Oswald Chambers était un homme débridé par le monde et ses désirs. Certains affirment qu’il fut l’un des plus grands penseurs chrétiens de notre temps. Il avait l’habitude de dire que " s’il y a un quelconque mérite, alors donnons-le à Jésus Christ, mon Seigneur et mon Sauveur. " De façon très similaire à l’apôtre Paul, la vie pour Oswald Chambers n’était rien d’autre qu’une opportunité ouverte de glorifier Dieu.
Il naquit le 24 juillet 1874 à Aberdeen en Ecosse, où il devint chrétien pendant l’année de ses 10 ans sous le ministère de Charles Spurgeon. Dieu utilisa beaucoup de choses pour former et façonner Chambers. L’une d’elle fut son admission à l’université d’Edinburgh. Chambers connut un rapide développement spirituel à mesure qu’il s’intéressait attentivement aux choses de Dieu. Après avoir répondu à l’appel de Dieu à entrer dans le ministère, il étudia la théologie à l’Université Dunoon. De 1906 à 1910, il dirigea des ministères itinérants d’étude de la Bible aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, et au Japon. A son retour au bercail, il se maria avec Gertrude Hobbs.
En 1911, il fonda l’Université de Formation Biblique (the Bible Training College) de Clapham à Londres, dont il fut nommé principal. L’école ferma en 1915 à cause de la Première Guerre Mondiale. Chambers fut alors chargé par l’organisation YMCA d’aller à Zeitoun en Egypte où il exerça un ministère auprès des troupes australienne et néo-zélandaise. Un bon nombre des sermons inspirant la dévotion de Chambers constituent une grande portion de l’œuvre " Mon Lieu Suprême à Sa Majesté " (My Utmost For His Highest), maintenant considérée comme un classique et son livre le plus connu. Sa mort qui arriva en conséquence d’un appendice déchiré, survint comme un choc pour tous ceux qui le connaissaient. Il avait souvent dit à des amis : " Je sens que je serai enterré pour un temps, caché dans l’obscurité ; alors, soudainement, j’éclaterai comme un feu, ferai mon travail, et partirai. "
Après sa mort, un collègue fit la remarque : " C’est une chose puissante que de contempler même une fois dans sa vie un homme dont l’expression de l’être est la Rédemption de Jésus Christ manifestée heure après heure et jour après jour dans le vécu. Il avait coutume de s’appeler lui-même [simplement] " un croyant de Jésus " " Le fait est que Dieu a fait de cet homme " un refuge contre la tempête " pour de nombreuses âmes abattues. A travers ses paroles écrites, Dieu continue de toucher et changer des vies pour la gloire de Christ.
A Travers l’Epreuve, Dieu Illumine la Flamme
Pourtant, il y eut un temps où il était difficile et douloureux pour lui de répondre à l’appel de Dieu. Pendant plusieurs années, la pauvreté et la solitude spirituelle voilaient sa vie. Puis vint la percée. Dieu avait utilisé l’expérience du désert pour " l’amener à la fin de lui-même ". Il devint vivement conscient de l’absolue inutilité de sa vie. Il trouva sa seule valeur dans ce que Dieu lui avait donné en Christ.
Là grandissait dans la vie d’Oswald Chambers un profond désir de tout abandonner pour le nom de Christ. Il écrit : " Une âme sanctifiée peut être un artiste ou un musicien, [qu’importe] ; mais elle n’est pas un artiste sanctifié ou un musicien sanctifié ; elle est celui qui exprime le message de Dieu par l’intermédiaire d’un moyen particulier. Tant que l’artiste ou le musicien imagine qu’il peut consacrer ses dons artistiques à Dieu, il s’illusionne lui-même. L’abandon de nous-mêmes est l’essence de la consécration, il ne s’agit pas de présenter nos dons, mais de nous présenter nous-mêmes sans réserve [à Christ]. "
Tôt ou tard, Dieu fait prendre conscience à chacun de nous des domaines de nos vies où " les intérêts personnels " survivent. Ce sont là les domaines qu’Il vient toucher et dont Il demande un abandon complet.
Vivre la Vie Abandonnée
La Croix de Christ revêtit une dimension nouvelle pour Chambers. Elle n’était plus seulement un point de salut; elle devint l’endroit d’auto-abandon et de reddition à l’appel de Dieu. C’était plus que l’endroit du pardon; c’était l’endroit de la terre creuse où nous et lui nous tenons et nous identifions volontairement à Jésus-Christ. C’est le lieu où nous " abandonnons nos droits sur nous-mêmes " et mourons à nous-mêmes. De cette mort viennent la vie et l’opportunité de vivre une existence remplie de l’Esprit (Jean 12 :24). Alors que nous répondons à Dieu dans l’obéissance, Il promet de nous conduire et de nous guider dans la vie avec un sentiment de victoire et d’espérance. Les temps d’épreuve, de détresse, et d’isolement sont des temps durant lesquels Dieu accomplit Sa plus grande œuvre, lorsqu’Il nous façonne à la ressemblance de Jésus.
" Le grand besoin pour un missionnaire (Chambers utilise ce terme pour désigner ceux qui ont donné leur vie complètement à Christ) est d’être prêt pour Jésus-Christ, et nous ne pouvons pas être prêts à moins de L’avoir vu. " La façon dont nous parvenons à Le voir est par l’abandon. La bénédiction découlant d’une vie qui Lui est abandonnée est de témoigner quotidiennement de Sa puissance et de Sa grâce vivifiante et coulant de nos vies vers la vie d’autrui. Dans l’abandon et la reddition, nous trouvons l’âme débridée – celle qui n’est pas tentée par les trésors du monde, mais attachée à la grâce et la gloire du Sauveur. Le message d’Oswald Chambers est un message qui nous interpelle encore aujourd’hui. C’est un appel à laisser derrière nous tout ce qui est en dehors de Jésus-Christ :
" La bataille est perdue ou gagnée dans les lieux secrets de la volonté devant Dieu, jamais d’abord dans le monde externe… De temps en temps, pas souvent, mais quelquefois, Dieu nous amène à un point culminant. Il s’agit de la Grande Ligne de Partage dans la vie ; à partir de ce point, soit nous nous dirigeons vers un type de vie chrétienne de plus en plus inutile et dilatoire; soit nous devenons de plus en plus enflammés pour la gloire de Dieu – c’est notre Lieu Suprême pour Sa Majesté. "
Source: Portraits of Great Christians : IN TOUCH MINISTRIES
lbert Benjamin Simpson
par In Touch Ministries
A.B. Simpson fut l'une des figures chrétiennes les plus respectées dans le monde évangélique américain. Orateur et pasteur très demandé, Simpson fonda une importante dénomination évangélique, publia plus de 70 livres, édita un magazine hebdomadaire pendant presque 40 ans, et écrivit de nombreux chants de gospel et poèmes. Jusqu'à la fin de sa vie, Simpson demeura consacré premièrement à son Sauveur bien-aimé et ensuite à tous ceux qui osaient répandre le message de l'Evangile à un monde perdu et mourant.
Albert Benjamin Simpson naquit le 15 décembre 1843 de descendants d'Ecossais. Il devint l'une des figures chrétiennes les plus respectées dans le monde évangélique américain. Orateur et pasteur très demandé, Simpson fonda une importante dénomination évangélique, publia plus de 70 livres, édita un magazine hebdomadaire pendant presque 40 ans, et écrivit de nombreux chants de gospel et poèmes.
Néanmoins, il passa les premières années de sa vie dans une relative simplicité sur l'Île Prince Edward, au Canada, où son père, un ancien dans l'église presbytérienne, travaillait comme constructeur de navires et devint finalement engagé dans l'industrie d'import/export. Pour éviter une dépression dans les affaires qui pointait à l'horizon, la famille déménagea dans l'Ontario où le jeune Simpson accepta Christ comme Sauveur à l'âge de 15 ans et fut à la suite de cela "appelé par Dieu à prêcher" l'Evangile de Christ.
Après avoir obtenu son diplôme à l'Université Knox à Toronto en 1865, Simpson accepta son premier pastorat à l'Eglise Knox à Hamilton, l'une des assemblées les plus grandes et les plus influentes du Canada.
Après huit années dans l'église, Dieu conduisit Simpson dans l'église Chestnut Street Presbyterian Church à Louisville, dans le Kentucky. "Dieu était en train de répondre à ses aspirations du coeur pour des "choses meilleures,"" écrit A.W. Tozer dans Wingspread, un livre qui raconte la chronique de la vie de Simpson. Dieu accordait aussi à Simpson dont la santé était déficiente une pause par rapport au vigoureux climat canadien. Simpson réalisa que Dieu utilisait sa faiblesse pour l'introduire dans un amour plus intime et plus profond pour Jésus-Christ. Sa dépendance à Dieu devint aussi naturelle que sa communion avec le Sauveur.
William MacArthur, un ami et un co-ouvrier, affirma que Simpson lui déclara un jour: "Je ne suis rien à moins de pouvoir me retrouver seul avec Dieu." MacArthur ajouta: "Sa pratique était de faire taire son esprit, et de cesser littéralement de penser, et alors dans le silence de son âme, il écoutait la "petite voix calme" [de Dieu]."
Simpson découvrit qu'il était en train de grandir dans une profonde compassion pour les perdus. Le désir d'évangéliser le consumait. Dans son article biographique sur Simpson, Daniel Evearitt écrivit: "Je découvris que ceux qui connaissaient [Simpson] peignaient l'image d'un dynamique mais humble ouvrier de Dieu qui stimula les autres à s'engager totalement dans le service et le Royaume de Dieu. Ils le dépeignent comme un homme patient, aimant et soucieux des autres."
Paul Rader, ancien pasteur de l'église Moody Church à Chicago et associé de longue date de Simpson, affirma: "Il était le plus grand prédicateur du coeur que j'aie jamais entendu. Il prêchait de ses ressources tirées de ses propres communions avec Dieu." A Louisville, Dieu donna à Simpson la vision d'un réveil à l'échelle de la ville. Le résultat fut époustouflant. "La ville fut touchée jusque dans ses entrailles et des centaines furent convertis. A la fin de la campagne, de grands nombres furent reçus dans les églises," écrit Tozer.
"[Simpson] était devenu - bien qu'il ne l'ait pas réalisé pleinement - un évangéliste des foules De là, il n'appartient plus à aucune église, mais à tous ceux qui ont besoin de lui, non à ses ouailles seulement, mais au monde entier en perdition." Il vint un temps où "dans le secret de sa propre chambre," Simpson s'abandonna à Dieu dans un abandon total. "Ne sachant pas," dit-il, "que ce serait la mort dans le sens le plus littéral." Il se référa plus tard à ce moment comme à une mort à lui-même - au vieil homme et à l'ego avec ses revendications propres. A partir de ce point, Simpson déclara qu'il commença à vivre "une vie consacrée, crucifiée dédiée à Christ." L'appel de Dieu à ceux qui n'étaient pas atteints par l'Evangile était maintenant une partie intégrante de sa vie.
Simpson vint à reprendre la charge de pasteur dans l'église du 13 rue Street Presbyterian Church de New York. Cependant, en 1881, il démissionna et commença à tenir des réunions d'évangélisation indépendantes à New York. Une année plus tard, le Gospel Tabernacle fut construit, et Simpson commença à transformer sa vision en la fondation d'une organisation pour les missions. Simpson contribua à former et à diriger deux sociétés d'évangélisation - L'Alliance Chrétienne et l'Alliance Evangélique Missionnaire.
Alors que des milliers rejoignaient les deux groupes, Simpson ressentait dans son coeur le besoin que les deux deviennent un seul groupe. En 1897, ils devinrent l'Alliance Chrétienne Missionnaire. Servant le Seigneur comme pasteur jusqu'en 1918, Simpson continua à chercher des moyens d'atteindre les blessés et les perdus. Tozer écrit: "Pendant 30 ans, il continua à diriger la société qu'il avait formée, et jamais un seul petit instant, il n'oublia ou ne permit à la société d'oublier le but pour lequel elle vint à l'existence 'C'est pour élever Jésus dans Sa plénitude, Lui qui est le même hier, aujourd'hui, et éternellement!'
"Il cherchait à fournir aux chrétiens la communion fraternelle uniquement, et regardait avec suspicion tout ce qui s'apparentait à une organisation rigide. Il voulait que l'Alliance fût une association spirituelle de croyants affamés de connaître la plénitude de la bénédiction de l'Evangile de Christ, travaillant de concert à l'accélération de l'évangélisation du monde."
Le 28 octobre 1919, Simpson tomba dans un coma duquel il ne se remit jamais. Des membres de sa famille se rappellent que ses paroles finales étaient adressées à Dieu dans la prière pour tous les missionnaires qu'il contribua à envoyer dans le monde entier. Jusqu'à la fin, Simpson demeura consacré premièrement à son Sauveur bien-aimé et ensuite à tous ceux qui osaient répandre le message de l'Evangile à un monde perdu et mourant.
Albert Benjamin Simpson était un homme de vision et de foi.
Source: IN TOUCH MINISTRIES - Portait of Great Christians
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