d'eux-mêmes. Il avait connu l'exaltation que peut ressentir un berger appelé à la royauté. Il a tout connu, le triomphe absolu et le découragement le plus profond. Il a lutté contre des souffrances si profondes que la vie même lui était devenue intolérable.
Son propre fils Absalom a essayé de le tuer, avant d'être lui-même exécuté. Il a connu la terrible culpabilité provoquée par l'adultère et le meurtre. Ses enfants étaient une cause constante d'affliction. Il luttait constamment pour mieux comprendre la nature de Dieu, mais aussi son propre cœur.
David a dit de Dieu :
"L'Eternel est grand et très digne de louange, et sa grandeur est insondable" (Psaume 145 : 3).
Mais il a dit de lui-même :
"Lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi" (Psaume 51 : 2-3).
Il a exposé ses sentiments à Dieu, et a crié à Lui pour qu'Il le soulage, tout en admettant que Dieu avait parfaitement le droit de le punir.
Parfois, dans ses Psaumes, David entrevoyait une lueur d'espoir, parfois il n'en était rien. Mais David s'est toujours tourné vers Dieu, parce qu'il avait compris la souveraineté de Dieu, et la dépravation de sa propre nature humaine.
Aujourd'hui, les Chrétiens devraient suivre l'exemple de David, et s'appuyer avec assurance sur leur Sauveur et Lui seul, car Il est parfaitement suffisant pour leur apporter les bonnes réponses à tous leurs problèmes. Il possède aussi la puissance de faire passer ces réponses de manière concrète dans leur vie.
Les Chrétiens devraient rester convaincus que seule la Parole de Dieu, Sa Vérité révélée, peut nous apporter ces réponses.
La Bible nous suffit parfaitement ! Dieu S'est révélé dans Sa Parole, et cela nous suffit !
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Note D.A : lire mon article à la rubrique "un chrétien à Bérée" ou Actes 17-11 : la foi est elle un facteur de déséquilibre ?
Publié le 22/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
note D.A : voici un témoignage qui vient en complément de mon commentaire sur la psychanalyse pratiquée dans le milieu "chrétien". Voir la rubrique "un chrétien à Bérée - la foi est elle un facteur de déséquilibre?"
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NDLR: Une fois de plus, qu'il est affligeant de constater que les enfants de Dieu doivent pêcher "à la ligne" dans des oeuvres qui seraient censées pêcher "au filet". Que d'argent et d'énergie gaspillés pour si peu de fruits véritables... Mon frère ma soeur, tu es peut-être responsable dans une telle oeuvre chrétienne ou évangélique, et tu as laissé ces doctrines empoisonner tout un pan du travail de restauration des âmes: il y a de la place au pied de la croix pour toi. Repens-toi et reviens au Seigneur qui ne se lasse pas de pardonner. Confesse ta faute et répare le mal que tu as fait et les chaînes supplémentaires qu'au lieu de briser, tu as posées sur les personnes que le Seigneur t'avait confiées. Ne soyons pas comme les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence pour qu'il ne voient pas BRILLER cette merveille qu'est l'évangile !
TÉMOIGNAGE D'ANNIE
J'ai bientôt 57 ans et suis "Educatrice spécialisée" de formation et ai travaillé dans le secteur social pendant plus de 30 ans.
Je ne travaille plus depuis 5 ans en raison de problèmes de santé et mets une partie du temps dont je dispose au service du Seigneur.
Je voudrais souligner qu'en tant que professionnelle de la relation d'aide, je me suis trouvée durant toute ma carrière en porte-à-faux avec la psychologie humaniste ! Dès le début de ma formation, alors que je venais de me convertir, je me suis heurtée à l'influence de la forteresse ennemie qu'est la psychologie humaniste, quelles que soient ses écoles de pensées...
Dès lors, je suis restée pendant toute ma vie professionnelle en "opposition" intérieure (et bien souvent extérieure !) avec les dogmes psy... qui m'avaient été inculqués durant ma formation !
Cela m'a valu d'être en "décalage" quasi-constant avec mon milieu professionnel... J'ai vécu le paroxysme de cette situation (pour le moins inconfortable !) lorsque j'ai occupé un poste de "chef de service", dans une institution chrétienne évangélique.
Je me suis heurtée à la direction ("chrétienne") qui exigeait le recours constant à la psy dans le cadre de notre mission pédagogique: j'ai fait alors de la "résistance"... et, en accord avec certains de mes subordonnés, nous avons choisi de prier, jeûner, lutter, lier pour voir des vies transformées dans la population de jeunes qui nous était confiée.
Gloire à Dieu, certains jeunes se sont effectivement convertis et ont pu être accompagnés vers des processus de libération (faits à l'extérieur de l'institution et... à l'insu de la direction) J'ai "tenu" pendant 8 années dans ce contexte et ai assumé mes responsabilités par la grâce constamment renouvelée de Dieu. J'ai dû parallèlement, et en raison de ma fonction hiérarchique, suivre des formations (que j'ai choisies "courtes"), toujours basées sur diverses approches psy: j'ai finalement, systématiquement, "rejeté" ces approches, chacune d'elle recelant, de mon point de vue, le "germe empoisonné"d'une forteresse s'élevant contre la connaissance de Dieu ! Puis j'ai été contrainte à la démission, la direction et un conseil d'administration composé en partie de pasteurs, me reprochant de faire "trop d'évangélisation"! Le Seigneur m'a ensuite placée dans un milieu professionnel "laïque" et durant les 15 années qui ont suivi, j'ai été contrainte de collaborer avec des psy à toutes sortes de niveaux : dans le cadre d'une équipe de travail pluridisciplinaire et dans le cadre de nombreux Services Sociaux, Services d'Hygiène Mentale et services de Pédo-psychiatrie.
Toutes ces années de pratique professionnelle n'ont fait que renforcer un constat: la psy, sous toutes ses formes, est d'une "efficacité" bien limitée malgré ses nombreuses prétentions et je suis dorénavant, plus que jamais convaincue, qu'elle est, à bien des égards, un réel tremplin et une "rampe d'accès" pour le monde des ténèbres !
J'ai constaté au niveau de mes collègues, travailleurs sociaux psychologues et médecins psychiatres combien la psychologie contribue à l'élaboration d'une pensée extraordinairement orgueilleuse et élitiste qui s'arroge un pouvoir interprétatif qui nie et exclut de façon absolue les réalités spirituelles du royaume de Dieu et à plus forte raison du royaume des ténèbres !
Quant à "l'Eglise", je déplore depuis de nombreuses années son aveuglement et son inféodation croissante à la pensée psy.
L' intrusion de cette pensée dans "nos milieux" qui se fait depuis plusieurs décennies, sans effraction, "tout en séduction", révèle une stratégie à proprement parler, infernale: donner des réponses tronquées et fallacieuses à des vrais besoins et alimenter, ainsi, les emprises et l'activité démoniaque !
source : blogdei
Publié le 12/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Cette question n’est pas seulement provoca-trice,
mais également très importante et d’actualité.
Surtout à une épo-que où il est prati-quement impossible de trouver une assemblée ou une église qui ne soit en train de construire, d’agrandir ou du moins de rénover ou moderniser ses bâtiments.
À première vue ces travaux servent une noble cause.
Dans la plupart des cas, nous sommes malgré tout les témoins des conséquences négatives de ces épreuves de force, tant au niveau de l’âme qu’au niveau spirituel :
souffrances, colère, querelles, disputes, mauvaises pensées,
en un mot, la bonne volonté débouche souvent sur le péché.
Au départ survient la vanité, l’esprit de compétition, puis viennent les soucis financiers.
L’esprit jésabélien entre aussi très rapidement en scène et d’une manière rusée lorsque les gens essayent de soumettre les autres à leur volonté.
De plus, ce n’est souvent plus la volonté des gens qui prédomine sur l’œuvre, mais c’est l’œuvre elle-même qui commence à régner sur son maître !
Lorsque l’œuvre devient idole, les exigences entre les hommes amènent le péché, la discorde, les querelles et la haine.
On commence à rivaliser avec l’autre pour l’argent et le succès, les hostilités s’engagent au sein des assemblées voire avec les organismes publics.
La conséquence de ces luttes peut être très grave, cela peut provoquer beaucoup de blessés voire des morts en esprit.
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La première question est donc de savoir s’il s’agit effectivement d’une volonté, d’un projet venant de Dieu ?
Nous pourrions croire à priori que la réponse est positive puisque le diable ne construit jamais rien, il ne fait que détruire et éparpiller.
Ne précipitons pas la réponse et ne nous réjouissons pas tout de suite dès que nous parlons de travaux de construction !
Soyons sobres et attentifs car Satan ne construit effectivement pas, mais il adore faire construire les autres pour ensuite pouvoir s’installer dans les nouveaux logements ainsi érigés !
De même, il aime agrandir ce qui existe déjà pour pouvoir s’y installer et se frayer un chemin vers le pouvoir au-dessus de l’assemblée.
Il pose des pièges de cette façon également lorsqu’il fait rénover et moderniser un bâtiment.
Les trois �?bons�? trucs qui suivent sont souvent utilisés lors de la construction d’assemblées :
1.L’évangélisation forcée,
la construction de l’assemblée, toutes sortes de �?visions�? fausses ou qui ne sont pas d’actualité, les ministères provenant de ces prophéties erronées et tous les projets provenant d’une volonté humaine sont tous des facteurs d’épuisement, de rechute spirituelle, de désenchantement et de dislocation.
Au départ, visiblement le travail peut paraître enrichissant, mais les événements finissent souvent par tourner au vinaigre.
Toute construction forcée et tout effort humain aboutit le plus souvent au vide spirituel et physique.
Les pasteurs, les ouvriers et autres membres sont fatigués, exténués,
la vie spirituelle stagne,
certains retournent dans le monde, d’autres, dans le meilleur des cas se cherchent une nouvelle assemblée.
2.Lorsque ces symptômes surviennent, le piège suivant s’installe : il faut agrandir et élargir les portes !
La tolérance apparaît sous le masque de la fausse miséricorde et du faux amour.
De la même façon on importe de nouvelles méthodes qui ont soi-disant fait leurs preuves ailleurs sans les examiner.
Ces méthodes sont principalement des méthodes psychiques dont on attend un renouveau spirituel.
Ce sont en général de bons programmes, des sorties, des excursions, parfois des bals, des groupes d’étude et beaucoup d’autres choses encore…
Plus de chants, des orchestres plus grands et mieux fournis, un répertoire élargi et pendant ce temps on perd notre pureté ou, dans certains cas on en perd même jusqu’à notre vision à vouloir forcer le renouveau spirituel.
On commence à organiser divers défilés, des mouvements de toutes sortes, des déclarations et des traités signés et clamés à haute voix et en public.
des prières communes sont faites sans onction, sans légitimité, sans autorisation de Dieu,
de réelles révolutions religieuses éclatent…
Toutes ces choses peuvent être les conséquences de nos agrandissements et de nos rénovations lorsque nous invitons des spiritualités étrangères au sein de nos assemblées.
Les conséquences peuvent être également individuelles, lorsque nous-mêmes invitons ces spiritualités étrangères dans nos propres vies (catholicisme, faux charismes, œcuménisme, Nouvel Âge, etc.)
qui ne sont autres que les �?Ismaëls�? nés de nos propres désirs.
Sans nous en rendre compte nous laissons la porte ouverte à toutes sortes de méthodes dites chrétiennes (la musique, la méditation, cérémonies et outils divers),
et ce sous la forme de nouvelles idoles comme des musiciens célèbres, des prédicateurs de renom, des faux prophètes, et des faiseurs de faux miracles connus…
Le prix de l’agrandissement est plus grand qu’il ne paraît :
À la place d’une conduite spirituelle, les assemblées se soumettent à une hiérarchie humaine et placent des hommes sur des piédestaux.__
La conséquence de l’idolâtrie est la dégradation du spirituel vers la religiosité, une dilution des esprits.
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3. De ce deuxième �?truc�? découle directement et presque naturellement le troisième, la modernisation.
L’homme psychique est proche de celui du monde puisque dans la plupart des cas, à la place de l’Esprit de Dieu, ce sont ses propres pensées et désirs qui le conduisent.
Ces pensées peuvent très bien provenir d’un bon fond, d’une bonne volonté et peuvent très bien avoir pour objectif de plaire à Dieu.
Ce qui déclenche un tel désir de plaire à Dieu provient du fait que l’homme religieux essaye de connaître Dieu et Sa Volonté par sa raison, son intellect,
alors que l’homme d’esprit, quant à lui, n’essaye pas d’expliquer Dieu et Sa parole,
mais l’accepte sans condition et dans une soumission totale au Seigneur, car il a une relation vivante et directe avec Lui par le Saint Esprit.
L’homme d’esprit sait que Dieu est éternel, constant et immuable. Il n’est donc aucunement nécessaire de moderniser quoi que ce soit.
Les lois de la Nouvelle Vie ne changent jamais tout comme Sa grande patience et Sa grâce ne changent pas non plus.
Les aspirations psychiques de l’homme religieux ne se limitent qu’à la construction d’un monde qui puisse assouvir tous ses désirs de joie, de confort et de béatitude matériels, physiques et de l’âme.
Ceci a comme résultat l’amoindrissement progressif, puis le dénigrement et pour finir l’abolition pure et simple des Lois.
La modernisation est ce processus qui fonctionne depuis des millénaires.
Le sentier de la chrétienté moderne est un chemin qui va en s’éloignant des Lois, donc du Christ qui les accomplit.
C’est pourquoi le plus grand ennemi du Corps du Christ basé sur la Loi, les prophètes, et les apôtres (et qui a été purifié, sanctifié par le jugement et la grâce de Celui qui accompli la Loi) est la modernisation qui n’est rien d’autre que la sécularisation.
L’éloignement de la Loi et donc de la Grâce par la même occasion n’est rien d’autre que la version moderne de l’auto-rédemption par les bonnes actions des Pharisiens.
Cet état est souvent pire que celui des athées qui eux au moins ne se mentent pas à eux-mêmes lorsqu’ils reconnaissent avoir besoin de Dieu et d’une nouvelle vie.
Le chrétien moderne voit sa vie comme étant une vie croyante bien en ordre puisque la Loi s’est estompée et que petit à petit, la Parole disparaît aussi. Cette Parole qui serait susceptible d’ôter le voile sur ces vies qui s’éloignent de plus en plus de Dieu.
Qui dit assemblée moderne, dit musique moderne, donc une apparence extérieure moderne, des instruments et des méthodes modernes qui remplacent peu à peu et excluent l’Esprit du Christ qui attristé, finit par passer son chemin.
Les cadeaux spirituels qui aident au ministère ainsi qu’a l’épanouissement ne fonctionnent pas si de fausses prophéties, ou de faux enseignements font leur apparition.
C’est ainsi qu’à la place de l’œuvre apostolique du fondement des bases et de la remise en place, des hommes accomplissent des projets étrangers à ceux de Dieu en assiégeant des assemblées et des croyants de bonne foi.
Les routes modernes ? ouvrent la porte aux faux pasteurs-idoles.
Seul le travail d’évangélisation fonctionne correctement par la grâce du Seigneur.
Mais même ce travail ne sert souvent qu’à remplir les rangées des assemblées et apporter de nouveaux succès à leurs pasteurs.
Les assemblées modernes et à la mode ne sont plus que des communautés de personnes qui assouvissent les désirs et les aspirations du temps et du monde qui les entoure.
C’est ainsi que ces assemblées fusionnent spirituellement avec le monde pour lui plaire et pour éviter d’entrer en conflit avec lui.
Ce monde qui souffre se trouve sous le règne de Satan qui l’assiège de manière de plus en plus raffinée avec des outils de plus en plus modernes.
C’est état spirituel moderne, sans foi ni Loi et éloigné de Dieu est bien plus puissant que l’état actuel du monde croyant.
C’est pourquoi Satan s’y infiltre facilement et, au cas où le monde croyant lui fait car-rément appel, s’y installe pour y prendre définitivement le pou-voir.
Publié le 28/11/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
David Johnson et Jeff Van Vonderen - Editions Jaspe, Québec
Chapitre 6: LORSQU'IL EST IMPOSSIBLE DE PARTIR
Dans le domaine de l'astronomie, il existe un phénomène au- quel on a donné le nom de "trou noir". Un trou noir est une étoile dont la masse est devenue si dense qu'elle a littéralement "implosé", c'est-à-dire qu'au lieu d'exploser vers l'extérieur, elle a explosé vers l'intérieur. Sa force de gravité a atteint une telle ampleur que même la lumière ne peut plus s'en échapper. C'est la raison pour laquelle on a appelé ce phénomène "trou noir".
Comme nous l'avons déjà signalé, certaines caractéristiques des milieux spirituels abusifs font en sorte qu'il devient extrêmement difficile d'en sortir. À cause des "accomplissements religieux", les apparences sont très attirantes pour ceux du dehors. C'est comme un "aimant spirituel" attirant les gens vers l'intérieur. Mais une fois à l'intérieur, cet aimant devient un trou noir dont la "gravité spirituelle" est si forte que les gens auront beaucoup de peine à s'en détacher. En fait, comme nous l'avons expliqué, "la loi du silence" a pour effet d'empêcher l'accès à toute information. Que vous en parliez à qui que ce soit, c'est vous qui deviendrez le problème.
L'Ancien et le Nouveau Testament nous mettent en garde contre les faux prophètes et les systèmes religieux qui enseignent que pour mériter l'approbation de Dieu, l'œuvre de Jésus sur la croix ne suffit pas et qu 'il faut y ajouter toute une liste de comportements religieux. Nous sommes tous exhortés à être vigilants à cet égard. Est-ce que votre spiritualité vous procure le repos que Jésus vous a promis ou seulement davantage de labeur et d'épuisement?
Les gens qui sont pris dans ces milieux spirituel abusifs sont blessés et épuisés. Nous avons expliqué pourquoi dans le chapitre précédent. Nous voulons maintenant examiner les raisons pour lesquelles il est si difficile, sinon impossible, de quitter ces milieux, même après que l'abus ait été identifié.
Dans le domaine de l'astronomie, il existe un phénomène au- quel on a donné le nom de "trou noir". Un trou noir est une étoile dont la masse est devenue si dense qu'elle a littéralement "implosé", c'est-à-dire qu'au lieu d'exploser vers l'extérieur, elle a explosé vers l'intérieur. Sa force de gravité a atteint une telle ampleur que même la lumière ne peut plus s'en échapper. C'est la raison pour laquelle on a appelé ce phénomène "trou noir". Comme nous l'avons déjà signalé, certaines caractéristiques des milieux spirituels abusifs font en sorte qu'il devient extrêmement difficile d'en sortir. À cause des "accomplissements religieux", les apparences sont très attirantes pour ceux du dehors. C'est comme un "aimant spirituel" attirant les gens vers l'intérieur. Mais une fois à l'intérieur, cet aimant devient un trou noir dont la "gravité spirituelle" est si forte que les gens auront beaucoup de peine à s'en détacher. En fait, comme nous l'avons expliqué, "la loi du silence" a pour effet d'empêcher l'accès à toute information. Que vous en parliez à qui que ce soit, c'est vous qui deviendrez le problème. Les caractéristiques suivantes vous aideront à comprendre.
LA PARANOIA
La famille ou l'église abusive est toujours hantée par le sentiment (qu'il soit ou non communiqué) que "les autres ne peuvent pas comprendre ce que nous vivons, alors il est préférable qu'ils ne sachent rien; ainsi, ils ne pourront nous persécuter ou nous ridiculiser." Cet énoncé présuppose que ce que nous disons, connaissons ou faisons est dû au fait que nous sommes plus "éclairés" que les autres, que les autres ne peuvent pas comprendre à moins de se joindre à nous et qu'ils réagiront négativement. Partout où l'autorité est imposée au lieu d'être simplement démontrée, "le complexe de la persécution" devient un outil pour que tout demeure caché. Pourquoi? À cause des gens méchants, dangereux et non spirituels, qui essaient de "nous" affaiblir ou de " nous" détruire. Cette mentalité érige un énorme mur autour du système abusif, à l'intérieur duquel les propagateurs d'abus sont protégés de tout soupçon et ne répondent à personne. Ce mur empêche aussi les gens de sortir du milieu, car ils deviendraient alors eux-mêmes " des gens du dehors". Évidemment qu'il existe des gens méchants en dehors, mais il y a aussi de bonnes gens et de bonnes choses. On communique le message que le seul endroit crédible est à l'intérieur du système. Fait ironique, Jésus et Paul nous ont avertis que le pire des dangers pour le troupeau venait des loups "dans la maison" (Matthieu 10: 16; Actes 20:29-30). Il n'y a pas très longtemps, nous avons entendu parler d'un ministère dans l'Ouest des États-Unis qui jouissait, depuis ses débuts, d'une réputation assez exceptionnelle. Cependant, après un certain temps, son dirigeant commença à agir de manière très suspecte, illégale et immorale. Un journal local commença à remettre en question ses agissements et cet homme fut finalement accusé d'inconduite sexuelle. Il parvint à des arrangements hors cour pour que le problème se règle le plus rapidement possible, puis il prit la poudre d'escampette.
Pendant l'enquête, sa réaction fut très étrange. Chaque fois que les journaux locaux publiaient un article à son sujet et exposaient ses activités, il publiait pour sa défense une lettre de nouvelles: "Nous devons être certainement très près de ce que le Seigneur a pour nous, car Satan renouvelle ses attaques contre nous par la bouche des médias séculiers." En réalité, nous croyons que Dieu a probablement utilisé les médias pour dévoiler la vie secrète de cet homme, parce que personne n'avait osé le faire à l'intérieur de l'église. C'est un bon exemple de paranoïa où l'on dirige l'attention vers un ennemi extérieur, afin d'éviter de répondre à des questions légitimes.
EMPRISONNER LES BLESSES
Non seulement cette paranoïa spiritualisée empêche les gens de quitter le milieu abusif, mais il les empêche aussi d'aller chercher l'aide dont ils ont besoin. "Veux-tu ne pas craindre l'autorité?" questionna Paul dans Romains 13:3, "alors fais le bien ". n ne nous demande pas de cacher les problèmes. Comme il est triste d'apprendre qu'un pasteur a tenu caché l'abus que subissaient les enfants dans une famille de son église, par manque de confiance envers le "méchant système séculier des services sociaux". C'est un fait que le département des services sociaux ne connaît pas l'amour et la grâce de Dieu, pas plus que les parents qui ont maltraité leurs enfants. Les services sociaux savent cependant comment venir en aide aux victimes. Et ils savent aussi tenir pour responsable celui qui a commis ces actes. Celui qui violente un enfant enfreint la loi et Dieu utilise le système judiciaire "pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal" (Romains13:4). La paranoïa spirituelle, se voit aussi dans la manière dont plusieurs chrétiens réagissent envers les regroupements comme les Alcooliques Anonymes et d'autres mouvements semblables. Les A.A. constituent le groupe d'aide le plus engagé pour les gens qui ont besoin de soutien pour arrêter de consommer de l'alcool. Ce groupe n'a pas comme objectif de conduire les gens à Jésus et ne devrait donc pas être accusé de ne pas accomplir ce qu'il n'a d'ailleurs jamais promis de faire. Il aide cependant les gens à devenir sobres. Plusieurs chrétiens s'objectent à ce mouvement et refusent d'y référer les gens parce que les A.A. ne reconnaissent pas Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur.
Effectivement, les A.A. n'ont pas comme priorité d'aider les gens dans leur marche chrétienne (bien que s'ils cessent de boire, leur marche chrétienne va sûrement être plus heureuse). Aux A.A., on parle de Dieu sous les appellations "une force supérieure" et "un dieu tel que vous le concevez". Mais qui d'entre nous n'a pas une relation avec "un Dieu tel que nous le concevons?" Les A.A. permettent aux gens qui ont une image désastreuse de Dieu de recommencer à le chercher sans avoir besoin d'une théologie compliquée. Les A.A. ont probablement envoyé beaucoup plus de gens à l'église que l'église ne leur en a envoyés. N'oublions jamais que l'un de nos devoirs en tant que responsables du troupeau de Dieu est de pourvoir à une aide spirituelle pour les gens qui souffrent, même si cela implique que nous allions vers quelqu'un ayant une meilleure expertise que la nôtre dans certains domaines particuliers. Nous aimerions partager avec vous un dernier exemple qui démontre encore une fois comment un système abusif peut manipuler les gens par la peur et les empêcher de trouver la guérison. Le cas que nous vous présentons est le plus extrême et le plus bizarre que nous ayons rencontré. Cette illustration nous apprend jusqu'où peut aller le déséquilibre d'un milieu clos.
Il y a quelques années, à deux occasions différentes, nous avions rencontré deux couples qui venaient à peine de quitter la même église. Aucun de ces deux couples ne savait que nous avions rencontré l'autre et nous ne le leur avons pas mentionné non plus. Bien que chacun des couples avait quitté l'église pour des raisons similaires, leur histoire n'était pas exactement la même. Une situation cependant leur était commune, une situation qui nous donna la chair de poule.
Plusieurs autres personnes avaient aussi quitté cette église vers cette même période et s'étaient dispersées ici et là dans les églises environnantes. Les deux couples avaient mentionné que leur pasteur et sa femme étaient si inquiets de ce que les gens disaient à leur sujet dans les autres églises qu'ils ont enseigné à certaines personnes la pratique du "voyage astral" ou de "projection de l'âme" et s'y sont eux-mêmes engagés afin de pouvoir entrer dans les foyers des membres dissidents sans être vus, et écouter les conversations pour s'assurer qu'il n'y aurait pas de "commérage" au sujet du pasteur. La pensée d'une telle paranoïa et des actes qu'elle inspire sous un déguisement spirituel devrait servir d'avertissement à tous.
UNE LOYAUTE DEVIEE
On nous a parlé dernièrement d'un organisme chrétien qui obligeait ses jeunes ouvriers à signer une "déclaration de loyauté". Ils doivent promettre que s'ils viennent à quitter cet organisme, ils s'engagent à n'effectuer aucun ministère auprès de la jeunesse de cette même région pendant un certain nombre d'années.
Il faut se poser la question: "Quel royaume sommes-nous en train de bâtir?" Si nous bâtissons le royaume de Dieu, alors pourquoi serait-il nécessaire de signer une déclaration de loyauté afin de ne rien construire sur le terrain d'à côté?
Examinons cette autre caractéristique des systèmes spirituels abusifs: on y encourage ou exige une loyauté déplacée en vertu de faux motifs. Il ne s'agit pas de la loyauté envers Christ, mais plutôt de loyauté qu'on exige envers une organisation, une église ou un dirigeant. Une fois de plus, parce que l'autorité est imposée ou obligatoire (donc illégitime), l'allégeance des individus l'est tout autant. La façon la plus commune est de fabriquer un cadre à l'intérieur duquel la déloyauté ou le fait d'être en désaccord avec les dirigeants est placée sur un pied d'égalité avec la désobéissance envers Dieu. Remettre les dirigeants en question serait remettre Dieu en question. Après tout, ce dirigeant exerce l'autorité et l'autorité a toujours raison! C'est ce qui amène les gens à déplacer leur loyauté vers un dirigeant, une église ou une organisation. Tout cela ajoute des pierres au mur entourant le système et fait en sorte qu'il sera encore plus difficile de s'en échapper.
"NOUS SOMMES LES SEULS A AVOIR RAISON"
Il y a trois facteurs qui entrent en jeu et qui contribuent à ce détournement de la loyauté. Premièrement, la mentalité des dirigeants dit: "Nous sommes les seuls à avoir raison", ce qui rend l'encadrement imperméable. Les membres doivent demeurer à l'intérieur du cadre s'ils veulent être "en sécurité" ou demeurer en "bons termes" avec Dieu, autrement, ils seront perçus comme rétrogrades ou égarés.
J'ai déjà travaillé (c'est Jeff qui parle) dans un centre de traitement contre l'abus de certaines substances. De temps à autre, des membres du personnel demandaient à se rendre à l'Université du Minnesota ou d'Hazelden pour des sessions d'enseignement, et pour trouver de nouvelles idées sur la manière de traiter les gens aux prises avec une dépendance. Voici la réponse qu'on leur donnait: "Nous pouvons vous enseigner ici-même (au centre de traitement) tout ce que vous avez besoin de savoir. Au fait, notre enseignement est supérieur à celui qui est donné dans ces deux endroits. Nous avons plus de connaissances qu'eux. Si quelqu'un décidait d'y aller quand même, il était "puni" par la suite: on coupait la communication avec lui ou on ridiculisait ses nouvelles idées.
Comme contraste à ce genre de situation, j'aimerais présenter un parallèle avec la façon dont j'ai l'habitude d'agir envers les membres de notre église. Disons que quelqu'un serait venu me voir en disant: "Je ne suis pas en accord avec votre enseignement et je ne désire plus supporter cette église." Je lui demanderais premièrement quels sont les points de désaccord (afin de bien clarifier). Si réellement nous étions en désaccord, je lui dirais simplement: "Vous devez trouver un lieu où il vous sera possible d'ouvrir votre cœur afin de recevoir ce que Dieu a pour vous. Si cette église ne peut répondre à ce besoin, vous devriez être à l'aise de trouver un autre lieu où vous vous sentirez mieux. Si cela ne fonctionne pas et que vous préférez revenir, alors revenez. Mais vous devez aller où Dieu vous dit d'aller. C'est à vous et au Saint-Esprit de prendre ensemble cette décision." Je ne voudrais pas décrire comme déloyales ou "non spirituelles" les personnes qui font le choix de quitter notre église.
LA MANIPULATION PAR LA PEUR
Le deuxième facteur qui produit cette déviation de la loyauté est l'utilisation de tactiques de manipulation par la peur. Nous avons vu un peu à quoi cela ressemble dans la section précédente sur la paranoïa. Ces tactiques de manipulation par la peur sont toutefois plus sérieuses. C'est plus que le simple risque de se faire polluer par "le monde". Il y a quelque temps, un homme chrétien nous a clairement affirmé qu'il avait pris la décision de se séparer du monde et de ne plus "fraterniser" avec "les infidèles". En discutant avec lui, nous nous sommes rendu compte que sa définition des "infidèles" ne se limitait pas seulement aux non-chrétiens. Elle incluait aussi les chrétiens des autres dénominations, certains de sa propre dénomination et d'autres de sa propre église qui ne pensaient pas comme lui. En fait, nous avons été consternés d'apprendre qu'il nous considérait aussi comme des "infidèles" puisque nous étions en désaccord avec lui.
Nous avons eu l'occasion d'aider de nombreux chrétiens qui, après avoir décidé de quitter une église, se sont fait adresser d'horribles paroles: "Dieu va retirer son Esprit, à vous et à votre famille." "Dieu va détruire votre compagnie." "Sans notre protection, Satan va pouvoir attaquer vos enfants," "Vous et votre famille vont entrer sous la malédiction." Tout ceci se résume à du chantage religieux et de l'abus. Certaines gens vont choisir de demeurer dans ces lieux d'abus à cause de telles tactiques.
L'HUMILIATION
La troisième méthode utilisée pour faire dévier la loyauté est l'humiliation. On humilie les gens en public en exposant leurs faiblesses et en les menaçant de les chasser hors du groupe. Nous savons tous qu'il existe une forme acceptable de discipline dans l'église (nous allons en discuter plus loin), mais dans un système abusif, c'est la peur d'être soumis à la honte, humiliés en public ou chassés qui motive votre fidélité tout en protégeant ceux qui exercent l'autorité. On peut vous humilier parce que vous posez trop de questions, parce que vous désobéissez aux règles sous-entendues ou parce que vous êtes en désaccord avec l'autorité. On utilise les gens comme exemples publics afin de communiquer des avertissements aux autres membres du groupe.
Dans d'autres cas, on fait des campagnes par téléphone pour avertir vos amis de ne plus vous fréquenter parce que vous êtes devenus "dangereux".
Ilse produit alors l'une des choses suivantes. Dans le premier cas, les gens visés restent et se taisent. Dans le deuxième, ils se retrouvent isolés et vivent dans la sécheresse spirituelle jusqu'à ce qu'ils meurent. Dans le troisième cas, ils se lèvent finalement et disent: "Bien, je vous quitte, car ceci est de l'abus et je suis en désaccord."
Plusieurs personnes nous ont fait part d'un curieux phénomène suite à une telle décision. Bien que plusieurs individus du milieu souhaitaient les voir partir, après leur départ, ils reçurent plusieurs appels téléphoniques et plusieurs lettres leur demandant de revenir. Cela produit une telle confusion que certains vont céder à cette pression et y retourner.
EN SECRET
Lorsque vous voyez les gens d'un groupe religieux agir en secret, faites attention! Il n'est jamais nécessaire de cacher ce qui est correct; on cache toujours ce qui est incorrect.
L'une des raisons pour lesquelles les familles et les églises spirituellement abusives cherchent à se cacher, c'est qu'elles attachent une extrême importance à leur image.
Les gens à l'intérieur de ces encadrements n'arrivent même pas à vivre selon leurs propres exigences. Aussi doivent-ils cacher la vérité. Certains croient qu'en faisant cela, ils protègent la réputation de Dieu. Ainsi, l'apparence extérieure et l'opinion des autres deviennent plus importantes que la réalité. Ils deviennent des "agents de relations publiques" pour Dieu. Mais, sachons-le bien, Dieu n'engage personne à ce poste.
Une autre raison pour laquelle les choses doivent demeurer secrètes dans l'église est que les dirigeants ont une opinion condescendante et négative des membres. Ceci a pour résultat une sorte de conspiration du leadership. Ils se disent l'un à l'autre: "Les gens ne sont pas assez forts pour supporter la vérité." Cela est à son mieux de la dictature.
Une conspiration se développe aussi parmi les membres. Puisqu'il est mal perçu de soulever ou de discuter des problèmes ouvertement, les gens forment des complots en privé et au téléphone, pour essayer de trouver des solutions de manière informelle. Mais puisqu'ils ne possèdent aucune autorité, ils ont beau chercher des solutions, rien ne se règle. Pendant tout ce temps, personne ne travaille à bâtir le vrai royaume de Dieu.
Lorsque je travaillais à ce centre de traitement (c'est Jeff qui parle) il y avait une "conspiration" parmi les membres du personnel, concernant les problèmes de gestion. Au lieu de dénoncer ouvertement ces situations (sachant que cela nous causerait des complications), nous avions des rencontres à huis-clos. De petits groupes d'entre nous essayaient de résoudre les problèmes internes entre les membres du personnel, mais sans que cela ne puisse avoir aucun résultat tangible. Nous en étions venus au point où nous passions plus de temps à essayer de résoudre les problèmes internes de notre agence dans nos réunions secrètes que nous ne passions de temps à prendre soin des gens qui avaient besoin de notre aide et qui étaient nos patients.
Lorsque ces caractéristiques sont présentes dans une église ou dans une famille chrétienne, il en résulte de l'abus spirituel. Ce sera un milieu clos, muni de limites rigides pour que personne ne puisse s'échapper. On propagera l'idée qu'il y a beaucoup de choses mauvaises à l'extérieur, afin de garder les gens "sous protection" à l'intérieur et on utilisera les positions d'autorité pour les amener à performer. Il y aura aussi beaucoup de gens épuisés et blessés qui auront l'impression de ne pas être spirituels ou d'être fous. Ils éprouveront aussi beaucoup de difficulté à parler à Dieu avec leur cœur. En plus de cela, ceux qui vivent dans ces cadres peuvent se retrouver totalement démunis et mal préparés pour faire face à la vie. Lorsqu'ils quitteront cet environnement, peu importe la raison, ils seront comme des feuilles mortes soufflées par le vent ou encore, ils seront attirés vers d'autres milieux abusifs.
Comment cela est-il possible? Comment quelqu'un qui aime Dieu peut-il fuir loin de lui? Et comment, après avoir été victime d'abus spirituel peut-on plonger dans un milieu abusif de nouveau? Nous croyons que l'une des réponses à cela se trouve dans le fait que les systèmes abusifs font une mauvaise utilisation des Écritures. C'est un problème très sérieux, qui nécessite un examen minutieux.
Liens Utiles: http://www.blogdei.com/index.php/2006/10/11/99-le-pouvoir-subtil-de-l-abus-spirituel-lorsqu-il-est-impossible-de-partir
Publié le 20/11/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
On trouve beaucoup de sites qui font référence au livre Le pouvoir subtil de l'abus spirituel par David Johnson et Jeff Van Vonderen. Publié en anglais en 1991 et en français en 1998 par Éditions Jaspe (Québec), ce livre est reproduit en partie sur plusieurs sites, par exemple : le chapitre 5, « Identifier un système abusif » et le chapitre 6 « Lorsqu il est impossible de partir ».
Un écrivain, avant de citer le chapitre 5, « Identifier le système abusif », a fait le commentaire suivant :
…Dieu veut libérer son peuple qui doit prendre conscience qu'il aura des comptes à rendre à Dieu s'il accepte de se laisser ôter son autorité et ses dons, se mettre sous le joug des Nicolaïtes : Les Pharisiens nouvelle moûture [sic] s'adaptant à l'Église…
Il ne s'agit en aucun cas d'encourager une rébellion face aux autorités établies par Dieu, ou une errance d'une assemblée à une autre, parce que la sienne n'est pas parfaite. Il s'agit de rappeler au peuple de Dieu que d'accepter des jougs qui ne sont pas de Dieu, et une démission face à sa responsabilité de disciple, ce n'est pas de la soumission, c'est de la démission. Je rappelle ce que disait Néhémie : « … Ils raidirent leur nuque et, dans leur rébellion, ils se donnèrent un chef pour retourner à leur esclavage… » (Né 9:17).
Obéir aveuglément à certains chefs religieux, sans chercher à savoir si telle est vraiment la volonté de Dieu pour nous, peut être considéré par Dieu, non comme de l'obéissance, mais comme de la rébellion contre Lui ! Qu'on y réfléchisse !
Voici quelques extraits importants de ce chapitre, « Identifier le système abusif » :
« Plusieurs trouvent le courage de quitter une église abusive, mais ils auront vite fait de se joindre à une autre église du même genre, ou encore ils s'épuiseront à dénoncer cette même dynamique qui dominait le milieu auquel ils venaient à peine d'échapper. Les relations entre les gens qui font partie d'un environnement religieux abusif sont soumises aux dynamiques suivantes:
1. La revendication du pouvoir
La première caractéristique d'un système religieux abusif, c'est l'accent qui est placé sur le pouvoir. Cela veut simplement dire que les dirigeants sont très centrés sur leur propre autorité et qu'ils passent beaucoup de temps à se rappeler à eux-mêmes et aux autres l'importance de leur position. Il leur est nécessaire d'agir ainsi car leur autorité spirituelle n'est pas authentique, ni fondée sur un vrai caractère chrétien ; ce n'est qu'un titre.
…
Il est évident qu'il y a plusieurs dirigeants dans le corps de Christ à qui Dieu a donné l'autorité de prendre soin du troupeau, et c'est pour cette raison que les gens vont les suivre. Ils conduisent les gens à la liberté. Malheureusement, certains autres sont élus au poste de dirigeant sans démontrer aucune autorité réelle pour libérer les gens. Ils dépensent beaucoup d'énergie à élever leur position d'autorité et à insister pour que les gens s'y soumettent. Le fait qu'ils attachent une telle importance à la soumission à leurs paroles et à leur « autorité » est un indice qu'ils agissent de leur propre chef.
2. Obsédés par les accomplissements religieux
Dans les milieux spirituels abusifs, le pouvoir est placé sur un piédestal et l'autorité a force de loi. C'est la raison pour laquelle ces systèmes sont tellement axés sur les actes religieux de leurs membres. L'obéissance et la soumission y sont des mots importants que l'on y utilise très souvent.
--------------------------------------------------------------attention---------------------------------
note DA: ce n'est pas parce qu'on vous "prêchera" souvent l'obéissance ou la soumission que cela rend suspect la prédication. L'obéissance et la soumission "à Dieu" est importante car elles constituent les fondements de notre foi.
L'obéissance que je dois aux conducteurs spirituels est biblique si elle est basée sur une relation de réciprocité et de confiance. Je ne comprends pas qu'on puisse "exiger" une confiance "absolue" qui n'a pas d'existence biblique. De plus, dans les relations humaines, la confiance se mérite. Un disciple de Christ, ce n'est pas une personne qui en est esclave d'une autre. Beaucoup de chrétiens naif et non fondés sur la Parole de Dieu, qui ne connaissent pas leur identité, se font abuser à cause du fait qu'on a tordu des passages bibliques pour obéir à un faux leadership basé sur la contrainte extérieur, le légalisme ou l'intimidation. Ainsi, il est clair que nous devons faire attention à l'esprit qui parle aux travers de leaders surtout si ceux ci vous donnent des directives qui vont influencer toute votre vie. Le Saint-Esprit doit pouvoir vous confirmer si ce qui vous est dit vient de Lui ou pas. Dans la mesure où les paroles qui sont prononcées n'ont pas de fondements bibliques, vous pouvez d'ores et déjà refuser toute proposition ou toute collaboration.
Quant à la soumission aux uns et aux autres (et non pas dans un seul sens) elle est tout aussi importante car elle est le fondement d'une vraie communion fraternelle et d'une vraie unité de l'Esprit.
Par contre, si on vous interpelle ou que l'on vous sous entend souvent le fait d'obéir systématiquement et sans discernement à "untel" parce qu'il en va de votre "acception" ou de votre "ordination" au sein d'un groupe religieux alors oui, il y a un gros risque d'abus spirituel.
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Pour plusieurs raisons, les gens vont parfois exécuter des ordres dans le seul but d'éviter l'humiliation, de gagner l'approbation de quelqu'un ou de garder intact leur statut personnel ou celui de l'église. Ceci n'est pas la vraie obéissance, ni la vraie soumission. C'est plutôt une recherche de conformité. Lorsqu'une action est imposée de l'extérieur plutôt que de jaillir d'un cœur rempli d'amour pour Dieu, il ne peut être question d'obéissance. Ce n'est que de la faiblesse conformiste qui plie devant une pression extérieure.
…
3. Les règles sous-entendues
Dans les milieux spirituels abusifs, la vie des gens est contrôlée de l'extérieur par le moyen de règles verbales ou sous-entendues. Les églises ou les familles disfonctionnelles sont gouvernées par ces règles sous-entendues : c'est-à-dire qu'on ne les exprime pas ouvertement. C'est pourquoi on ne peut soupçonner leur existence jusqu'à ce qu'on les enfreigne.
Par exemple, personne, dans une réunion d'église, n'oserait affirmer ouvertement : « Vous savez, vous ne devez jamais être en désaccord avec le pasteur ou avec ses sermons et si cela se produisait, vous ne pourriez être dignes de confiance, ni exercer de ministère dans cette église. »
Dans ce cas, la règle sous-entendue est : ne soyez pas en désaccord avec les autorités de l'église et spécialement avec le pasteur sinon votre loyauté sera remise en question. Ces règles doivent demeurer sous-entendues, car si elles étaient examinées à la lumière d'un dialogue intelligent, leur nature illogique, pernicieuse et contraire au christianisme apparaîtrait vite. Ainsi, le silence devient le mur de protection de cette forteresse, couvrant le pasteur et le pouvoir relié à sa position, tout cela sans risque de contestation.
Si toutefois vous exprimiez votre désaccord ouvertement ou en public, le silence serait rompu et vous seriez probablement punis. Vous découvririez alors accidentellement qu'il y avait bel et bien une règle, même si elle est sous-entendue. Lorsque vous découvrez ainsi, par hasard, une règle sous-entendue, vous devez en subir les conséquences : ou bien vous serez par la suite ignorés (négligés, mis de côté, évités) ou vous vous heurterez au mur du légalisme agressif (vous serez questionnés, censurés publiquement, mis à la porte et dans les cas extrêmes vous serez maudits). Les règles sous-entendues ont une puissance incroyable.
Votre vie est peut-être actuellement sous l'effet de certaines d'entre elles.
…
La règle du silence
La plus puissante de toutes les règles sous-entendues, c'est celle du silence. Elle contient à la base cette pensée : « On ne peut pas exposer le vrai problème car il faudrait ensuite le régler et pour cela, apporter certains changements ; alors il vaut mieux le protéger dernière le mur du silence (la négligence) ou encore au moyen d'assauts (les attaques légalistes). Si vous décidez de parler ouvertement du problème, c'est vous qui devenez le problème. On devra alors vous garder sous silence ou vous éliminer. Ceux qui osent parler ouvertement seront vite repris : « Nous n'avions pas tous ces problèmes jusqu'à ce que vous ouvriez votre bouche. Tout allait bien jusqu'à ce que vous commenciez à vous agiter la langue. » Ou encore, pour avoir une apparence plus spirituelle : « Vous étiez en colère et vous n'avez pas abordé la situation dans une attitude d'amour. Cela prouve que vous n'avez pu traiter la question d'une façon adulte et chrétienne. » La vérité, c'est que lorsque les gens parlent ouvertement des problèmes, ils ne les causent pas, ils les exposent simplement.
Dans les milieux spirituels abusifs, il existe une « soi-disant paix » que le prophète Jérémie a dénoncé dans ces termes : « Les prophètes disent paix, paix, mais il n'y a pas de paix. » Si notre lien d'unité consiste à prétendre que nous sommes d'accord alors que nous ne le sommes pas, il ne nous reste qu'une fausse paix et une fausse unité jalonnée de tensions et de médisances. Ceci est loin de « préserver l'unité de la paix par le lien du Saint-Esprit », ce qui devrait être la marque des églises chrétiennes en bonne santé.
Tout cela pour dire que tous les sujets devraient être ouverts à la discussion. Que nous soyons en accord ou en désaccord sur certains points, le dialogue doit demeurer ouvert si les deux parties le désirent. Nous pourrons toutefois interrompre le débat pour un certain temps si la tension est trop forte. L'important, c'est que les deux prennent ensemble cette décision. Si le vrai lien de l'unité est le Saint-Esprit et l'amour les uns envers les autres, alors il est possible d'être en désaccord sans que notre unité en soit affectée.
La « loi du silence » cherchera toujours à blâmer la personne qui parle ouverteme
nt et la punition qu'on lui inflige aura pour effet d'inciter les autres à demeurer silencieux.
--- Da : combien c'est vrai et combien c'est triste ! mais bon, si on est prêt à accepter cela pour garder une soi
disant paix, je ne vois pas trop quel genre de communion on peut vivre dans une telle assemblée.. Il y a toujours un fossé entre la pratique et la Parole de Dieu.
Trop d'églises propagent cette intimidation : « Le problème n'est pas que vos droits ont été violés, mais que vous avez parlé. Si vous n'aviez pas fait une si grosse histoire de tout cela, tout irait bien. » Toute personne qui accepte ce message gardera le silence. Toutefois, le vrai problème, c'est que si les chrétiens dont les droits ont été violés n'en parlent pas, le propagateur de ces abus ne sera jamais tenu responsable de ses mauvais comportements. Et les victimes seront dans l'obligation de garder secrètes la douleur et la colère causées par ces abus. Même si certains dirigeants préfèrent ne jamais être remis en question, le fait demeure que cet environnement deviendra un piège qui amènera leur chute. Si le fait d'exposer des problèmes constitue un acte déloyal, un manque de soumission, une tentative d'amener la division et un affront à l'autorité, c'est qu'il n'y a qu'une paix apparente et une unité artificielle. Dans ces circonstances, les blessures ne guériront jamais et l'abus va continuer d'augmenter. Si les dirigeants ne sont pas redevables de leurs actes, alors il s'agit d'un système en opposition avec la liberté qui se trouve en Jésus-Christ. Le passage de l'épître de Jacques deviendrait donc invalide : « Qu'il n'y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement » (Jacques 3 : 1). Les dirigeants sont plus redevables à cause de leur position, d'autorité et non pas moins redevables. Pourquoi ? Parce que si vous êtes un dirigeant, les gens vont vous suivre et vont agir de la même manière que vous. C'est comme si vous vous reproduisiez spirituellement. Quelle sorte de rejetons produisez-vous ?
4. Un manque d'équilibre
La quatrième caractéristique d'un milieu spirituel abusif est une approche déséquilibrée de la vie chrétienne quotidienne. Cette tangente se manifeste sous deux aspects:
Une objectivité exagérée
Dans le premier cas, on élève une vérité objective en excluant les expériences subjectives valides. Nous pouvons constater ce phénomène dans les systèmes religieux où l'action du Saint-Esprit est reconnue sur une base théologique, mais ignorée ou rejetée au niveau pratique. Cette approche de la spiritualité crée un cadre dans lequel l'autorité s'acquiert par l'éducation ou par les capacités intellectuelles plutôt que sur l'intimité avec Dieu ou l'obéissance et la sensibilité à son Esprit.…
Une subjectivité exagérée
À l'autre extrême, se trouvent les gens pour qui la vie chrétienne n'est que subjectivité. Ils jugent de ce qui est digne de foi sur la base de leurs sentiments et expériences, leur accordant plus de poids que les déclarations contenues dans la Bible. Dans ce système, personne ne peut connaître et comprendre la vérité (même si en réalité, ils connaissent et comprennent déjà) sans que les dirigeants « aient d'abord reçu des révélations spirituelles venant du Seigneur » et les « aient transférées » ensuite aux individus. Il est aussi énormément important, dans ce système, d'agir selon « la parole inspirée » que le dirigeant a reçue pour vous, que la connaissance de la vérité que vous trouvez dans les Écritures ou que vous avez apprise au cours de votre croissance chrétienne. Personnellement, nous croyons que Dieu peut nous parler encore aujourd'hui au moyen de « paroles de sagesse » et de « paroles de connaissance » données par des hommes et des femmes sensibles à son Saint-Esprit. Mais ces « paroles » n'occupent pas automatiquement le même niveau d'autorité que celles de Paul, Pierre, Jacques ou Jean, contenues dans la Bible qui est la Parole même de Dieu. La seule façon de vous assurer qu'une « parole » est vraiment pour vous, c'est de la puiser dans la Parole du Seigneur, c'est-à-dire : les Écritures. Encore là, il n'est jamais honnête d'utiliser la Bible pour manipuler les gens : « J'étais en train de lire le récit d'Ananias et Saphira et tu es venu dans mes pensées. Es-tu certain que tu donnes assez d'argent à l'église ? »
Le fait qu'une personne utilise la Parole de Dieu ne signifie pas nécessairement qu'elle a une « parole » venant du Seigneur pour vous. Une parole du Seigneur qui contient des directives, des corrections ou des indices pour vous guider, doit vous être confirmée par le Saint-Esprit qui habite en vous. Jusqu'à ce que cette confirmation vous soit donnée, vous ne devriez pas considérer cette parole comme venant du Seigneur, même si elle vous a été communiquée par le pasteur ou par un ancien de l'église. Et il est encore plus dangereux de recevoir et d'agir suite à une directive spirituelle que vous avez reçue, simplement parce que vous « devez être soumis », ou parce que celui qui vous l'a communiquée occupe un poste d'autorité. Dieu seul doit avoir le dernier mot. C'est à lui que nous avons à répondre.
Comme pour l'approche objective extrémiste, les chrétiens qui sont trop subjectifs ont aussi leur propre façon de voir certains aspects de la vie. L'éducation, par exemple est souvent perçue comme mauvaise ou inutile. Certains sont presque fiers de ne pas être éduqués et ils regardent avec dédain tous ceux qui le sont. Tout ce dont nous avons besoin d'apprendre peut nous être enseigné par le Saint-Esprit. « Après tout, Pierre et Timothée n'ont reçu aucune éducation universitaire et ils n'ont étudié à aucun séminaire… »
En vérité, Pierre a justement été dans un séminaire où la vérité objective et les expériences subjectives lui ont été enseignées par Jésus. Le professeur de Timothée était l'apôtre Paul. À leur époque, on communiquait l'enseignement par la méthode rabbinique, c'est-à-dire que l'étudiant vivait avec son enseignant, son mentor spirituel. Le cours de disciple a duré trois ans pour Pierre. Quant à Timothée, il continuait à recevoir de la formation par correspondance, même après qu'il ait été en charge d'une église !
Dans sa deuxième lettre, Paul lui écrit : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a point à rougir, qui dispense droitement la Parole de vérité. ». Une autre version de la Bible « King James » traduit ce passage en disant : « Étudie afin d'être approuvé… » ( 2 Timothée 2:15). Il est important d'étudier la Parole de Dieu. Cela n'est pas une mauvaise chose, mais une bonne chose d'acquérir des outils efficaces pour pouvoir utiliser correctement la Parole de Dieu. Soyez prudents avec ceux qui insistent sur le fait de ne pas être éduqués ou encore de recevoir de l'éducation seulement dans certaines écoles. Sous la couverture d'une « lumière supérieure » venant du Saint-Esprit, il s'agit peut-être d'un professeur qui ne se laisse enseigner par personne, à cause de sa perception limitée de la réalité.
Sources et Liens Utiles:
- http://coeurdeberger.wordpress.com/2007/03/15/livre-le-pouvoir-subtil-de-labus-spirituel/
- http://www.blogdei.com/index.php/2006/10/11/100-le-pouvoir-subtil-de-l-abus-spirituel-identifier-le-systeme-abusif
- http://www.blogdei.com/index.php/2006/10/11/99-le-pouvoir-subtil-de-l-abus-spirituel-lorsqu-il-est-impossible-de-partir
Publié le 12/11/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Alors que je tente d’aborder un sujet qui a déjà divisé une partie de peuple de Dieu en deux camps qui sont l’un et l’autre sur la défensive, je vous demande d’être bienveillants. Celui qui lance un appel à la prudence se retrouve en effet dans une situation difficile, si ce n’est dangereuse, car aux yeux de beaucoup, il a l’air de s’opposer à des choses saintes qui procèdent de l’Esprit de Dieu.
En quoi les "signes et prodiges menteurs" à venir diffèreront-ils de ce qui se passe déjà sous nos yeux ?
Avons-nous dès maintenant une maturité suffisante pour discerner ces différences capitales ?
Par quels moyens parviendrons-nous à cette maturité si d’ores et déjà nous sommes enclins à traiter d’ennemis ceux qui ne font que poser des questions?
Certains chrétiens dont nous connaissons la maturité et qui nous sont très chers témoignent des bénédictions indiscutables qu’ils ont reçues. Que Dieu nous garde de discuter ou de dénigrer ce qui est réellement de Lui.
Cependant, par fidélité à notre vocation et à notre responsabilité devant le Seigneur et devant les siens, après avoir longuement réfléchi, prié, et parlé entre nous de ces choses, nous vous soumettons les pensées suivantes, en vous demandant d’y réfléchir vous-mêmes et de prier à ce sujet.
Non sans tremblement, je vais avoir l’audace de poser certaines questions à propos d’un phénomène qui rend perplexes beaucoup de gens. S’il est vrai que dans le passé des actions de Dieu telles que le réveil du Pays de Galles furent marquées dès leur début par une sainteté manifeste, le réveil actuel provoque des comptes-rendus contradictoires allant de l’enthousiasme le plus pur au rejet le plus total, en passant par le scepticisme et la critique.
Certains estiment qu’il existe plus d’un courant, et que parallèlement à ce qui est authentiquement divin il y a aussi des contrefaçons charnelles.
En ce qui me concerne, des enregistrements vidéo provenant du courant principal, et émanant manifestement de la source n’ont suscité en moi que de la répugnance.
Des ministres de la Parole étaient si ostensiblement ivres dans l’Esprit qu’ils en devenaient incohérents, puis s’effondraient hébétés. Il m’a semblé que pareille attitude était incompatible avec la vocation dont ils faisaient profession.
C’est dénigrer la Parole prêchée, me semble-t-il, que de faire des allusions moqueuses aux faibles résultats obtenus par cette dernière, à côté des effets obtenus par l’expérience "de puissance" dont ils rendaient témoignage.
Etait-ce mon imagination ? J’avais l’impression, en présence de ceux qui étaient en proie à un fou rire irrésistible, que ce qui les avait saisis échappait totalement à leur contrôle et engendrait chez eux à la fois panique et souffrance physique. On peut se demander si un tel phénomène est "saint" ou non; il me semble au contraire qu’il indique un manque de respect.
Peut-être même est-il démoniaque et infernal.
Certains assurent avoir retiré d’indiscutables bénédictions de réunions de cette sorte. En recevant "la bénédiction", ils ont été instantanément libérés de la dépression ou d’autres troubles opiniâtres de la personnalité. Il ne nous est pas possible de condamner catégoriquement les bénédictions manifestes dont beaucoup témoignent, de les traiter de contrefaçons: Dieu est toujours libre de bénir qui Il veut.
Mais ce que je veux faire ressortir, c’est que si l’ennemi parvenait à faire que l’Eglise voie dans la bénédiction le critère déterminant pour juger si tel phénomène est d’origine divine ou non, alors plus rien n’empêcherait la séduction de jouer à plein.
Quant à moi, je choisis de prendre mes distances par rapport à de tels phénomènes, en me confiant dans le Seigneur pour que si jamais je passe à côté de quelque chose, ce que je perdrai ne soit pas plus grand que ce que je chéris et protège; en espérant que le Seigneur n’est pas offensé par une prudence qui aime mieux pécher par jalousie pour Sa sainteté que de risquer de pervertir les choses pures et vraies qu’Il a déjà données.
Je veux parler de ce dépôt procédant d’une connaissance de la sainteté de Dieu, cette connaissance qu’on obtient par le moyen de l’obéissance à Dieu et de la communion avec Lui: voilà le trésor que nous chérissons et préservons depuis bien des années.
Quel chrétien, après avoir connu ne serait-ce qu’une fois cette Présence-là pourrait supporter l’ambiance carnavalesque caractérisant l’enre- gistrement évoqué précédemment ?
Je ne me suis jamais remis, et j’espère ne jamais me remettre d’une étrange expérience qui remonte à vingt ans.
Au cours d’une convention internationale, j’étais sur l’estrade, et les gens s’effondraient de tous les côtés, "tombant dans l’Esprit" avec ostentation, alors que tout sentiment de la présence de Dieu faisait défaut !
Une manifestation de puissance sans la présence de Dieu, au milieu des cris aigus d’exaltation charnelle et ces éclairs des flashs photographiques était au-delà de ce que je pouvais supporter.
Au risque de pécher contre la bienséance et contre les bonnes relations avec d’autres ministres de l’Evangile, je me sentis obligé de partir.
Comme c’est étrange. Nous avons reçu des mises en garde explicites contre les "signes et prodiges menteurs" qui surviendront dans les derniers temps.(Matt.24:24, et II Thess. 2:9). Nous nous figurons pourtant que toutes ces choses sont encore à venir, et sans réfléchir, nous faisons naïvement confiance à des personnalités peu claires qui remportent du jour au lendemain des succès retentissants auprès des foules, tant nous sommes friands d’expériences, de libérations, de manifestations de puissance.
J’ai un profond respect pour la manière dont Dieu se sert des choses folles et faibles, mais je ne peux pour autant cautionner les manifestations criardes, superficielles, et grossières.
"Sainteté à l’Eternel", tel est encore le mot d’ordre dans la maison de Dieu, même si aux yeux du monde ou à nos propres yeux cela nous rend modestes et peu impressionnants.
J’en suis sûr, au moment où tant de voix portent aux nues le réveil (ou le renouveau) actuel, un chrétien sérieux ne s’offusquera pas de mes propos modérés, qui visent à édifier.
Une des choses les plus inquiétantes, en ce moment, c’est peut-être la note de mise en garde qu’on fait retentir à propos de ceux qui émettent des réserves: on voit en eux "des obstructeurs", "des ennemis", "des menaces" pour les bienfaits que Dieu répand.
On nous invite, semble-t-il, à abandonner toute retenue.
- "Allez-y, jetez-vous à l’eau ! Ou alors si vous en êtes incapables, poussez-vous, laissez passer les autres !"
Dieu est bien capable, j’en suis persuadé, de protéger comme de perfectionner ce qui est à Lui (Col.1:28). Je ne peux que me poser la question: Ne sont-ce pas là des intérêts humains qu’on défend avec tant de véhémence ? Ne sommes-nous pas au début d’un processus qui à terme pourrait nous mettre dans la situation annoncée par le Seigneur :
"l’heure vient où quiconque vous fera mourir pensera offrir un culte à Dieu". (Jean 16:2) ?
Je voudrais citer ici un avertissement que donnait T. Austin Sparks, et qui est peut-être encore plus d’actualité maintenant que lorsque l’auteur l’a écrit il y a quelques décennies, au sujet de la soif qu’avaient les Corinthiens de "preuves spectaculaires".:
- On dirait bien que nous récoltons à présent ce qui fut semé à la légère dans le Mouvement Charismatique.
On a, alors, entretenu l’immaturité chez beaucoup de gens en leur enjoignant de prendre des "__décisions__" faciles;
On a encouragé l’indolence, le refus de la croix, un style de vie désordonné, un culte effréné de la personnalité, la superficialité et la légèreté dans les réunions.
Actuellement, nous vivons des temps semblables. Cet âge est de plus en plus ‘psychique’ . Nous sommes en un temps où l’on cultive les débordements de l’âme, laquelle s’affirme elle-même et se met à tout contrôler dans la chrétienté et hors de la chrétienté. C’est l’âge du psychisme: alors veillez à ne pas retourner en arrière, ne soupirez pas après ce domaine-là.
!Avez-vous soif de signes ? J’ai vu de chers frères et sœurs prostrés sur le sol, gémissant, pleurant, et réclamant des signes et des preuves à grands cris.
Des chrétiens, de chers serviteurs de Dieu, puissamment utilisés par Lui sont en train de susciter une ambiance où l’émotion est reine, une ambiance psy- chique.
Cela entraîne les âmes sensibles et simples dans des comportements qui tôt ou tard provoqueront de graves désillusions et seront une occasion de chute.
Pour certains, le Seigneur sera une occasion de chute (Matt. 11:6) et c’est très exactement ce que recherche le diable."
("Called Unto the Fellowship of His Son", page 46, publications Emmanuel Church, 12000 E. 14th Street, TULSA, 0K 74128, U.S.A.)
Personnellement, je me crois prêt à tout risquer, à tout oser pour le Seigneur, mais sûrement pas pour obtenir une "bénédiction", ou quelque expérience douteuse véhiculant un bienfait apparent. Je préfère (en conformité, je crois, avec l’Ecriture) chercher la racine de la dépression selon ce que dit la Parole.
En général, il s’agit de désobéissances qui ne sont pas reconnues comme telles.
Cette démarche s’accomplira pour l’essentiel en présence de la partie du Corps devant lequel je suis responsable et auquel je suis véritablement relié (Eph. 4:15).
Préférer "une expérience" comme remède instantané plutôt que de se soumettre à cette discipline, c’est courir des dangers spirituels.
Le Seigneur n’est-il pas proche de tous ceux qui Le cher- chent ?
Peut-on parler de bienfait durable, là où nous avons seulement éprouvé un soulagement au niveau des symptômes découlant d’une faille grave dans la personnalité, si cette faille demeure ?
Quoiqu’il advienne du présent réveil, il se peut que la chose la plus remarquable à l’avenir soit la repentance profonde de milliers de personnes brisées qui reconnaîtront qu’elles se sont laissé séduire, qu’elles ont manqué du discernement le plus élémentaire en se hâtant de courir après des démonstrations de puissance dans des ambiances si contraires à ce qu’on sait de la sainteté de Dieu et de Sa nature.
Il est évident qu’une puissance est à l’œuvre. Il s’agit de savoir de qui elle émane.
Qui donc dis- pense des solu- tions de substi- tution,
une joie infé- rieure en qualité à celle de Dieu, au "bénéfice" des gens imma- tures, charnels, et dépourvus de discernement ?
Cela nous peine de constater que parmi ceux qui ont reçu "la bénédiction", certains ont cessé de s’intéresser à la vision apostolique ou sont allés jusqu’à la répudier !
Tout se passe comme s’il s’agissait de réalités qui s’excluent réciproquement !
À supposer que nos craintes soient exagérées et si les phénomènes en question sont de Dieu (tout en s’accompagnant de certains excès manifestes),
en quoi les "''signes et prodiges menteurs''" à venir diffèreront-ils de ce qui se passe déjà sous nos yeux ?
Sur quels critères établira-t-on ces différences ?
Avons-nous dès maintenant une maturité suffisante pour discerner ces différences capitales ?
Par quels moyens parviendrons-nous à cette maturité si d’ores et déjà nous sommes enclins à traiter d’ennemis ceux qui ne font que poser des questions ?
Ceux qui se les posent se voient ridiculiser avec tant de véhémence par les tenants du réveil que les affirmations de ces derniers en deviennent suspectes.
Le fait qu’un phénomène entraîne une bénédiction, une libération ou une délivrance ne garantit nullement que ce phénomène soit de Dieu.
(Matt. 24:24).
Les mêmes puissances ténébreuses qui ont profité de l’indiscipline ou de l’impureté pour infliger une oppression peuvent tout aussi bien lever cette oppression. Elles sont capables de restaurer les relations qu’elles ont brisées ou saccagées, et cela pour une raison bien simple: pour provoquer une séduction encore pire.
Même l’expérience la plus délectable de "l’amour de Dieu" peut être une pseudo sensation provoquée par des esprits, chez des personnes aveugles ou paresseuses qui répugnent aux sacrifices nécessaires pour chercher la face de Dieu selon la vérité.
Est-ce réellement de Dieu qu’on a faim, ou alors a-t-on faim d’une expérience de Dieu donnant à l’âme angoissée l’assurance que Dieu la connaît et l’accepte ?
N’est-ce pas là le motif inconscient qui fait courir tant de gens, actuellement, après les prophètes d’aujourd’hui, en quête d’une "parole prophétique" de ce genre ?
Et encourager ce penchant, n’est-ce pas entretenir l’im- maturité plutôt qu’encourager les chrétiens à acquérir la foi qui convient à des fils ?
N’aimons-nous pas mieux être les objets d’une action miracu- leuse entière- ment subie,
que de recher- cher avec dili- gence le Seigneur en nous fondant sur les promes- ses de Sa Parole ?
"Vous me chercherez et vous me trouverez, car vous me chercherez de tout votre cœur". (Jérémie 29:13).
Ne sommes-nous pas dans ces derniers temps à propos desquels on nous a bien dit de nous garder de toute séduction et d’éprouver tous les esprits ? (1Jean 4:1 et 1Thess. 5:21).
Quelle est notre attente eschatologique (=se rapportant à la fin de toutes choses), et sur quoi se fonde notre foi ?
Ces questions-là ont sûrement une incidence sur notre degré de réceptivité à toutes ces nouveautés qui promettent de nous bénir et de nous enraciner dans l’existence présente, tout en nous privant de la vigilance qui autrement serait la nôtre - et qui doit être la nôtre.
Faut-il ne rien dire de cette "louange" qui nous crève les tympans, de ces "offrandes" sous haute pression, de ces attitudes théâtrales, de ces paillardises carnavalesques, de ces cris aigus qui rappellent ceux des damnés et qui ponctuent le déroulement de certaines réunions ?
Faut-il ne rien dire de cette absence flagrante d’une prédication de la Parole (sinon à titre tout à fait symbolique), de ces "témoignages" interminables qui émoussent les esprits, produisant un état d’hébétude incompatible avec la dignité de Dieu - ces témoignages qui sortent même de la bouche des serviteurs de la Parole ?
De tels phénomènes n’auraient pas été tolérés un seul instant pendant ce réveil historique qu’a connu le Pays de Calles, et où l’on veillait constamment à éviter même la musique instrumentale ou une quelconque intrusion humaine; et voilà qu’on se sert de ces choses à présent, et qu’oN les glorifie. Ce réveil gallois ne fut que "sainteté à l’Eternel" tant que ces critères furent sauvegardés.
Dieu a-t-Il cessé d’être le Seigneur qui exigeait que Ses prêtres accèdent à l’autel par un plan incliné et non par des marches, afin que la nudité de la chair humaine "ne soit pas découverte" ? (Exode 20:26).
N’est-Il plus Celui qui leur faisait porter en permanence un diadème d’or avec l’inscription "Sainteté à l’Eternel" sur le front, cette partie que nous offrons si facilement maintenant à l’attouchement qui doit communiquer "la bénédiction" ?
N’est-il plus le Seigneur qui prescrivait, au sujet de l’huile sainte pour l’onction, qu’il ne fallait rien fabriquer de semblable pour en oindre la chair humaine ? (Exode 30:32-38).
Mon désir brûlant est de voir à nouveau ces mots "Sainteté à l’Eternel" sur le front d’hommes et de femmes ayant vocation de sacrificateurs, et qui se lèveront pour Dieu en ces temps où des vulgarités sordides menacent de s’infiltrer jusque dans la Maison de Dieu.
C’est le cri que pousse Esaïe (Es.52:11):
"Partez, partez, sortez de là ! Ne touchez rien d’impur ! purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’Eternel !"
Oui,
"purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en développant jusqu’à son terme la sainteté dans la crainte de Dieu." (II Co.7:1).
Alors que nous voyons le monde chanceler sous la violence, les guerres, les désastres comme les tremblements de terre, les famines, les inondations et les incendies, alors que l’Eglise n’est pas prête, qu’elle est actuellement dans un tel état de superficialité, ne conviendrait-il pas plutôt de nous affliger, de prendre le deuil et de verser des larmes, de changer nos rires en pleurs, et notre joie en affliction ?
Pardonnez-nous, si nous allons trop loin dans le sens de la prudence.
Mais nous serions naïfs de penser que seuls les chrétiens charnels et sensuels peuvent être la proie des séductions.
Les ultimes séductions des derniers jours seront d’ordre spirituel,
"car Satan lui-même se déguise en ange de lumière". (II Co.11:14).
La fin de toutes choses est proche: soyez donc sobres, veillez et priez. (1Pierre 4:7).
Publié le 28/10/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Etat du monde chrétien: La sorcellerie dans l'Eglise, ou comment les démons s'infiltrent dans une église pour la contrôler
Article de David Wilkerson.
L'original de cet article peut être consulté en anglais à l'adresse suivante :
http://www.injesus.com/Groups/ViewMessage.cfm?MessageId=UA007F92&UCD=q1j
Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que les sources soient indiquées.
Comment des démons peuvent s'infiltrer dans une église chrétienne et la contrôler
Un certain nombre d'anciens sorciers convertis à Christ parcourent aujourd'hui le pays, en révélant que des satanistes et des sorciers pratiquants sont en train d'infiltrer l'Eglise, surtout les églises
charismatiques. Certains de ces anciens sorciers ont même écrit des livres pour révéler l'existence d'un complot diabolique visant à faire infiltrer les églises chrétiennes par des agents de Satan qui se font passer pour des Chrétiens super spirituels. Leur objectif est de séduire et de détruire les
pasteurs, et de conduire des multitudes de Chrétiens naïfs dans l'occultisme et la sorcellerie.
Ils disent aussi que beaucoup de ces agents de Satan sont déjà solidement établis dans de nombreuses églises, contrôlant le pasteur et l'assemblée, provoquant une grande confusion, des divorces et toutes sortes de pratiques mauvaises, et semant même la mort. Nous avons reçu de nombreuses lettres de Chrétiens qui nous disent que leur pasteur doit se trouver sous une influence démoniaque. Je crois que beaucoup de ces lettres sont tout à fait légitimes et fondées.
Chers saints de Dieu, ne permettons pas que la puissance du diable soit exaltée dans la maison de Dieu ! La puissance du Malin est limitée, et il ne peut en aucun cas passer au travers du mur de feu du Saint-Esprit ! Quand Jésus envoya Ses disciples avec la puissance de guérir les malades et de ressusciter les morts, ils revinrent et Lui dirent avec joie : "Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom !" (Luc 10 :17).
Les seuls pasteurs qui peuvent tomber complètement sous le contrôle d'un sorcier ou d'une sorcière sont ceux qui vivent secrètement dans le péché, sans s'en repentir, ceux qui sont motivés par la convoitise ou le désir de la réussite, ou qui ont renié le Seigneur, par incrédulité ou négligence ! Mais un homme de Dieu qui est parvenu à mettre à mort les œuvres de la chair dans sa vie, et qui sait manier l'épée de l'Esprit, reconnaîtra aussitôt l'ennemi. Il discernera tous les pièges et saura résister au Malin, comme Paul le fit à Philippes avec la femme possédée d'un esprit de divination.
Voici ce qui s'était passé : une jeune esclave possédée par le Malin, c'est-à-dire qui pratiquait la sorcellerie et qui avait un esprit de divination, a cherché à infiltrer le ministère de Paul ! Elle suivait Paul et ses compagnons, en criant : "Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très-Haut, et ils vous annoncent la voie du salut !" (Actes 16 :17).
Mais l'esprit de Paul fut troublé. Il discerna que cette jeune fille n'était pas convertie, et qu'elle n'avait aucun droit de toucher aux choses sacrées. Il comprit qu'il y avait là un piège. Il se tourna donc vers cette jeune fille, et s'adressa à l'esprit mauvais qui se trouvait en elle : "Je t'ordonne, au
nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure même" (verset 18).
Paul n'avait aucune crainte des puissances démoniaques. Il était conduit par le Saint-Esprit et rempli de la Parole de Dieu. Mais la Bible nous parle aussi d'un groupe de prétendus serviteurs de Dieu, qui furent littéralement attaqués, et terrassés, par un démon. Il s'agit des sept fils de Scéva.
Un jour qu'ils s'efforçaient de chasser un démon d'un homme, en employant le nom de Jésus, l'esprit méchant se jeta sur eux, déchira leurs vêtements, et les fit fuir dans la rue, paniqués. Tout cela, parce qu'ils ne connaissaient pas Jésus. Ils n'étaient pas remplis de Christ !
Ceux qui marchent dans la sainteté résistent au diable
Les ministres de l'Evangile qui tombent profondément dans le péché ne peuvent pas prétendre que c'est parce qu'un démon a "sauté" un jour sur eux, ou parce qu'ils ont été séduits par une sorcière.
Ils ont été entraînés par leurs propres convoitises et par les mauvais désirs de leur chair ! Ils ont quitté le lieu Très-Saint et ont commencé à parcourir le territoire du Malin !
Aucune assemblée qui marche dans la sainteté et dans la crainte de Dieu ne peut être séduite, ni contrôlée par un agent de Satan ou un démon. Seules les églises qui ne recherchent que leur plaisir, et qui ont rejeté la Bible et la sainteté, sont ouvertes à Satan, qui peut alors les infiltrer.
Partout où la Parole de Dieu est honorée, partout où les Chrétiens se séparent du péché et du monde, partout où l'on rencontre une vraie repentance et une vraie obéissance au Saint-Esprit, le Seigneur Jésus manifestera toujours Sa présence !
Une assemblée qui baigne dans la présence de Jésus n'aura jamais besoin de hurler des ordres aux puissances des ténèbres. La simple présence de Jésus fera fuir tout ce qui est du Malin ! Satan et ses hordes de démons ne peuvent absolument pas tenir dans la présence manifestée de Jésus ! Le
bon moyen de résister au diable, c'est d'être rempli de Jésus, en vivant dans Sa présence et dans la louange qui Lui est due !
Est-il donc possible que des églises et des pasteurs tombent aujourd'hui sous le contrôle de sorciers et de démons ? Oui, absolument !
Je connais une grande église pentecôtiste qui était entièrement contrôlée par Satan. Le pasteur avait un esprit rempli de convoitise et de méchanceté. Il commettait constamment l'adultère, et sa femme en fit bientôt autant. Le pasteur et sa femme commencèrent ensuite à introduire dans l'église une pratique qu'ils appelèrent "connexion". Ils en firent toute une doctrine.
Ils introduisirent la danse dans leur église. Le pasteur demandait aux gens de plonger leur regard dans les yeux de leur partenaire, jusqu'à ce que le "Saint-Esprit établisse une connexion". Le pasteur, les anciens et les diacres s'impliquèrent tous dans cette pratique. Ils commencèrent à
échanger leurs femmes et à commettre l'adultère.
Tout devint très vite chaotique. Les divorces se multiplièrent. Les membres de l'église commencèrent à avoir des dépressions nerveuses. Le fils du pasteur se suicida. Sa fille divorça et partit avec un autre homme. D'autres suicides se produisirent. Une jeune maman fut tellement
désespérée, quand son mari la quitta, qu'elle noya leur bébé dans la baignoire, afin que "l'âme du bébé soit en sécurité avec Jésus !"
Cette église a été complètement détruite. Aujourd'hui, elle est empêtrée dans de nombreux procès, tout cela, à cause de la convoitise débridée d'un pasteur rétrograde ! Un seul homme, rempli de Satan, a ouvert tout son troupeau aux puissances démoniaques !
Bien-aimés, faites bien attention, ne mettez pas les pieds dans n'importe quelle église ! Veillez à garder un plein discernement ! Car si un pasteur s'ouvre lui-même à Satan, il pourrait aussi ouvrir votre cœur à des puissances démoniaques.
Pourtant, mon message concerne une sorte de sorcellerie qui est encore plus dangereuse, et beaucoup plus subtile.
Cette malédiction n'est pas apportée dans l'église par des mauvais bergers ou des sorciers, mais par des multitudes de Chrétiens qui ne savent pas qu'ils sont sous l'influence d'un certain type de sorcellerie.
C'est ce type de sorcellerie que je veux dénoncer ici, même dans notre église de Times Square, car elle peut être présente dans toutes les églises de l'Amérique. En fait, elle est présente dans toutes les églises du monde. Même si c'est simplement de manière à peine perceptible, elle est bien présente.
Vous vous posez peut-être cette question : "Comment est-il possible que le diable séduise les élus de Dieu ? De plus, par une séduction de nature occulte ?" Non ! Il ne s'agit pas d'une séduction de nature occulte. Ce serait trop grossier. Nous pourrions facilement discerner les ruses de Satan dans ce domaine. L'ennemi vient à nous sous un autre éguisement. Son attaque est tellement subtile que bien peu de Chrétiens s'en aperçoivent.
"Car la désobéissance est aussi coupable que la divination" (1 Samuel 15 :23)
Quand le Seigneur m'a montré le genre de sorcellerie qui était présente aujourd'hui dans l'Eglise, cela secoua toute mon âme. Cette sorcellerie nous est révélée dans 1 Samuel 15 :22-23 : "Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l'idolâtrie".
La Bible nous décrit ici un genre de sorcellerie bien plus dangereuse encore que la pratique de l'occultisme. Cette sorcellerie contrôle bien plus de pasteurs et d'assemblées que tout autre forme d'influence démoniaque. Il s'agit de la rébellion contre la Parole de Dieu !
Ne dites pas trop vite : "Merci Seigneur, cela ne peut pas me concerner ! Je ne suis pas rebelle contre la Parole de Dieu. J'aime la Parole. Je marche dans l'obéissance !"
C'est aussi ce que je croyais. Mais Dieu m'a convaincu du grand danger qu'il y avait de tomber sous la malédiction de la sorcellerie ! Il m'a montré comment était cette semence dès le commencement, et ce qui s'est passé dès le Jardin d'Eden ! Nous avons tous reçu la semence de ce péché. En fait, sans le savoir, vous pouvez vous trouver sous l'influence de cette malédiction.
Jésus a donné une parabole qui dénonce cette sorcellerie. J'avais lu de nombreuses fois la parabole des méchants vignerons. J'en avais fait un sujet de prière. Mais ce n'est que maintenant que j'ai pu discerner dans cette parabole le péché de sorcellerie que Jésus y révèle.
"Ecoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour ; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons,
pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers ; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant : Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux : Voici l'héritier ; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage. Et ils se
saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? Ils lui répondirent : Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps
de la récolte" (Matthieu 21 :33-41).
Cette parabole nous raconte comment les Juifs ont rejeté l'appel de Dieu, et comment ils seront écartés pour que les Gentils prennent leur place en tant que vignerons. Mais elle est bien plus que cela. Elle nous parle de la grande bataille surnaturelle qui est en train d'être menée à propos de
l'héritage céleste. La puissance de Jésus-Christ est en train de combattre la puissance de Satan.
L'enjeu de cette bataille est le salut des âmes, et la soumission de toute l'humanité à l'une ou l'autre de ces puissances. Il s'agit de savoir qui va régner dans les cœurs des élus de Dieu ! Bienaimés, laissez-moi vous dire que vous ne pouvez être que sous la puissance de Jésus-Christ ou
sous l'influence de Satan !
Voyez-vous, cette parabole nous montre comment le peuple de Dieu peut être littéralement ensorcelé par le diable, pour finir par être complètement possédé par l'esprit de l'Antichrist. Christ nous parle ici d'une forme extrêmement puissante de sorcellerie : la rébellion contre la vérité !
Voici la clef de cette parabole : "Voici l'héritier ; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage" (verset 38). C'est le diable lui-même qui dit cela ! "Créons une rébellion contre le Fils ! Crucifions-Le ! Nous prendrons le pouvoir !"
Il est vrai que quand les Pharisiens entendirent cette parabole, ils "comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait" (verset 45). Mais Jésus parle aussi à Son Eglise ! Dans Hébreux 6 :5, il est parlé de ceux qui ont "goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir". Mais ils se sont rebellés contre la bonne Parole qu'ils ont entendue. En conséquence, "ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l'exposent à l'ignominie" (verset 6).
Qui sont ceux qui crucifient à nouveau Jésus-Christ, et qui L'exposent à l'ignominie devant le monde entier ? Les sorciers ? Les satanistes ? Les homosexuels ? Les meurtriers ? Non !
Ce sont ceux qui ont entendu, goûté et eu part à la Parole de Dieu, mais qui ont permis à un esprit de rébellion de prendre racine en eux ! Satan a pu ainsi pénétrer en eux, et ils ont fini par être possédés, et par crucifier à nouveau Christ !
Je parle aux Chrétiens ! Je vous dis, par l'autorité de la Parole de Dieu, que tant que vous garderez en vous cet esprit de rébellion, il sera impossible à Dieu de vous réveiller et de vous renouveler !
"Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, …, et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu'ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l'exposent à l'ignominie" (versets 4, 6).
Je crois que cela signifie que la repentance n'a plus aucun effet dans la vie de ceux qui sont en rébellion contre la Parole de Dieu !
Regardons d'un peu plus près cette forme de sorcellerie dans l'Eglise.
La sorcellerie de la rébellion commence par une petite racine d'amertume
Je veux vous parler du fait d'être empoisonné par un "fiel amer". C'est Pierre qui utilise cette expression quand il reprend sévèrement Simon le Magicien, un nouveau converti qui lui avait offert de l'argent en échange de la puissance du Saint-Esprit, lorsqu'il imposerait les mains sur les gens
pour qu'ils reçoivent le baptême de l'Esprit et des miracles.
"Lorsque Simon vit que le Saint-Esprit était donné par l'imposition des mains des apôtres, il leur offrit de l'argent, en disant : Accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j'imposerai les mains reçoive le Saint-Esprit. Mais Pierre lui dit : Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s'acquérait à prix d'argent ! Il n'y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton cœur n'est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton cœur te soit pardonnée, s'il est possible ; car je vois que tu es dans un fiel
amer et dans les liens de l'iniquité" (Actes 8 :18-23).
Le "fiel amer" désigne la convoitise et l'envie. Ce sont des poisons dangereux. Simon en était infecté ! Je crois qu'il aimait aussi aider les gens, ce qui lui permettait de dissimuler sa condition réelle. Le verset 13 dit qu'il crut "et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe, et il voyait avec étonnement les miracles et les grands prodiges qui s'opéraient".
Mais il y avait quelque chose de mortel au fond du cœur de Simon. Il se disait : "Moi aussi, je puis faire cela ! Moi aussi, je suis doué ! Je me préoccupe de ceux qui sont dans le besoin ! Donnez-moi ma chance !"
Simon avait dans son cœur un mélange dangereux. Il y avait le désir d'être utilisé par Dieu, mais aussi le désir de se mettre en avant ! Il voulait sincèrement que Dieu l'utilise, mais il avait aussi le besoin d'être reconnu. Il voulait la puissance et un poste en vue, sans an payer le juste prix ! Il voulait passer par un raccourci !
Il en est de même aujourd'hui dans l'œuvre de Dieu. Il y en beaucoup qui essayent de prendre des raccourcis pour atteindre une position de puissance, dans laquelle ils vont vraiment être utiles.
Nous offrons nos talents et nos capacités à Dieu. Mais si nous avons les talents sans avoir le cœur d'un serviteur, Dieu ne pourra pas nous utiliser !
Dans sa troisième épître, Jean nous parle d'un homme appelé Diothèphe, "qui aime à être le premier parmi eux, et ne nous reçoit point" (3 Jean 9). Quand les choses n'allaient pas comme il le voulait, il commençait à "débiter des niaiseries" à l'encontre des frères, avec des intentions mauvaises.
Un tel homme cherche des histoires pour des choses sans importance. Diothèphe s'était senti offensé par le message de l'apôtre Jean, et il avait commencé à le calomnier. Sa vanité et son orgueil avaient été blessés. Il s'est mis donc à raconter qu'il avait été blessé par d'autres serviteurs
de Dieu. Il avait troublé la paix qui régnait entre les frères, et gagné beaucoup d'entre eux à sa cause.
Il ne s'agissait pas d'un péché grossier. Il ne s'agissait pas d'erreurs doctrinales. Il s'agissait simplement du péché d'impatience ! Il ne pouvait pas attendre que Dieu fasse Son œuvre. Il voulait la prééminence. Et il est probable qu'il avait des accents très sincères !
Un esprit blessé est un terrain fertile pour une racine d'amertume !
"Mais l'esprit abattu, qui le relèvera ?" (Prov. 18 :14). Comment les Israélites du temps d'Esaïe ontils pu chuter et s'éloigner de Dieu à ce point, et devenir aussi déprimés en aussi peu de temps ?
Esaïe l'explique : "De la plante du pied jusqu'à la tête, rien n'est en bon état : ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives, qui n'ont été ni pansées, ni bandées, ni adoucies par l'huile" (Esaïe 1 :6).
Le prophète avertit ensuite ce peuple de Dieu couvert de blessures, de contusions et de plaies vives.
Il leur dit que tant qu'ils continueront à saigner, et que le sang sera sur leurs mains, Dieu ne pourra pas les entendre : "Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux ; quand vous multipliez les prières, je n'écoute pas : vos mains sont pleines de sang" (verset 15).
De quel sang le Seigneur parle-t-Il là ? De votre propre sang ! Ce sang provient des blessures de votre propre cœur ! Vous avez besoin de guérison ! Vous avez besoin que vos blessures soient adoucies et soignées par l'huile du Saint-Esprit !
Pourtant, beaucoup d'entre vous ne courent pas vers le Maître pour qu'Il vous guérisse. Vous ne comprenez pas que Satan essaye de vous entraîner dans la rébellion et la sorcellerie. Voyez-vous, Dieu n'écoutera pas une voix qui crie à Lui, mais qui n'accepte pas Sa délivrance !
Permettez-moi de vous montrer à quel point la rébellion est dangereuse, et pourquoi Dieu l'assimile à de la sorcellerie. Les vignerons de la parabole étaient des enfants de Dieu. Ils étaient engagés dans un travail pour le Seigneur, dans Sa vigne. Les Pharisiens payaient la dîme sur chaque feuille de menthe, aimaient leurs enfants, parcouraient le monde entier pour faire un seul converti, et passaient fidèlement tous les sabbats à étudier la Loi. Comment ont-ils pu devenir des êtres aussi méchants ?
Comment ces vignerons ont-ils fini par tuer, voler et crucifier ?
Ils sont devenus enragés ! Ils avaient des pensées de meurtre dans leur cœur. Cela ne vient pas de la chair, c'est démoniaque ! Ils ont lapidé les messagers de la Loi ! Ils savaient ce qui était exigé d'eux. Mais dès qu'ils se sont rebellés contre Dieu, l'amertume prit racine dans leur cœur.
Bien-aimés, l'amertume aveugle ! Vous perdez votre vision spirituelle en proportion de l'amertume qui se trouve en vous. Plus vous avez de l'amertume, et plus votre aveuglement grandit. Laissez croître une racine d'amertume, et elle va devenir une vraie gangrène. Si vous laissez le mal
s'étendre, votre âme en sera complètement empoisonnée, et vous finirez comme ces Pharisiens violents, qui étaient tellement aveugles qu'ils ont crucifié le Fils de Dieu !
Si vous continuez à garder ce fiel amer, vous finirez par vous associer à d'autres âmes remplies d'amertume, et vous répandrez des calomnies.
Vous finirez par jeter des pierres contre les saints serviteurs de Dieu, tout en jouant le rôle d'un pauvre martyr incompris. Vous ne fréquenterez plus que des réunions où vous pourrez partager votre amertume et votre rébellion avec d'autres comme vous !
Si vous continuez à garder ce fiel amer, vous ouvrirez votre cœur et votre âme à la possession démoniaque ! Vous abandonnerez complètement votre langue au diable ! Elle deviendra comme la lance qui a percé le côté de Christ ! Vous Le crucifierez et vous Le livrerez publiquement à
l'ignominie, en présence de tous ceux qui vous connaissent. Vous fermerez la bouche des prédicateurs et des prophètes !
Mais l'œuvre de Dieu se poursuivra, avec d'autres vignerons prêts à obéir. Dieu vous dira ce que Pierre a dit à Simon le Magicien : "Il n'y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton cœur n'est pas droit devant Dieu" (Actes 8 :21).
Est-ce qu'un membre de la Maison de Dieu vous a blessé ? Gardez-vous une racine d'amertume dans votre cœur ? Je vous en supplie, courez voir Celui qui guérit toutes les blessures, et demandez-Lui de l'arracher avec toutes ses racines !
"Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous" (Ephésien 4 :31). Arrêtez ! Maintenant !
La sorcellerie de la rébellion aboutit à un rejet du Fils
"Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant : Ils auront du respect pour mon fils" (Matthieu 21 :37).
L'application immédiate de cette parabole concernait les Pharisiens et les chefs religieux, auxquels Jésus S'adressait. Ils avaient fermé leurs oreilles aux prophètes et aux sentinelles que Dieu leur avait envoyés si souvent. "C'est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville" (Matthieu 23 :34).
Jésus racontait cette parabole pour révéler le plan de Satan. Il S'efforçait de montrer aux Pharisiens que c'était un complot satanique qui inspirait leur manque de respect envers Lui : "Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. Et
moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas" (Jean 8 :43-45).
En fait, voici ce que Jésus voulait leur dire : "Vous êtes devenus amers et rebelles ! Vous avez ouvert votre âme au diable. Il vous a couvert de blessures, de contusions et de plaies purulentes. Et maintenant, vous êtes remplis d'un esprit de mort. La violence est dans votre cœur. Vous ne pouvez plus entendre une seule des paroles que je vous dis. Aucun prophète ne peut plus vous toucher, aucune sentinelle ! Même Moi, je ne peux plus vous toucher. Vous êtes en train de livrer Mon héritage à Satan ! Vous deviez être Mon peuple, mais vous le n'avez pas voulu. Vous vous êtes vendus à l'ennemi. Vous avez méprisé Mon autorité !"
Ces vignerons n'avaient plus aucun respect pour Lui. Ils se sont rebellés contre Lui et L'ont tué.
Mais Satan n'a pas réussi à prendre l'héritage ! Christ est ressuscité, et Il a donné l'héritage à d'autres.
Quand vous considérez ces Pharisiens, vous devez vous étonner de leur attitude, et vous vous posez certaines questions : "Pourquoi avaient-ils un tel mépris du Seigneur ? Pourquoi un tel manque de respect ? Pourquoi n'ont-ils pas pu entendre et comprendre Ses paroles ? Pourquoi un
tel aveuglement ?"
Aujourd'hui, dans la Maison de Dieu, il y en beaucoup qui souffrent d'un aveuglement encore plus grand ! Le Saint-Esprit vient à nous, désirant nous montrer la signification de tout ce que Jésus nous a dit. C'est Lui qui nous convainc de nos péchés. Nous avons été transportés hors des
ténèbres et introduits dans Sa lumière. Pourquoi donc y a-t-il tant de membres de Son Eglise qui se trouvent sous cette malédiction de la sorcellerie, et qui passent encore leur temps à calomnier, à déverser leur amertume, et à garder leurs blessures ouvertes ? Pourquoi s'accrochent-ils toujours à leur esprit de rébellion ?
Certains sont déjà allés trop loin, comme ces Pharisiens : "Il fera périr misérablement ces misérables" (Matthieu 21 :41). D'autres sont en train de tomber toujours plus profondément dans les pièges du Malin, et seul un éclair venant du Ciel peut encore les réveiller au danger qu'ils courent !
Vous ne pouvez pas vous permettre de continuer à vivre avec des racines d'amertume. Vous ne pouvez pas continuer à être animés par l'envie et la jalousie. Vous ne pouvez pas continuer à garder vos blessures et à en accuser les autres. Vous ne pouvez pas continuer à mépriser ainsi le
Seigneur, à moins que vous ayez perdu tout respect pour Jésus !
Jésus Se tient à la porte de votre cœur en ce moment même. Il vous dit : "C'est le Père qui M'a envoyé. Montre-Moi le fruit de ta vie ! Montre-moi ton obéissance ! Tu as été planté dans une bonne terre. Tu as eu du temps pour grandir. Que M'apportes-tu comme récolte ?"
Montrer du respect pour Jésus n'est pas simplement une question de sentiments, ni de paroles.
Respecter le Seigneur signifie obéir à ce qu'Il a dit ! Cela signifie obéir à Sa Parole, renoncer à tout ce qui vous a blessé, et vous placer entièrement entre Ses mains.
Si vous mettez de côté ce message, en préférant garder vos blessures, si vous préférez vous accrocher à votre rancune et trouver des excuses à votre amertume, non seulement vous manquez de respect pour Christ, mais vous Le livrez aussi publiquement à l'ignominie, et vous Le crucifiez à
nouveau.
Il y a de l'espoir pour les rebelles
Bien-aimés, je n'aurais pas pu vous donner ce message si Dieu ne m'avait pas aussi donné une parole d'encouragement pour tous ceux qui désirent ardemment être délivrés de leur rébellion.
Nous trouvons cette parole dans le Psaume 107 :9-14 : "Car il a satisfait l'âme altérée, Il a comblé de biens l'âme affamée. Ceux qui avaient pour demeure les ténèbres et l'ombre de la mort vivaient captifs dans la misère et dans les chaînes, parce qu'ils s'étaient révoltés contre les paroles de Dieu, parce qu'ils avaient méprisé le conseil du Très-Haut. Il humilia leur cœur par la souffrance ; ils succombèrent, et personne ne les secourut. Dans leur détresse, ils crièrent à l'Eternel, et il les délivra de leurs angoisses ; Il les fit sortir des ténèbres et de l'ombre de la mort, et il rompit leurs liens".
Avez-vous succombé sous le poids de votre rébellion et de votre amertume ? Criez au Seigneur pour qu'Il vous envoie Sa délivrance divine ! Permettez-Lui de briser ces chaînes démoniaques qui enserrent votre cœur, et laissez-Le vous faire sortir des ténèbres de la mort, pour pénétrer dans Sa merveilleuse lumière !
(ParoledeVie.org) ajouté le 9-11-2003