Accueil

Enseignements

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Actualités à la lumière de la Parole de Dieu (5)
· Apostasie et faux réveils (20)
· Autobiographies (2)
· Consécration et sanctification (13)
· Dernières nouvelles (7)
· Enseignements (10)
· Etudes à thèmes (5)
· Evangélisation (10)
· Exhortations (23)
· Faits de société et manipulations des médias (6)
· Israel et le peuple juif (4)
· L'égarement ou l'ignorance ? (5)
· La foi de nos Pères (1)
· La persécution (20)
· Le saviez-vous ? (10)
· Louanges (64)
· Méditation du mois (7)
· Messages prophétiques (11)
· Ministère Gédéon Israël Ministries (11)
· Oeil de la sentinelle (1)
· Témoignage perso (1)
· Témoignages (4)
· Un chrétien à Bérée (2)
· Vidéos (5)

Rechercher
Derniers commentaires

heureusement qu'il y a des frères courageux comme vous pour dénoncer cette regrettable erreur!!! sous chaque m...
(Voir la suite)
Par FERRET jeanlouis, le 03.10.2009


courage à toi ,être sur la brèche n'est pas facile,je le vis chaque jour http://ouv rezlesportes.ove r-blog.c...
(Voir la suite)
Par colombe777, le 08.07.2009


bonjour je t'encourage à aller encore plus loin avec le seigneur tes révélations sont vraie je suis moi m...
(Voir la suite)
Par sentinelle971, le 28.05.2009


le problème aujourd'hui comme il y a 2000 ans s'est que personne ne veut entendre jesus et le problème s'...
(Voir la suite)
Par serda, le 24.05.2009


bonsoir, je passe a nouveau voir ton blog, tres sympa le tien, donc il contient beaucoup de bonne chose, je t...
(Voir la suite)
Par robert, le 12.05.2009


bonsoir, ses un immense grand plaisir que je passe voir ton blog, qui et toujour aussi super bonne continuatio...
(Voir la suite)
Par robert, le 09.05.2009


salut à tous voici un théme que je developpe dans mon blog soyez les bienvenus jé sus vous a-t-il sauvé ?h...
(Voir la suite)
Par dartagnant, le 06.05.2009


salut, le stress fait du tord et dieu le répare bien venu aussi dans mon blog qui comme tu verras des recherh...
(Voir la suite)
Par dartagnant, le 24.04.2009


merci pour cet enseignement très édifiant!!! que dieu vous bénisse.http:// fidelite.centerb log.net...
(Voir la suite)
Par Cécile, le 11.02.2009


je ne commente pas... j'approuve. ...
(Voir la suite)
Par Marc Gacel, le 02.02.2009


Articles les plus lus

· Si je n'ai pas l'amour ...
· L'enlèvement de l'Eglise
· Le mystère de la prédication
· Les 6 étapes de la manipulation de l'opinion publique
· Balaam et le mouvement prophétique

· La Kabylie
· le livre d'Hitler, un best seller chez les musulmans
· "Le pasteur" une figure de proue ?
· La prédication pratique
· La louange
· Vision de deux réveils de la fin des temps
· J.Attali annonce des évènements futurs dès 1978
· LIVRE : le paradis est si réel
· 10 mensonges répandus à propos des femmes
· L'Eglise mafia 1

Voir plus
 

Statistiques

Date de création : 19.03.2008
Dernière mise à jour : 03.11.2009
252 articles


Blogs et sites préférés

· Gédéon Israël Ministries
· Gédéon Israël
· SHALOM 2009


Enseignements

Si je n'ai pas l'amour ... (1 Corinthiens 13 ; Psaume 133)

Publié le 26/08/2009 à 13:30 par oeildelasentinelle

Etude sur 1 Corinthiens 13 et le Psaume 133 :

1 Corinthiens 12-31 ; 1 Corinthiens 14-1 ; Job 29 ; 1 Corinthiens 8-1.

 Le Psaume 133 est incompréhensible en première lecture. Pourtant, il s’agit là d’un grand « hymne à l’amour ».

Je voudrais vous parler de l’amour fraternel ou de la communion fraternelle. Comprenons tout d'abord que si nous n’avons pas d’amour les uns pour les autres, nos réunions, les enseignements entendus deviennent des redites cent fois écoutés,  tout cela est vain.

Car en fait, si nous n’avons pas d’amour, nous sommes de tristes religieux, avec des vies mornes, solitaires et tristes.

Si nous ne recevons pas l’amour qui vient du ciel, nous devenons des caisses de résonnances, des légalistes qui ont la parole dans la bouche, qui la répètent à qui veut l’entendre et qui font passer le chameau mais retiennent le moucheron.

En fait, nous ne ressemblons pas à Jésus Christ et nous ne l'imitons encore moins. 

Notre témoignage au monde sonne très faux, c’est creux. Le célèbre Psaume 13 parle de bronze qui résonne ou d’une cymbale qui retentit : nous ne pouvons influencer personne à long terme !

Lorsque l’on reçoit l’amour qui vient de Dieu, le même que le Père avait pour son fils, et le fils pour le monde, on reçoit un cœur qui bat à l’unisson avec le Père, qui a de la facilité pour aimer son prochain, une grâce nous est faite. Nous aimons dans toute la vérité et en actions nos frères et  sœurs. Est-ce que cela ne vous rappelle quelque chose ? Oui, l’Eglise primitive (Actes)…

Cet amour qui vient d’en haut a pour conséquence première d’alléger notre existence, parce que nous vivons, ensemble et dans l’unité, les prémices de la vie éternelle. Jésus-Christ a dit : "venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerais du repos".

Refusons-nous d’alléger nos fardeaux ? Avons-nous réellement compris l’œuvre de la Croix ?

Pourtant, cette nouvelle vie, si elle est vécue dans l’amour, répandue sur nous (sur la barbe d’Aaron) est devenue agréable, douce, bonne, à l’exemple de celle que nous vivrons au ciel, dans l’éternité auprès du Père.

Revenons, point par point, au psaume 133:

Quel rapport y a-t-il entre l'huile versée sur la tête, la barbe d’Aaron, les franges du manteau, la rosée qui coule d'une montagne sur une autre... Qu’est-ce que cela veut dire ?


1. L’ huile de bénédiction

Première image : "l’union" fraternelle est comme l’huile qui est versée sur notre tête.

Cela nous fait penser au baptême d'huile que recevaient les prophètes, les prêtres et les rois. Exode 30-22-25 nous parle de la composition « d'une huile pour l’onction sainte ». Cette huile était répandue sur la tente de la Rencontre et l’Arche du témoignage, la table du Témoignage …

Aujourd’hui, cette huile représente l’onction que nous avons tous reçue en Christ. Elle est d'abord le signe de l'amour de Dieu à notre égard. C’est aussi une représentation du Saint-Esprit, le consolateur.

En fait, si nous pratiquons véritablement ce qui écrit dans la Bible, nous recevons directement de la main de Dieu la bénédiction ; Dieu étend largement sa main sur nos vies, notre onction croit progressivement. C’est automatique : l’onction, l’appel pour servir et l’excellence se concrétisent dans tous ceux qui veulent servir le Véritable, Jésus-Christ, dans l’humilité, l'obéissance et dans l’amour.

Dieu ouvre des portes pour apporter sa Parole. Nous devenons influents et menons beaucoup d’hommes à être réconciliés avec Dieu. Nous faisons le bien autour de nous et nous sommes véritablement un signe dans ces temps de la fin. C’est cette influence que nous devons rechercher : nous ne devons jamais oubliés que les gens meurent de solitude, de pensées suicidaires, dans l’indifférence de tous.

L’amour de Dieu et le service les uns les autres sont directement associés, ils sont indissociables. Quand on a beaucoup reçu, on a envie de partager avec ceux que l'on aime. Quand on connaît une bonne adresse, on a envie de la donner.... C'est évident pour ces petites choses, ça l'est aussi pour les grandes, si nous avons reçu l'amour, si nous avons quelques talents, des dons, si nous avons un peu de foi, nous avons aussi énormément à donner, et, oui, c'est une des clefs d'une vie agréable et bonne.

Certaines traductions disent que le mot « christ » veut dire « celui qui a reçu l'onction d'huile ». Christ connaissait son Père et Dieu lui a confié la plus importante de toutes les missions confiées à aucun homme (Jean 3-16). Connaissons-nous rééllement le témoignage de Jésus-Christ ? Que représente-t-il dans nos vies de tous les jours ?

Mais revenons au Psaume.

L’utilité de l’huile :

L’huile est beaucoup utilisée dans la civilisation méditerranéenne. L’huile est aussi un des éléments de base de la nourriture, avec les galettes faites d’huile d’olive et de farine.


Le Psaume nous dit ainsi que la bonne entente avec notre prochain est comme une bénédiction de Dieu sur nos vies. Vivre uni avec notre prochain, dans l’amour, c'est :

- « une source de lumière »,
- « une nourriture »
- et « une source de vie ».

 • L’huile servait pour les lampes, elle est donc source de lumière – Exode 25-6

 Si notre vie spirituelle est alimentée par l’Esprit de Dieu, notre vie spirituelle croit et nous sommes une véritable bénédiction pour le corps de Christ. Nous éclairons la vie de plusieurs, Dieu commence à nous confier ses missives. Nous sommes véritablement ses envoyés dans le monde. Nous sommes une lettre ouverte, écrite du doigt de Dieu. Si nous faisons mienne la Parole de Dieu, elle nous éclaire, elle nous permet d’avancer et cela même dans la nuit la plus sombre… Plusieurs versets parlent de la lumière, de l’huile, de la Parole : tous ces termes sont associés entre eux. Si j’ai la Parole dans mon cœur, l’onction et l’amour est là, je suis éclairé et je fais fructifier les dons et les talents que Dieu m’a donnés, dans sa grâce. En les exerçant, j’amène à Jésus les aveugles, les boiteux, les ignorants de ce monde etc.

 - Psaume 112-4 : La lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits, pour celui qui fait grâce, qui est compatissant et juste.

- Psaume 23-5 : tu oins d’huile ma tête et ma coupe déborde.

- Psaume 119-105 : Ta Parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier.

- Proverbes 6-23 : car le commandement est une lampe, l’enseignement est une lumière.

- Mathieu 5-15 : on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

- Matthieu 25-3, parabole des 10 vierges : les folles en prenant leurs lampes ne prirent pas d’huile avec elles.

- Jean 5-35 : Jésus dit : Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière.

Puis, aux Versets 36 à 42 « mais je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu ». Jésus s’adresse ici à des religieux, des pharisiens. La corrélation entre le manque d’amour et la religiosité est très étroite ..

 • L’huile était aussi employée pour soigner les blessures, et à préparer les guerriers au combat – cela nous renvoie à l’idée centrale que Dieu sauve, console, guérit celui ou celle qui est blessé(e). il n’a pas changé, il est toujours le même.

Esaie 30-26 : verset 18 à 26 ;

Verset 26 : la lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, et la lumière du soleil sera sept fois plus grande – comme la lumière de sept jours – le jour où l’Eternel bandera la blessure de son peuple et guérira la plaie de ses coups.

Ezéchiel 34-16 :
Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui était blessée et je fortifierai celle qui était malade.

Marc 6-13 :
Ils oignirent d’huile beaucoup de malades.

Jacques 5-14 :

Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’église et que ceux-ci prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur.

• Elle servait aussi à conserver les aliments... Et comme l'huile conserve les aliments, Dieu nous conserve son amour et nous donne la vie éternelle.


Pain sans levain pétris à l’huile : Lévitique 7-12 intitulé « règles sur les sacrifices de communion » : « si quelqu’un l’offre par reconnaissance, il offrira, avec le sacrifice de reconnaissance, des gâteaux sans levain pétris à l’huile, des galettes arrosées d’huile et de la fleur de farine faite en gâteaux pétris à l’huile ».

"L'amitié entre des frères et sœurs qui sont unis est comme l'huile sainte qui coule sur la tête" : c'est l’Esprit qui nous donne de vivre en paix tous ensemble. Cela est extraordinairement déculpabilisant. Oui, nous sommes incapables par nos propres forces d'aimer et de demeurer unis avec nos frères et soeurs. Mais cela nous a pourtant été donné comme une bénédiction de Dieu, par grâce, comme un don, et si nous le vivons, c’est le plus beau des miracles. C’est le plus grand des miracles qui accompagne ceux qui auront réellement crus à la Parole de Dieu. ils sont « reconnus ». Ils n’ont pas besoin de faire de la publicité de leurs oeuvres en Christ. Elles les accompagnent et les précèdent jusque dans l'éternité.

Car le Psaume termine en disant que : car c’est là que l’Eternel donne la bénédiction, la vie, pour l’Eternité.

Donc si nous avons la vie, c’est que nous sommes passés de la mort à la vie ; car la lumière chasse et éloigne les ténèbres.


Le vivons-nous réellement dans nos églises locales ou nos groupes de maison ?

 Si nous nous déchirons les uns les autres, nous mourrons les uns par les autres. Si nous nous refermons sur nous-mêmes, nous mourrons aussi, d'ailleurs, parce que la compétition, la suspicion, l'égoïsme, la colère, l'isolement sont des poisons qui nous feront souffrir et qui nous tueront. Ce n'est pas que Dieu cesse de nous aimer pour autant, bien sûr que non. Mais quand nous sommes refermés sur nous-mêmes comme une huître, nous sommes en même temps fermés à Dieu et aux autres.

On peut vivre un désert de 40 ans, un désert qui n’en finit pas, c’est aussi l’image d’un cercle vicieux : moins nous aimons nos frères, moins nous laissons Dieu nous donner la foi, et moins nous avons la foi, moins nous aimons nos frères et Dieu ne peut pas nous guérir...


Pour ce qui est de la foi et de l'union fraternelle, tout vient de Dieu, comme la santé. Mais on doit délibérément choisir de s'ouvrir et à la bénédiction de Dieu et à l'entente fraternelle. Le cercle peut devenir alors vertueux plutôt que vicieux, nous donnant de grandir dans des domaines essentiels : l'amour, le partage, l’amitié, la soumission, l'obeissance etc.


2. La tête et la barbe

Verset 2 in fine : cette huile de bénédiction, nous dit le Psaume, ruisselle « de la tête jusqu’à la barbe ».


En hébreu le mot « tête » signifie également « le commencement ou la jeunesse ». Et le mot barbe signifie également « la vieillesse ». Nous pouvons donc comprendre que l'amour fraternel et la bénédiction de Dieu sont dans notre vie comme une naissance, un nouveau commencement, qui va progressivement grandir et illuminer notre vie tout entière. C'est une réalité que nous devons vivre avec l’aide de l’Esprit. Si nous sommes nourris par la Parole de Dieu, toute notre vie doit être illuminée de la gloire de Dieu, nous sommes comme une lampe sur le boisseau qui éclaire ceux qui entrent « dans la maison ». Dans ces temps de la fin, ces lampes doivent être allumées et éclairées  ceux qui entrent dans la maison de Dieu. Les cellules de maison serviront justement à donner l’occasion aux chrétiens et croyants d’aimer leurs frères et sœurs, et les bisous du dimanche matin ne suffiront pas. N’oublions pas que le jugement de Dieu commence d’abord dans Sa maison, là où le peuple de Dieu se réunit pour adorer et partager.

L’amour représente la véritable prospérité qui nous ait léguée dans ce monde méchant et incrédule.

Job au chapitre 29 parle de son ancienne prospérité. Je vous invite à méditer sur tout ce chapitre qui nous enseigne la vraie prospérité, celle qui vient de Dieu.

Job 29-3 : Job exposa de nouveau sa thèse et dit : oh ! que ne puis-je être comme aux mois du passé, comme aux jours où Dieu me gardait, quand il faisait briller sa lampe sur ma tête, et qu’à sa lumière je m’avançai dans les ténèbres. Tel que j’étais aux jours de ma pleine maturité, quand Dieu veillait en ami sur ma tente (…) et verset verset 6 : quand mes pieds baignaient dans la crème et que le rocher répandait près de moi des ruisseaux d’huile !

Verset 11 : car l’oreille qui m’entendait me disait heureux ! L’œil qui me voyait me rendait témoignage !

Verset 13 : la bénédiction de celui qui allait périr venait de moi ! je remplissais de joie le cœur de la veuve,
Verset 15 : j’étais des yeux pour l’aveugle et des pieds pour le boiteux
Verset 16 : un père pour les pauvres, j’examinais la cause de l’inconnu
 Etc.

Ecclésiaste 9-8 : « qu’en tout temps, tes vêtements soient blancs, et que l’huile ne manque pas sur ta tête ».

a) La barbe d’Aaron

Verset 2 : en examinant de plus près le texte, il y découvre en fait 2 barbes, la seconde étant désignée comme la barbe d’Aaron. Aaron était le grand prêtre d’Israël, il est le symbole même de l'homme dans sa relation avec Dieu.

L’union fraternelle et la bénédiction de Dieu dégoulinent comme une huile qui coule sur la barbe d’Aaron.

La religiosité dit : « soyez bien religieux, faites des œuvres, assistez fidèlement aux réunions et  alors et seulement là, Dieu vous bénira ».

Mais ici, dans le Psaume 133, c'est exactement l'inverse : Dieu a d'abord béni Aaron, et ce n'est qu'ensuite que cette bénédiction rendit « utile » son service devant Dieu.

C'est Dieu qui donne d'avoir de vraies relations fraternelles entre nous ; nous devons le cultiver, le mettre dans la prière ; et c'est seulement alors que notre foi et notre culte sont féconds et viennent en bénédiction aux autres.

En effet, nous savons tous que nous avons du mal à prier quand nous sommes pleins de rancœurs. Encore ce cercle vicieux ! Alors, nous devons réaliser que nous avons besoin de revenir à des relations saines, selon Dieu, nous repentir et demander d’abord à Dieu de nous donner un cœur pur, la sagesse afin d’être en paix avec de bons fruits, pensées pour notre prochain et même pour notre ennemi !

Nous savons tous que quand nous avons eu un moment de réelle amitié avec les frères et sœurs, nous sommes en pleine forme, la coupe est pleine, nous sommes prêts à l’attaque ! cette bonne communion met dans nos cœurs une bonne disposition pour recevoir et donner, pour nous tourner vers Dieu et recevoir ses bénédictions. C’est l’huile, la meilleure, qui est répandue sur nos têtes. Nous sommes au bénéfice les uns des autres. Il n’y a plus d’arrières pensées, de religiosité, de compétitions, de discriminations, toutes choses mauvaises qui ne laissent pas la place à Dieu et au Saint-Esprit pour diriger, agir et transformer les vies.

 3. Le bord du vêtement

Ensuite, l’huile de bénédiction coule jusqu’au « bord du vêtement » d’Aaron. Ce vêtement était bordé de franges rituelles que les juifs appellent les tsitsith, et qui étaient là pour aider les croyants à se souvenir qu'il était bon de pratiquer concrètement la volonté de Dieu en agissant pour faire du bien : un amour en esprit et en vérité. Mais, ce ne sont pas les bonnes œuvres qui nous feront "mériter" la bénédiction de Dieu. Le croire, c’est être encore lié par la religion. Mais par contre, Dieu attend de nous que nous aimions "concrètement" nos frères et sœurs en leur venant en aide ou en les visitant; ce n’est qu’alors que nous faisons vraiment du bon travail... Un travail béni du Père.

 4. La rosée qui descend de l’Hermon.

Après l'huile, c'est de la rosée qui se met à couler. Dans ces pays secs, la rosée était comme un miracle venu d'on ne sait où. La rosée évoque ainsi la bénédiction de Dieu dans ce qu'elle a de plus quotidien et de plus nécessaire à la vie. Isaac a béni sur fils Jacob en demandant à Dieu qu’il vienne lui donner de la rosée du ciel (Genèse 27-27).

Zacharie 8-12 : car voici la semence de la paix : la vigne donnera son fruit, la terre donnera ses produits, et le ciel donnera sa rosée ; je ferai héritier de tous ces biens le reste de ce peuple.

Normalement, pour les religieux, c'est le Temple de Jérusalem, la montagne de Sion qui est le lieu symbolique de la présence de Dieu. La rosée devrait donc apparaître à Sion et dégouliner sur tout le territoire.

Mais dans ce Psaume, c'est l'inverse ! 

La rosée vient de l’Hermon, c'est-à-dire de la frontière extrême d’Israël, du côté de ses pires ennemis. Nous croyons ici entendre le Christ quand il nous dit qu'il est capital d'aimer nos ennemis, de bénir ceux qui nous font du mal, et de prier pour ceux qui nous maudissent (Matthieu 5-43/48). Nous devons être parfaits, comme notre Père céleste l’est.

 Le Psaume nous montre que la rosée reçue sur l'Hermon va fertiliser la montagne de Sion, c'est-à-dire que notre bonne entente avec notre pire ennemi conditionne notre relation à Dieu dans ce qu'elle a de plus intime : la présence-même de Dieu dans notre existence.

L’essentiel reste la montagne de Sion, c'est le but de la rosée, la présence de Dieu dans une vie. La rosée est représentative de l’essentiel, notre foi. C'est cela que l'on doit espérer contre toute attente, on l'attend comme le miracle de la rosée et on se surprend à avoir une pensée bienveillante pour notre ennemi ou une grosse bouffée d’amour pour celui qui nous rejette. On se surprend à être réveiller en pleine nuit pour intercéder. En tout cela,  nous faisons le service de Dieu, nous avons l’expérience d’une bénédiction qui se renouvelle, des moments de cœur à cœur avec Dieu et avec notre prochain.

L'essentiel reste notre foi. Personne ne nait disciple et personne n’est chrétien tout seul.


Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. (Matthieu 7-22 et 23).

 Aussi Paul inspiré, rendit grâce en disant dans Ephésiens 5:8 « Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière! »  Amen, amen !!

 *** Alors, gardons à l’esprit que tout ce qui représente "une opposition" est indispensable à notre croissance spirituelle ! Toutes ces circonstances constituent une occasion formidable pour faire grandir notre foi et notre intimité avec le Seigneur afin que l'on soit une source de vie pour les autres! Alors, Expérimontons-le ! Si nous faisons cela, assurément, avec Lui, nous ferons des exploits et nous marquerons assurémment notre génération et les générations à venir !

Déborah, Oeildelasentinelle.

Gédéon Israël Ministries.

 



Qu'est ce qu'un prophète ?

Publié le 29/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Qu'est ce qu'un prophète ?
Qu’est-ce Qu’un Prophete?Sa Relation Avec Dieu, Ses Responsabilites Et Son Rôle

Beaucoup de gens sont familiers avec les ministères de pasteurs, de docteurs, et d’évangélistes, mais si nous devons avoir tout ce que le Seigneur désire que nous ayons en tant que son Corps, nous devons comprendre les ministères d’Apôtres et de Prophètes et encourager leur fonction au sein de l’Eglise. Un article paru dans un numéro précédent de « Contender » avait traité du ministère des apôtres. Cet article explorera le ministère de prophète.
Pour mieux comprendre le rôle du prophète dans l’Eglise, le Corps du Christ, il est nécessaire de comprendre le prophète dans l’Ancien Testament. Ce procédé (cette manière de procéder) est dû au principe fondamental d’étude biblique selon lequel si Dieu fait quelque chose ou déclare quelque chose dans l’Ancien Testament, cela doit être considéré comme vrai et en accord avec sa Parole à moins qu’Il ne nous dise qu’Il l’ait changée. Par exemple, dans Exode, Dieu nous dit de ne pas prendre Son nom en vain (Exode 20 : 7) ? Il ne répète jamais ce commandement dans le Nouveau Testament, et pourtant, nous n’osons pas passer outre ce commandement. Si le commandement n’était plus valide Dieu nous l’aurait dit. Par contraste, dans l’Ancien Testament, Dieu a permis aux hommes d’avoir plus d’une femme (Exode 21 : 10, etc…), mais dans le Nouveau Testament, Dieu change cela et nous dit quelque chose de différent, qui est que chaque homme doit avoir « sa propre femme » et que chaque femme doit avoir « son propre » mari. (1 Corinthiens 7 : 2). Il n’y a aucun verset du Nouveau Testament qui indique que le ministère de prophète sera quelque peu différent aujourd’hui que ce ne l’était dans l’Ancien Testament ; aussi, nous sommes sur de solides bases bibliques lorsque nous étudions l’Ancien Testament pour en apprendre beaucoup plus du ministère de prophète.Comprendre les divers mots Grecs et hébreux qui sont traduits par « prophète/prophétesse » ou « voyant » nous aide à comprendre à la fois ce qu’est un prophète et la façon dont Dieu travaille avec eux. Le mot le plus courant et de loin traduit par « prophète » dans l’Ancien Testament est le mot nabiy, qui signifie « porte-paroles ». En tout premier lieu, le prophète est un « porte-paroles » pour Dieu. Le prophète doit être capable d’entendre la voix de Dieu et de rapporter les paroles de Dieu au monde.
Peu après qu’Adam et Eve furent chassés du jardin d’Eden, Dieu cessa de parler ouvertement à l’humanité et a choisi des individus spécifiques au travers desquels (par lesquels) Il communiquerait, et ceci était couramment connu.Le premier emploi du mot « prophète » dans la Bible se trouve en Genèse 20 : 7, lorsque Dieu parla dans un songe à Abimelec, roi de Guérar et identifia Abraham à un prophète. Abimelec ne dit pas : « Qu’est-ce qu’un prophète ? ». Il savait exactement ce qu’était un prophète, car Dieu avait clairement fait comprendre que les prophètes étaient des gens qui pouvaient entendre Sa voix et la communiquer aux autres.
Le mot Grec traduit par « prophète », prophetes, montre aussi que les prophètes sont des porte-paroles choisis par Dieu. On trouve le mot Prophetes dans les écrits grecs dès les années 600 avant Jésus-Christ, et il est relatif au verbe signifiant « déclarer publiquement ou faire connaître ». La plus ancienne utilisation de ce mot dans les Ecrits Grecs que nous ayons aujourd’hui est relative à une déclaration prophétique à l’oracle de Zeus à Dodonia. Ainsi donc, la culture et la langue de la Grèce antique confirment ce que la langue Hébraïque communique, c’est à dire que même les païens de l’antiquité ont réalisé que les paroles des dieux avaient besoin d’être proclamées publiquement et d’être connues, et qu’il y avait des personnes spéciales que les dieux choisirent pour ce dessein. L’emploi du mot prophetes ou prophète dans le Nouveau Testament est en harmonie avec cela et signifie « celui qui, poussé par l’Esprit de Dieu et qui de là est son organe ou son porte-parole, déclare solennellement aux hommes ce qu’il a reçu » (Thayer’s Lexicon).
En dépit du fait que les prophètes ont assuré une fonction vitale dans l’Ancien Testament, leur nécessité pour nous dans le monde d’aujourd’hui est remise en question à cause de la présence du don du saint esprit dans chaque chrétien. Au jour de la Pentecôte, (Actes 2), Dieu a commencé à dévoiler quelque chose qu’Il avait caché à l’humanité (et au Diable), l’Administration de la Grâce de Dieu (Ephésiens 3 : 2). Aujourd’hui, dans l’Administration de la Grâce, le Seigneur Jésus Christ, scelle chaque personne née de nouveau avec le saint esprit. (Ephésiens 1 : 13). Ceci signifie que chaque chrétien a la capacité d’entendre de Dieu et de prophétiser, et c’est ce que Pierre a dit en réalité le jour de la Pentecôte (Actes 2 : 17 et 18 Cp 1 Corinthiens 14 : 5 et 24). Quelques croyants, par conséquent, raisonnent en disant qu’à cause du fait que chaque croyant peut prophétiser, les prophètes ne sont plus du tout nécessaires. Toutefois, une étude plus détaillée révèle que ce n’est simplement pas le cas.
Pour comprendre les prophètes et la prophétie dans l’église aujourd’hui, nous devons clairement faire la distinction entre le ministère d’un prophète et la manifestation de prophétie. La manifestation de prophétie (quelquefois appelée improprement « le don de prophétie ») est l’une des neuf manifestations du don du saint esprit que chaque chrétien peut opérer (1 Corinthiens 12 : 7-10). Par contraste, le ministère d’un prophète est un appel spécifique du Seigneur (Eternel) pour la vie d’une personne. Chaque chrétien peut opérer la manifestation de prophétie, et choisit de faire ou de ne pas faire ainsi (bien que beaucoup de gens n’ont jamais fait ce choix car on ne leur avait jamais enseigné la façon de le faire ou même qu’ils peuvent le faire).Ce n’est pas le cas avec le ministère d’un prophète. Tout autant comme avec n’importe quel autre ministère, tel que celui d’apôtre ou d’évangéliste, un prophète est spécialement appelé par Dieu et le Seigneur Jésus Christ. L’appel à être un prophète est une mission de travail, donnée à quelqu’un indépendamment de son choix. Que quelqu’un ait ou non le ministère de prophétie est le choix, c’est à dire la prérogative de Dieu (dans l’Administration de la Grâce, le choix du Seigneur). Les Ecritures de l’Ancien Testament font très clairement comprendre ceci. Esaïe savait qu’il était appelé depuis sa naissance : « L’Eternel m’a appelé dès ma naissance, Il m’a nommé dès ma sortie des entrailles maternelles » (Esaïe 49 : 1b). Amos décrit aussi l’appel de Dieu sur sa vie. « Je ne suis ni prophète ni fils de prophète ; mais je suis berger, et je cultive des sycomores. L’Eternel m’a pris derrière le troupeau et l’Eternel m’a dit : Va, prophétise à mon peuple d’Israël. » (Amos 7 : 14-15).Le livre des Actes confirme ce que Ephésiens et Corinthiens déclarent doctrinalement, savoir que le Seigneur sélectionne et appelle spécifiquement certains hommes et femmes à être des prophètes, ses porte-paroles spéciaux. Les Prophètes furent importants dans l’établissement de l’Eglise à Antioche, la première église dont il est fait mention qu’elle était composée à la fois de Juifs et de Païens. (Actes 11 : 27). C’était le prophète Agabus qui prédit qu’il y aurait une famine sévère dans le monde Romain (cette famine arriva durant le règne de César Claudius et est documenté dans l’histoire Romaine Séculière). Les Prophètes furent vitaux dans l’obtention de la révélation du Seigneur de mettre Paul et Barnabas à part et de les envoyer pour leur premier voyage missionnaire. (Actes 13 : 1-4). Les prophètes Judas et Silas sont spécifiquement mentionnés comme exhortant et confirmant les disciples à Antioches. (Actes 15 : 32). Ce fut Agabus le prophète qui a dépeint à grand renfort de détails ce qui arriverait à Paul à Jérusalem. (Actes 21 : 10-11). En réalité, la seule prédiction donnée dans le livre des Actes est donnée soit par les prophètes soit par Pierre ou Paul.Le livre des Actes et les Epîtres à l’Eglise montrent clairement que le Seigneur travaille toujours à travers les prophètes appelés. Ces hommes et ces femmes ne sont pas « juste un autre croyant » car chaque chrétien peut prophétiser, comme il y est déclaré. Ils sont des vases choisis du Seigneur, chargés d’être les porte-paroles de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, comme ce fut le cas dans l’Ancien Testament. Une fois que nous chrétiens comprenons que le ministère d’un prophète est l’œuvre du Seigneur, et qu’ils sont très importants pour la santé et le bien-être de l’Eglise, nous serions très intéressés de reconnaître qui sont les prophètes que le Seigneur a appelés, et ce que nous pouvons faire pour les aider dans leur tâche d’être des porte-paroles spéciaux afin que nous puissions avoir la Parole de Dieu parmi nous d’une manière puissante.Sachant qu’il y a une différence entre la manifestation de prophétie et le ministère d’un prophète, nous avons besoin de comprendre la façon dont cette différence se manifeste dans l’Eglise. « Toutes paroles authentiques de prophétie sont « selon que l’esprit leur donnait de s’exprimer » (Actes 2 : 4). Elles (les paroles) viennent de Dieu ou du Seigneur Jésus Christ ; elles ne viennent jamais de l’intelligence de celui qui parle. Ceci est vrai à la fois de la manifestation de prophétie et des paroles prophétiques de quelqu’un qui a le ministère de prophète. Dans la manifestation de prophétie, le Seigneur se limite lui-même pour donner des paroles « fortifiantes », « d’encouragement » et de « consolation » (1 Corinthiens 14 : 3), mais ce n’est pas le cas avec le ministère d’un prophète. Les prophètes qui sont appelés professent le message que le Seigneur leur donne, quoiqu’il puisse être. La différence entre la manifestation de prophétie et le ministère d’un prophète explique pourquoi le Seigneur a toujours des prophètes (Ephésiens 4 : 11) et pourquoi Dieu les élève dans l’Eglise aujourd’hui. (« Et Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des Apôtres, secondement des prophètes… » (1 Corinthiens 12 : 28).
Lorsque le prophète professe le message que Dieu lui donne à parler, cela peut être aussi varié que Dieu désire qu’il soit. Ceci est un point très important, car souvent, les gens essayent de mettre Dieu dans une boîte et décident de ce à quoi devrait ressembler un message prophétique, comme si nous pouvons dire à Dieu ce qu’il faut dire. C’est au delà du champ de cet article de catégoriser tous les types de choses dont Dieu a parlé à travers les prophètes, mais cela va des grandes bénédictions aux dures malédictions, et du détail du passé à la description du futur.Bien que beaucoup de gens associent la prophétie seulement avec la prédiction du futur, il y a beaucoup de prophéties dans la Bible qui concernent le passé ou le présent. Abraham, par exemple, est appelé un prophète, pourtant il n’y a aucun récit disant qu’il ait jamais parlé du futur. Une lecture rapide des livres d’Esaïe, de Jérémie et des autres prophètes montrera qu’il y a d’énormes sections de déclarations prophétiques qui ne mentionnent pas du tout le futur. Beaucoup concernent ce que Dieu a fait dans le passé pour Son peuple devenu maintenant ingrat, alors que d’autres prophéties concernent l’opinion de Dieu sur les activités de son peuple en ce moment là. Esaïe I, par exemple, commence avec la manière dont Juda a rejeté Dieu et comme résultat fut détruit avec ses villes brûlées et en ruine. Pire, Dieu fut si courroucé qu’Il n’acceptât pas leurs sacrifices ou leurs prières. Plutôt que de parler de « vision » nous pourrions appeler cela « prédiction » par une prophète.
Les prophètes professent ce qu’ils entendent du Seigneur, comme un autre mot hébreu de l’Ancien Testament qui est traduit par « prophète », y met l’accent. Nataph signifie : « laisser tomber goutte à goutte, ou distiller » et ses emplois incluent la pluie se distillant et tombant goutte à goutte du ciel, paroles qui sont « laissées tomber » de la bouche de quelqu’un et du vin tombant goutte à goutte (s’égouttant) des montagnes dans le Paradis. Bien que les prophètes soient appelés à « laisser tomber goutte à goutte » les paroles à l’endroit et au moment que Dieu demande, la chose la plus évidente que nous apprenons à partir de nataph est que Dieu laisse tomber Ses paroles sur le prophète. Cela signifie, comme Strong’s Concordance le dit : « Parler par inspiration ». Cela signifie que le message que le prophète apporte n’est pas son propre message, mais les paroles du Seigneur, et cela implique en outre que maintes fois, le prophète peut ne pas connaître une grande partie du message lorsqu’il commence à prophétiser, pourtant les paroles « tombent » de sa bouche, c’et à dire il donne les mots de la prophétie au fur et à mesure qu’il les obtient de Dieu.Juste comme la parole prophétique « se laisse tomber » au prophète par révélation et peut être aussi variée que Dieu a besoin qu’elle soit, un prophète est appelé à jouer quelque rôle que ce soit que Dieu a besoin qu’il remplisse. La capacité prophétique de Joseph l’a aidé à diriger l’Egypte. Moïse et Aaron ont confronté Pharaon et on libéré un peuple asservi en esclavage. Miriam ramassa son tambourin et conduit une danse de victoire, chantant des louanges à Dieu après que l’armée Egyptienne fut engloutie par la Mer Rouge. Déborah jugea Israël, les appela à la guerre contre leurs oppresseurs, nomma des dirigeants militaires et leur donna le plan de bataille de l’Eternel. Samuel tint contre l’idôlatrie, jugea Israël, nomma et conseilla Saül, réprimanda sa désobéissance, et oignit David comme son successeur. Gad et Nathan conseillèrent et donnèrent des directions à David. La confrontation de Nathan sauva le ministère prophétique de David. Après avoir été confronté et s’être repenti, David obtint la révélation pour écrire maintes des Psaumes, et par révélation dessina les plans architecturaux pour le Temple. Elie appela Israël à revenir à Dieu à l’époque où Israël était dominé par les faux prophètes de Jezebel. Il oignit et forma Elisée, qui continua la tradition de Samuel et suscita une compagnie de prophètes. La liste des prophètes et ce que Dieu leur a demandé de faire et de dire continue. Toutefois, quelques variées que soient leurs messages et leurs expériences personnelles, il contribuèrent tous au plan de rédemption et de réconciliation de Dieu alors qu’ils étaient confrontés à divers degrés aux persécutions, à la dérision et aux troubles.Il y a dans l’Ancien Testament, deux autres mots qui nous aident à comprendre la façon dont Dieu travaille dans les prophètes, ils sont tous les deux traduits pas « voyant ». L’un de ces mots est raah, et signifie « voir » (comme avec les yeux). L’autre mot est chozeh, et signifie « celui qui a une vision ». Par la vertu du don du saint esprit sur eux et par la révélation qu’ils reçurent de Dieu, les prophètes « virent » des choses que d’autres personnes ne pouvaient pas voir. Ceci était très évident pour les gens qui les entouraient, et qui employaient le terme « voyant » pour la raison pratique qu’ils pouvaient voir les choses insondables que Dieu leur a montré. Un prophète pouvait « voir » dans le futur (Daniel 2 : 29-45), ou dans le cœur de quelqu’un (Ezechiel 14 : 3).
Le mot « voyant » a une autre connotation (sous-entendu). Bien qu’il y ait des endroits très bien documentés où Dieu a parlé de façon audible aux prophètes, il semble que Son moyen de communication le plus couramment utilisé est de loin une sorte de vision, souvent dans un songe. Bien que ce serait idéal si chaque songe et chaque vision étaient clairs comme du cristal et auto-explicatifs, le récit biblique montre que tel n’est pas le cas. La méthode et le contexte des visions et des songes relèvent de la prérogative du Seigneur (sont son affaire), et leurs significations ne nous sont pas toujours claires. Malgré la tendance de la plupart des gens à blâmer le prophète pour tout songe ou toute révélation qui n’est pas clair (et il est vrai que le péché peut certainement obscurcir les révélations claires provenant du Seigneur), ce blâme est souvent injustifié. Le Seigneur peut être parfaitement clair lorsqu’il veut l’être comme maints récits dans l’Ancien et le Nouveau testament l’attestent, mais dès fois, ce ne l’est pas.Maints récits bibliques montrent que le Seigneur n’est pas clair à dessein. Dans Nombres 12 : 8, Dieu dit qu’Il parle aux prophètes par énigmes. Proverbes 25 : 2 dit que c’est la gloire de Dieu de cacher les choses. De plus, la Bible relate des récits de prophètes recevant des visions et des révélations qu’ils ne comprirent pas eux-mêmes. Par exemple, Daniel ne comprit pas la signification de e qu’il entendit. (Daniel 12 : 8). On montra à Zacharie une vision qu’il ne comprit pas. (Zacharie 1 : 18) et Pierre ne saisissait pas ce que le Seigneur essayait de lui communiquer en lui montrant le drap rempli d’animaux impurs. Il argua avec le Seigneur à propos de cela, et finit par « se poser des questions au sujet de la signification de la vision » (Actes 10 : 17).
Il semble qu’il y a deux raisons principales pour lesquelles le Seigneur n’est quelquefois pas clair à dessein. L’une des raisons est d’amener dans une plus profonde et plus intime communication avec lui. Rappelez-vous, la raison pour laquelle quiconque reçoit une quelconque révélation est d’abord en premier lieu, que le Seigneur nous aime, veut nous aider et nous bénir et désire une relation avec nous. Mais Il ne voudrait pas qu’on pense de lui comme une machine de vente de révélations dans laquelle nous jetons notre requête, obtenons la réponse, et allons nos chemins. Plutôt, le Seigneur veut que nous ayons une relation avec lui, que nous cherchions à le connaître, et que nous l’aimions en retour. Comment se sent une mère lorsqu’elle travaille durement pour préparer un délicieux dîner et que ses enfants viennent et l’engloutissent en deux minutes (sans même dire « merci ») afin d’aller regarder une série T.V. ? Le Seigneur désire que notre amour par le biais de sa relation avec nous. Lorsque nous recevons une révélation qui n’est pas claire, nous sommes conduits de plus en plus profondément dans son cœur à mesure que nous cherchons de la compréhension (à comprendre). Nous voulons connaître ce que le Seigneur veut dire, et nous avons besoin d ‘aller à lui pour l’information.La seconde raison pour laquelle Dieu et le Seigneur ne sont pas quelquefois clairs lorsqu’ils donnent une révélation ou une vision, c’est que cela amène les gens à travailler ensemble. Le Seigneur est très désireux que son peuple travaille ensemble, afin qu’il fasse quelquefois connaître « le gâteau de la révélation » en pièces, de sorte que les gens dussent se mettre ensemble afin de voir le gâteau entier. Ceci est très clair à partir de la Bible elle-même, si bien qu’il y a beaucoup de sujets bibliques variés qui ne peuvent être compris que par une information pertinente glanée à partir de plusieurs livres différents. De façon similaire, les prophètes ont souvent des profondes vues à propos de la révélation prophétique d’un autre prophète, qui jette de la lumière sur la révélation originelle. Une étude des prophètes de l’Ancien Testament tels que Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel, etc…, montre que beaucoup d’entre eux ont vécu à la même époque, et malgré leurs prophéties qui se chevauchent dans de nombreuses manières, chacun avait une information importante qui était une partie de l’image entière (totale) que Dieu désirait leur communiquer. Cela est toujours vrai aujourd’hui, le Seigneur donnant un message à travers un prophète, message qui est confirmé et développé par un autre.
Une autre raison pour laquelle le Seigneur promeut la communauté et la communication parmi les prophètes est le besoin pour eux de grandir et de se développer dans leur marche et dans leur communication avec lui. Vivre autour d’autres prophètes, aide un prophète plus jeune ou moins mâture à croître et à comprendre la révélation qu’il ou elle reçoit. Aussi loin que remonte l’époque de Samuel, les prophètes étaient ensemble en troupe. (1 Samuel 10 : 5), et Samuel est quelquefois crédité d’avoir débuté ce qui a été appelé « l’école des prophètes ».
Réaliser que les prophètes ont besoin de grandir et de mûrir dans leur marche avec Dieu nous aide à mieux comprendre la manière de nous attacher à eux et aussi le pourquoi le Seigneur dit que les prophètes doivent « juger attentivement » les paroles de chacun des autres. (1 Corinthiens 14 : 29). Il est important de comprendre que même les prophètes matures peuvent avoir tort, ou apparaître avoir tort, dans ce qu’ils disent. Pour cette raison, la responsabilité devant les autres prophètes et devant le Corps du Christ est très importante. Le ministre prophétique doit avoir le courage de délivrer le message de Dieu mais aussi reconnaître qu’il ou elle ne doit pas tenir seul(e). Le but du prophète n’est pas de démolir mais de restaurer et de développer. Développer le Corps du Christ est un objectif fondamental qui peut être accompli seulement par la coopération avec d’autres croyants et par leur responsabilité devant ces croyants. Les Prophètes, pendant qu’ils appellent les autres à leur responsabilité devant Dieu, doivent aussi répondre devant Dieu. Dans cette perspective, chaque prophète doit réaliser qu’il ou elle est engagé(e) dans une bataille spirituelle, et l’arme principale de cette guerre est la Parole de Dieu. Les prophètes du Seigneur doivent s’efforcer de prophétiser et d’interpréter les songes (rêves) et les visions en accord avec la Parole Ecrite de Dieu, tout en comprenant qu’il y a des moments où nous « voyons de manière obscure à travers un miroir ».Il est courant d’entendre les gens dire que la vraie épreuve d’un prophète est savoir si oui ou non ses paroles s’accomplissent, mais cela n’est seulement qu’une partie d’une image beaucoup plus complexe. La Prophétie est presque toujours conditionnelle par nature. Par conséquent, si quelqu’un reçoit un avertissement prophétique et puis, change son cœur et ses actions, la prophétie demeure souvent non accomplie. Jonas était-il un faux prophète parce que Ninive ne fut pas détruite (Jonas 3 : 4) ? Nathan était-il un faux prophète parce qu’il prédit que Dieu établirait Le royaume de Salomon, lorsque Dieu a déchiré ce royaume au dessus de Salomon à cause des péchés de ce dernier (1 Rois 11 : 11) ? Parce qu’il y a de nombreuses raisons pour lesquelles une prophétie peut ne pas se réaliser, prédire quelque chose qui ne s’accomplit pas ne fait pas automatiquement de quelqu’un un faux prophète.
De façon triste, le NIV se lit « un prophète dont la prophétie ne s’est pas accomplie doit être « mis à mort » (Deutéronome 18 : 20) mais le texte Hébreu se lit comme la version KJV qui dit qu’il « mourra ». C’est la prérogative de Dieu de juger le cœur et la prophétie de ceux dont les prophéties ne deviennent pas vraies (ne s’accomplissent pas) mais le peuple ne doit pas avoir peur d’eux (Deutéronome 18 : 22).
D’autre part, si un prophète prédit quelque chose qui ne se réalise pas, il n’est pas nécessairement un « vrai » prophète. Par exemple, Deutéronome 13 donne le cas d’un prophète qui prédit quelque chose qui se réalise, mais pourtant, il use de son influence pour détourner le peuple du vrai Dieu. Ce prophète était « sous l’emprise de l’esprit diabolique/malin » et devait être exécuté (l’idolâtrie était punie de la peine de mort sous l loi de l’Ancien Testament, mais cette peine était rarement exécutée. Exode 22 : 20). Balam est un autre exemple de quelqu’un dont les prophéties étaient vraies, mais Balam était « faux » dans son cœur et tint contre Dieu (Nombres 31 : 8 et 16 ; Deutéronome 23 : 4 et 5 ; 2 Pierre 2 : 15 ; Apocalypse 2 : 14).A la lumière de l’éclairage ci-dessus, nous voyons qu’un « vrai » prophète n’est pas un prophète authentique juste parce que chaque prophétie qu’il a donnée s’est réalisée parfaitement plus tard, ni qu’un « faux » prophète est « faux » parce qu’il a donné des prophéties qui ne sont pas réalisées. Plutôt, quelqu’un qui a suivi le cœur de Dieu, était un vrai prophète, et quelqu’un qui a rejeté avec mépris Dieu et s’est tourné vers les idoles, l’argent, la puissance, etc…, était un faux prophète. Car les gens qui sont véridiques dans leur cœur envers Dieu, peuvent toujours être influencés par leur chair et donner des prophéties inexactes, et l’on a demandé aux prophètes de « peser attentivement » les paroles prophétiques des autres. Il y a de la sûreté dans une multitude de prophètes.De façon claire, il est de la plus haute importance qu’un prophète maintienne un style de vie saint et d’obéissance. Une vie de prophète doit être ancrée dans la prière, et demeurer focalisée (concentrée) sur l’espérance, même lorsque la tâche à faire semble sans espoir. Tout ceci requiert de la détermination et de la discipline. Un prophète doit avoir le courage de délivrer le message de Dieu peu importe ce qu’il contient. Parce que la nature déchue de l’homme l’attire constamment vers le bas, une bonne partie du travail d’un prophète vient sous la forme de réprimande et de correction, comme cela est évident dans les livres prophétiques dans les Ecritures.La nature pécheresse de l’homme exerce toujours une solide influence, ce qui explique la raison pour laquelle il y a tant de réprimande et de correction même dans les Epîtres à l’Eglise. Professer les paroles de réprimande et de correction est rarement facile. La nature pesante de beaucoup de déclarations prophétiques explique la raison pour laquelle la Parole du seigneur fut souvent appelée un « fardeau ». Par exemple, la version KJV se lit : « Le fardeau de la Parole de l’ETERNEL à Israël par Malachie » (Malachie 1 : 1) ; « Le fardeau de Ninive. Livre de la Prophétie de Nahum d’Elikosch » (Nahum 1 : 1) ; « Le fardeau de la Parole de l’ETERNEL… » (Zacharie 9 : 1). Il est triste de constater que le NIV et beaucoup d’autres versions plus modernes traduisent par « oracle » ou par une autre traduction similaire, mais « fardeau » est la traduction la plus correcte.Le prophète doit aussi développer la sagesse de délivrer son message de la manière dont le Seigneur voudrait qu’il le fasse. Ceci signifie que le ou la prophète doit travailler dur pour avoir le cœur du Seigneur pour le peuple. Parce que les déclarations prophétiques peuvent avoir un impact énorme sur celui qui reçoit le message, il est très important que le prophète délivre le message avec le même cœur que le Seigneur l’aurait fait s’il était là personnellement. Cela ne signifie pas que le message sera toujours gentil (« Arrière de moi Satan » était à peine gentil), mais cela signifie que ce message devrait être délivré de la manière dont le Seigneur l’aurait fait.Puisque les prophètes sont choisis par le Seigneur Jésus pour délivrer ses paroles à l’Eglise, il y a un besoin en cours pour le ministère de prophète dans l’Eglise moderne. Il est important pour les chrétiens de prier et de demander au Seigneur de continuer à ajouter des prophètes à l’Eglise afin que nous puissions avoir plus de saintes paroles et plus de sainte sagesse qui s’appliquent à des situations spécifiques.Heureusement (avec reconnaissance), en ces moments, il semble que le Seigneur est en train d’appeler plus de gens de son peuple au ministère prophétique en vue d’accomplir son plan.

Qu'est ce qu'un apôtre ?

Publié le 29/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Qu'est ce qu'un apôtre ?
Extrait :

Dans le chapitre 4 du livre des Ephésiens, Paul fait la liste de ce qui a été appelé les cinq ministères de l’ »ascension » ou « dons » de ministère. Le premier ministère cité est celui d’un apôtre, suivi par les autres ministères de prophétie, d’évangéliste, de pasteurs et de docteurs. Paul continue de nous dire que Jésus a donné ces ministères dans l’Eglise pour préparer le peuple de Dieu pour les œuvres de services et construire (ériger) le Corps de Christ. Il déclare que ces ministères sont là « jusqu’à ce que nous parvenons tous à l’unité dans la foi et dans la connaissance du fils de Dieu, et devenions tous mâtures à l’état d’homme fait à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Ephésiens 4 : 13b). Parce que ces fonctions n’ont pas encore été achevées, il est logique de conclure que nous devrions toujours examiner tous les cinq ministères présents et fonctionnant dans le Corps du Christ.

Il n’est pas sain de penser reconnaître la valeur de quatre des dons du ministère (prophète, évangéliste, pasteurs et docteurs), mais de refuser de reconnaître le besoin de l’Eglise pour les apôtres. Je crois qu’une grande partie du problème réside dans le fait que nous ne savons pas réellement ce qu’est un apôtre ; après tout, c’est à peine que nous utilisons ce mot dans notre vocabulaire de tous les jours.

Ainsi, commençons notre étude du ministère apostolique par la définition du mot « apôtre ». Il est facile de faire comprendre à quelqu’un les autres ministères en regardant au mot Grec à partir duquel ils sont traduits. Par exemple, un évangéliste est « un messager de la bonne nouvelle » et un pasteur est « celui qui paît le troupeau. » Malheureusement, le mot grec apostolos, duquel « apôtre » est traduit, signifie simplement « celui qui est envoyé ». Le mot apostolos était employé dans la littérature courante pour désigner « un délégué, un messager, tel qu’un envoyé avec des ordres ». Comme vous pouvez le voir, ceci ne nous aide pas réellement pour expliquer ce qu’est un apôtre ou ce que fait un apôtre. En réalité, en regardant au mot Grec, nous générons plus de questions que de réponses. Par exemple, envoyé par qui ? vers qui ? pour faire quoi ? et comment ? Afin de comprendre l’apostolat, nous devons aller plus en profondeur qu’une étude de mot et examiner toute l’image biblique des ministère apostoliques. De tous les apôtres, Paul nous fournit le portrait le plus vivifiant du ministère apostolique. Malgré que nous reconnaissons qu’il était un « superstar », nous devrions toujours être capables de glaner de sa vie, les traits communs aux autres apôtres qui nous aiderons à déterminer un dessein apostolique, un rôle apostolique, une fonction et des méthodes apostoliques.

J’ai remarqué que le ministère apostolique est un appel clair et spécifique. Paul n’avait aucune incertitude à propos de la commission qu’il reçut de la part du Seigneur. Il fut très clair qu’il était « envoyé » par Jésus Christ. (Actes 26 : 17). Il arrive un moment dans la vie d’une personne appelée comme apôtre où cette personne sait avec certitude qu’elle est commissionnée par le Seigneur comme un « envoyé ». Tout comme avec les ministères de docteurs, d’évangélistes, de prophètes ou de pasteurs, nous devons continuer à garder à l’esprit la différence entre avoir le ministère d’un apôtre et être apostolique. Chaque croyant peut et devrait être apostolique dans le sens que chacun est, d’une manière générale, envoyé par le Seigneur avec sa Grande Commission de Matthieu 28 : 18-20. Ceci diffère du commissionnement spécifique d’un apôtre, qui reçoit du Seigneur un appel spécifique, pour une raison spécifique, dans un domaine spécifique de services.




Comprendre qu’un apôtre est un « envoyé » soulève immédiatement la question, « Envoyé dans quel dessein ? »

Pour voir clairement le dessein d’un apôtre, nous devons l’examiner dans sa relation avec les quatre autres dons du ministère. Le ministère évangélique joue le rôle fondamental du héraut, qui diffuse la bonne nouvelle du salut à ceux qui ne sont pas sauvés. Une fois qu’elle a été « sauvée » et est donc devenue un membre du Corps du Christ, une personne est servie le mieux par le pasteur et le docteur. Le pasteur se concentre sur le pastorat de cette personne et en prenant soin de cette dernière en s’occupant de ses besoins mentaux, physiques et spirituels. L’objectif du docteur est d’établir une doctrine saine et bénéfique pour garder le croyant fermement établi et enraciné dans l’intégrité et l’exactitude de la Parole de Dieu afin qu’il puisse tenir toute sa vie durant. Le prophète sert comme les « yeux et les oreilles » de l’Eglise, identifiant les ministères dans les autres et agissant comme un gardien, nous donnant la direction spirituelle en nous alertant du danger dans la bataille spirituelle.

Lorsque l’on examine les fonctions centrales de l’évangéliste, du pasteur, du prophète et du docteur, nous remarquons que dès fois, ils apparaissent être opposés les uns aux autres. Par exemple, les pasteurs qui sont principalement connus pour leurs bienveillance, gentillesse, patience et leur habileté à supporter, peuvent être en opposition (dans leur manière) aux prophètes qui sont généralement hardis/fermes et ne mâchent pas leurs mots, et délivrent même des fois, des messages très durs de correction et de réprimande. Ces deux ministères représentent à la fois le cœur et le caractère de Christ, pourtant ils diffèrent grandement dans la manière et la fonction. Dans le cas d’évangéliste, nous voyons une personne qui est spirituellement énergisée pour atteindre ceux qui ne sont pas sauvés ; l’évangéliste est superbe dans sa capacité à raisonner et adepte à communiquer la simple logique de l’Evangile. Son message est principalement dirigé vers ceux qui ne sont pas sauvés, ce qui est opposé au docteur, qui fondamentalement sert la communauté de ceux qui sont sauvés, en communiquant la vérité de la Parole de Dieu, un message dont maintes fois les non-sauvés ont une compréhension confuse. (1 Corinthiens 2 : 14).

Aussi, de quelle façon l’apôtre s’ajuste t-il dans ce mélange de ministères ? Le dessein apostolique fondamentale, est d’être un bâtisseur spirituel. Sa charge est de bâtir une communauté, qu’il édifie en amenant l’unité et l’équilibre au mélange. Paul dit : « Afin qu’ils aient le cœur rempli de consolation, qu’ils soient unis dans la charité et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir : Christ » (Colossiens 2 : 2).

Voici une agenda de communauté ! Avec tous les ministères démontrant des aspects spécialisés du propre caractère de Christ, l’apôtre représente le cœur du seigneur pour les garder équilibrés, travaillant ensemble pour bâtir des communautés spirituelles.

Le récit du livre des Actes, indique que les évangélistes, les prophètes et les apôtres sont les ministères les plus effectifs dans l’édification (construction) de l’église, mais tous les trois accomplissent de dramatiques résultats à travers différentes raisons. L’évangéliste va dans de nouveaux endroits, attirant des gens de la foule et les gagnant à Christ. Le prophète est capable de produire des résultats avec sa capacité à clairement entendre de Dieu, professant des messages prophétiques spécifiques nécessaires pour l’avancement de la bataille spirituelle contre l’ennemi. L’apôtre est aussi efficace dans la planification d’une nouvelle église, fondamentalement à cause de son habileté à mettre en réseau. Au fur et à mesure que le temps s’écoule, ces trois ministères ont besoin de passer le relais de beaucoup de responsabilités au pasteur et au docteur. N’importe quelle personne avec un désir et un plan peut planter une église, mais cela ne signifie pas qu’il/elle est adepte à la bâtir. Le cœur d’un apôtre bât avec le désir de bâtir en développant une communauté de croyants, et ce, afin de faire ceci, il doit travailler étroitement avec les autres ministères.

« Les apôtres pensent de façon architecturale comme des bâtisseurs ; ils sont de façon super naturelle dotés de dons pour mettre la vie des gens et leurs dons ensemble afin que ces derniers forment une communauté cohérente, vibrante et équilibrée. » Ils pensent aussi de façon gouvernementale, guidant chaque personne vers sa place propre pour le dessein d’unité et de croissance. Lorsque les choses sont dans le désordre, ils le savent. Les apôtres sont concernés par le design, la forme et la fonction des communautés spirituelles.

Les bâtisseurs apostoliques n’aiment pas « bâtir sur une autre fondation humaine » (Romains 15 : 20b). Plutôt, comme Paul, ils préfèrent bâtir en posant « une fondation comme un bâtisseur expert » (1 Corinthiens 3 : 10). Ils ne cherchent pas à voler le troupeau d’un autre, mais commenceraient plutôt une nouvelle œuvre en posant la fondation de nouvelles relations créées sur une saine doctrine. Ils bâtissent la communauté relationnelle, c’est à dire, développent des réseaux et forment des connections entre des individus et entre les communautés d’églises, en tenant sur les fossés (différences) et en les mettant ensemble. Paul fut un homme relationnel, et la révélation du Seigneur pour lui à propos de l’Eglise du Corps du Christ fut essentiellement relationnelle. (Romains 12 : 4-5). L’apostolat est un ministère fondamental (Ephésiens 2 : 20) et comme tel ils sont placés « au fond/en bas » serviteurs des autres ministères et de l’entière communauté. Les apôtres passent à travers beaucoup d’étude et de croissance et se développent tout le temps. Lorsqu’il en vient au moment d’être un apôtre, il n’y a pas de merveilles nocturnes. L’Apostolat exige de la longévité et un bon résultat prouvé ! Parce qu’il est un ministère relationnel, il est nécessaire pour eux de gagner le respect des autres, sans lequel ils ne seront jamais capables de fonctionner. Le véritable apôtre de Christ, n’est pas intéressé par les titres, la hiérarchie, ou l’autorité de la position. Ce n’est pas un ministère glamoreux (à grand spectacle) ni une marche de gloire ou d’honneur. Au contraire, les apôtres doivent être désireux d’endurer de grands sacrifices personnels, de marcher à la fin de la procession. Dans beaucoup de cas, l’apôtre a fait une marche personnelle à travers le désert en préparation de son ministère. Les apôtres doivent mettre de côté l’ambition personnelle afin de s’engager au service et à la promotion des autres. Plus grande est la réussite dans le ministère, plus grande sera la tentation de penser : « je suis l’instrument choisi de Dieu ». Les apôtres doivent être sur le qui vive pour ne pas donner dans de telles pensées orgueilleuses. Tous les efforts pour se promouvoir soi-même vont à l’encontre de l’essence de leurs ministères et si ces efforts sont effectivement présents, ils mineront leur effort de chaque jour à bâtir une communauté.

La manière prédominante dont Paul fut liée à ceux qu’il servait fut comme un père. Comme il le rappelait aux Thessaloniciens : « Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous, ce qu’un père est pour ses enfants ». Il fit ceci comme tout parent le ferait, en « vous exhortant, vous consolant, vous conjurant de marcher d’une manière digne de Dieu qui vous a appelés à son royaume et à sa gloire. » (2 Thessaloniciens 2 : 11 et 12). Se voyant lui-même comme un parent, Paul dit qu’il avait été « plein de douceur au milieu de vous, de même qu’une nourrice prend un tendre soin de ses enfants » (1 Thessaloniciens 2 : 7). Je puis presque entendre l’amour de Paul comme il en appelait aux Corinthiens : « Je parle comme à mes enfants. Je vous en prie ouvrez grand vos cœurs… » (2 Corinthiens 6 : 13).

Dans son livre, Apostles, the Fathering Servants, Bill Scheidler décrit la relation de la manière suivante :

« Les apôtres fournissent les soins paternels aux églises et aux ministères, tout comme les parents font à leurs enfants. Lorsqu’un enfant est jeune, les soins sont plus intenses. Au fur et à mesure qu’il grandit, l’implication parentale décroît jusqu’à devenir presque non-existante. A ce point, même si l’implication est minimale, votre père est toujours votre père ; la relation continue éternellement. »

L’objectif de tout parent serait de voir ses enfants devenir indépendants, croissant vers la maturité, laquelle est mise en évidence par les fruits qu’ils portent et leur contribution au reste de la communauté. Lorsqu’une église démarre, elle a besoin de beaucoup de supervision étroite, d’instructions, et de directions, mais au fur et à mesure qu’elle grandit, elle est capable de devenir autonome c’est à dire, auto-gouvernante, auto-propageante et qui se supporte elle-même. Paul a donné ce modèle d’attitude à ceux qu’il a servi, et nous a laissé un grand exemple apostolique d’un serviteur qui œuvre comme un père.

Les apôtres bougent au delà de l’édification des églises et des communautés et passent au niveau supérieur qui est leur construction matérielle. L’une des manières par lesquelles ils font ceci est d’apporter convergence et dessein à la communauté des croyants. Les écrits de Paul ne dévie jamais loin de son dessein, qui était d’encourager les cœurs des saints, les unifiant dans l’amour avec une vision vers son ultime but, à savoir qu’ils auraient une compréhension expérimentale complète concernant le Secret. En réalité, Paul mentionne un aspect du Secret dans chacune des Epîtres à l’Eglise. Sa vie entière est concentrée autour du Secret, et toutes ses diverses déclarations faites à dessein renforcent sa vision. Comme Paul, les apôtres ne doivent jamais perdre leur convergence sur l’unité dans le Corps unique ; c’est leur dessein réel.

Afin d’exécuter la mission de bâtir l’Eglise, les apôtres doivent aussi être des visionnaires. Ils savent qu’une « grande vision précède de grands accomplissements. » Tout en étant pragmatique/pratique, ils reconnaissent la réalité de la situation présente, mais ils sont des visionnaires dans la manière où leur point de convergence est un sur ce qui pouvait et devrait être. Ils voient les possibilités futures comme des réalités présentes au même sens qu’un bâtisseur « voit » le produit fini avant qu’on ne saisisse le premier outil. Il sait ce à quoi il ressemblerait et sait la façon d’y aller. Un apôtre n’est pas un idéaliste qui a la tête dans les nuages et qui voit les choses à travers des lunettes colorées en rose. Non, il voit l’état de l’Eglise comme elle l’est en réalité. Paul de façon répétitive a corrigé et réprimandé les croyants, mais il ne laissa pas leurs manquements interférer dans sa vision les concernant. Il a vu ceux envers lesquels il a exercé un ministère à la lumière de ce qu’ils pouvaient et devraient être en Christ, tout en reconnaissant au même moment, quelle maturité ils avaient réellement. L’apôtre est un bâtisseur avec une vision, marchant vers le site de a construction spirituelle et voyant en images le projet complet avant que le premier mortier de béton ne soit coulé. Il peint généralement avec une vaste brosse de peintre, et est concerné par la grande image qu’il a en tête, ne perdant de vue ni les détails ni ne s’y embourbant. C’est sa vision qui encourage ceux qui sont autour de lui, et lui donne la force et l’endurance pour voir le projet jusqu’à son achèvement. La croissance de la communauté spirituelle n’est dépendante d’aucun ministère. Elle requiert un travail d’équipe et les apôtres doivent avoir un fort dans le développement d’équipe. Paul a exercé son ministère en équipes avec Barnabas, Silas, Timothée, Luc et beaucoup d’autres. Chaque équipe possède sa première ressource, mais les équipes qui gagnent requièrent une grande profondeur.

L’apôtre travaille toujours pour développer le « banc », les joueurs mis sur la touche. C’est ce que nous appelons « disciplinat ». Il est toujours en train de faire le scout pour de nouveaux joueurs car il sait que les recrues et le banc des joueurs d’aujourd’hui sont la première ressource de demain. Nous avons chacun des habiletés, des talents et des dons uniques, et l’apôtre est adepte à reconnaître les dons spirituels des autres. Il réalise que « tous les joueurs ont de la place là où ils ajoutent le plus de valeur », et il s’efforce d’aider chaque saint à trouver la place où il peut être plus efficace. Paul a pratiqué le principe de duplication, en s’efforçant toujours de laisser derrière une équipe de leadership dans les communautés qu’il a servies. Il savait que son efficacité dans la construction et l’établissement des églises était contingente (subordonnée à) de sa capacité à bâtir des équipes. Le ministère apostolique supporte (soutient) et améliore les autres dons de ministères. C’est un travail d’équipe !

L’apôtre est une personne « fait-le-travail-et-puis ». Où que Paul aille, il fit arriver des choses. Maintes fois, l’équipe apostolique se composera de gens plus talentueux que lui, mais c’est l’apôtre qui est le catalyseur qui les allume pour les amener à une action efficace. « Les gens créatifs ont plus qu’assez d’idées, mais tous ne sont pas bons dans la mise en pratique de ces idées créatrices. Les catalyseurs n’ont pas ce problème. Non seulement ils sont créatifs dans leur réflexion, mais ils sont disciplinés dans leurs actions. Les Eglises sont devenues des imitateurs de Paul et de son équipe (1 Thessaloniciens 1 : 6).

En fait, en Thessaloniques, il fut tellement efficace que l’Eglise devint un « modèle » de bon exemple pour les autres si bien que « non seulement, en effet, la parole du Seigneur a retenti de chez vous dans la Macédoine et dans l’Achaïe, mais votre foi en Dieu s’est fait connaître en tout lieu, de telle manière que nous n’avons pas besoin d’en parler » (1 Thessaloniciens 1 : 8).

Maintenant, c’est l’évangélisme ! Comme un catalyseur, les apôtres soutiennent les autres ministères, les aidant à ouvrir des portes et à ouvrir de nouveaux sentiers. Les équipes victorieuses ont des joueurs qui font arriver des choses ; ils sont des catalyseurs.

Les apôtres sont des pionniers, des pionniers spirituels qui doivent être capables de penser de cette manière afin de planter et d’établir de nouvelles églises. Ils sont souvent les premiers à aller dans de nouveaux territoires, frayant un chemin pour les autres à suivre. Ces nouveaux territoires peuvent être géographiques ou de nouveaux domaines de connaissances et de compréhension. Au premier siècle, la révélation concernant le Secret fut délivrée d’abord aux apôtres et aux prophètes. Aujourd’hui, cependant, nous avons le canon complet des Ecritures, et les apôtres de ce jour ne devraient jamais vagabonder au delà des limites (frontières) de la Parole de Dieu, ou ne devraient jamais présumer avoir de l’autorité qui, de quelque manière que ce soit, outrepasse les Ecritures. Les apôtres sont requis d’être solidement enracinés et profondément ancrés dans la Parole et ils sont, ensemble avec les autres ministères, défendeurs de la vérité doctrinale. Dès fois, cela nécessite d’un ministre apostolique de se frayer un chemin à travers de nouveaux domaines, nettoyant le chemin pour les autres ministères pour qu’ils le suivent. Ceci est juste encore une manière par laquelle l’apôtre sert les autres ministères.

Nous devons être attentifs à ne pas affirmer que l’apôtre est l’unique personne qui peut ouvrir un nouveau domaine ou établir une nouvelle tâche pour le Seigneur. J’ai observé de nombreuses fois que lorsque les églises furent démarrées par les pasteurs ou les docteurs et qu’il n’y avait pas d’ « apôtres », de visu, c’est le Seigneur qui énergisait les ministères, et il pouvait mettre dans le cœur de n’importe lequel des gens de son peuple d’agir, à l’occasion, de façon apostolique. Il y a des chevauchements dans la fonction avec tous les autres ministères. Je peux ne pas être un pasteur, et pourtant ce n’est pas une excuse pour moi de ne pas agir, des fois, de manière pastorale. Inversement, une personne n’est pas un apôtre juste parce qu’à l’occasion, elle agit de manière apostolique ; de la même manière, elle n’est pas prophète juste parce qu’elle prophétise, ou n’est pas un docteur, juste parce qu’elle enseigne. C’est la qualité et la quantité qui est plantée et construite au cours du temps qui marque le ministère d’un apôtre.

Nous avons examiné la responsabilité de bâtisseur de communautés que le Seigneur a donné aux apôtres. Avec chaque communauté, vient l’autorité de même mesure nécessaire pour faire faire le travail, si bien que nous avons besoin d’être clair au sujet de l’autorité d’un apôtre. Se référant à la vacance apostolique créée par le suicide de Judas, Pierre dit : « Qu’un autre prenne sa charge. » (Actes 1 : 20b). Le ministère apostolique améliore la fonction de leadership mais, comme nous l’avons vu, ce n’est pas le type de leadership que nous voyons généralement comme modèle autour de nous dans le monde aujourd’hui. L’apôtre sait que le leadership (direction) n’est rien de plus que la capacité à influencer les autres. Les écrits de Paul reflètent qu’il savait qu’il n’avait aucune puissance pour amener quelqu’un à faire quelque chose. Lorsque Paul a ordonné à l’Eglise de Corinthes d’expulser un frère pour une relation incestueuse, c’était à l’église de décider s’ils lui obéiraient ou non. Une habileté apostolique à accomplir des choses avec les autres, dépend de son habileté à les influencer. L’apôtre n’est pas l’autorité ultime, et il n’a pas à vivre en grand seigneur ou à avoir de la domination au dessus des autres. Je crois que John Kelly articule le concept de l’autorité apostolique et de l’autorité de l’église très bien. Lorsque je vais à l’église locale, je suis dans la « maison » du pasteur et je suis un visiteur, un hôte. Je ne suis pas là pour déranger quoique ce soit qui est sous ses soins. Je ne perturberais pas sa famille, ses anciens ou son troupeau : ceux-là sont tous des gens sous sa sphère d’autorité. Je serais là pour me soumettre et servir. Toutefois, les dynamiques changent lorsque le pasteur n’est pas avec sa congrégation ou sa famille. Lorsque je suis seul avec lui ou avec n’importe quel frère qui est engagé à notre réseau, il est de retour dans ma « maison » : ma sphère d’influence. Nous devons savoir quand est-ce que nous rentrons et sortons de la « maison » de quelqu’un, et cette situation peut changer rapidement.

L’apôtre accomplit toujours les choses de façon relationnelle, non de façon automatique. Notre habileté de changer dans notre soumission, dépendant des circonstances, est la véritable essence de l’autorité relationnelle, et ne peut être seulement que lorsque les autres la reconnaissent. L’autorité apostolique doit être utilisée pour édifier, jamais pour abattre (faire tomber) quelqu’un. Les apôtres ne peuvent pas imposer leur autorité : ils peuvent seulement la professer. Si les autres ne leur reconnaissent pas leur autorité, cela n’a aucun effet. C’est pourquoi Paul dit : « Si pour d’autres, je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous ; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur » (1 Corinthiens 9 : 2).

Dans ces cercles de la chrétienneté où le ministère d’un apôtre est reconnu, l’autorité apostolique est généralement présentée d’une manière très autoritaire. Dans son livre, The ministry Anointing of the Apostle, John Eckhardt cite 1 Corinthiens 12 : 28, 25 qui indiquent que l’apôtre est considéré premièrement. Utilisant ce verset des Ecritures comme son fondement, il fait les déclarations suivantes :

« Les apôtres ont été établis dans l’Eglise par Dieu, D’ABORD… Lorsque Dieu dit d’abord, Il signifie D’ABORD. Beaucoup d’églises locales souffrent parce qu’elles ne reconnaissent pas l’ordre de Dieu. Une église qui ne reconnaît pas cet ordre n’expérimentera pas la plénitude de l’onction. Sans la soumission à un apôtre, les autres ministères ne seront pas efficaces. »

Je ne crois pas que ceci est une compréhension correcte de l’autorité apostolique. En regardant Jésus comme l’apôtre en Chef, nous voyons qu’il n’a jamais accompli quelque chose de cette manière hiérarchique. Au contraire, il nous a laissé l’exemple d’un dirigeant Serviteur, quelqu’un désireux de laver les pieds de tous ceux qu’il a servi. Aucun des autres ministères n’est requis pour faire allégeance ou abandonner leur autorité à l’apôtre. L’apôtre est là pour servir les autres et tous les autres ministères fonctionnent dans une soumission relative les uns aux autres, non pas sur la base d’une autorité positionnelle, mais au degré auquel ils perçoivent Dieu à l’œuvre dans les uns et les autres. N’importe quel ministère qui se soumet au ministère apostolique le fait seulement aussi longtemps qu’ils croient que ce que l’apôtre dit est en harmonie avec l’œuvre de Dieu en lui. Leur coopération varie selon le degré auquel ils sentent les bénéfices de coopérer avec la vision de l’apôtre. Nous savons à partir des Ecritures qu’il y a eu des occasions où les apôtres avaient tort. Paul dit : « Mais lorsque Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible » (Galates 2 : 11). Le livre des Actes fait le récit de la manière dont Agabus et beaucoup d’autres frères résistèrent à Paul lorsqu’il décida de voyager à Jérusalem. Il est dangereux en effet de penser qu’un homme aura toujours raison simplement parce qu’il a le ministère d’un apôtre.

Le seigneur travaille avec l’apôtre, lui permettant d’établir les choses en ordre dans l’Eglise, qui peut dès fois requérir le besoin de réprouver, de corriger et de réprimander. Son ultime vue sur les affaires de l’église est toujours selon la perspective de la communauté, laquelle signifie qu’il cherche toujours à bâtir l’unité, mais l’apôtre comprend qu’il ne doit jamais mettre la relation (l’unité) avant la doctrine. L’autorité et la responsabilité de protéger la doctrine n’est pas de son seul ressort ; tous les autres ministères sont chargés par Dieu de garder le bon dépôt (Secret)… (2 Timothée 1 : 14). Le véritable apôtre de Christ n’est pas autocrate, dictateur, ou despote. Sa capacité à accomplir les choses est dépendante de l’amour mutuel et du respect mutuel engendrés entre ceux qu’il sert et lui. Les gens tiennent compte de ses paroles parce qu’ils l’aiment et reconnaissent qu’il parle avec sagesse à partir d’un lien d’amour.

La commission de l’apôtre peut être pour un service dans une certaine zone géographique telle qu’une ville, une région, une nation ou des nations. La zone primaire de responsabilité et d’autorité de Paul fut d’exercer son ministère envers les païens. Alors que Pierre lui, fut envoyé vers les Juifs. (Galates 2 : 8). Un apôtre est limité par le seigneur en responsabilité et en autorité par la zone dans laquelle il est envoyé. Paul était limité dans son habileté à exercer son ministère envers les Juifs, qui étaient sous la responsabilité de Pierre et des autres car le Seigneur savait que les Juifs ne recevraient pas Paul. Malheureusement, le grand cœur de Paul pour Israël l’amena dans un profond trouble lorsqu’il essaya d’aller en dehors de la zone qui lui est assignée lorsqu’il fut commissionné. Il fut tué presque à Jérusalem, atterit en prison pendant un nombre d’années et vit l’efficacité de son ministère diminuée.

L’apôtre doit aussi être capable de lier les vérités doctrinales de la Parole de Dieu à leur application pratique pour l’individu et la communauté au sens large à la fois, et il est par conséquent requit qu’il soit pleinement enraciné dans les Ecritures. Il doit être spirituellement mature et marcher avec une sagesse sainte, en connaissant les vérité profondes de la Parole de Dieu et la manière de les appliquer de façon pratique dans la vie quotidienne.

Ceci met aussi en évidence l’idée qu’un apôtre n’est pas un novice ; il n’y a pas de « merveilles nocturnes » ici. La profondeur de la Parole, couplée avec la sagesse de l’expérience, met du temps pour se développer.

Les apôtres utilisent les techniques à la fois de l’enseignement et la prédication, établissant par elles de nouvelles églises. Le livre des Actes fait le récit de Paul qui rappellent aux anciens d’Ephèse : « Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n’ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les maisons » (Actes 20 : 20). Ceci ne veut pas dire que l’apôtre est aussi efficace à long terme à l’enseignement que les docteurs ou à l’évangélisation que les évangélistes, mais plutôt que tous les apôtres doivent s’articuler et être capables de communiquer les vérités des Ecritures.

Lorsque l’apostolat de Paul fut questionné par l’église Corinthienne, il leur rappela que : « Les œuvres de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes et des prodiges et des miracles » (2 Corinthiens 12 : 12).

Paul était très clair en disant que ce fut le Seigneur qui confirmait son ministère par sa démonstration d’actes surnaturelles. Le Seigneur ne confirme pas seulement les ministères apostoliques mais, comme nous le voyons relaté dans le livre des Actes, confirme aussi les paroles et les actions de tous les dons de ministère avec des signes miraculeux lorsqu’ils professent la Parole.

Comme Pierre le déclare : « Si quelqu’un parle, que ce soit comme annonçant les oracles de Dieu ; si quelqu’un rempli un ministère, qu’il le remplisse selon la force que Dieu communique afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ… » (1 Pierre 4 : 11a). Dieu et le Seigneur Jésus cautionnent toujours chaque ministre qui parle pur eux (Dieu et Jésus Christ).

Dans son livre, Christ’s Love – Gift to the Church, Apostles Today, Barney Coombs prend soin de faire ressortir que : « il est important que nous ne tombons pas dans le piège de voir les apôtres comme des superstars. Paul, pour être sûr, fut exceptionnel dans son leadership et son ministère, mais si nous pensons que tous les apôtres doivent être évalués avec ce standard exceptionnel, nous allons au delà de l’évidence garantie par les Ecritures. Les Apôtres ne sont pas des surhommes. Ils sont des humains comme toute autre personne, et ils doivent travailler pour développer des fruits spirituels comme n’importe quel autre croyant. Nous devons être suspicieux de tout personne qui proclame être un apôtre mais se révèle être intéressé par sa propre promotion (de lui-même) et par son ministère plus que par les choses de Dieu. Chaque apôtre peut clairement lier aux paroles de Paul lorsqu’il dit qu’il ne « mérite pas d’être appelé apôtre » (1 Corinthiens 15 : 9). Ils comprennent que l’apostolat n’est pas basé sur les œuvres ou les talents.

Le ministère d’un apôtre ne peut pas être gagné ; c’est purement un don de la grâce de Dieu. « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu » (1Pierre 4 : 10). Peu importe la façon dont nous sommes appelés, peu importe quel don de grâce nous avons reçu, nous devons tous servir fidèlement, en déchargeant les devoirs de nos ministères, car je suis convaincu que toute personne qui sert et qui aime les autres profondément « recevra un accueil riche dans le royaume éternel de note Seigneur et Sauveur Jésus Christ. » (2 Pierre 1 : 11).

La vraie nature de la chair

Publié le 24/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

Les œuvres de la chair se manifestent trop souvent dans l’Eglise. C’est la chair qui est la grande responsable de la plupart des problèmes des Chrétiens. Si nous voulons marcher par l’esprit, il ne nous suffit pas de connaître notre héritage en Christ. Il faut aussi savoir repérer et éliminer toutes les manifestations de la chair dans notre vie.


Si les Chrétiens comprenaient réellement à quel point la chair est haïssable, ils feraient tout pour se débarrasser de son influence tyrannique ! L’un des objectifs de cet article est de vous faire bien comprendre quelle est la vraie nature de la chair, afin que vous soyez sérieusement motivés à ne plus la laisser vous contrôler.

Nous vous rappelons tout d’abord que, dans la Bible, le mot “chair” peut avoir deux définitions bien distinctes. La “chair” peut désigner simplement notre corps physique. Ou elle peut désigner la puissance de péché et de mort qui est fixée dans notre corps physique.

Par exemple, Paul écrit aux Galates :

“Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n’ont pas vu mon visage en la chair” (Colossiens 2 : 1).

Il est évident que le mot “chair” désigne ici son corps physique. Ou encore, quand Paul dit aux Philippiens :

“Je suis pressé des deux côtés : j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur ; mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair” (Phil. 1 : 23-24).

Paul ne disait pas qu’il voudrait rester “dans la puissance de péché” ! Mais il parlait de la nécessité qu’il ressentait de demeurer dans son corps physique, pour édifier les Chrétiens.

Depuis la chute, la mort est entrée dans le monde, c’est-à-dire dans l’humanité. Cette mort s’est étendue dans toute la nature humaine, qui est actuellement complètement contrôlée par cette puissance de rébellion et de péché qui s’appelle “la mort.”

Un Chrétien possède un esprit nouveau, que Dieu a créé en lui au moment de sa conversion. Cet esprit nouveau est créé “selon Dieu, dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Eph. 4 : 24).

Notre esprit régénéré en Christ échappe donc à la puissance de péché et de mort. Mais celle-ci n’est pas complètement éliminée de nous. Elle demeure attachée à notre corps physique. C’est pour cette raison que Paul, en particulier, appelle “chair” cette puissance de péché qui demeure dans nos membres physiques.

Toutefois, si nous ne pouvons pas être encore libérés de la présence de cette puissance de péché dans nos membres, nous pouvons être libérés de son influence et de son contrôle, si nous recevons la révélation de la croix, et si nous apprenons à marcher par l’esprit.

Nous avons déjà abondamment parlé de ce thème dans d’autres articles. Dans l’article présent, nous voulons décrire en détail quelle est la vraie nature de la “chair de péché,” afin de motiver davantage tous les Chrétiens à en être débarrassés.

La chair n’est pas une “influence” neutre.

La chair n’est pas une “force neutre,” une simple “influence négative” qui nous entraînerait spirituellement vers le bas, comme le ferait la force de la gravitation sur le plan physique. La gravitation n’est pas une force personnalisée, qui peut réfléchir et penser. Tandis que la “chair de péché” est une puissance spirituelle, capable d’avoir des pensées, des émotions, des désirs et des passions. Voici ce que dit l’apôtre Paul :

“Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux” (Gal. 5 : 17).

“Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres” (Eph. 2 : 3).

“Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs” (Gal. 5 : 24).

“Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises” (Rom. 6 : 12).

Il est clair que la “chair de péché” possède des désirs, des passions, des convoitises, des pensées, et des volontés, qui sont tous en opposition avec les désirs, les pensées et les volontés de Dieu.

La “chair de péché” possède donc une personnalité mauvaise, capable de réfléchir, de penser, de vouloir, et d’éprouver des passions et des désirs. Dans Romains 6 : 12, Paul désigne même la chair de péché sous le simple terme de “péché” personnalisé. Ainsi, “chair” et “péché” sont deux termes interchangeables dans le vocabulaire de Paul. Il sait que la “chair” est une puissance personnelle mauvaise, qui continue à habiter dans notre corps physique, même après notre nouvelle naissance spirituelle. La chair n’a plus rien à voir avec notre nature nouvelle en Christ.

Vous pourriez vous poser la question suivante : “Puisque la chair est une puissance personnelle et vivante, est-elle donc un démon ?”

La réponse est “non.” La chair n’est pas un démon. Si elle était un démon, nous pourrions la chasser au nom puissant de Jésus. Mais la “chair” est une puissance spirituelle de la même famille que les démons. Elle possède le même caractère et la même nature mauvaise qu’un démon. Mais on ne s’en débarrasse pas de la même manière qu’un démon.

La chair est une puissance spirituelle qui possède une personnalité ! C’est une puissance spirituelle de la même nature que celle de Satan ! Les pensées de la chair et de l’homme naturel sont les mêmes que celles de Satan !

Voici ce que dit l’Evangile :

“Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes” (Matthieu 16 : 21-23).

Satan s’était emparé des pensées de Pierre pour tenter de dissuader Jésus d’aller à la croix. Mais le Seigneur S’adresse directement au diable, pour lui dire : “Tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.” En d’autres termes, si les pensées de Satan sont celles des hommes, cela signifie que les pensées des hommes contrôlés par la chair et le péché sont les mêmes que les pensées de Satan !

Dans certains milieux chrétiens, on combat avec énergie l’idée qu’un Chrétien né de nouveau puisse avoir en lui un démon. L’argument avancé est le suivant : “Le corps d’un Chrétien né de nouveau est le temple du Saint-Esprit. Et il ne peut y avoir, dans le même corps, un démon qui cohabite avec le Saint-Esprit.” En fait, ceux qui raisonnent ainsi ne se rendent pas compte que la chair de péché est aussi impure et mauvaise qu’un démon, et qu’elle habite dans notre corps, tout comme le Saint-Esprit, mais pas au même endroit que le Saint-Esprit.

En réalité, si notre corps est appelé le “temple du Saint-Esprit,” c’est parce que le Saint-Esprit est venu demeurer dans notre esprit régénéré, et que notre esprit demeure dans notre corps physique. Il n’y a aucun mélange dans notre esprit régénéré. Notre esprit régénéré est saint et pur, et il constitue une demeure appropriée pour le Saint-Esprit, une demeure à la mesure de la sainteté de Dieu.

Mais il ne faut pas oublier que la chair, cette puissance de péché et de mort, habite aussi dans notre corps physique, dans nos membres. Voici ce que déclare l’apôtre Paul :

“Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?” (Romains 7 : 18-24).

Paul parlait ici en tant que Chrétien né de nouveau. Il se rendait compte qu’à l’intérieur de son corps, il y avait donc deux puissances opposées et antagonistes : la puissance de son esprit régénéré, qui était son “homme intérieur,” et qui désirait obéir à Dieu, et la puissance de la chair de péché, qui demeurait dans ses membres, et qui désirait désobéir à Dieu.

Nous savons par ailleurs que Paul avait reçu la révélation de notre victoire sur le péché et sur la chair, par la croix et la marche par l’esprit.

Nous devons donc bien comprendre que, dans le corps du Chrétien né de nouveau, coexistent deux puissances spirituelles opposées : celle du Saint-Esprit, qui demeure dans notre esprit régénéré, et celle de la chair, puissance personnelle de péché et de mort, qui demeure dans nos membres.

Ces deux puissances sont deux puissances spirituelles, mais elles ne se mélangent jamais ! Elles existent à deux niveaux complètement différents. La chair, puissance de mort et de péché, appartient au royaume de Satan, tandis que le Saint-Esprit et notre esprit régénéré appartiennent au Royaume de Dieu. Entre ces deux royaumes intégralement opposés, il y a la barrière infranchissable de la croix, c’est-à-dire de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus.

Tous les hommes non convertis à Jésus-Christ sont entièrement contrôlés par cette puissance de péché et de mort, qui est de la même nature que l’esprit de Satan. De même, la chair de péché, qui demeure dans le corps physique de tous les Chrétiens nés de nouveau, est aussi contrôlée par l’esprit de Satan. Un Chrétien charnel est donc, au moins partiellement, contrôlé par Satan.

C’est pour cette raison que nous pouvons considérer la chair de péché qui habite dans nos membres comme la porte d’entrée de Satan dans nos vies. Tant que cette porte ne sera pas fermée, Satan aura un libre accès dans notre vie, par le moyen de la chair. Il n’est pas nécessaire d’être “possédé” par un démon pour être sous le contrôle de Satan. Il suffit d’être “possédé” par la chair ! Il suffit d’être contrôlé par les pensées, les passions, les désirs et les volontés de la chair !

Beaucoup de Chrétiens se méfient à juste titre de l’influence des démons, et ne voudraient sous aucun prétexte tomber sous leur contrôle. Mais ces mêmes Chrétiens sont remplis d’une indulgence coupable envers la chair de péché qui habite dans leurs membres, et ne se rendent pas compte qu’ils sont contrôlés par une puissance spirituelle aussi dangereuse et aussi mauvaise que celle des démons !

Pourquoi ces Chrétiens sont-ils aussi indulgents envers la chair ? Parce qu’ils sont persuadés que “la chair, c’est leur propre nature” !

Tout ce qu’ils étaient dans leur vie antérieure à leur conversion, leur caractère, leur éducation, leur hérédité familiale et nationale, tout cela a été conditionné et façonné par la puissance de péché qui contrôle le monde, et qui habite aussi en eux. Ils ont fini par s’identifier complètement à la personne qu’ils sont devenus au fil des années. Ils se sont complètement approprié la nature et le caractère qui ont été façonnés par la puissance de péché qui habite en eux. Mais ils ne se rendent pas compte que leur personnalité a été façonnée par une puissance de péché qui habite en eux, et qui continue à habiter en eux après leur conversion à Christ.

La chair, qui est rusée et intelligente, profite largement de cette ignorance des Chrétiens, et continue à exercer sa domination dans leur vie, même après leur nouvelle naissance spirituelle. Elle sait très bien que la plupart des Chrétiens n’ont pas appris à faire la différence entre la nature nouvelle qu’ils ont reçue en Christ, et la chair qui vit dans leurs membres. Ils considèrent toujours que “la chair” fait toujours partie de leur ancienne nature. Ils croient qu’il y a simplement un conflit, après leur conversion, entre leur “vieille nature” et leur “nouvelle nature.” Alors que le réel conflit est entre la chair et l’esprit.

Notre vieille nature a disparu, et a été remplacée par une nouvelle nature. Mais la chair, qui avait façonné notre ancienne nature, est toujours présente dans nos membres. Il lui est facile de nous tromper, en nous faisant croire que notre vieille nature est toujours présente, et c’est ainsi qu’elle peut perpétuer sa domination.

Seule la compréhension de la vérité peut libérer les Chrétiens de l’esclavage subtil de la chair de péché.

Examen approfondi de la nature réelle de la chair de péché.

L’apôtre Jean a écrit :

“N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde” (1 Jean 2 : 15-16).

“Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin” (1 Jean 5 : 19).

La “chair,” nous devons le répéter, est une puissance de péché et de mort qui a la même nature que l’esprit de Satan. Le monde entier est sous la puissance de Satan. Ce que la Bible appelle “le monde” décrit toute la population mondiale qui n’est pas convertie à Jésus-Christ. Toute cette population mondiale est contrôlée par un esprit de péché et de mort. Cet esprit est principalement caractérisé par trois éléments : la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie. Convoitise et orgueil sont au cœur de la nature même de Satan.

Si l’on veut caractériser le caractère de Satan, on trouve deux aspects principaux : l’orgueil et la convoitise. La convoitise est un désir immodéré de posséder, d’accumuler pour soi-même, et d’assouvir ses passions et ses désirs personnels. La convoitise s’exerce le plus souvent au détriment des autres. Elle est une source permanente de conflits avec les autres.

Quand toute une population est motivée par la chair, c’est-à-dire par un esprit d’orgueil et de convoitise, cela ne peut que conduire à toutes sortes d’antagonismes et d’oppositions entre les individus qui composent cette population, qu’il s’agisse d’un couple, ou d’une assemblée. En effet, à la racine même de l’orgueil et de la convoitise, il y a l’amour immodéré de soi-même et la haine des autres.

Voilà donc les caractéristiques principales de cet esprit que l’on nomme “la chair” : orgueil, convoitise, égoïsme, mensonge et haine. Il s’agit d’une puissance égocentrique et ténébreuse, tournée vers la satisfaction d’un MOI coupé de Dieu et lié à Satan. La chair est prête à tout pour satisfaire ses désirs et ses passions.

Voici de quelle manière le Seigneur Jésus qualifie Satan :

“Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance” (Jean 10 : 10).

Dieu est Amour inconditionnel et désintéressé, Sainteté et Pureté parfaites. Il est exclusivement motivé par le don généreux de Sa vie éternelle. La Bible compare Dieu à un Soleil de Justice, qui émet en permanence Ses rayons bienfaisants. On pourrait comparer Satan à un “trou noir” qui aspire et absorbe dans ses ténèbres, pour le détruire, tout ce qui l’entoure et s’approche de lui.

Les œuvres de la chair.

Voici de quelle manière l’apôtre Paul caractérise les œuvres de la chair, c’est-à-dire les effets négatifs de cette puissance de péché et de mort :

“Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu” (Galates 5 : 16-21).

Vous trouvez là, dans la description des œuvres de la chair, la description du caractère même de Satan ! Toutes ces œuvres sont provoquées par l’orgueil et la convoitise, convoitise des yeux, convoitise de la chair et orgueil de la vie. Voilà aussi la nature de cette puissance de péché et de mort qui habite dans nos membres !

Inversement, voici comment Paul caractérise le fruit de l’esprit. N’oublions pas que le mot “esprit” ne comporte pas de majuscule en Grec. Ce mot peut donc caractériser aussi bien le Saint-Esprit qui demeure en nous, que notre esprit régénéré, créé à l’image de Dieu. En Christ, nous sommes devenus participants de la nature divine. Cela signifie que notre esprit régénéré possède une nature spirituelle semblable à celle du Seigneur.

“Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance” (Galates 5 : 22-23).

Vous trouvez décrit ici le caractère du Seigneur Jésus. C’est aussi le caractère de l’esprit nouveau que Dieu nous a donné en Christ.

Quand nous comparons les caractéristiques respectives de la chair et de l’esprit, il n’est pas étonnant que Paul nous dise avec insistance : “Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair” ! (Galates 5 : 16).

Notre esprit régénéré est animé par l’amour de Dieu. Si nous marchons par l’esprit, nous marchons selon l’amour de Christ. Paul a dit :

“Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi” (Romains 13 : 8-10).

Contrairement à l’esprit, la chair est exclusivement animée par l’orgueil et la haine. Elle ne peut donc que faire constamment du mal au prochain.

Dans la première épître aux Corinthiens, Paul fait une autre description du fruit de l’esprit, qui est aussi le fruit de l’amour. Le mot “charité” caractérise l’amour agapé de Dieu.

“La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout” (1 Cor. 13 : 4-7).

Voilà encore une belle description du caractère du Seigneur Jésus ! Mais voilà aussi une belle description de l’esprit régénéré que Dieu nous a donné à notre nouvelle naissance ! Ne laissons pas un tel trésor enfoui dans sa coquille de chair !

Si nous prenons le contraire de la description ci-dessus, nous aurons une parfaite description de la chair :

“La chair est impatiente, elle est pleine de méchanceté ; la chair est envieuse ; la chair se vante, elle s’enfle d’orgueil, elle fait constamment des choses malhonnêtes, elle cherche toujours son intérêt, elle s’irrite tout le temps, elle soupçonne toujours le mal, elle se réjouit de l’injustice, mais elle ne se réjouit pas de la vérité ; elle n’excuse rien, elle ne croit rien, elle n’espère rien, elle ne supporte rien” !

Nous devons être déterminés à être définitivement débarrassés d’une influence aussi malfaisante !

Dans l’épître aux Colossiens, Paul nous donne une autre description de la chair :

“Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, sans s’attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne. Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : Ne prends pas! ne goûte pas ! ne touche pas ! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair” (Col. 2 : 18-23).

Nous trouvons ici un autre aspect de la chair, que nous pourrions qualifier de “chair religieuse.” Dans son orgueil et sa vanité, la chair est extrêmement religieuse. Elle est prête à s’imposer toutes sortes de sacrifices et de règles ascétiques, pour tenter de s’élever dans une fausse spiritualité.

Il s’agit là d’un point très important, que beaucoup de Chrétiens ne comprennent pas. Ils croient volontiers que si quelqu’un jeûne, prie, loue et adore Dieu, il s’agit nécessairement d’une personne spirituelle. Or la chair “adore” jeûner et prier ! La chair “adore” louer Dieu ! La chair “adore” payer scrupuleusement la dîme et les offrandes ! Elle se gratifie elle-même en accomplissant tous ces actes religieux, comme le faisaient les Pharisiens, qui aimaient prier en public, se montrer généreux, et remercier publiquement le Seigneur de les avoir faits différents des publicains et des pécheurs ordinaires !

Si la chair n’adorait pas prier, louer Dieu et jeûner, il n’existerait aucune religion païenne dans le monde ! Ceux qui jeûnent et prient le plus ne sont pas toujours les Chrétiens ! Mais ces prières et ces jeûnes, s’ils sont inspirés par la chair, n’ont aucune valeur devant Dieu.

Les adorateurs que le Seigneur recherche, ce sont des adorateurs “en esprit et en vérité” ! (Jean 4 : 23). Ne nous laissons pas tromper par les apparences !

La “chair religieuse” peut revêtir deux aspects contradictoires : elle peut être soit très légaliste, soit très libérale par rapport au péché. Mais elle s’oppose toujours à l’action de l’Esprit de Dieu.

Dans l’épître aux Romains, Paul fait encore une description de la chair, qui nous révèle d’autres aspects de cette puissance sournoise de péché et de mort :

“Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu” (Romains 8 : 1-8).

Nous voyons dans ce passage d’autres aspects importants de la chair :

Marcher selon la chair attire sur nous la condamnation de Dieu.
La chair est animée par une loi de péché et de mort.
La chair rend sans force la Parole de Dieu.
La chair est incapable d’accomplir en nous la justice de la loi.
La chair s’affectionne aux choses d’en bas, aux choses terrestres et diaboliques.
La chair conduit à la mort.
Si nous nous intéressons aux choses de la chair, nous devenons ennemis de Dieu.
La chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, et elle ne le peut même pas.
Vivre selon la chair ne nous permet pas de plaire à Dieu.
Paul conclut ce passage en disant :

“Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu” (Romains 8 : 13-14).

Les fils de Dieu doivent être conduits par l’esprit, et non par la chair. En effet, Dieu nous a libérés en Christ de la loi de péché et de mort qui est dans la chair. Ceux qui continuent à marcher selon la chair vont à la mort. Il ne s’agit pas seulement de la mort physique, par laquelle tous les Chrétiens doivent passer, si Jésus ne revient pas avant. Mais Paul parle ici d’une mort spirituelle.

Jésus Lui-même a dit :

“Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit … Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent” (Jean 15 : 1-2 ; 5-6).

Jésus parle bien de ceux qui sont en Lui, mais qui ne portent pas de fruit. S’ils persévèrent à ne pas porter du fruit, ils seront coupés de Jésus et jetés dans le feu qui ne s’éteint pas. Nous ne pouvons pas “être en Christ” si nous ne sommes pas nés de nouveau.

Jésus parle du fruit de l’esprit, qui est produit par ceux qui marchent par l’esprit. La chair est incapable de produire ce fruit. Elle peut essayer de l’imiter, mais il ne s’agira jamais du fruit véritable.

Il est donc de la plus haute importance que nous commencions à porter le fruit de l’esprit dans notre vie, et que nous laissions ainsi le Seigneur nous émonder, afin que nous portions encore plus de fruit, jusqu’à porter beaucoup de fruit, comme Dieu le désire. Pour cela, nous devons demeurer en Christ, nous approcher sans cesse plus près de Lui, et toujours croire en Lui, pour mettre Sa Parole en pratique.

Frères et Sœurs, nous ne devons plus jouer avec la chair, sous toutes sortes de prétextes fallacieux ! Mais nous devons la faire mourir par la puissance de la croix, afin de marcher par l’esprit et produire le fruit de l’esprit !

Pour conclure cette description de la chair dans la vie du Chrétien, voici ce que nous pouvons encore dire :

Le Chrétien charnel aime ce que le monde aime.
En effet, l’esprit du monde est le même que celui de la chair.

“N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui” (1 Jean 2 : 15).

N’oublions pas que Jésus a dit : “Ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu” (Luc 16 : 15).

Tout ce qui est aimé et admiré par les hommes de ce monde est une abomination pour Dieu !

Mais la sagesse du monde est une folie pour Dieu, de même que la sagesse de Dieu est une folie pour les hommes. Pour un Chrétien charnel, les choses profondes de l’esprit sont une folie.

Le Chrétien charnel est aimé par le monde.
Il cherche à plaire au monde. Il craint les hommes plus que Dieu.

“Eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les écoute” (1 Jean 4 : 5).

“Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ” (Gal. 1 : 10).

Si le monde et les Chrétiens charnels nous rejettent, c’est plutôt bon signe !

“Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait” (Jean 15 : 19).

Le Chrétien charnel accepte les traditions des hommes et les principes que le monde considère comme fondamentaux.
“Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ” (Col. 2 : 6-8).

C’est la méditation de la Parole de Dieu, éclairée par le Saint-Esprit, qui nous permet d’échapper à l’emprise de l’esprit du monde et de la chair. Les traditions des hommes annulent en nous la Parole de Dieu. Mais la Parole de Dieu annule en nous les traditions des hommes !

Le Chrétien charnel est un enfant, qui manque de maturité spirituelle.
“Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ?” (1 Cor. 3 : 1-3).

Un enfant spirituel n’a pas accès à la “nourriture solide” de la Parole de Dieu, et ne peut même pas la supporter.

“Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne” (1 Cor. 2 : 12-15).

L’homme “animal” est l’homme charnel. Il ne reçoit pas les choses de l’esprit de Dieu, parce qu’il est contrôlé par la chair, qui est aussi l’esprit du monde. Le Chrétien charnel est incapable de recevoir les choses de l’Esprit de Dieu, qui sont même une folie pour lui ! Quel triste aveuglement !

Le Chrétien charnel est versatile et facilement ébranlé dans sa foi. Il n’est pas fondé sur le roc, parce qu’il ne met pas en pratique la Parole de Dieu.
“Est-ce que, en voulant cela, j’ai donc usé de légèreté ? Ou bien, mes résolutions sont-elles des résolutions selon la chair, de sorte qu’il y ait en moi le oui et le non ? Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n’a pas été oui et non. Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais c’est oui qui a été en lui ; car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui ; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu” (2 Cor. 1 : 17-20).

Le “oui” seul ne peut pas être dans le Chrétien charnel. Mais il “use de légèreté,” de sorte qu’il y a en lui le “oui et le non.” Dans la vie de l’homme spirituel, il n’y a que le “oui” de Christ ! Le Chrétien charnel ne peut pas être ferme dans la foi. Il se laisse facilement influencer, décourager et même déprimer, par tout ce que ses sens lui transmettent comme informations, ainsi que par les pensées qui viennent du monde et de la chair.

Le Chrétien charnel est aveuglé quant à son état spirituel.
“C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret, nous n’avons point une conduite astucieuse, et nous n’altérons point la parole de Dieu. Mais, en publiant la vérité, nous nous recommandons à toute conscience d’homme devant Dieu. Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent ; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu” (2 Cor. 4 : 1-4).

Tous les incrédules ne sont pas en dehors de l’Eglise ! Un Chrétien charnel est aussi un incrédule, car la chair qui le contrôle ne peut pas croire à la pleine Parole de Dieu. L’intelligence du Chrétien charnel a aussi été aveuglée par Satan, qui s’est emparé de ses pensées pour le contrôler, sans même que ce dernier s’en rende compte.

L’homme charnel continue à avoir une “conduite astucieuse.” Il a la crainte des hommes. Il ne rejette pas les choses honteuses qui se font en secret. Il altère la Parole de Dieu et ne publie pas toute la vérité. Pour lui le pur Evangile est encore voilé, et il ne voit pas briller toute la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ.

L’homme charnel continue à “juger selon l’apparence” et non selon la vérité spirituelle. Il reste influencé par les choses visibles, alors que l’homme spirituel n’est influencé que par les choses “invisibles” pour la chair, par les réalités invisibles du Royaume de Dieu.

“Nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles” (2 Cor. 4 : 18).

La chair est donc la souillure spirituelle par excellence. Elle fait la “guerre à l’âme.” Elle nous rend esclaves de la loi de péché et de mort. Elle ne produit que la corruption. Elle sème la destruction et la mort autour d’elle, et conduit à la mort.

Mais grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ ! Car en Christ, nous avons été libérés de la chair ! Nous ne sommes pas condamnés à rester des Chrétiens charnels !

Notre libération de la chair.

Ce que nous venons d’étudier devrait suffire, si cela n’était pas encore le cas, à motiver fortement tous les Chrétiens à sortir au plus vite de l’esclavage de la chair, pour marcher dans la glorieuse liberté de l’esprit ! Car Dieu a déjà pourvu à notre libération complète, absolue, et définitive.

Pour être libérés de la chair, nous devons faire deux choses :

Désirer ardemment être éclairés sur notre condition spirituelle, et demander de tout notre cœur à Dieu de faire la lumière sur tout ce qui est encore charnel en nous. C’est une condition essentielle pour notre libération. C’est le Saint-Esprit et la Parole de Dieu qui vont nous éclairer.
Comprendre que nous avons déjà été libérés de la puissance de la chair. Cette libération nous a été acquise par l’œuvre du Seigneur Jésus à la croix. Nous devons saisir notre libération par la foi.
La puissance de la chair est telle, qu’elle peut résister à tous les traitements que nous pourrions employer contre elle. La chair ne sera jamais mise à mort par nos prières, nos jeûnes et nos supplications !

La seule puissance capable de réduire à néant la puissance de la chair, c’est la puissance de la croix. Seule la mort de Jésus sur la croix a permis de vaincre la puissance de la chair, et d’annuler la loi de péché et de mort.

“En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit” (Rom. 8 : 2-4).

Toute notre libération est décrite dans ce passage !

Le problème de notre chair de péché ne pouvait être réglé que dans la chair de Jésus !

Jésus, par Son incarnation, a reçu un corps de chair semblable au nôtre. Mais la chair de Jésus n’a pas hérité du péché originel. La chair de Jésus était donc pure, et n’était pas esclave de la loi de péché et de mort.

C’est pour cela qu’Il a pu, sur la croix, ouvrir volontairement Sa chair à la mort. Si Jésus est mort, c’est qu’Il a volontairement accepté de porter la mort dans Son corps, sur le bois de la croix.

La conséquence du péché est la mort. En prenant sur Lui la mort, en laissant la mort entrer dans Son corps, le Seigneur Jésus a donc pris sur Lui la conséquence de tous nos péchés. Le jugement de notre péché est tombé sur Lui, sous la forme de la mort physique qu’Il a subie pour nous.

“Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris” (1 Pierre 2 : 24).

En Christ, nous sommes morts aux péchés, et aussi morts au Péché, qui est un autre nom pour désigner la chair. Etant morts au péché et à la chair, nous sommes ressuscités en Christ à une vie nouvelle, qui est la vie éternelle de l’Esprit ! Nous sommes ainsi libérés de l’esclavage de la chair, et nous pouvons à présent marcher selon l’esprit ! Gloire à Dieu !

Nous n’avons donc pas à lutter contre la chair ! Mais nous avons à réaliser que la mort de Jésus nous a délivrés de l’emprise de la chair de péché.

“Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix” (Col. 2 : 10-15).

“Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité” (1 Cor. 15 : 50).

“Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs” (Gal. 5 : 24).

“Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde !” (Gal. 6 : 14).

L’esprit du monde est le même esprit que celui de la chair. La croix nous délivre à la fois de la chair et de l’esprit du monde. La mort de Jésus est vraiment libératrice !

Nous bénéficions, par l’accomplissement de l’œuvre parfaite de Jésus-Christ à la croix, de la prophétie de Zacharie :

“Zacharie, son père, fut rempli du Saint-Esprit, et il prophétisa, en ces mots : Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, De ce qu’il a visité et racheté son peuple, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ! C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie” (Luc 1 : 67-75).

Nous avons été délivrés de notre pire ennemi intérieur, la chair de péché ! Nous pouvons à présent marcher par l’esprit, c’est-à-dire “marcher devant Dieu dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie” ! Que le Nom de Jésus soit exalté et glorifié !

suite partie 2 : l'Eglise hors du camp

Publié le 19/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
suite partie 2 : l'Eglise hors du camp
Les grands projets montés par les églises peuvent impressionner, mais sont-ils aussi efficaces qu’on le prétend ? Le témoignage individuel et discret des Chrétiens, surtout de ceux qui sont remplis de discernement et d’amour pour le Seigneur, n’est-il pas en fait bien plus efficace que les efforts d’un prédicateur en costume blanc ou d’un groupe de rock sur une estrade ?

Quoi qu’il en soit, nous devons être conduits par le Seigneur quand nous annonçons l’Evangile. Nous ne devons parler que lorsque le Saint-Esprit nous le montre, en employant des moyens appropriés. Lancer un message à la ronde peut être efficace à certains moments, mais cela revient à manier un tromblon. Je ne crois pas que cela soit ce que Dieu entende en général par “évangélisation.” Chaque individu vient au Seigneur d’une manière différente. Chacun a des besoins spécifiques et doit être approché différemment. Chaque individu vit d’une manière différente. Certains ont besoin qu’on leur parle sévèrement de leur péché, alors que d’autres ont besoin d’une parole affectueuse et pleine d’amour. D’autres encore ont besoin de délivrance. Nous ne pouvons pas savoir tout cela si nous n’avons pas un contact personnel avec quelqu’un. Un tel contact est bien plus facile quand nous invitons ces personnes chez nous, pour partager un repas ou participer à une réunion informelle.

Tous ceux qui sont fatigués de tout ce qui se passe dans une église organisée peuvent être enchantés de découvrir une réelle “église” composée de pierres vivantes !

Qaund nous sommes dans un petit groupe, même s’il a déjà une certaine taille, nous avons une réponse à la question : “Où envoyer les nouveau convertis ?” Il faut simplement que les membres du groupe se connaissent, s’aiment et se fassent mutuellement confiance. Les nouveaux convertis peuvent s’intégrer immédiatement. Le groupe peut les nourrir, veiller sur eux, et les guider dans la bonne direction, sans qu’ils se sentent intimidés ou mal à l’aise.

Les enseignements peuvent être adaptés à leurs besoins, et le groupe peut répondre à leurs questions. Les grandes églises ne peuvent pas s’occuper ainsi des nouveaux convertis, d’une manière personnelle et individuelle. Les nouveaux convertis pourront ainsi apprendre à consulter le Seigneur dans la prière, à étudier eux-mêmes la Bible, et à ne pas dépendre des autres pour conduire leur vie spirituelle. C’est l’héritage inestimable des nouveaux convertis !
Les “bonnes oeuvres.”

On pense souvent que seules les grandes églises peuvent mener à bien des projets humanitaires ou d’aide sociale. Mais pourquoi les petits groupes ne pourraient-ils pas le faire ? S’il y a une volonté, il y a aussi un moyen. Rien n’empêche les membres d’un petit groupe de mettre de côté de l’argent pour des actions charitables, ni de visiter des malades dans un hôpital ou des personnes âgées dans une maison de retraite. Ils peuvent même organiser une sortie au bord de la mer pour certains !

Les réunions des membres du groupe devraient être libératrices et pleines de joie. Nous ne devrions pas nous limiter à des relations purement spirituelles. Nous devrions aussi nous réunir pour autre chose que prier ou discuter de la Bible ! Ayons aussi des relations sur le plan humain ou social. Sachons amener nos enfants dans quelque parc à thème, organiser un repas commun dans un restaurant, ou simplement bavarder entre nous !
Le baptême.

Le baptême ne devrait pas présenter de problème. Dans la Bible, nous voyons qu’ils baptisaient les nouveaux convertis partout où ils pouvaient trouver de l’eau. Par “baptême,” j’entends bien sûr un baptême par immersion. Nous pouvons donc faire de même.

Mon propre baptême s’est passé dans la piscine locale, dans le petit bain, je dois le préciser ! Je connais des gens qui ont été baptisés dans leur baignoire. Un groupe peut parfois emprunter les baptistère d’une église amie. On peut aussi aller, en été, au bord d’un lac tranquille, ou acheter une piscine en plastique. Improvisez !
Que faire pendant la réunion ?

Je m’étonne toujours quand on me pose cette question. Il me semble que les Chrétiens devraient éprouver un désir naturel de communion fraternelle, et qu’ils vont naturellement prier, chanter ou partager la Parole quand ils se rencontrent. Mais ce n’est pas le cas. Il y a un certain nombre de très chers Chrétins qui n’ouvrent jamais la bouche pendant les réunions, même pour prier.

Il nous faut répondre aux besoins de chacun. Cela devient bien plus facile quand nous apprenons à bien nous connaître les uns les autres, et quand nous sommes tous nés de nouveau. Ce n’est pas le cas dans beaucoup d’églises organisées !

Les timides ont donc besoin d’être encouragés, et les dominateurs d’être calmés, afin de créer une atmosphère équilibrée, où tous vont pouvoir grandir.

Je n’ai pas l’intention d’expliquer exactement dans cet article comment y parvenir. Chaque groupe doit pouvoir apporter ses propres réponses. Cependant, la Bible nous donne un certain nombre d’exemple de ce que nous devrions voir dans nos réunions :

“Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification” (1 Cor. 14 :26).

“Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous l’inspiration de la grâce. Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père” (Col. 3 :16-17).

“Entretener-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre coeur les louanges du Seigneur ; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ” (Eph. 5 :19-21).

Ces versets nous montrent ce que nous pouvons faire dans une réunion. Mais le Seigneur nous conduira. Voici un aperçu de tout ce qui peut se passer au cours d’une réunion de groupe :

* Partage de révélations.
* Enseignement Biblique.
* Illustrations pratiques sur la manière d’appliquer une doctrine dans la vie pratique.
* Langues et interprétations (s’il y a des gens qui exercent les dons spirituels).
* Exhortations mutuelles.
* Chants (de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, parfois reçus dans l’Esprit sur le moment).
* Actions de grâce et louange.
* Adoration et louange.
* Intercession et autres prières.

Tout cela ne peut suivre une routine établie, et nous devons en toutes choses suivre la direction du Saint-Esprit. Si Dieu veut que nous passions toute une soirée à discuter sur un seul verset biblique, nous devons le faire. S’il veut que nous passions la soirée à chanter et à Le louer, c’est le meilleur usage que nous puissions faire de notre temps. Soyons souples !
Et moi qui suis tout seul ?

Cet article a été écrit en pensant à ceux qui se réunissent en petits groupes ou avec les membres de leur famille et quelques amis.

Mais il existe un certain nombre de Chrétiens qui doivent quitter leur église et qui se retrouvent complètement seuls. Ils sont soit célibataires, soit mariés à un conjoint qui n’est pas converti, ou ils ne connaissent aucun Chrétien dans leur localité.

Ce n’est certainement pas une situation idéale pour un Chrétien. Il s’agit sans doute d’une situation extrêmement difficile et éprouvante. Ces Chrétiens isolés peuvent être en proie à des pensées de solitude, à des sentiments de culpabilité, et à des pressions pour “aller quelque part,” simplement pour le principe de se joindre à une communauté chrétienne.

Il faut un acte de foi pour se séparer d’une église locale, quand elle a rejeté la saine doctrine, et pour décider de marcher seul avec Dieu. Cette décision de ne pas se compromettre avec l’erreur peut être rapidement critiquée par ceux qui ne supportent pas les Chrétiens isolés. Ils leur disent qu’ils sont en dehors de la volonté de Dieu, et qu’ils risquent même de perdre leur salut. Cela n’est pas facile, et cela ne fait qu’ajouter aux pressions exercées sur ces Chrétiens pour les faire céder et revenir au bercail, ce qui ne serait pas la volonté de Dieu.

Si vous n’avez aucune communion fraternelle sur le plan locale, si vous ne connaissez aucun autre Chrétien avec lequel vous pouvez prier ou étudier la Bible, au lieu de vous enterrer ou de retourner dans une mauvaise église, vous devriez au moins faire confiance à Dieu pour qu’Il vous fasse rencontrer quelques Chrétiens qui partagent votre point de vue, et avec lesquels vous pourrez avoir une communion fratenelle.

Voici quelques conseils à l’intention des Chrétiens “hors du camp” qui sont complètement isolés. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive d’instructions. Ces conseils peuvent d’ailleurs s’appliquer à tous ceux qui ont dù quitter une église :

Tout d’abord, assurez-vous de n’avoir aucune colère ni aucun mauvais sentiment contre les membres de votre ancienne église. Cela peut bloquer votre relation avec le Seigneur, et freiner votre vie spirituelle. Vous devez d’abord balayer devant votre propre porte, accorder un plein pardon à ceux que vous avez laissés derrière vous, et être déterminé à ne jamais vous engager dans une dispute quelconque, même par lettre ou par téléphone. Ne remâchez pas constamment votre expérience passée.

Il est souvent bon, et parfois utile, de vous couper une fois pour toutes, dans la prière, de tout ce qui a été fait et enseigné dans votre ancienne église, surtout si l’on vous a imposé les mains, ou si vous avez été impliqué dans beaucoup de choses non-bibliques. Repentez-vous tout simplement de toutes ces choses devant Dieu, et détournez-vous clairement de tout cela, en le plaçant devant le Seigneur dans la prière. Certains trouvent utile de proclamer à haute voix qu’ils se dissocient de toutes ces choses passées, au nom de Jésus, en brisant en Son nom tous les liens qui pouraient provenir de leurs pratiques passées.

Ne permettez à personne de vous dicter vos pensées, vos sentiments et vos croyances. Si quelqu’un vous téléphone ou vous contacte, ne le laissez aucunement vous manipuler, vous culpabiliser ou vous effrayer en ce qui concerne l’avenir. Fortifiez-vous dans le Seigneur, et gardez à l’esprit les raisons fondamentales qui vous ont fait choisir de quitter cette église. Restez ferme dans ce que vous croyez être la volonté de Dieu pour vous. Si vous êtes seul avec Dieu, vous avez la majorité !

Les gens vont souvent essayer de vous persuader que vous avez eu tort de quitter votre église, et que vous devriez revenir, uniquement pour pouvoir témoigner de la vérité à ceux qui sont restés. Toutefois, je n’ai pratiquement jamais vu un Chrétien isolé faire changer son église, quand le pasteur et beaucoup d’autres sont enfoncés dans l’erreur. En fait, c’est le contraire qui se passe : l’église finit toujours par user la détermination de beaucoup de ceux qui ont décidé de rester dans le système. Si vous avez pris votre décision, si vous avez ouvertement pris parti pour la vérité, si vous avez condamné l’erreur, et si l’on continue à vous ignorer, il ne vous reste que le choix de partir. Vous n’êtes aucunement responsable de la foi et des choix des autres membres de l’église. Ils ont aussi le Saint-Esprit et leur intelligence propre. Ils doivent prendre leurs propres décisions.

Rappelez-vous que de nombreux saints de la Bible ont été solitaires ou isolés, sans l’avoir choisi. Pensez à Joseph en Egypte, à Daniel à Babylone, à Elie, à Jean-Baptiste, et à l’apôtre Paul. Ils ont tous connu l’isolement, et ont passé de longues périodes sans “communion fraternelle.” Pourtant, Dieu les a utilisés, les a enseignés, et les a empêchés de s’écarter de la foi.

Vous devez comprendre que vous avez besoin de développer votre vie Chrétienne, sans vous couler dans le moule du monde qui vous entoure. Sans votre culte personnel, il serait facile d’être entrainé loin de Dieu. Il faut donc se discipliner pour avoir régulièrement des moments de prière, d’étude de la Bible et d’adoration, quand cela vous convient. Mais vous n’auriez aucun mérite de vous forcer à vous lever à cinq heures du matin, uniquement parce que cela vous donne l’impression que vous êtes spirituel ! Vous tiendriez pas longtemps ! Choisissez un moment de détente, où vous ne serez pas dérangé, à n’importe quelle heure de la journée.

Ne croyez pas que toute votre vie chrétienne va dépendre uniquement de vos moments de prière et de lecture biblique ! Il s’agit d’un style de vie et non d’actes isolés, ni d’une participation à des activités d’église. Ceux qui adoraient Jésus le faisaient de manière spontanée, par amour pour Lui (Matthieu 28 :9). Il est toujours temps, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, de dire à Dieu à quel point vous l’aimez et vous l’adorez !

De même, ne méprisez pas toutes les petites occasions de grandir et d’apprendre. Un article de Journal qui vous fait penser à Dieu, une remarque de quelqu’un qui vous fait méditer sur la bonté de Dieu, un coup de téléphone d’un autre Chrétien qui vous donne l’occasion de vous bénir et de vous édifier mutuellement, ou simplement une rencontre fortuite avec un Chrétien avec lequel vous êtes en communion, tout cela peut vous remplir de joie et de satisfaction pendant des semaines !

Chanter est une bonne manière d’exprimer la louange et l’adoration. Si vous en avez l’occasion, faites un peu de musique, ou mettez-vous à chanter chez vous, chaque fois que vous en aurez l’occasion. Les paroles de certains cantiques anciens sont vraiment bibliques, plus faciles à mémoriser que celles des cantiques modernes. Faites simplement tout ce qui peut vous bénir et vous inspirer. J’avais l’habitude de chanter quand je me rendais à vélo à mon travail, et c’était l’occasion de passer de bons moments de louange ! Le rythme des pédales m’inspirait souvent à composer mes propres cantiques. C’était une vraie bénédiction pour mon esprit. Même si ces cantiques improvisés sont tout simples, cela ne fait rien, Dieu comprend !

Profitez de toutes les bonnes conventions ou réunions publiques où vous pourrez rencontrer des Chrétiens qui semblent solides, ou qui font aussi partie du reste fidèle. Ce seront comme des oasis dans votre désert.

Faites confiance à Dieu, car Il sait fournir de la manne cachée à Ses enfants dans le désert, et faire jaillir des sources d’eau des rochers le long du chemin. Il est souvent surprenant de voir à quel point nous pouvons être bien nourris par le menu que Dieu nous fournit quand nous traversons un “désert” ! Quand nous rencontrons ensuite des Chrétiens qui continuent à “aller à l’église,” et que nous comparons notre situation à la leur, nous comprenons tout à coup à quel point nous avons grandi depuis que nous avons quitté notre église, et que cela ne se serait jamais produit si nous y étions restés !
Conclusion.

Nous verrons souvent les vrais Chrétiens connaître l’expérience du désert, ou qui vivent “hors du camp.” En fait, il s’agit sans doute de l’expérience normale de la plupart des Chrétiens véritables, tout au long de l’histoire ! Chaque fois que l’Eglise visible a chuté dans l’apostasie, il y a eu des Chrétiens qui ont rallumé la flamme de la vérité. Bien souvent, cela les a obligés à quitter leur communauté, quand ils n’en étaient pas chassés, et ils ont dû tout recommencer à zéro, dans leur maison, avec une ou deux autres personnes.

Nous vivons à une époque d’apostasie flagrante. Elle se dirige tout droit vers la séduction de la fin des temps, qui précèdera la venue de l’Antichrist. Plus que jamais, Dieu Se garde un reste fidèle dans toutes les nations. Certains sont toujours dans des bonnes églises, d’autres non. Mais nous voyons de plus en plus se constituer un seul Corps de Chrétiens, sortis de toutes les dénominations. Tous ont le même désir de préserver la vérité biblique, et veulent conserver une expression biblique de leur amour pour Dieu.

Nous ne pouvons pas savoir exactement quel sera l’aboutissement de cette tendance. Dieu fera peut-être grandir le nombre de ces Chrétiens. Nous verrons peut-être se former une Eglise composée de groupes de maisons, qui aura la tâche d’évangéliser, d’enseigner et de délivrer les perdus. Ou peut-être verrons-nous leur nombre diminuer, et finiront-ils comme les Chrétiens des pays communistes, qui se réunissent en secret. Dieu seul le sait.

Quoi que l’avenir nous réserve, nous ne devons jamais accepter de nous compromettre avec la Prostituée, simplement pour obéir à des traditions, des règles et des commandements d’hommes. Ce que Dieu nous commande, c’est d’obéir à Sa Parole, et de Le considérer comme notre seul Seigneur. Si nous devons être en conflit avec les traditions et les exigences des hommes, qu’il en soit ainsi !

Que tous ceux qui ont lu cet article puissent être inspirés et réconfortés dans le Seigneur !

—————————————————————————————————–

Article de Banner Ministries. Cet article peut être consulté en anglais à l’adresse suivante :

http://www.banner.org.uk/dev/outside2.htlm

Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale.

Source : www.paroledevie.org/

l'Eglise hors du camp

Publié le 19/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
l'Eglise hors du camp
La vie d’église.

Certains pensent que la vie d’église n’est “qu’un ensemble d’activités relatives à notre foi en Dieu.” Vous êtes pardonnable si vous pensez cela, car cette expression a bien souvent perdu son sens biblique. Les églises déclarent fièrement que si vous arrivez à 10 h 30 le dimanche matin, vous pouvez participer au “culte.” Mais, en réalité, cela n’a que peu de choses à voir avec ce que la Bible appelle un “culte” rendu au Seigneur.

Selon la Parole de Dieu, un “culte” n’est pas une réunion organisée, mais une expression spontanée de notre amour pour Dieu et de l’adortation qui Lui revient, qu’elle que soit la forme de cette expression.

Dans Genèse 24 : 24-27 et dans exode 4 :29-32, le “culte” est une fervente prière d’action de grâces, parce que Dieu a exaucé une demande. Dans Matthieu, c’est une manifestation spontanée d’adoration devant Jésus. Dans Apocalypse 3 :9, nous voyons les apostats forcés d’admettre leur erreur et de venir se prosterner dans l’humilité, la repentance et la soumission : “Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent ; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé.”

Le mot hébreu souvent traduit par “adorer” ou “rendre un culte,” dans l’Ancien Testament (shachah), démontre qu’il sagit d’une attitude d’humilité dans la présence de Dieu. Il ne s’agit pas nécessairement de ce que nous faisons ou de ce que nous Lui offrons pour Lui plaire. “Rendre un culte,” dans l’Acien Testament, impliquait le fait de se prosterner, de s’incliner profondément, ou même de tomber face contre terre dans la crainte, l’étonnement et l’admiration. On s’humiliait dans un profond respect pour la Personne de Dieu.

Vous pourriez penser que le culte rendu à Dieu dans le Nouveau Testament n’a plus le sens d’une obéissance aussi inconditionnelle à un Dieu Tout-Puissant. Mais le mot grec utilisé pour traduire l’adoration réservée à Jésus ou à Dieu est très semblable au mot hébreu. Il s’agit du mot “proskuneo,” qui traduit l’idée d’un chien fidèle qui vient lécher la main de son maître. Il signifie “s’incliner, se prosterner et rendre hommage.”

Quand nous “allons à l’église,” est-ce que nous réalisons vraiment qui est Dieu ? Nous jetons-nous aux pieds d’un Dieu Tout-Puissant et Saint, devant lequel nous temblons, comme dans Esaïe 66 :2 ? Ou alors tirons-nous fierté et orgueil de notre capacité à organiser un “culte” agréable, musicalement réussi, et terminé juste à temps pour nous permettre de rentrer chez nous avant que le rôti soit brûlé ?

Ceux qui sont fiers d’aller régulièrement “à l’église” s’engagent dans des activités inutiles, s’ils ne rendent pas un véritable culte à Dieu, au sens biblique de ce terme. Par ailleurs, ceux qui se réunissent un soir par mois avec un petit groupe de Chrétiens consacrés peuvent rendre un culte réellement agréable à Dieu, s’ils peuvent épancher leur coeur dans la prière et l’adoration. Ils peuvent même être conduits à se prosterner face contre terre, lorsque la grandeur de Dieu les saisit.
La Sainte Cène.

On a trop insisté, du moins en Grande-Bretagne, sur l’importance de prendre la Sainte Cène dans une église. Cela reflète l’influence du Catholicisme Romain. Certains croient que s’ils ne prennent pas le pain et le vin une fois par semaine dans une église, ils ne sont plus en communion avec le Seigneur et avec l’église.

Une femme qui se trouvait avec nous dans un groupe de maison décida un jour de se joindre à nous, parce que son église (une église Aglicane traditionaliste) était presque entièrement composée de gens qui n’étaient pas convertis, et n’offrait plus rien en matière d’enseignement biblique ni de culte véritable. Mais elle continuait à aller “communier” chaque dimanche dans son ancienne église, et nous accusait d’être en dehors de la volonté de Dieu, parce que nous “n’allions pas prendre la communion dans une église.”

Le partage de la Sainte Cène semble donc un point délicat entre nous. Pourtant, si vous étudiez la Bible, vous ne voyez aucune attitude ritualiste chez les premiers Chrétiens.
La Pâque.

Jésus a institué la Sainte Cène quand Il a invité Ses disciples à partager le pain et le vin avec Lui, le jour de la Pâque. Certains en ont tiré argument pour dire que nous ne devions prendre la Cène qu’une fois par an, pour commémorer la mort de Jésus.

Cependant, en réalité, les disciples “rompaient le pain” ensemble à d’autres moments. Ils avaient coutume de s’inviter mutuellement. C’était un acte courant d’hospitalité. Ils se réunissaient pour prendre un repas. Lorsqu’ils rompaient le pain, ils se rappelaient de quelle manière le corps de Jésus avait été rompu. Car Il leur avait dit : “Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif” (Jean 6 :35).

Ceci est bien illustré dans la première épître de Paul aux Corinthiens. Il est clair que le partage du pain et de la coupe se passait dans une ambiance informelle, au cours d’un repas où mangeait et buvait ; dans le cas des Corinthiens, sans doute un peu trop !

Paul les avertit de ne pas laisser ce moment particulier de communion fraternelle dégénérer en banquet, où les Chrétiens ne penseraient qu’à manger et à boire, au lieu de comprendre la signification spirituelle du “pain entier” et du “pain rompu.” Les Corinthiens appréciaient beaucoup les repas en commun, mais ils étaient en train de perdre de vue la signification du “pain rompu” en commun.

“Lorsque donc que vous réunissez, ce n’est pas pour manger le repas du Seigneur ; car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre. N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire ? Ou méprisez-vous l’Eglise de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela je ne vous loue point. Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous manger ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers les corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts” (1 Cor. 11 :20-30).

Saviez-vous que le mot traduit par “communion” dans le Nouveau Testament est le même qui est traduit ailleurs par “communion fraternelle” ? Il s’agit du mot “Koinonia,” qui dérive d’un mot signifiant “partenariat, participation.”

Jésus est le Pain, et nous partageons ce pain pour montrer notre partenariat avec Lui, notre “participation” à Sa nature, notre “commune union” avec Lui et les uns avec les autres. Partager le pain et le vin est donc une démonstraction pratique de notre unité. Paul emploie aussi l’analogie avec du pain, qui symbolise le Corps des croyants, et qui démontre notre unité spirituelle dans ce corps. “la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain” (1 Cor. 10 :16-17).

Jésus a employé du pain pour présenter le sacrifice de Son propre corps sur la croix. Le pain et le vin n’ont aucune signification sacramentelle. Ils ne sont certainement pas des éléments magiques. Rompre le pain et boire le vin n’étaient donc absolument pas des rites religieux, pour les premiers Chrétiens. Ce n’étaient que des moyens pratiques permettant de démontrer la réalité de leur union avec Christ et les uns avec les autres.

Même sans ce moyen pratique, la réalité de notre union avec Jésus et les uns avec les autres n’en demeure pas moins intacte. Il ne devrait rien y avoir de particulièrement sacré dans le fait de s’approcher d’un autel pour manger une “hostie” et boire dans un calice ! Cela ne confère aucune bénédiction particulière, car il n’y a là rien de magique ! Nous pourrions, si nous le voulions, célébrer notre “commune union” sans rompre le pain !

Toutefois, la plupart des petits groupes de maison romprent le pain et boivent un peu de vin rouge (ou de jus raisin). Cette pratique a tout autant de valeur et de signification (et même plus, pourrais-je dire) que le fait d’aller dans une église prendre la Cène avec des gens que l’on ne connait même pas, et dont certains ne sont même pas sauvés.

Les meilleurs moments de Sainte Cène que j’ai connus, et les plus émouvants, ont été ceux où nous avons partagé le même pain et bu à la même coupe, en pensant silencieusement à la signification du sacrifice de Jésus. Quelle que soit la taille d’un groupe, il est possible de prendre la Cène.
L’enseignement.

C’est aussi une pierre d’achoppement pour ceux qui sortent du système des églises organisées. Certains pensent que nous ne pouvons être enseignés que par des enseignants qualifiés et reconnus. Ce sont des Chrétiens qui se sont échappés d’églises autoritaires et dominatrices, dont les dirigeants leur dictaient ce qu’ils devaient croire, sans accepter de discussion. Mais lorsqu’ils se retrouvent isolés, ils sentent qu’ils ont encore besoin d’un homme pour les enseigner !

D’autres craignent de s’égarer et de tomber dans l’erreur, s’ils se contentent d’étudier la Bible par eux-mêmes.

Cela ne devrait pas se produire, si l’on est déterminé à dépendre de Dieu pour notre instruction, car Il a promis de nous envoyer le Saint-Esprit pour nous conduire dans toute la vérité. Même dans l’Ancien Testament, les croyants ne s’égaraient pas, tant qu’ils s’appuyaient sur Dieu pour être guidés :

“Pendant longtemps, il n’y a eu pour Israël ni vrai Dieu, ni sacrificateur qui enseignât, ni loi. Mais au sein de leur détresse, ils sont retournés à l’Eternel, le Dieu d’Israël, ils l’ont cherché, et ils l’ont trouvé” (2 Chro. 15 :3-4).

Le meilleur enseignant que nous puissions avoir, et le plus sûr, est Dieu Lui-même ! Paul a reçu toutes les vérités de l’Evangile directement de Dieu, sans l’aide d’aucun homme :

“Je vous déclare, frères, que l’Evangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ” (Gal. 1 :11-12).

Le Seigneur, qui a instruit Paul, peut aussi vous instruire :

“Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés” (1 Jean 2 :27).

“Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive ; car vous avez vous-mêmes appris de Dieu à vous aimer les uns les autres” (1 Thes. 4 :9).

J’ai connu beaucoup de Chrétiens qui ont quitté leur église à cause de pasteurs dominateurs, et parce qu’ils étaient obligés d’accepter toutes les croyances de ces pasteurs. Mais dès qu’ils sont partis, ils se sont aussitôt choisi un “prédicateur favori” pour les enseigner. Les livres et cassettes de ce prédicateur sont devenus leur nourriture exclusive, et ils n’ont jamais accepté de nouvelle doctrine, sans savoir d’abord ce que ce prédicateur en pensait. Aucun prédicateur ne détient toute la vérité à lui seul, quelle que soit sa qualité. Une telle attitude ne peut résulter qu’en un déséquilibre doctrinal, et en un certain culte de la personnalité qui est très malsain.

D’autres groupes, hélas, n’ont pas duré longtemps, parce qu’ils n’ont jamais rompu avec l’habitude d’inviter systématiquement des orateurs itinérants, certains venus de très loin. Il leur fallait un “orateur” à chaque réunion, et leur seul sujet de conversation était de savoir qui viendrait la prochaine fois !

Comme si la seule expérience valable que certains connaissent est d’aller à une grande convention pour entendre un orateur parler ! Dans ces conventions, les cantiques et les prières ne sont que des hors-d’oeuvre, dans l’attente du “plat principal” représenté par l’orateur ! Ces Chrétiens s’efforcent donc désespérément de recréer cette ambiance qu’ils ont connue dans ces conventions. Mais cela ne peut que dessécher et détruire ce qui peut rester de la vie spirituelle d’une communauté ! Cela ouvre aussi toute grande la porte de la séduction. J’ai vu une fois un faux prophète entrainer avec lui presque tous les membres d’un groupe. Ils sont à présent englués dans des faux enseignements, encore plus qu’auparavant ! Tout cela a été causé par leur désir de suivre les enseignements d’un homme, au lieu de chercher eux-mêmes le Seigneur.

Une claire compréhension de la doctrine biblique ne s’acquiert pas en écoutant des cassettes et en lisant des livres, bien que ces derniers soient parfois utiles. Mais il faut aller soi-même à la source, la Bible, en permettant au Saint-Esprit de nous conduire dans notre étude. Ce n’est pas la lettre morte de la Parole qui nous éclaire sur sa signification spirituelle, mais c’est le Saint-Esprit qui illumine la Parole, qui lui confère une réelle vie spirituelle, et qui en révèle signification à notre coeur. Pour cela, nous devons nous appuyer sur Lui, notre Enseignement.
Comment étudier la Bible.

Un petit groupe peut mettre lui-même au point sa propre manière d’étudier la Bible. Certains préfèrent étudier un thème dans toute la Bible. D’autres étudient certains mots-clefs, et voient comment ces mots sont employés dans certains versets et passages de la Bible. Il y a bien d’autres manières d’étudier la Bible. Mais une étude de la Bible ne doit jamais devenir fastidieuse et terne. Elle doit toujours nous inspirer, et être l’occasion de découvertes excitantes et joyeuses.

Mais il est essentiel de faire cette étude ensemble. Cela doit être un projet commun. Il ne faut pas laisser une seule personne nous donner toutes les réponses. Lisez donc ensemble les Ecritures, parlez-en entre vous, en partageant vos pensées et ce que cela vous suggère. Le Saint-Esprit vous conduira dans une compréhension plus profonde de la signification de la Parole, tout en vous montrant comment l’appliquer pratiquement dans votre vie. Certes, un Chrétien plus expérimenté peut préparer un sujet et prendre d’avance quelques notes, pour s’assurer que l’étude collective ne dévie pas. Mais personne ne doit imposer sont point de vue aux autres.
La prédication.

Dans la plupart des églises, on est habitué à un “sermon” de vingt minutes donné du haut d’une estrade à toute la congrégation réunie. En général, c’est la tâche du pasteur ou d’un ancien dûment accrédité. Tout le monde est censé rester assis et écouter attentivement, en prenant des notes, et en absorbant la sagesse des anciens. Mais s’ils enseignent une hérésie, ou tordent un passage de l’Ecriture, aucun simple membre de l’église ne peut avoir l’occasion d’intervenir pour signaler l’erreur et la corriger publiquement. Toute interruption du sermon serait considérée comme déplacée.

Dans la Bible, ce type de prédication n’était utilisé que pour enseigner un groupe important de croyants, ou pour lui donner des informations fraîches. Par exemple, au chapitre 5 du Deutéronome : “Moïse convoqua tout Israël, et leur dit : Ecoute, Israël, les lois et les ordonnances que je vous fais entendre aujourd’hui. Apprenez-les, et mettez-les soigneusement en pratique.”

Dans Actes 20 :7-11, nous voyons aussi Paul parler à un groupe important de Chrétiens (il a même parlé si longtemps qu’un jeune homme s’est endormi !) L’exemple suprême est, bien entendu, ce que nous appelons le “Sermon sur la Montagne.” Jésus S’est adressé à une grande foule, pour lui annoncer des choses nouvelles et étranges.

On voit dans la Bible ce type de prédication employé quand une grande foule est rassemblée, et quand il faut lui donner un grand nombre d’informations et d’instructions nouvelles. Cependant, une fois que ces nouvelles et ces instructions ont été données, les apôtres n’ont pas continué à employer cette méthode, mais ils ont favorisé la discussion et le partage.
Un enseignement plus informel en petits groupes.

Il existe une forme d’enseignement qui s’adapte mieux aux petits groupes et aux familles. Il s’agit d’un enseignement plus informel, ouvert à la conversation et aux questions, dans lequel tous peuvent participer, au lieu de laisser un seul homme parler du haut d’une estrade.

C’est ce type d’enseignement qui est recommandé par Dieu, par exemple dans Deut. 6 :6-7 :

“Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.”

Le Seigneur aime entendre ceux qui parlent de Sa Parole et qui partagent souvent les choses de Dieu. Remarquez de quelle manière le Seigneur traite ceux qui aiment Sa Parole :

“Alors ceux qui craignent l’Eternel se parlèrent l’un à l’autre ; l’Eternel fut attentif, et il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Eternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Eternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert” (Malachie 3 :16-17).

Nous apprenons souvent davantage en parlant entre nous, en partageant, en réfléchissant ensemble à un sujet, en le commentant et en échangeant ce que nous y découvrons, plutôt qu’en écoutant une prédication. Dans un petit groupe, il n’est pas bon qu’un membre du groupe parle tout le temps seul devant tout le groupe, comme s’il était en quelque sorte au-dessus des autres. La forme d’enseignement la mieux adaptée aux petits groupes est un enseignement fondé sur l’échange et la conversation, conçu comme un processus vivant. La croissance d’un enfant ne se fait pas d’un coup, mais elle se poursuit en permanence, imperceptiblement.

Il peut y avoir des moments où un membre du groupe donnera une étude plus approndie sur un thème biblique. Mais imposer une telle prédication à chaque réunion serait une erreur.

Il y a quelques années, j’ai bien connu un petit groupe, qui avait quitté une église apostate pour se réunir dans une maison. Ils ont fait construire un magnifique lutrin en bois qu’ils ont placé dans leur salon, et ont acheté des livres de cantiques, qui étaient distribués à l’entrée de leur maison. Ils choisirent une brochette d’orateurs extérieurs pour venir les enseigner. Après un cantique et une prière en guise d’introduction, l’orateur se plaçait derrière le lutrin et parlait pendant environ une heure. Peu après, ils acquirent un harmonium pour accompagner les cantiques, et bannirent tous les cantiques “modernes.” Ils avaient quitté un système ecclésiastique, mais le système ecclésiastique ne les avait pas quittés !
Et les enfants ?

Beaucoup sont plus qualifiés que moi pour aborder la question des enfants dans des petits groupes fonctionnant “hors du camp.” Nous n’avons pas d’enfants dans notre foyer. Mais je connais certains petits groupes où les enfants, petits et grands, sont intégrés avec bonheur dans cette “famille” spirituelle, et ne sont pas exclus des réunions principales, comme c’est souvent le cas dans des grandes églises.

Il n’y a aucune raison pour ne pas faire participer les enfants aux réunions, et même pour ne pas les laisser poser des questions ou apporter leur contribution :

“Ecoutez, mes fils, l’instruction d’un père, et soyez attentifs, pour connaître la sagesse ; car je vous donne de bons conseils : ne rejetez pas mon enseignement. J’étais un fils pour mon père, un fils tendre et unique auprès de ma mère. Il m’instruisait alors, et il me disait : que ton coeur retienne mes paroles ; observe mes préceptes, et tu vivras” (Proverbes 4 :1-4).

Dieu ne nous demande pas d’éloigner nos enfants de notre maison le dimanche, pour qu’ils soient enseignés par des étrangers. Ils ont besoin de la tendresse et de l’affection que seuls des parents peuvent leur donner, ou les membres de notre famille spirituelle, si nous pouvons leur faire confiance. Ceci est important, surtout quand il faut parler de sujets difficiles, ou lorsque les enfants ont besoin d’être disciplinés.

“Ecoute, mon fils, l’instruction de ton père, et ne rejete pas l’enseignement de ta mère” (Prov. 1 :8).

“Paroles du roi Lemuel. Sentences par lesquelles sa mère l’instruisit” (Prov. 31 :1).

“Ecoute, mon fils, et reçois mes paroles ; et les années de ta vie se multiplieront. Je te montre la voie de la sagesse, je te conduis dans les sentiers de la droiture. Si tu marches, ton pas ne sera point gêné ; Et si tu cours, tu ne chancelleras point” (Prov. 4 :10-12).

Je laisserai ceux qui ont plus d’expérience que moi vous donner des conseils pratiques sur la manière d’intégrer les enfants dans un petit groupe, tout en les gardant heureux.

Je voudrais encore dire ceci : ceux qui ont quitté une église ont souvent du mal à savoir ce qu’il faut dire aux enfants et adolescents qui sont contraints de quitter leurs amis. Certains parents pensent qu’ils doivent continuer à offrir à ces enfants et adolescents le même type d’activités qu’ils avaient l’habitude d’avoir dans leur ancienne église. C’est aussi un problème pour lequel je n’ai pas beaucoup d’expérience directe. Mais il me semble que l’on devrait proposer à ces jeunes d’autres activités que celles qu’on leur proposait dans une église apostate.

Il me semble aussi qu’il n’est pas sage de laisser des jeunes, souvent impressionnables et spirituellement influençables, continuer à fréquenter une église que leurs propres parents ont jugé préférable de quitter ! Le fait qu’ils doivent quitter leurs amis n’est pas une raison suffisante pour leur laisser courir un danger spirituel réel, dont toute la famille pourrait sérieusement souffrir à long terme.

On devrait avertir les enfants des dangers de la séduction, et leur montrer de quelle manière la séduction peut endommager la vie spirituelle. Il faut leur dire qu’une marche fidèle avec le Seigneur impose des sacrifices. Si nos enfants ne sont pas encore sauvés, ils seront sans doute bien plus intéressés par des réunions informelles dans des petits groupes, que par des réunions dans des grandes églises. Dans l’atmosphère intime d’un petit groupe, ils pourront discuter plus librement de leurs doutes, et être conduits avec douceur au Seigneur.
Le problème de l’évangélisation.

On critique aussi les petits groupes, en leur reprochant leur inefficacité. Ils ne peuvent pas organiser de grandes campagnes d’évangélisation, ni s’engager dans des actions humanitaires d’envergure.

Mais l’évangélisation, selon la Bible, consiste à annoncer l’Evangile aux gens qui son autour de nous et à nos amis, lorsque l’occasion se présente. Les statistiques sont trompeuses. Il est certain que les témoignages individuels mènent beaucoup plus de gens au salut que les grandes campagnes d’évangélisation.

Les grands projets montés par les églises peuvent impressionner, mais sont-ils aussi efficaces qu’on le prétend ? Le témoignage individuel et discret des Chrétiens, surtout de ceux qui sont remplis de discernement et d’amour pour le Seigneur, n’est-il pas en fait bien plus efficace que les efforts d’un prédicateur en costume blanc ou d’un groupe de rock sur une estrade ?

Quoi qu’il en soit, nous devons être conduits par le Seigneur quand nous annonçons l’Evangile. Nous ne devons parler que lorsque le Saint-Esprit nous le montre, en employant des moyens appropriés. Lancer un message à la ronde peut être efficace à certains moments, mais cela revient à manier un tromblon. Je ne crois pas que cela soit ce que Dieu entende en général par “évangélisation.” Chaque individu vient au Seigneur d’une manière différente. Chacun a des besoins spécifiques et doit être approché différemment. Chaque individu vit d’une manière différente. Certains ont besoin qu’on leur parle sévèrement de leur péché, alors que d’autres ont besoin d’une parole affectueuse et pleine d’amour. D’autres encore ont besoin de délivrance. Nous ne pouvons pas savoir tout cela si nous n’avons pas un contact personnel avec quelqu’un. Un tel contact est bien plus facile quand nous invitons ces personnes chez nous, pour partager un repas ou participer à une réunion informelle.

Tous ceux qui sont fatigués de tout ce qui se passe dans une église organisée peuvent être enchantés de découvrir une réelle “église” composée de pierres vivantes !

Qaund nous sommes dans un petit groupe, même s’il a déjà une certaine taille, nous avons une réponse à la question : “Où envoyer les nouveau convertis ?” Il faut simplement que les membres du groupe se connaissent, s’aiment et se fassent mutuellement confiance. Les nouveaux convertis peuvent s’intégrer immédiatement. Le groupe peut les nourrir, veiller sur eux, et les guider dans la bonne direction, sans qu’ils se sentent intimidés ou mal à l’aise.

Les enseignements peuvent être adaptés à leurs besoins, et le groupe peut répondre à leurs questions. Les grandes églises ne peuvent pas s’occuper ainsi des nouveaux convertis, d’une manière personnelle et individuelle. Les nouveaux convertis pourront ainsi apprendre à consulter le Seigneur dans la prière, à étudier eux-mêmes la Bible, et à ne pas dépendre des autres pour conduire leur vie spirituelle. C’est l’héritage inestimable des nouveaux convertis !
Les “bonnes oeuvres.”

On pense souvent que seules les grandes églises peuvent mener à bien des projets humanitaires ou d’aide sociale. Mais pourquoi les petits groupes ne pourraient-ils pas le faire ? S’il y a une volonté, il y a aussi un moyen. Rien n’empêche les membres d’un petit groupe de mettre de côté de l’argent pour des actions charitables, ni de visiter des malades dans un hôpital ou des personnes âgées dans une maison de retraite. Ils peuvent même organiser une sortie au bord de la mer pour certains !

Les réunions des membres du groupe devraient être libératrices et pleines de joie. Nous ne devrions pas nous limiter à des relations purement spirituelles. Nous devrions aussi nous réunir pour autre chose que prier ou discuter de la Bible ! Ayons aussi des relations sur le plan humain ou social. Sachons amener nos enfants dans quelque parc à thème, organiser un repas commun dans un restaurant, ou simplement bavarder entre nous !
Le baptême.

Le baptême ne devrait pas présenter de problème. Dans la Bible, nous voyons qu’ils baptisaient les nouveaux convertis partout où ils pouvaient trouver de l’eau. Par “baptême,” j’entends bien sûr un baptême par immersion. Nous pouvons donc faire de même.

Mon propre baptême s’est passé dans la piscine locale, dans le petit bain, je dois le préciser ! Je connais des gens qui ont été baptisés dans leur baignoire. Un groupe peut parfois emprunter les baptistère d’une église amie. On peut aussi aller, en été, au bord d’un lac tranquille, ou acheter une piscine en plastique. Improvisez !
Que faire pendant la réunion ?

Je m’étonne toujours quand on me pose cette question. Il me semble que les Chrétiens devraient éprouver un désir naturel de communion fraternelle, et qu’ils vont naturellement prier, chanter ou partager la Parole quand ils se rencontrent. Mais ce n’est pas le cas. Il y a un certain nombre de très chers Chrétins qui n’ouvrent jamais la bouche pendant les réunions, même pour prier.

Il nous faut répondre aux besoins de chacun. Cela devient bien plus facile quand nous apprenons à bien nous connaître les uns les autres, et quand nous sommes tous nés de nouveau. Ce n’est pas le cas dans beaucoup d’églises organisées !

Les timides ont donc besoin d’être encouragés, et les dominateurs d’être calmés, afin de créer une atmosphère équilibrée, où tous vont pouvoir grandir.

Je n’ai pas l’intention d’expliquer exactement dans cet article comment y parvenir. Chaque groupe doit pouvoir apporter ses propres réponses. Cependant, la Bible nous donne un certain nombre d’exemple de ce que nous devrions voir dans nos réunions :

“Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification” (1 Cor. 14 :26).

“Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous l’inspiration de la grâce. Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père” (Col. 3 :16-17).

“Entretener-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre coeur les louanges du Seigneur ; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ” (Eph. 5 :19-21).

Ces versets nous montrent ce que nous pouvons faire dans une réunion. Mais le Seigneur nous conduira. Voici un aperçu de tout ce qui peut se passer au cours d’une réunion de groupe :

* Partage de révélations.
* Enseignement Biblique.
* Illustrations pratiques sur la manière d’appliquer une doctrine dans la vie pratique.
* Langues et interprétations (s’il y a des gens qui exercent les dons spirituels).
* Exhortations mutuelles.
* Chants (de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, parfois reçus dans l’Esprit sur le moment).
* Actions de grâce et louange.
* Adoration et louange.
* Intercession et autres prières.

Tout cela ne peut suivre une routine établie, et nous devons en toutes choses suivre la direction du Saint-Esprit. Si Dieu veut que nous passions toute une soirée à discuter sur un seul verset biblique, nous devons le faire. S’il veut que nous passions la soirée à chanter et à Le louer, c’est le meilleur usage que nous puissions faire de notre temps. Soyons souples !
Et moi qui suis tout seul ?

Cet article a été écrit en pensant à ceux qui se réunissent en petits groupes ou avec les membres de leur famille et quelques amis.

Mais il existe un certain nombre de Chrétiens qui doivent quitter leur église et qui se retrouvent complètement seuls. Ils sont soit célibataires, soit mariés à un conjoint qui n’est pas converti, ou ils ne connaissent aucun Chrétien dans leur localité.

Ce n’est certainement pas une situation idéale pour un Chrétien. Il s’agit sans doute d’une situation extrêmement difficile et éprouvante. Ces Chrétiens isolés peuvent être en proie à des pensées de solitude, à des sentiments de culpabilité, et à des pressions pour “aller quelque part,” simplement pour le principe de se joindre à une communauté chrétienne.

Il faut un acte de foi pour se séparer d’une église locale, quand elle a rejeté la saine doctrine, et pour décider de marcher seul avec Dieu. Cette décision de ne pas se compromettre avec l’erreur peut être rapidement critiquée par ceux qui ne supportent pas les Chrétiens isolés. Ils leur disent qu’ils sont en dehors de la volonté de Dieu, et qu’ils risquent même de perdre leur salut. Cela n’est pas facile, et cela ne fait qu’ajouter aux pressions exercées sur ces Chrétiens pour les faire céder et revenir au bercail, ce qui ne serait pas la volonté de Dieu.

Si vous n’avez aucune communion fraternelle sur le plan locale, si vous ne connaissez aucun autre Chrétien avec lequel vous pouvez prier ou étudier la Bible, au lieu de vous enterrer ou de retourner dans une mauvaise église, vous devriez au moins faire confiance à Dieu pour qu’Il vous fasse rencontrer quelques Chrétiens qui partagent votre point de vue, et avec lesquels vous pourrez avoir une communion fratenelle.

Voici quelques conseils à l’intention des Chrétiens “hors du camp” qui sont complètement isolés. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive d’instructions. Ces conseils peuvent d’ailleurs s’appliquer à tous ceux qui ont dù quitter une église :

Tout d’abord, assurez-vous de n’avoir aucune colère ni aucun mauvais sentiment contre les membres de votre ancienne église. Cela peut bloquer votre relation avec le Seigneur, et freiner votre vie spirituelle. Vous devez d’abord balayer devant votre propre porte, accorder un plein pardon à ceux que vous avez laissés derrière vous, et être déterminé à ne jamais vous engager dans une dispute quelconque, même par lettre ou par téléphone. Ne remâchez pas constamment votre expérience passée.

Il est souvent bon, et parfois utile, de vous couper une fois pour toutes, dans la prière, de tout ce qui a été fait et enseigné dans votre ancienne église, surtout si l’on vous a imposé les mains, ou si vous avez été impliqué dans beaucoup de choses non-bibliques. Repentez-vous tout simplement de toutes ces choses devant Dieu, et détournez-vous clairement de tout cela, en le plaçant devant le Seigneur dans la prière. Certains trouvent utile de proclamer à haute voix qu’ils se dissocient de toutes ces choses passées, au nom de Jésus, en brisant en Son nom tous les liens qui pouraient provenir de leurs pratiques passées.

Ne permettez à personne de vous dicter vos pensées, vos sentiments et vos croyances. Si quelqu’un vous téléphone ou vous contacte, ne le laissez aucunement vous manipuler, vous culpabiliser ou vous effrayer en ce qui concerne l’avenir. Fortifiez-vous dans le Seigneur, et gardez à l’esprit les raisons fondamentales qui vous ont fait choisir de quitter cette église. Restez ferme dans ce que vous croyez être la volonté de Dieu pour vous. Si vous êtes seul avec Dieu, vous avez la majorité !

Les gens vont souvent essayer de vous persuader que vous avez eu tort de quitter votre église, et que vous devriez revenir, uniquement pour pouvoir témoigner de la vérité à ceux qui sont restés. Toutefois, je n’ai pratiquement jamais vu un Chrétien isolé faire changer son église, quand le pasteur et beaucoup d’autres sont enfoncés dans l’erreur. En fait, c’est le contraire qui se passe : l’église finit toujours par user la détermination de beaucoup de ceux qui ont décidé de rester dans le système. Si vous avez pris votre décision, si vous avez ouvertement pris parti pour la vérité, si vous avez condamné l’erreur, et si l’on continue à vous ignorer, il ne vous reste que le choix de partir. Vous n’êtes aucunement responsable de la foi et des choix des autres membres de l’église. Ils ont aussi le Saint-Esprit et leur intelligence propre. Ils doivent prendre leurs propres décisions.

Rappelez-vous que de nombreux saints de la Bible ont été solitaires ou isolés, sans l’avoir choisi. Pensez à Joseph en Egypte, à Daniel à Babylone, à Elie, à Jean-Baptiste, et à l’apôtre Paul. Ils ont tous connu l’isolement, et ont passé de longues périodes sans “communion fraternelle.” Pourtant, Dieu les a utilisés, les a enseignés, et les a empêchés de s’écarter de la foi.

Vous devez comprendre que vous avez besoin de développer votre vie Chrétienne, sans vous couler dans le moule du monde qui vous entoure. Sans votre culte personnel, il serait facile d’être entrainé loin de Dieu. Il faut donc se discipliner pour avoir régulièrement des moments de prière, d’étude de la Bible et d’adoration, quand cela vous convient. Mais vous n’auriez aucun mérite de vous forcer à vous lever à cinq heures du matin, uniquement parce que cela vous donne l’impression que vous êtes spirituel ! Vous tiendriez pas longtemps ! Choisissez un moment de détente, où vous ne serez pas dérangé, à n’importe quelle heure de la journée.

Ne croyez pas que toute votre vie chrétienne va dépendre uniquement de vos moments de prière et de lecture biblique ! Il s’agit d’un style de vie et non d’actes isolés, ni d’une participation à des activités d’église. Ceux qui adoraient Jésus le faisaient de manière spontanée, par amour pour Lui (Matthieu 28 :9). Il est toujours temps, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, de dire à Dieu à quel point vous l’aimez et vous l’adorez !

De même, ne méprisez pas toutes les petites occasions de grandir et d’apprendre. Un article de Journal qui vous fait penser à Dieu, une remarque de quelqu’un qui vous fait méditer sur la bonté de Dieu, un coup de téléphone d’un autre Chrétien qui vous donne l’occasion de vous bénir et de vous édifier mutuellement, ou simplement une rencontre fortuite avec un Chrétien avec lequel vous êtes en communion, tout cela peut vous remplir de joie et de satisfaction pendant des semaines !

Chanter est une bonne manière d’exprimer la louange et l’adoration. Si vous en avez l’occasion, faites un peu de musique, ou mettez-vous à chanter chez vous, chaque fois que vous en aurez l’occasion. Les paroles de certains cantiques anciens sont vraiment bibliques, plus faciles à mémoriser que celles des cantiques modernes. Faites simplement tout ce qui peut vous bénir et vous inspirer. J’avais l’habitude de chanter quand je me rendais à vélo à mon travail, et c’était l’occasion de passer de bons moments de louange ! Le rythme des pédales m’inspirait souvent à composer mes propres cantiques. C’était une vraie bénédiction pour mon esprit. Même si ces cantiques improvisés sont tout simples, cela ne fait rien, Dieu comprend !

Profitez de toutes les bonnes conventions ou réunions publiques où vous pourrez rencontrer des Chrétiens qui semblent solides, ou qui font aussi partie du reste fidèle. Ce seront comme des oasis dans votre désert.

Faites confiance à Dieu, car Il sait fournir de la manne cachée à Ses enfants dans le désert, et faire jaillir des sources d’eau des rochers le long du chemin. Il est souvent surprenant de voir à quel point nous pouvons être bien nourris par le menu que Dieu nous fournit quand nous traversons un “désert” ! Quand nous rencontrons ensuite des Chrétiens qui continuent à “aller à l’église,” et que nous comparons notre situation à la leur, nous comprenons tout à coup à quel point nous avons grandi depuis que nous avons quitté notre église, et que cela ne se serait jamais produit si nous y étions restés !
Conclusion.

Nous verrons souvent les vrais Chrétiens connaître l’expérience du désert, ou qui vivent “hors du camp.” En fait, il s’agit sans doute de l’expérience normale de la plupart des Chrétiens véritables, tout au long de l’histoire ! Chaque fois que l’Eglise visible a chuté dans l’apostasie, il y a eu des Chrétiens qui ont rallumé la flamme de la vérité. Bien souvent, cela les a obligés à quitter leur communauté, quand ils n’en étaient pas chassés, et ils ont dû tout recommencer à zéro, dans leur maison, avec une ou deux autres personnes.

Nous vivons à une époque d’apostasie flagrante. Elle se dirige tout droit vers la séduction de la fin des temps, qui précèdera la venue de l’Antichrist. Plus que jamais, Dieu Se garde un reste fidèle dans toutes les nations. Certains sont toujours dans des bonnes églises, d’autres non. Mais nous voyons de plus en plus se constituer un seul Corps de Chrétiens, sortis de toutes les dénominations. Tous ont le même désir de préserver la vérité biblique, et veulent conserver une expression biblique de leur amour pour Dieu.

Nous ne pouvons pas savoir exactement quel sera l’aboutissement de cette tendance. Dieu fera peut-être grandir le nombre de ces Chrétiens. Nous verrons peut-être se former une Eglise composée de groupes de maisons, qui aura la tâche d’évangéliser, d’enseigner et de délivrer les perdus. Ou peut-être verrons-nous leur nombre diminuer, et finiront-ils comme les Chrétiens des pays communistes, qui se réunissent en secret. Dieu seul le sait.

Quoi que l’avenir nous réserve, nous ne devons jamais accepter de nous compromettre avec la Prostituée, simplement pour obéir à des traditions, des règles et des commandements d’hommes. Ce que Dieu nous commande, c’est d’obéir à Sa Parole, et de Le considérer comme notre seul Seigneur. Si nous devons être en conflit avec les traditions et les exigences des hommes, qu’il en soit ainsi !

Que tous ceux qui ont lu cet article puissent être inspirés et réconfortés dans le Seigneur !

—————————————————————————————————–

Article de Banner Ministries. Cet article peut être consulté en anglais à l’adresse suivante :

http://www.banner.org.uk/dev/outside2.htlm

Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale.

Source : www.paroledevie.org/


Dessin : église mondaine.

Les exigences absolues de Christ. By Henri Viaud-Murat

Publié le 12/12/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Les exigences absolues de Christ. By Henri Viaud-Murat

Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que les sources soient indiquées.

Les exigences de Christ sont absolues et ne permettent aucune discussion. Qu’en est-il de leur observation par l’Eglise, et de quelle manière les observer ?

“Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux” (Matthieu 5 : 20).

“Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait” (Matthieu 5 : 48).

“Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses” (Matthieu 6 : 14-15).

“Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent” (Matthieu 7 : 13-14).

“Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint” (1 Pierre 1 : 15-16).

C’est clair ! Notre sainteté et notre perfection ne peuvent pas se mesurer aux accomplissements des hommes, mais à Dieu Lui-même ! Nous devons être saints dans toute notre conduite parce que Dieu est saint, et parfaits comme Il est parfait.

Ces exigences sont absolues. On ne peut imaginer que Dieu cède à Sa compassion et à Sa miséricorde, pour revenir sur ces exigences, devant notre impossibilité à les atteindre, pour nous proposer un programme moins absolu et moins ardu ! La folie des Israélites a été, selon les paroles de Paul, de vouloir “chercher à établir leur propre justice” (Romains 10 : 3). Pour remettre ce verset dans son contexte, nous lirons :

“Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient” (Romains 10 : 2-4).

La véritable intelligence spirituelle consiste à comprendre qu’il nous est parfaitement impossible d’atteindre la sainteté et la perfection de Dieu par nos propres moyens et nos propres forces. Vouloir s’obstiner à le faire est le comble de l’inconscience et de l’orgueil spirituel. Pour satisfaire pleinement le cœur de Dieu, la perfection chrétienne ne peut donc être qu’un pur don de la grâce divine, et une pure œuvre du Saint-Esprit dans la vie de ceux qui se sont consacrés à Christ pour Lui laisser faire cette œuvre en eux.

Avant d’expliquer ce qu’est la perfection chrétienne, il nous semble indispensable d’insister sur quelques préalables.

1. L’objectif initial de Dieu, en créant l’homme, était de le créer à Son image, à Sa ressemblance.

“Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine” (Genèse 1 : 26).

2. En créant l’homme et la femme, Dieu voulait préparer une Epouse parfaite pour Son Fils.

“Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible” (Ephésiens 5 : 25-27).

La chute n’a pas interrompu le plan ultime de Dieu. Au contraire, elle a permis au Fils de Dieu de Se manifester pour nous permettre d’atteindre le but ultime de Dieu : le rachat et la préparation d’une Epouse sainte et parfaite.

3. Cette Epouse parfaite doit être à l’exacte ressemblance du Fils de Dieu.

“Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères” (Romains 8 : 29).

4. Le perfectionnement des saints est l’unique tâche assignée à tous les anciens de l’Eglise.

“Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ” (Ephésiens 4 : 11-13).

Cette question de la perfection chrétienne a produit beaucoup de confusion dans la pensée des enfants de Dieu, ne serait-ce que dans la définition de cette perfection. Au point qu’aujourd’hui beaucoup de Chrétiens sont tentés de s’engager dans deux voies sans issues, extrêmes et opposées : la voie du légalisme le plus rigide, et celle du compromis le plus libéral. Bien entendu, la voie étroite, celle de Christ, évite ces deux extrêmes, tout en nous permettant d’atteindre l’objectif divin.

Cette notion de “perfectionnement des saints” nous permet d’expliquer quelle est la différence entre “sanctification” et “perfectionnement.” Le “perfectionnement des saints” nécessite, pour atteindre la perfection, que l’on passe d’abord par la sanctification, avant de passer par le perfectionnement,.

“Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification” (1 Thess. 4 : 3).

“Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité” (2 Thess. 2 : 13).

Dans le vocabulaire biblique, “sanctifier” signifie “mettre à part pour Dieu, consacrer.” Pour que Dieu puisse nous conduire à la perfection, il est clair que nous devons d’abord nous consacrer entièrement à Dieu. Cette consécration a un but : la perfection en Christ. La sanctification n’est donc pas un processus, elle est un engagement total, instantané et absolu, à nous consacrer à Dieu pour qu’Il accomplisse en nous Sa volonté et nous conduise au but. Cet engagement total ne nous est possible qu’en vertu du sacrifice de Jésus, qui nous ouvre ainsi la porte à la sanctification et à la perfection.

“C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés” (Hébreux 10 : 10-14).

Ce merveilleux passage nous montre que, par un seul sacrifice, celui de Son corps sur la croix, le Seigneur Jésus nous a, une fois pour toutes, conduits à la sanctification et à la perfection. Tout a déjà été accompli par le Fils de Dieu ! Il est donc bien inutile de vouloir accomplir quoi que ce soit par nous-mêmes ! Le sacrifice sublime et parfait de Christ accomplit, dans la vie de ceux qui croient, une œuvre sublime et parfaite !

Rappelons-nous que notre entrée dans le Royaume de Dieu se fait par une nouvelle naissance spirituelle. Par notre naissance terrestre, nous sommes tous nés dans le péché, et nous sommes nés de la chair. Ce qui est chair est chair, et ne peut rien engendrer de spirituel.

Pour entrer dans la perfection de Christ, il nous faut d’abord accepter, par la repentance et la foi en Jésus-Christ, d’abandonner notre nature adamique charnelle, de la mettre à mort en Christ, pour renaître à une vie nouvelle en Lui. C’est cela la nouvelle naissance spirituelle, et c’est cela que représente le baptême d’eau chrétien par immersion.

Quand nous nous convertissons à Christ, Il fait mourir notre vieille nature charnelle, et crée en nous, dans notre esprit régénéré, une nouvelle nature spirituelle, formée à Son image, dans la sainteté et la perfection de Christ. C’est un pur don de la grâce de Dieu, qu’il nous faut comprendre et accepter par la foi.

Toutefois, notre nouvelle naissance, à notre conversion, ne concerne que notre esprit. Les deux autres parties de notre être, l’âme et le corps, restent momentanément soumis à une loi de péché et de mort. Cette loi, qui habite dans nos membres, est celle de la “chair.”

La lutte qui se manifeste dans la vie d’un Chrétien né de nouveau n’est donc pas une lutte entre sa “vieille nature” et sa “nouvelle nature.” C’est une lutte entre notre esprit régénéré, où demeure l’Esprit de Dieu, et la chair qui habite dans nos membres encore sujets à la mort.

Le Chrétien né de nouveau ne peut pas posséder deux natures, une “vieille” et une “nouvelle.” Il n’a qu’une seule nature, celle que Christ a créée en Lui à sa nouvelle naissance. En revanche, la puissance spirituelle de péché et de mort qui contrôlait notre vieille nature continue à demeurer dans nos membres jusqu’à la résurrection du corps. C’est cette puissance de péché et de mort qui s’appelle aussi “la chair.” Tout le processus de perfectionnement consiste à être progressivement libéré du contrôle de la chair dans notre âme et notre corps, pour que la perfection que nous avons déjà reçue dans notre esprit régénéré puisse pleinement se manifester dans tous les aspects de notre vie.

Ainsi, la perfection chrétienne est à la fois un état et un processus. Elle est un état, en ce sens que nous sommes déjà parfaits en Christ, dans notre esprit régénéré. Mais elle est aussi un processus, en ce sens que cette perfection doit se manifester progressivement dans tous les aspects de notre vie sur cette terre, à mesure que l’œuvre de la croix s’effectue dans notre âme et notre corps.

La perfection chrétienne n’est donc pas l’impossibilité de pécher, ni la libération de la tentation de pécher. Elle n’est pas la perfection pharisaïque de ceux qui se hissent eux-mêmes sur leur tour d’ivoire, pour contempler les autres du haut de leur fausse perfection, qui n’est que la perfection d’un orgueil démesuré. Elle n’est pas non plus une sorte de “méthode Coué chrétienne,” consistant à répéter : “Je suis parfait, je suis parfait,” alors que notre vie est encore remplie de choses charnelles, que nous sommes trop aveuglés pour discerner.

La perfection chrétienne n’est pas non plus la simple connaissance de la doctrine de la perfection. Vous pouvez savoir que votre esprit est parfait en Christ, et connaître par cœur tous les aspects de la doctrine de la perfection chrétienne, tout en étant bien loin de cette perfection, sur le plan pratique ! Vous vous berceriez de douces illusions ! La connaissance théologique ne transforme pas. Seule la Croix transforme radicalement !

La véritable perfection chrétienne est la révélation de notre état de perfection spirituelle en Christ, et l’assurance que le Seigneur fera passer concrètement dans notre vie pratique, si nous croyons, cette perfection spirituelle qui est déjà la nôtre en Christ, dans les lieux célestes.

Cela implique une réelle humilité, nécessaire pour reconnaître tous les côtés charnels qui sont encore concrètement les nôtres, et une foi à toute épreuve pour avoir la pleine assurance que le Seigneur Jésus parviendra à Ses fins dans notre vie !

Cela implique enfin la douloureuse acceptation du processus de mort à soi-même, dans lequel le Seigneur doit inéluctablement nous engager, afin que la perfection de Christ puisse se manifester en nous. Toute l’ancienne création doit passer par la mort, pour pouvoir ressusciter dans toute la beauté de Christ ressuscité !

Alors tout ce qui restait impossible au Chrétien charnel devient possible en Christ et par Christ ! Alors la “barre” ne pourra jamais être placée trop haut, puisque c’est le Seigneur Lui-même qui nous la fait franchir ! Alors toutes les exigences de Christ seront satisfaites en nous !

“Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions” (Ephésiens 2 : 1-10).

“Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Ephésiens 4 : 20-24).

Quand Paul parle de se “dépouiller du vieil homme,” il veut parler de la puissance de péché et de mort de la chair, comme il l’explique dans Romains 6, puissance à laquelle notre vieil homme était complètement identifié, à tel point que la chair peut être appelée “le vieil homme” en nous.

Pour que notre état de perfection spirituelle en Christ puisse se manifester, il est donc absolument indispensable de laisser l’œuvre de la croix s’accomplir parfaitement en nous, pour que tout ce qui est encore charnel en nous soit identifié, conduit à la lumière, pour être mis à mort.

Cela implique un désir ardent, de notre part, de laisser le Saint-Esprit mettre effectivement en lumière tout ce qui est mauvais et charnel en nous, afin de nous en repentir, et de permettre à la perfection de Christ de se manifester dans notre vie. La perfection de notre esprit régénéré ne fait que refléter la perfection de Christ. Nous devons rester entièrement dépendants de Christ, tout au long de ce processus de perfectionnement, que le Seigneur est seul capable de conduire et de mener à bien. Ce processus est aussi celui de la maturation du fruit de l’Esprit en nous. Le fruit de l’Esprit n’est autre que le caractère parfait du Seigneur Jésus. Il a imprimé ce caractère dans notre esprit régénéré. Il veut le manifester dans tous les aspects de notre vie de tous les jours.

Le processus de perfectionnement consiste donc à prendre conscience, au niveau de notre âme, des pensées, de sentiments et des volontés impures ou injustes, pour apprendre de Christ à nous en dépouiller par la foi et par la puissance de Son sang précieux. Au niveau du corps, ce même processus de perfectionnement consiste à présenter à Christ toutes nos maladies et nos infirmités, pour qu’Il nous donne la guérison qu’Il nous a déjà acquise par Ses meurtrissures.

La “touche finale” de ce processus de perfectionnement nous sera donnée au moment du retour du Seigneur, quand nous serons “changés en un instant,” à la dernière trompette, lors de la résurrection des morts en Christ. Alors la mort, qui demeurait jusque-là dans nos membres, sera ôtée de notre corps, et engloutie dans la victoire ! C’est le Seigneur Lui-même, par Son Esprit et Sa Parole, qui S’est engagé à conduire jusqu’au bout notre perfectionnement. Notre part est de croire qu’Il le fera, selon Sa promesse. Notre foi est fondée sur Sa Parole divine, qui ne passera pas !

Ne nous laissons donc pas décourager par nos présentes épreuves et afflictions. Elles font partie de ce processus de perfectionnement et entrent parfaitement dans le plan du Seigneur pour nous. Mais n’oublions jamais que tout a déjà été accompli par notre Seigneur Jésus. Par Sa puissance, nous sommes en train de devenir ce que nous sommes déjà en Lui ! Alléluia ! Que la volonté du Seigneur soit faite dans la vie de tous Ses enfants ! Que les anciens du troupeau œuvrent avec puissance au perfectionnement des brebis du Seigneur ! Que la gloire du Seigneur se manifeste dans Son Epouse, qui Lui sera bientôt présentée, pure, sans ride ni tache !

Le ministère du prophète

Publié le 28/11/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Le ministère du prophète
Quels sont les critères d’un vrai prophète selon la Bible ? Comment distinguer un vrai prophète d’un faux prophète ?

Au moment où s’élèvent tant de voix prophétiques souvent discordantes, il nous semble important de rappeler, dans ce bref article, quels sont les critères bibliques nous permettant de reconnaître les vrais prophètes de Dieu.

Qu’est-ce qu’un prophète ?

Dans l’Ancien Testament, le prophète (”nabhi” en Hébreu, et “prophetès” en Grec) est considéré comme le porte-parole de Dieu, celui qui parle à la place de Dieu.

Le prophète ne parle jamais de lui-même, mais il parle en tant que représentant de Dieu, ayant un message divin à délivrer au peuple du Seigneur. C’est un homme qui a reçu une révélation divine directe, des paroles directement inspirées par Dieu, paroles qu’il est appelé à transmettre fidèlement, qu’il soit écouté ou non.

Le prophète est donc un homme appelé par Dieu pour effectuer une mission particulière : transmettre la Parole de Dieu dans sa pureté et dans son intégralité.

“L’Eternel dit à Moïse : Vois, je te fais Dieu pour Pharaon : et Aaron, ton frère, sera ton prophète. Toi, tu diras tout ce que je t’ordonnerai ; et Aaron, ton frère, parlera à Pharaon, pour qu’il laisse aller les enfants d’Israël hors de son pays” (Exode 7 : 1-2).

“Tu lui parleras, et tu mettras les paroles dans sa bouche ; et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous aurez à faire. Il parlera pour toi au peuple ; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu” (Exode 4 : 15-16).

Ces deux passages montrent clairement le fonctionnement du ministère prophétique : Dieu met littéralement Ses Paroles dans la bouche du prophète, qui doit les transmettre au peuple telles que le Seigneur les lui a données. Le prophète doit dire tout ce que le Seigneur lui a ordonné de dire.

Il s’agit d’une grande responsabilité. Le prophète doit veiller à ne rien ajouter, et à ne rien retrancher, aux Paroles que le Seigneur lui a demandé de transmettre. Il doit fidèlement exprimer le message divin.

Cette fidélité est d’ailleurs un gage d’infaillibilité de la parole donnée. Le vrai prophète, qui s’exprime au Nom de l’Eternel, sait que les paroles qu’il transmet sont celles du Seigneur Lui-même. Elles sont revêtues de toute l’autorité divine, comme si Dieu S’était exprimé Lui-même directement. Ces paroles doivent donc s’accomplir intégralement.

Le ministère du vrai prophète selon la Bible.

1. L’accent sur l’obéissance et la fidélité.

Le vrai prophète met toujours l’accent sur l’obéissance au Seigneur et à Sa Parole. Il rappelle constamment la relation indispensable qui doit exister entre l’obéissance et le culte considéré comme acceptable par le Seigneur.

Le Seigneur Se soucie toujours d’abord de l’obéissance de Son peuple. Mais il s’agit d’une obéissance de cœur, et pas simplement d’une obéissance légaliste et rituelle. Le simple fait de respecter certaines règles et pratiques ne suffit pas. Il faut que la vie de l’adorateur de Dieu traduise l’obéissance de son cœur.

Le prophète Samuel dit à Saül :

“L’Eternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Eternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l’Eternel, il te rejette aussi comme roi” (1 Samuel 15 : 22-23).

L’obéissance à la Parole de Dieu implique que cette Parole soit d’abord connue par le peuple. L’une des missions essentielles du prophète est d’expliquer et d’interpréter correctement la Parole du Seigneur pour le peuple.

Le vrai prophète est donc avant tout caractérisé par un amour profond pour le Seigneur, pour Sa Parole, et donc pour la Vérité.

Le péché étant fondamentalement la désobéissance à la Parole de Dieu, le prophète est aussi appelé à constamment dénoncer le péché, et à reprendre le peuple qui s’égare. Il rappelle les jugements divins sur les rebelles, exhorte, reprend, censure, avec une pleine autorité. Il appelle à la repentance ceux qui se sont égarés. Il apporte aussi un message de pardon et de consolation pour tous ceux qui se repentent.

2. L’accent sur la prédiction d’événements futurs.

Dans la Bible, les prophètes apportent aussi de nombreuses prédictions sur l’avenir d’Israël, des nations et sur l’âge messianique à venir.

Ces prédictions leur ayant été directement révélées par le Seigneur, elles ne pouvaient manquer de s’accomplir à 100 %. La Bible ne connaît aucunement la notion de “prophète qui peut se tromper” ! Il s’agit d’une notion moderne introduite par certains faux prophètes actuels, qui ont inventé une nouvelle catégorie de prophètes, que la Bible ne connaît pas : celle des prophètes faillibles ! Quelle manière honteuse de dégrader un aussi beau ministère !

N’importe qui peut être un prophète faillible ! Il suffit d’être doué d’une bonne capacité de discernement pour annoncer d’avance, en des termes souvent assez flous, des événements baptisés “prophéties.”

Ce sont des hommes auxquels Dieu n’a jamais parlé. Car s’Il leur avait parlé, leurs paroles seraient parfaitement claires, et les événements prédits se seraient tous fidèlement accomplis à la lettre !

Dans ces conditions, le ministère de prophète ne fait pas de celui-ci un homme populaire. Pratiquement tous les prophètes de la Bible ont été rejetés ou mis à mort, car ils prononçaient des paroles que la plupart de leurs auditeurs ne voulaient pas entendre, contrairement aux faux prophètes, qui flattaient l’oreille d’un public avide de les entendre.

Malgré cela, les prophètes ne pouvaient se retenir, car un feu divin brûlait dans leurs entrailles !

“Si je dis : Je ne ferai plus mention de lui, je ne parlerai plus en son nom, il y a dans mon cœur comme un feu dévorant qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir, et je ne le puis” (Jérémie 20 : 9).

“Car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu” (2 Pierre 1 : 21).

Le vrai prophète de Dieu est donc un homme appelé à transmettre fidèlement la Parole que Dieu lui a clairement révélée. C’est une sentinelle postée sur le rempart, appelée à sonner la trompette pour dénoncer l’ennemi et l’apostasie.

A l’inverse, le faux prophète, qui peut aussi prétendre s’exprimer au Nom de l’Eternel, parle de son propre cœur. Il n’a reçu aucune révélation divine, et ne s’exprime donc pas sous l’inspiration de Dieu.

“Alors Sédécias, fils de Kenaana, s’étant approché, frappa Michée sur la joue, et dit : Par où l’esprit de l’Eternel est-il sorti de moi pour te parler ?” (1 Rois 22 : 24).

“Dans la même année, au commencement du règne de Sédécias, roi de Juda, le cinquième mois de la quatrième année, Hanania, fils d’Azzur, prophète, de Gabaon, me dit dans la maison de l’Eternel, en présence des sacrificateurs et de tout le peuple : Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : Je brise le joug du roi de Babylone !” (Jérémie 28 : 1-2).

“Et Jérémie, le prophète, dit à Hanania, le prophète : Ecoute, Hanania ! L’Eternel ne t’a point envoyé, et tu inspires à ce peuple une fausse confiance. C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel : Voici, je te chasse de la terre ; tu mourras cette année ; car tes paroles sont une révolte contre l’Eternel. Et Hanania, le prophète, mourut cette année-là, dans le septième mois” (Jérémie 28 : 15-17).

“Je n’ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru ; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé. S’ils avaient assisté à mon conseil, ils auraient dû faire entendre mes paroles à mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, de la méchanceté de leurs actions” (Jérémie 23 : 21-22).

Il est donc de la plus haute importance que le peuple de Dieu sache distinguer un vrai prophète d’un faux prophète. Fort heureusement, le Seigneur n’a pas laissé Son peuple à la merci des loups ravisseurs. Il a donné, dans Sa Parole, toute une série de critères permettant de reconnaître un vrai prophète, et donc de reconnaître et de rejeter un faux prophète.

C’est la méconnaissance ou la non-observation de ces critères qui explique pourquoi le peuple du Seigneur peut être séduit par tant de faux prophètes.

Quelles sont donc les caractéristiques bibliques du vrai prophète ?

La Bible nous donne clairement les caractéristiques du vrai prophète de Dieu.

Il est d’une importance capitale de bien comprendre que tous ces critères doivent s’appliquer au vrai prophète, sans en omettre un seul ! Le faux prophète peut correspondre à presque tous ces critères, mais jamais à tous, alors que le vrai prophète correspondra toujours à tous ces critères, sans aucune exception.

Le vrai prophète est conscient d’un appel divin précis.

Il a reçu une claire révélation du Seigneur et de Sa Parole. Il le sait, d’une manière absolue et indubitable.

“Amos répondit à Amatsia : Je ne suis ni prophète, ni fils de prophète ; mais je suis berger, et je cultive des sycomores. L’Eternel m’a pris derrière le troupeau, et l’Eternel m’a dit : Va, prophétise à mon peuple d’Israël” (Amos 7 : 14-15).

“Samuel grandissait. L’Eternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles. Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer-Schéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l’Éternel” (1 Samuel 3 : 19-20).

Puisque c’est Dieu qui Se révèle directement à Son prophète, il est clair que l’on ne peut “apprendre à être prophète” ! Tous les prophètes ont reçu un appel divin clair et précis. Les “écoles de prophètes” sont des inventions humaines.

Le vrai prophète parle clairement au Nom de l’Eternel, uniquement par révélation ou inspiration divine.

Il ne se contente pas de donner une impression personnelle, ou une probabilité d’occurrence d’un événement futur. Dieu lui a parlé. Il le sait. Il répète fidèlement les Paroles de Dieu, sans en omettre ni en rajouter une seule.

Le vrai prophète ne parle que quand Dieu lui a parlé. Il peut avoir reçu une vision ou un songe, ou avoir directement reçu la Parole du Seigneur. Dieu est maître du moyen qu’Il choisit pour communiquer Sa Parole à Son prophète. L’essentiel est de savoir que la parole que transmet le prophète est véritablement la Parole de Dieu.

Parlant au Nom de l’Eternel, le vrai prophète ne peut donc que faire référence au vrai Dieu de la Bible, au vrai Jésus, et au véritable Saint-Esprit. Un prophète qui accomplit de vrais miracles, mais qui annonce un autre Dieu, un autre Jésus, un autre Evangile ou un autre Esprit, ne peut être un vrai prophète.

Le message du prophète est toujours conforme à la Parole de Dieu, la Bible.

Le vrai prophète ne fait jamais état d’une “révélation nouvelle” qui ne figure pas clairement dans la révélation écrite déjà donnée par le Seigneur, la Bible.

Aux époques bibliques, les révélations divines apportées par les prophètes correspondaient toujours aux révélations divines déjà reçues auparavant, et suivaient le fil directeur de la pensée de Dieu. Tous les rédacteurs de la Bible ont été des prophètes. Leurs paroles et leurs écrits qui nous sont conservés dans la Bible ont été entièrement inspirés, dans le fond comme dans la forme.

Aujourd’hui, la Bible est achevée. Un prophète ne peut donc que confirmer ou expliquer ce qui est déjà écrit, et n’apportera jamais de révélation nouvelle. “Tout est accompli.”

Souvent, le peuple du Seigneur manifeste sa rébellion cachée par le fait qu’il ne se contente pas de la révélation divine déjà donnée par la Bible, la Parole de Dieu. Il n’accepte pas qu’elle soit pleinement suffisante, et recherche avidement des nouveautés qui ne sont que des mensonges.

“Car c’est un peuple rebelle, ce sont des enfants menteurs, des enfants qui ne veulent point écouter la loi de l’Eternel, qui disent aux voyants : Ne voyez pas ! Et aux prophètes : Ne nous prophétisez pas des vérités, dites-nous des choses flatteuses, prophétisez des chimères ! Détournez-vous du chemin, écartez-vous du sentier, éloignez de notre présence le Saint d’Israël !” (Esaïe 30 : 9-12).

Le vrai prophète prophétise la Vérité de la Parole. Il indique le Chemin de la Parole, car c’est par Sa Parole que Se révèle d’abord le Saint d’Israël !

Le message du prophète de l’Eternel est donc toujours un message pur et saint, un message spirituel de haute tenue et de haute valeur morale. Car c’est Dieu qui parle par sa bouche.

C’est parce que le peuple de Dieu ne connaît pas la Parole du Seigneur qu’il se laisse facilement séduire par les faux prophètes. Il ne peut ou ne veut contrôler la parole de ces faux prophètes, en la comparant à la Parole de Dieu, la Bible.

La parole du vrai prophète est authentifiée par des signes et des miracles.

[NOTE : Le plus grand des prophètes n’a fait aucun miracle. « Beaucoup de gens vinrent à lui, et ils disaient : Jean n’a fait aucun miracle ; mais tout ce que Jean a dit de cet homme était vrai » (Jean 10:41). « Qu’êtes-vous donc allés (faire) ? Voir un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. Car c’est celui dont il est écrit : Voici, j’envoie mon messager devant ta face, pour préparer ton chemin devant toi. En vérité je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il ne s’en est pas levé de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui » (Matthieu 11:9-11). J. Gary Ellison]

Il suffit de relire l’histoire de Moïse, de Samuel, d’Elie, d’Elisée, d’Esaïe, d’Ezéchiel, et, en fait, de tous les prophètes, pour constater que Dieu confirme Sa Parole par les miracles qu’accomplissent Ses envoyés.

Toutefois, les faux prophètes peuvent aussi accomplir des miracles et des signes. Mais ils ne correspondent pas à tous les critères bibliques caractérisant les vrais prophètes, notamment sur le plan de leur message.

“S’il s’élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t’annonce un signe ou un prodige, et qu’il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t’a parlé en disant : Allons après d’autres dieux, des dieux que tu ne connais point, et servons-les ! tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c’est l’Eternel, votre Dieu, qui vous met à l’épreuve pour savoir si vous aimez l’Eternel, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme. Vous irez après l’Eternel, votre Dieu, et vous le craindrez ; vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, vous le servirez, et vous vous attacherez à lui. Ce prophète ou ce songeur sera puni de mort, car il a parlé de révolte contre l’Eternel, votre Dieu, qui vous a fait sortir du pays d’Egypte et vous a délivrés de la maison de servitude, et il a voulu te détourner de la voie dans laquelle l’Eternel, ton Dieu, t’a ordonné de marcher. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi” (Deut. 13 : 1-5).

La venue d’un faux prophète accomplissant de vrais miracles, mais sans annoncer la pure Parole de Dieu, représente donc une mise à l’épreuve du peuple de Dieu, voulue par le Seigneur. Celui-ci veut voir si Son peuple préfère courir après les signes et les miracles, ou s’il reste fidèle à Sa Parole.

La manifestation de faux prophètes au milieu des enfants de Dieu est donc un test d’obéissance, que doit passer victorieusement le peuple du Seigneur.

L’Histoire confirme toujours la véracité des paroles du vrai prophète.

Les prophéties annoncées par les vrais prophètes de Dieu s’accomplissent toutes fidèlement, notamment si elles comportent des précisions de dates et de lieux. Celles qui ne se sont pas encore accomplies s’accompliront certainement, car il s’agit de la Parole de Dieu.

“Si un prophète prophétise la paix, c’est par l’accomplissement de ce qu’il prophétise qu’il sera reconnu comme véritablement envoyé par l’Eternel” (Jérémie 28 : 9).

La notion moderne de “prophète faillible” est complètement inconnue dans la Bible. Cette notion résulte sans doute d’une mauvaise interprétation de l’exhortation de Paul : “Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon” (1 Thes. 5 : 20-21).

Paul parle ici du don de prophétie dans l’Eglise de la Nouvelle Alliance. Ce don de prophétie, qui est l’une des manifestations de l’Esprit, est différent du ministère de prophète.

Paul définit le don de prophétie de la manière suivante :

“Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie. En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console” (1 Cor. 14 : 1-3).

Le don de prophétie est le don spirituel qui consiste à parler aux hommes sous l’inspiration de l’Esprit, pour les édifier, les exhorter et les consoler. Tout Chrétien peut recevoir et exercer ce don, sans avoir reçu l’appel au ministère de prophète. Dans son exercice, le véritable don de prophétie peut être mélangé à des manifestations de la chair, ce qui nécessite le discernement de l’assemblée, afin de retenir ce qui est bon, qui est vraiment inspiré par l’Esprit, et rejeter ce qui est mauvais, qui est inspiré par la chair.

Celui qui exerce le don de prophétie ne peut donc pas affirmer qu’il parle “au Nom de l’Eternel” si toutes ses paroles ne lui ont pas été directement révélées ou inspirées par le Seigneur. Tandis que le prophète, quand il parle au Nom de l’Eternel, le fait parce qu’il a réellement reçu une révélation divine, ou une inspiration divine. C’est pour cette raison qu’une prophétie, ou une prédiction, apportée au Nom de l’Eternel par un vrai prophète, s’accomplira toujours infailliblement.

Le non-accomplissement d’une prophétie faite au Nom de l’Eternel caractérise donc le faux prophète. Le vrai prophète n’est pas infaillible en tant qu’homme, dans tout ce qu’il dit et tout ce qu’il fait. Mais c’est la parole qu’il apporte à un moment donné de la part de l’Eternel, sous inspiration divine, qui est toujours une parole infaillible.

Le vrai prophète peut être identifié par le témoignage de son caractère moral.

Un vrai prophète de Dieu offre le témoignage d’une vie personnelle pure et sainte. Il produit le fruit de l’Esprit dans sa vie.

Les faux prophètes présentés dans la Bible sont toujours des hommes dont la conduite est immorale ou impure. Jésus a dit à Ses disciples, à propos des faux prophètes :

“Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez” (Matthieu 7 : 15-20).

Voici comment la Bible définit le “bon fruit” que nous devons juger dans la vie des prophètes, comme dans la vie de tout véritable Chrétien :

“Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit” (Galates 5 : 22-25).

Il n’est pas toujours facile de constater le bon fruit dans la vie personnelle d’un prophète. Il faut pour cela pouvoir connaître l’homme d’une manière intime et personnelle. Mais un bon fruit ne peut rester caché, ni un mauvais fruit.

Il ne faut donc pas nous contenter d’écouter les paroles d’un prophète, ni de lire ses écrits. Il faut aussi que nous puissions nous informer réellement de ses actes, et de sa vie personnelle.

Le message d’un vrai prophète est toujours confirmé par le Saint-Esprit dans le cœur des brebis du Seigneur.

Jésus a dit :

“Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés” (Jean 10 : 7-8). “Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers” (verset 5).

“Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui” (Jean 7 : 17-18).

Une vraie brebis du Seigneur cherche toujours à faire la volonté de son Dieu. La promesse du Seigneur est formelle : Ses brebis connaîtront toujours si la parole d’un prophète vient bien de leur Père céleste !

Les prophètes dans le Nouveau Testament.

Certains disent qu’aujourd’hui le ministère de prophète est terminé. Toutefois, ce n’est pas ce que dit la Bible. Dans le Nouveau Testament, le ministère de prophète est clairement appelé à continuer. Avec, en particulier, celui des apôtres, ce ministère constitue même un élément essentiel de la vie spirituelle de l’Eglise.

“Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ” (Ephésiens 8 : 11-15).

Jésus nous a avertis qu’à la fin des temps, de nombreux faux prophètes feront leur apparition. En effet, la fin des temps est un temps d’apostasie et de ténèbres spirituelles. C’est une époque qui nécessite donc aussi, et plus que jamais, la manifestation de vrais prophètes de l’Eternel, pour dénoncer l’apostasie et faire briller la vraie lumière de la Parole de Dieu. Dieu y veillera jusqu’à la fin. Même si les vrais prophètes sont très peu nombreux, leur voix retentira toujours jusqu’au retour du Seigneur. Elle sera reconnue par ceux qui ont des oreilles pour entendre.

“Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables” (2 Tim. 4 : 1-4).

“Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience” (1 Tim. 4 : 1-2).

“Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux. Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point” (2 Pierre 2 : 1-3).

“Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux” (Actes 20 : 28-30).

“Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien” (2 Cor. 11 : 2-4).

“Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !” (Galates 1 : 6-9).

Si les faux prophètes abondent actuellement, les brebis du Seigneur doivent rester en paix. Car le Seigneur Lui-même leur donnera le discernement et les gardera jusqu’à la fin !

“Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne” (Apoc. 3 : 10-11).

Frères et sœurs de la véritable Eglise de Jésus-Christ, gardons précieusement Sa Parole, par amour pour notre Sauveur et Seigneur, qui est la Vérité ! Il nous gardera fidèles et, par Sa grâce, nous saurons reconnaître les faux prophètes, parce que nous aimons la Parole de Dieu. Nous saurons aussi reconnaître les vrais prophètes qui nous parleront de la part de l’Eternel ! A Lui soit la gloire.

Article de Parole de Vie.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

(Parole de vie - Disclaimer)

Le pardon

Publié le 17/11/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
Le pardon
Ephésiens 4:29-32

[Louis Segond 1910] “Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce à ceux qui l'entendent . N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous . Soyez bons les uns envers les autres , compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. [...] ” » suite ”

Parlant du contexte de l'Afrique du Sud et des conséquences de l'apartheid, l'Archevêque Desmond Tutu a dit : "Sans pardon, il n'y a pas de futur."

Ce qui est vrai pour les individus, est vrai pour les familles, et ce qui est vrai pour les familles l'est aussi pour les villes et les états.

Sans pardon, il n'y a pas de liberté.
Sans pardon, il n'y a pas de restauration.
Sans pardon, il n'y a pas de guérison.

Mais dans un monde avec tant de douleur, de haine, d'animosité entre races, entre clans, entre nations, le pardon est-il possible ou est-ce juste un rêve distant, une théorie irréalisable ?

Il se peut que l'on se dise : "Oui ! Un pardon complet est la meilleure solution,, mais c'est tellement au-delà de nos possibilités que nous devons nous contenter de beaucoup moins."

En effet, nous pouvons dire cela, mais nous serions dans l'erreur. Un pardon total peut sembler hors de notre portée, mais il n'est pas impossible. Cela signifie seulement combien nous nous sommes éloignés du but que Dieu nous avait assigné.

Nous commencerons par dire que le pardon des péchés est une doctrine majeure dans la Bible.

La Bible a beaucoup à dire sur le pardon parce que c'est là que commence le salut :

Psaumes 103:12
[Louis Segond 1910] “Autant l'orient est éloigné de l'occident, Autant il éloigne de nous nos transgressions. ”

Psaumes 103:3
[Louis Segond 1910] “C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies; ”

Esaïe 38:7
[Louis Segond 1910] “Et voici, de la part de l'Eternel, le signe auquel tu connaîtras que l'Eternel accomplira la parole qu'il a prononcée . ”

Esaïe 42:25
[Louis Segond 1910] “Aussi a-t-il versé sur Israël l'ardeur de sa colère Et la violence de la guerre; La guerre l'a embrasé de toutes parts, et il n'a point compris ; Elle l'a consumé , et il n'y a point pris garde . ”

Michée 7:19
[Louis Segond 1910] “Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés. ”

Actes 10:43
[Louis Segond 1910] “Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. ”

Ephésiens 1:17
[Louis Segond 1910] “afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, ”

Si Dieu ne pardonnait nos péchés, nous devrions les supporter pour l'éternité. Pour toujours nous devrions vivre sous le poids de notre culpabilité. Mais la Bible a beaucoup à dire aussi sur le pardon que nous accordons aux autres qui ont péché contre nous.

Marc 11:25
[Louis Segond 1910] “Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière , si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez , afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. ”

Ephésiens 4:32
[Louis Segond 1910] “ Soyez bons les uns envers les autres , compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. ”

Tout tourne autour de ces deux pivots :

1. Dieu me pardonne et :

2. Je pardonne aux autres.

Ainsi nous pouvons dire que le christianisme est "la religion" du pardon.
--Le pardon descend de Dieu vers nous. Le pardon, c'est l'unique solution de Dieu au problème du péché humain.
--Si nous n'acceptons pas sa solution, aucune autre n'est proposée.
--Dieu lui-même nous a montrés comment nous devons pardonner les autres. Nous devons faire aux autres ce qu'il
a fait pour nous.
--Pour terminer nous pouvons dire qu'il y a un rapport direct entre notre propre santé spirituelle et notre bonne
volonté à pardonner ceux qui ont péché contre nous.

I—Qu'est-ce que le pardon ?

1 –Dans la Bible, plusieurs mots différents sont utilisés en hébreux et en grec :

a) Un de ces mots signifie :
"Effacer." Qui veut dire que Dieu efface toute la liste des péchés que nous avons commis !
Un autre mot hébreu signifie : "lever, transporter, porter au loin," parlant de l'enlèvement complet de nos péchés, comme d'un lourd fardeau de dessus nos épaules.
Il y a cet autre mot qui signifie, "Libérer d'une dette." Il indique que la punition du péché a été annulée.

Un mot grec signifie, "faire grâce," c'est le mot "charizomaï." Accorder une faveur. Le pardon est immérité, c'est une grâce. C'est un don de Dieu.

b) Deux auteurs d'un livre intitulé, "Forgive and Love Again,", "Pardonnez et aimez encore," John Nieder et Thomas Thompson font remarquer que la Bible utilise au moins 75 expressions imagées du pardon. En voici quelques-unes :

Pardonner c'est tourner la clé, ouvrir la porte de la cellule, et laisser le prisonnier sortir libre.
Pardonner c'est écrire en grandes lettres au travers d'une dette, "Ne doit plus rien."
Pardonner c'est frapper avec son marteau dans une salle du tribunal et déclarer, "Non coupable !"
Pardonner c'est lancer une flèche si haut et si loin qu'on ne puisse plus la trouver.
Pardonner c'est rassembler toutes les ordures et les déchets et s'en débarrasser, en laissant la maison propre et fraîche.
Pardonner c'est larguer les amarres d'un bateau et le laisser partir en pleine mer.
Pardonner c'est accorder une amnistie totale à un criminel condamné.
Pardonner c'est relâcher l'étranglement d'un adversaire dans une lutte.
Pardonner c'est décaper un mur de graffiti, en le laissant comme neuf.
Pardonner c'est briser un vase d'argile en mille morceaux afin qu'on ne puisse jamais recoller les morceaux.

Imaginez que vous êtes un banquier. Dans vos mains vous avez les détails d'une énorme dette. Quelles sont les choses qui vous sont dues ? Qu'y a-t-il sur cette liste ? La calomnie? La fraude ? Le viol ? Vous prenez avec soin cette liste et vous la parcourez à nouveau. Mais au lieu de la remettre dans le dossier, vous la déchirer en mille morceaux. Le pardon c'est ça !

Quand nous pardonnons, consciemment devant Dieu, nous annulons la dette. Nous abandonnons les charges. Nous accordons la grâce au prisonnier. Nous libérons l'offenseur.

c) Souvenez-vous que le pardon n'est pas la même chose que la réconciliation ou la restauration. Nous parlons ici de la grande œuvre qui se fait dans le cœur de la personne.

d) Il ne s'agit pas ici d'un truc que nous employons pour forcer quelqu'un à redevenir notre ami. Ce n'est pas non-plus un moyen pour manipuler les autres et les amener à confesser ces choses qui nous ont fait tant souffrir.

e) Alors, le pardon c'est quoi ? Le pardon c'est un CHOIX, une décision volontaire. Ce n'est pas un sentiment. Dieu ne dit pas, pardonnez si vous le sentez !

f) Il est possible que si vous avez été profondément blessé, vous ne sentiez jamais l'envie de pardonner…

2 – Le pardon c'est un choix, une décision que vous prenez dans votre cœur :

a) Vous avez choisi de libérer les autres des péchés commis contre vous.

1 Corinthiens 13:5
[Louis Segond 1910] “elle ne fait rien de malhonnête , elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal, ”

b) Le pardon veut dire qu'on laisse tomber la colère et l'idée de revanche. C'est un acte de miséricorde à l'égard de l'offenseur.

On entend dire parfois : "Il ne mérite pas d'être pardonné." Bien sûr que non ! Personne ne mérite le pardon. Le pardon n'est jamais mérité. Celui qui mérite le pardon c'est qu'il n'en a pas besoin. C'est un don de grâce que vous accordez à quelqu'un qui vous a blessé.

c) Le changement se produit d'abord en vous. Vous pardonnez à la personne dans votre cœur et cela reste entre vous et Dieu. Ce changement aura pour résultat que vous éprouverez d'autres sentiments et des réactions différentes à l'encontre de l'autre personne.

d) Quelqu'un disait, "Moi je cherche l'équité, la justice, mais je ne la trouve pas !" Et vous ne la trouverez pas !

Le pardon n'est pas une question de justice, c'est une question de grâce !

3 – Le pardon c'est un événement et un processus :

a) Un événement, parce qu'à un moment donné vous devez décider de pardonner.
Et c'est un processus qui aura besoin d'être parfois renouvelé.

Illustration:

Une femme, dont le mari l'a quitté pour une femme plus jeune, la laissant élever seule un enfant en très bas âge, disait, "Je crois que je lui ai pardonné un million de fois. Je lui pardonne et je lui pardonne encore chaque jour."
Certainement que cet homme devait recommencer régulièrement à manifester les mêmes attitudes.

b) Souvenez-vous que quand vous pardonnez, vous n'êtes pas en train de forcer l'autre personne à se réconcilier avec vous…

Personne ne peut forcer quelqu'un d'autre à se réconcilier.

Vous devez pardonner parce que Dieu vous le commande !

Vous devez pardonner parce que le pardon est bon pour vous-même, pour votre santé spirituelle.

4 – Est-ce que le pardon produit toujours la réconciliation ?

a) La réponse est non. Pas toujours. Le pardon est une chose, la réconciliation en est une autre.

b) La réconciliation exige le pardon, mais le pardon n'exige pas la réconciliation.
Le pardon dépend de vous. La réconciliation dépend de vous ET de l'autre personne.

c) La réconciliation implique la confession, la repentance, le pardon, la restauration de la confiance et demande du temps, et aussi le désir mutuel de se réconcilier.

d) Souvenez-vous que votre pardon ne dépend pas des autres personnes. Vous n'avez pas besoin de leur permission pour leur pardonner.
Dans votre cœur vous choisissez de pardonner.

5 – Comment pouvez-vous pardonner s'ils ne reconnaissent pas leurs torts ?

Il y a deux sortes de pardons :

1. Premièrement, la personne qui vous a fait du tort le reconnaît, vient à vous et vous demande pardon, vous lui pardonnez et la bonne entente est restaurée. C'est la bonne décision. C'est l'idéal. Il y a confession, pardon, réconciliation et guérison.

2. Deuxièmement, hélas, l'idéal n'est pas toujours possible. Les gens qui vous ont fait du tort ne le reconnaissent pas toujours, quoi que vous fassiez. Et même, ils diront que ce n'est pas vrai. Plutôt que de faire face au moment pénible de la réconciliation, ils préfèreront couper les relations.Calvin dit que vous pouvez pardonner même dans ce cas-là. Vous pouvez pardonner dans le sens que vous ne laissez pas la colère et l'amertume vous dominer. Vous refusez que le maque de pardon domine votre vie entière.

e) Vous pouvez choisir de ne pas vivre dans le souvenir des péchés des autres. Vous effacez la dette dans son entier de telle sorte que votre vie est libérée de toute amertume. Ce n'est pas facile, mais c'est mieux que de tourner le couteau dans la plaie en repensant continuellement au passé. Comme Jésus, vous dites, "Père, pardonne-leur !"

6 – Qu'en est-il des sentiments de colère qui subsistent parfois ?

a) Comment faire avec ces sentiments de colère et d'irritation qui semblent vouloir persister à revenir, même quand on a pardonné ? C'est un vrai problème, surtout si vous êtes régulièrement maltraité.

Illustration:

Dans un de ses écrits, Corrie Ten Boom raconte que des amis chrétiens ont été injustes envers elle, publiquement et méchamment.
Pendant plusieurs jours, elle était amère et fâchée, puis finalement elle leur a pardonné. Mais durant la nuit, elle se réveillait en pensant à tout ce qu'ils avaient fait et la colère reprenait le dessus. Il semblait que sa mémoire ne lâchait pas prise. Elle raconta sa frustration à un pasteur après avoir passé deux semaines sans trouver le sommeil. Il lui dit : "Corrie, dans certains villages il y a des clochers avec une cloche qui sonne quand on tire sur la corde. Quand le sonneur de cloche tire sur la corde, la cloche sonne, ding-dong, ding-dong. Que se passe-t-il s'il ne tire pas à nouveau sur la corde ? Lentement le son diminue. C'est pareil avec le pardon. Quand nous pardonnons à quelqu'un, nous retirons nos mains de la corde. MAIS SI NOS GRIEFS ONT DURE LONGTEMPS, il ne faut pas s'étonner si des pensées de colère semblent persister pendant un certain temps ! Ce sont les ding-dong de la vieille cloche qui sont en train de ralentir."

b) Ne soyons pas étonnés si après avoir pardonné, pendant un temps la mémoire semble persister. Si vous refusez catégoriquement de demeurez dans ces souvenirs, avec l'aide du Saint Esprit ces souvenirs s'évanouiront. Pourquoi ? Parce que quand vous pardonnez, vous lâchez la corde et votre colère disparait.

c) Alors à la question : Un pardon total est-il possible ? Nous dirons qu'humainement parlant non !
Avec nos propres forces, nous ne serons jamais capables de pardonner les autres comme Dieu nous a pardonné. C'est à dire, complètement, absolument, gratuitement, immédiatement, gracieusement, sans qu'il n'y ait plus aucun lien.
Mais si c'est avec l'aide de Dieu, alors la perspective change complètement, parce qu'avec Dieu tout est possible. C'est un miracle divin de Dieu envers nous et de nous envers les autres

Par Pierre Segura
D.A - Oeildelasentinelle -- Corrections et suppression de certains paragraphes

La louange

Publié le 27/10/2008 à 12:00 par oeildelasentinelle
La louange
Lecture : Ps 145/3; 146/1-2

1. DEFINITION

Le mot louer dans le sens biblique s'adressant à Dieu signifie "dire les qualités, les mérites, la gloire, les bien­faits, la puissance de Dieu afin d'honorer sa personne" (Ps.136/1; 148/1; 150/1).

Un autre mot lui est synonyme; c'est le mot "bénir" qui signifie "dire du bien". Ce mot est aussi souvent employé dans la Parole de Dieu pour le louer (Ps.28/6; 31/22; 66/20; 72/19; 89/53; 134/1...).

2. LE DEVOIR DE LA LOUANGE

- Une grande quantité de textes bibliques nous parlent comme un devoir de louer Dieu.(Ps 100/4).

C'est un ordre à toutes les créatures, à tout ce qui respire, à tout ce qui vit, à tout ce qui est:

"Ses anges, ses armées, le soleil, la lune, les étoiles, les cieux des cieux (cosmos), nuées célestes, animaux marins, océans (abîmes), feu, grêle, neige, brouillards, vents, montagnes et collines, arbres fruitiers et forestiers, animaux sauvages et bétail, reptiles et oiseaux, rois et peuples, princes et juges, jeune homme et jeune fille, vieillards et enfants... Car sa majesté est au-dessus de la terre et des cieux. Louez l'Eternel !" (148/2-13).

- Non seulement c'est un devoir mais c'est une grâce, un privilège (Ps.92/2,3,5).
- La louange est agréable à Dieu plus que les sacrifices lorsqu'elle vient d'un cœur sincère (Ps.69/31-32).
- Jésus louait le Père (Mat.11/25).
- Les premiers chrétiens louaient et bénissaient Dieu (Lc 24/52-53; Act.2/46-47).
- C'est un ordre des apôtres aux chrétiens (Eph.5/19-20).

3. A QUI DEVONS-NOUS ADRESSER LA LOUANGE ?

Ps.75/2: "Nous te louons, ô Dieu, nous te louons; ton Nom est dans nos bouches, nous publions tes merveilles".
Ps.65/2: "Avec confiance, ô Dieu, on te louera dans Sion".
Eph.1/3: "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ".

La louange s'adresse à Dieu en tant que Créateur, Sauveur et Pourvoyeur de tous biens :
- Il a donné un fils à Léa : Juda (louange de l’Eternel) Gen.29/35.
- Il écoute la prière du malheureux (Ps.22/24).
- Celui qui donne la joie (Ps 30/13)
- Celui qui sauve : Les anges et les bergers à la naissance de Jésus. (Luc 2/13,20).
- Celui qui guérit : l’aveugle de Jéricho (Luc 18/43).
- Le Dieu des miracles (Luc 19/37).

La louange doit être adressée à Jésus-Christ en tant qu'"Agneau de Dieu" et Sauveur des hommes.
Apoc.5/12-13: "L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir... la louange, la gloire et l'honneur..."

La louange doit être présentée à Dieu par Jésus-Christ, en son nom
Héb.13/15: "Par lui, nous offrons sans cesse un sacrifice de louange à Dieu".
1 Pi 4/11 : « Afin q’en toute choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ… »

4. SUJETS DE LOUANGE

Dieu doit être loué pour lui-même, pour sa bonté, pour sa miséricorde, son secours, sa puissance, son amour, sa fidélité, ses oeuvres, sa consolation, sa révélation, sa guérison, etc... :
- (1Rois 8/15,20-24;
- Sa bonté, sa fidélité (Ps.92/2-3 ;100 ; 107/8).
- Le Rocher de notre salut (Ps 95/1-2).
- Il juge avec droiture et conduit les nations(Ps 67/4-7 ;119/62).
- Il pardonne, guérit, délivre, accorde ses bienfaits (Ps 103/1-3).
- Il révèle les secrets…(Dan.2/23).
- Il est un Dieu de grâce (Eph.1/6)
- Il est le Dieu de gloire (Eph.1/12,14).

5. LA PUISSANCE DE LA LOUANGE

2Chr.20/21-23: "... Il nomma des chantres... qui marchant devant l'armée, célébraient l'Eternel et disaient: Louez l'Eternel car sa miséricorde dure à toujours... Au moment où l'on commençait les chants et les louanges, l'Eternel plaça une embuscade".
Ps.18/4: "Je m'écrie: Loué soit l'Eternel et je suis délivré de mes ennemis"

La louange de Dieu est une source de victoire, de délivrance, de guérison, de secours dans tous les domaines car elle est l'expression d'une foi qui s'attend à Dieu en toutes choses.
La proclamation de la louange divine honore Dieu et le glorifie.

L'Ecriture nous affirme que Dieu a tout fait pour sa gloire (Nb.14/21; Ps.19/2; 66/1-2; Es.6/3; 42/8; 43/7; Jér.13/11; Hab.2/14; Apoc.4/11).

Selon ce principe, le fait de louer Dieu lui permet d'agir pour répondre à l'honneur qui lui est fait (1Sam.2/30; Mal.3/16-17; Jn 9/31).

La louange est le langage de la foi; elle procède de la foi et elle engendre la foi que Dieu honore.


DERNIERS ARTICLES :
Informations pratiques SHALOM 2009
CONFERENCE SHALOM 2009 LE 11 NOVEMBRE PROCHAIN A SAINT-OUEN   DE 09H A 22H   AVEC L'ORGANISATION D'UN CONCERT PROPHETIQUE !  "Shalom" est unévèn
Enseignements et révélations "Gédéon Israël Ministries"
Shalom,   Vous souhaitez recevoir des enseignements profonds et empreints de révélations bibliques pour votre vie sprirituelle?   Le Minist&
Vidéo d'invitation à la conférence SHALOM 2009
  En vue de l'évènement Shalom 2009 prévu le 11 novembre prochain à Saint-Ouen, visionnez la vidéo suivante :   http://fr.vid
J-22 pour la conférence SHALOM 2009
Psaume 86: 9-10: «Toutes les nations tu que as faites viendront Se prosterner devant ta face, Seigneur, Et Rendre gloire à ton nom. Car tu es grand, et tu des p
Accomplissement de la prophétie du prophète Gédéon ISRAËL
  Comme chacun le sait maintenant, Angela Merkel, la chancelière allemande, a été reconduite dans son mandat dimanche soir.   Son adver

forum