Je voudrais laisser parler la Parole du Seigneur, vous lire un passage dans la deuxième épître aux Corinthiens au chapitre 3, à partir du verset 5 :
« Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous- mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit ; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie (ou donne la vie) ».
Je ne crois pas que ce court passage ait besoin d'une longue interprétation théologique, il est clair en lui-même.
Ce que je voudrais simplement dire, __c'est que Dieu veut nous rendre capables, parce qu'il sait très bien que de nous-mêmes nous ne sommes capables de rien de bon__.
On est capable de beaucoup de choses, oui, mais on n'est capable de rien de bon hors du Seigneur, si nous ne laissons pas le Seigneur faire tout en nous.
Il faut donc qu'il n'y ait aucun obstacle au travail du Saint-Esprit en nous. Il ne faut pas qu'il y ait de barrière entre le Seigneur et nous, pour l'empêcher de faire ce qu'il veut faire en nous : nous transformer à Son image.
Il veut nous donner tout, toute capacité parce qu'elle vient de Christ. Il veut vraiment que l'on soit des instruments qu'Il veut remplir de sa présence et de sa capacité pour faire de nous des ministres.
Vous rendez-vous compte que le Seigneur veut faire de nous des ministres ?
Il nous a rendus capables d'être ministres (un autre mot pour dire serviteurs) d'une nouvelle alliance.
Est-ce que l'on peut sonder les profondeurs de ce que cela signifie : que Dieu nous a rendus capables d'être des serviteurs de sa nouvelle alliance en Christ, pour que nous puissions, non pas transmettre simplement la lettre de la Parole de Dieu, mais l'esprit de la Parole ? Les deux sont importants, l'esprit et la lettre vont ensemble. Il ne s'agit pas de dire :
- "Moi, j'ai l'esprit, toi tu as la lettre".
ou
- "Toi, tu as la lettre et moi j'ai l'esprit".
Il faut que l'esprit de la Parole se manifeste à la lettre, mais que la lettre ne soit pas toute seule. Il faut qu'elle soit pleinement animée de l'Esprit et que tout ce qu'il y a dans la lettre soit rendu vivant en nous par l'Esprit de Dieu pour pouvoir manifester toute la vie du Seigneur.
Et si nous devenons des ministres, des serviteurs de la nouvelle alliance dans l'Esprit du Seigneur, nous transmettons la vie et non plus la mort.
Je crois que c'est une expérience que nous avons tous pu faire dans nos vies. Et je l'ai faite au début de ma conversion.
Pendant des années, j'ai transmis la mort en transmettant la lettre de la Parole, jusqu'à ce que le Seigneur brise en moi ce qui empêchait l'Esprit de passer, et qu'Il mette à mort ce légalisme qui m'ani-mait.
Dans mon zèle de servir le Seigneur, je ne me rendais pas compte que je transmettais la lettre qui tue, sans l'Esprit qui vivifie.
Il est facile de transmettre la lettre, de transmettre l'extérieur de la Parole.
Il suffit pour cela d'apprendre, d'étudier la Bible, de la mémoriser, de la garder dans notre mémoire, dans notre cœur même,
mais de la transmettre sans la puissance de vie qui donne la vie.
Dans le langage courant, on dit souvent que les conducteurs, "les pasteurs", ce sont eux, les ministres. Mais là, Il parle à tous les chrétiens.
Il dit ce que le Seigneur veut faire de nous, et même, il n'emploie pas le futur. mais le passé, c'est déjà acquis. Il dit :
"Il nous a rendus capables".
Pour le Seigneur, cela s'est déjà accompli quand Christ a tout accompli à la Croix. Déjà, d'avance, Il a parfaitement accompli le plan qu'Il avait dans Son cœur de nous racheter, de nous remplir, de nous ressusciter en lui, de nous rendre capables.
Tout est déjà accompli en Christ. Il veut maintenant que par la foi nous puissions puiser
dans ces trésors célestes, recevoir tout ce que Christ a déjà accompli pour nous et laisser le Saint- Esprit nous remplir de cette capacité d'en haut.
Et ce que le Seigneur veut faire, c'est d'abord nous transformer profondément pour que la vie de Christ nous remplisse tout entier, pour que tout ce que nous faisons, tout ce que nous disons, chacun de nos gestes, même de nos regards, de nos paroles, de nos actes, soit non seulement imprégné de la vie de Dieu, mais transmette la vie.
Que tous ceux qui sont en contact avec nous, que ce soit dans l'Eglise de Jésus, ou que ce soit à l'extérieur, tous ceux qui sont encore dans les ténèbres de l'extérieur, que tous puissent sentir à notre contact, au contact de l'Eglise, la vie de Christ se transmettre.
Dans la Parole de Dieu, il y a un mot caractérise cette vie : c'est l'amour de Christ. La vie qui se transmet, c'est en fait l'amour parfait de Jésus-Christ, de même que l'amour du Père a été incarné sur terre dans Son fils Jésus-Christ.
Il est venu dans un corps semblable au nôtre et celui qui regardait Jésus sur cette terre, quand il y était, il y a deux mille ans, regardait en fait une incarnation parfaite de l'amour de Dieu, de la lumière de Dieu, de la vie de Dieu, de la grâce.
Tous ceux qui étaient en contact avec la personne de Jésus (même si au départ eux-mêmes ne se rendaient pas compte qu'Il était le Fils de Dieu, fait homme dans la chair), ne pouvaient pas faire autrement que sentir immédiatement cette vie qui se dégageait du Seigneur Jésus, par sa présence même.
La vie n'est pas simplement une question de paroles prononcées, ce n'est pas une question d'actes accomplis, c'est une question de présence de la vie qui jaillit par toute notre vie.
Il suffisait que Jésus entre dans un endroit, s'installe à un endroit pour que la source de vie divine commence à rayonner partout avant même qu'il ne prononce une parole.
Il n'y avait rien dans la nature de Jésus qui faisait obstacle à la diffusion, à la transmission, à la manifestation de l'Esprit du Seigneur, de la vie de
Dieu, de son amour, de sa sainteté, de sa justice et c'est ce que Dieu veut faire en nous.
Non seulement Il veut le faire, mais puisqu'Il dit qu'Il nous a rendus ca- pables d'être servi- teurs,
non pas de la lettre
mais de l'esprit,
c'est que chacun de ses enfants est déjà capable de trans- mettre cette vie.
C'est Lui qui nous a rendus capables.
Il faut que nous puissions exercer notre foi pour croire que si Dieu dit qu'Il nous a rendus capables, c'est que vraiment Il nous a rendus capables.
Si nous avons la foi, cela ne peut être que sur la base de la Parole du Seigneur ! Il n'y a que la Parole du Seigneur qui peut nous donner la foi ! La foi vient de la Parole de Christ. Il suffit que je lise ce verset :
«Il nous a rendus capables d'être ministres de la nouvelle alliance»
(celle de l'esprit qui donne la vie), pour que, si je crois à cette parole, la puissance du Saint-Esprit commence à travailler en moi afin qu'elle se manifeste dans ma vie.
Tout est par la foi dans la vie chrétienne,
le salut est reçu par la foi,
la sanctification est reçue par la foi,
et la manifestation de cette capacité divine à transmettre la vie est aussi reçue par la foi.
Si tous nous lisons ce verset en disant avec un cœur reconnaissant :
- " Seigneur puisque tu le dis, j'ose le croire. Tu dis dans ta Parole que tu m'as rendu capable, donc je ne vais pas regarder à mes incapacités humaines, parce que tu ne veux pas t'arrêter à mes incapacités humaines. Tu les as clouées à la croix. Tu as mis à mort toute ma vieille nature humaine en mourant sur la Croix. Tu m'as donné une vie nouvelle, par la nouvelle naissance, cette résurrection spirituelle de mon esprit. Tu es venu habiter en moi. Tu m'as rendu capable ! "
Et à partir de là, je lève les yeux vers le Seigneur et je lui dis :
- " Seigneur, je crois que tu m'as rendu capable, mais je sais que pour que cette capacité puisse commencer à se manifester, il faut que je te laisse faire, il faut que je diminue, et que mon vieux "je" disparaisse, pour que ce soit Jésus- Christ qui prenne toute la place et que nous puissions vraiment transmettre la vie ".
Que l'Eglise du Seigneur, mes bien-aimés frères et sœurs, puisse arrêter de transmettre une simple lettre qui tue, des commandements légalistes, une attitude légaliste, la loi : "Tu feras ci, tu ne feras pas ça".
Que l'Eglise puisse transmettre cette Parole dans un esprit qui donne la vie, dans l'amour du Seigneur. Et ça ne va rien enlever à la perfection et à la justice parfaite de la Parole, parce que si je transmets la vie en étant un instrument parfait entre les mains de Dieu, je vais la transmettre à la lettre, parce que c'est Dieu qui nous rend capable d'obéir à la lettre, à sa Parole, tout en obéissant dans l'esprit et non plus selon la Loi.
La lettre tue mais l'esprit vivifie.
Au verset 7, il est dit : « Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d'Israël ne pouvaient pas fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère, combien le ministère de l'Esprit ne sera-t-il pas plus glorieux ! » (2 Corinthiens 3:7).
Quel mot,
quelle expression terrible : le ministère de la mort !
Et pourtant, il s'agissait de la Loi de Moïse, qui était la Loi de Dieu, bonne, sainte et juste.
Paul dit que le ministère de la Loi, c'était un ministère de mort. Et je crois que c'était voulu par Dieu, parce qu'Il savait très bien que si nous nous efforçons d'obéir à la Loi, simplement selon la lettre, d'une part nous ne pouvons pas y arriver par nos forces humaines, et ensuite, comme nous n'y arrivons pas, nous ne sommes pas transformés, et nous transmettons donc une parole sans qu'elle donne la vie.
Nous transmettons la mort.
La Loi a été donnée par Dieu pour nous montrer notre incapacité à lui obéir de nous-mêmes et pour nous amener à une mort complète de tout ce qui est humain, pour que nous puissions dire :
- " Seigneur, ta Loi est bonne, parfaite, mais je n'arrive pas à y obéir par mes propres forces, malgré ma bonne volonté, malgré tout ce que j'essaye de faire, et je l'enseigne de tout mon cœur à ton peuple, en lui demandant d'obéir, alors que moi-même je n'y arrive pas. "
C'était le problème des Pharisiens, et c'était un ministère de mort qui était pourtant glorieux.
Combien plus grand sera maintenant le ministère de l'esprit, sous la Nouvelle Alliance !
Nous sommes ressuscités dans notre esprit, par la nouvelle naissance. Et Dieu veut nous apprendre à exercer ce ministère de l'esprit qui donne la vie, parce que c'est grâce à l'exercice de ce ministère que la gloire de Dieu sera pleinement manifestée dans son Eglise. Le caractère, la nature de Jésus va vraiment pouvoir s'épanouir en nous et transmettre la vie.
Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire. Le ministère de la Loi, c'est toujours le ministère de la condamnation. Et c'est bon au départ de se sentir condamné par la Loi de Dieu mais à condition de ne pas rester dans cette condamnation.
Il y a une porte de sortie, cette porte s'appelle Jésus.
Nous savons que le Seigneur par sa Parole exerce une condamnation absolue sur tout ce qui est péché, mais dans son amour il nous a ouvert une porte pour échapper à la condamnation. Donc ne restons plus dans le ministère de la condamnation qui consisterait à assener la Loi comme un jugement qui condamne, mais transmettons la Parole avec fidélité dans l'esprit et dans l'amour pour qu'elle produise la vie.
Que la loi d'amour bouleverse les vies et qu'elle les transforme à l'image de celui qui a donné cette Parole, le Seigneur Jésus.
Et ça c'est un ministère glorieux.
Nous avons été rendus capables de l'exercer en Jésus-Christ. Croyons que Dieu nous a donné cette capacité, elle ne vient pas de nous-mêmes, c'est un don de Dieu. C'est un don qui fait partie de l'héritage céleste que nous avons à notre nouvelle naissance.
C'est comme si, sur cette terre, vous disiez :
- " Mon père avait tel don, ou ma mère avait tel don artistique, ou intellectuel et je l'ai reçu de naissance par hérédité " !
Par notre nouvelle naissance spirituelle, Dieu nous a donné une hérédité céleste qui nous a rendus capables d'exercer ce ministère, comme Jésus Lui-même l'a exercé et comme Il veut que nous l'exercions.
Bien sûr, nous restons entièrement dépendants du Seigneur parce que c'est Lui qui a exercé ce ministère au travers de nous.
Si nous quittons la dépendance absolue du Seigneur Jésus, nous allons retomber simplement dans le ministère de la condamnation et de la chair
Lisons le verset 11 :
« Si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux. Ayant donc cette espérance, nous usons d'une grande liberté » (2 Corinthiens 3:11).
Paul avait une liberté parfaite de dire la vérité à tous ceux qu'il enseignait. Nous voyons dans ses épîtres qu'il ne se prive pas d'employer un langage ferme et direct, mais il le faisait dans l'esprit, pas de manière légaliste et condamnatoire mais dans l'Esprit du Seigneur. Donc vous voyez, l'esprit qui transmet la vie n'exclut pas la fermeté et la fidélité par rapport à la Parole, mais comme c'est fait dans l'amour et dans l'Esprit du Seigneur, c'est destiné à mettre à mort tout ce qui est charnel, c'est destiné à manifester pleinement la vie de Dieu dans son Eglise.
« Nous usons d'une grande liberté et nous ne faisons pas comme Moïse qui mettait un voile sur son visage pour que les fils d'Israël ne fixent pas les regards sur la fin de ce qui était passager ».
Quand Moïse entrait dans la tente, dans le Tabernacle, il communiait avec le Seigneur. Il était tout imprégné de la gloire de Dieu. Et quand il sortait, il rayonnait tellement que les Israélites n'osaient même pas le regarder, par crainte de la présence de Dieu qui était sur Moïse. Il devait mettre un voile pour cacher la présence de Dieu.
Vous rendez-vous compte ?
Dans la nouvelle alliance, il n'est plus question de cacher la présence de Dieu, parce que nous ne devons pas avoir crainte de voir la présence de Dieu se manifester au milieu de nous, si c'est la sainteté et le ca- ractère de Jésus qui se manifestent en nous et au travers de nous et dans toute l'Eglise.
Ceux qui peuvent avoir la crainte de la présence de Dieu, ce sont ceux qui ont quelque chose à se repro- cher devant Lui, qui vivent dans le péché, qui marchent dans la chair, qui sont encore sous la condamnation.
Alors c'est sûr que là, la manifestation de la présence de Dieu produit la crainte au sens négatif.
Je garde toujours dans mon cœur la sainte crainte de la présence de Dieu parce que je ne veux pas Lui déplaire. Mais ce n'est pas une crainte négative qui m'éloigne de Dieu, c'est la crainte simplement de déplaire à mon Seigneur.
Mais j'ai la joie d'être certain que je peux maintenant m'approcher de Lui avec assurance parce qu'Il m'a donné sa justice en Jésus-Christ. Le Saint-Esprit me rend capable de voir mes péchés et de les Lui confesser, de recevoir son pardon.
Il me rend capable de comprendre le plan de Christ qui est de me transformer à son image.
Il me rend capable d'exercer le ministère de l'esprit.
Je peux donc avancer avec assurance en comptant sur les capacités qu'Il me donne et sur l'œuvre de son Esprit en moi sans la crainte qui me pousserait à fuir la présence de Dieu parce que cette présence serait trop glorieuse.
Paul dit :
"Je n'ai plus besoin de mettre un voile ".
Au verset 14 il est dit :
« Mais ils sont devenus durs d'entendement ».
Paul parlait là des Juifs qui avaient refusé le Messie venu vers eux. Ils sont devenus durs d'entendement, ils ont endurci leur intelligence et leur cœur.
Mais est-ce que des chrétiens nés de nouveau ne peuvent pas aussi devenir durs d'entendement ?
On devient dur d'entendement si on reste au niveau de la lettre, du ministère de la condamnation.
Quand on entre dans la lumière de Dieu, dans le ministère de la justice et le ministère de l'esprit, notre dureté diminue.
On devient malléable entre les mains du Seigneur et on est un instrument entre Ses mains.
« Car jus- qu'à ce jour le même voile demeure quand ils font la lec- ture de l'An- cien Testa- ment »,
et je vous assure, pour l'avoir vécu, que le voile peut demeurer sur les yeux d'un chrétien né de nouveau tant qu'il reste dans le ministère de la loi et qu'il n'est pas entré dans le ministère de l'esprit.
Il y a comme un voile qui l'empêche d'entrer vraiment dans la présence de Dieu.
Rappelez- vous que dans le temple, le voile séparait le Lieu Très-Saint, où se trouvait la présence de Dieu dans le Tabernacle, du reste du Temple : du Lieu saint et du parvis extérieur. Seul le Souverain Sacrificateur pouvait entrer dans le Lieu Très-Saint, une fois par an et encore en tremblant.
Et l'épître aux Hébreux nous dit qu'aujourd'hui pour nous, chrétiens de la nouvelle alliance, le voile a été déchiré et tous, nous sommes invités à entrer dans le Lieu Très-Saint, dans la présence de Dieu, par grâce, parce qu'Il nous en a rendus dignes par le sang précieux versé à la Croix.
Nous ne devons pas nous priver de cette liberté d'entrer dans la présence de Dieu, non
seulement dans l'adoration d'une réunion de culte, mais dans notre vie permanente de tous les jours et rester dans la gloire de la présence de Dieu et pour cela il faut passer au-delà du voile.
Paul dit un "voile de mort" parce qu'ils sont durs d'entendement. Ils sont donc de l'autre côté de la présence de Dieu, du ministère de l'esprit. La même épître aux Hébreux nous dit que ce voile représente la chair de Christ qui a été déchirée au moment où le voile du temple a été déchiré.
C'était au moment même où Jésus remettait son esprit entre les mains du Père et passait par la mort. Il dit que c'est le voile de la chair de Christ qui avait été donnée pour notre salut et notre justification. Et le voile qui peut se trouver entre nous et le Lieu Très-Saint c'est aussi le voile de la chair, le voile de tout ce qui est purement humain. Si nous restons au niveau de ce qui est purement humain, c'est-à-dire dans ce qui est la manière légaliste d'interpréter et de vivre la Parole de Dieu, nous restons de l'autre côté du voile, nous restons dans un ministère de condamnation, dans un ministère de mort.
Si le voile de la chair de Jésus a été déchiré, et a ouvert la route pour pouvoir pénétrer dans le Lieu Très-Saint, il faut non seulement que le voile de la chair de Jésus ait été déchiré mais il faut que le voile de notre propre chair soit déchiré.
C'est la chair qui nous sépare de la pleine présence de Dieu, même si nous avons notre esprit régénéré dans lequel habite le Saint-Esprit.
Si, entre notre esprit régénéré et notre vie de tous les jours, il y a le voile de la chair, la vie de l'esprit va être bloquée au niveau de ce voile, elle ne pourra pas s'exprimer pour donner la vraie vie, elle va être arrêtée de l'autre côté du voile.
Henri Viaud Murat
Le texte de cette semaine dans Éphésiens 3:17-19 concerne les fondations mêmes de notre vie en Dieu :
"Que le Christ habite dans vos coeurs par la foi et que vous soyez enracinés et fondés dans l'amour, pour être capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longeur, la profondeur et la hauteur et de connaitre l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à la plénitude de Dieu".
Nous gardons Christ dans notre cœur par notre foi en Lui. C'est plus que la simple croyance qu’Il existe, c'est se confier en Lui. Quand nous le faisons nous sommes enracinés et fondés dans l’amour parce que “Dieu est amour,” et si Il demeure dans notre cœur Il nous poussera toujours à aimer.
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Qu’est ce qui nous fonde vraiment en Dieu ?
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Il est remarquable qu’ici, il ne dit pas “enraciné et fondé dans la saine doctrine ”. La saine doctrine est importante bien sûr, mais ce qui nous établit vraiment en Christ c’est l'amour, et pas seulement la doctrine. Comme Paul l’a exposé si merveilleusement dans 1 Corinthiens 13, nous pouvons avoir toute la connaissance et même toute la foi afin de déplacer des montagnes, mais si nous n'avons pas l’amour cela ne nous apporte rien! Pensez-y. Ne devrions nous donc pas aspirer à l'amour avant toutes choses ?
Comme ce texte le déclare, c’est de la façon dont nous sommes enracinés et fondés dans l’amour que nous pourrons connaître “la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur.” Nous pourrions le reformuler exactement de la manière suivante, “c’est par l’amour que nous pouvons connaître toutes choses.” Si l'amour n'est pas le fondement de notre connaissance, alors notre connaissance ne sera pas juste. Tout sauf l'amour déforme la connaissance.
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Tout sauf l’amour sera cause de malentendu
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Nous ne serons pas vraiment capables de connaître une personne jusqu'à ce que nous aimions cette personne. Tout sauf l'amour fera que nous les comprendrons mal. Si vous aimez quelqu'un vous aurez tendance à le ou la connaître plus intimement. De même, nous ne serons pas vraiment capables de connaître un pays jusqu'à ce que nous aimions ce pays. Si nous aimons un pays nous serons obligés de mieux le connaître et le comprendrons mieux.
Nous ne sommes pas capables de connaître n'importe quel sujet avec précision tant que nous n’aimons pas ce sujet. Vous ne connaîtrez pas vraiment les maths tant que vous ne commencerez pas à aimer les maths. Vous ne connaîtrez jamais l'histoire tant que vous ne commencerez pas à aimer l'histoire. L'amour nous tire au delà du superficiel. Donc, l'amour est la base de la véritable connaissance.
C’est de cette manière que nous sommes conduits par le seigneur dans nos études. À l'école il y avait beaucoup de choses que j'ai dû apprendre à faire passer, mais si je n'aimais pas ces sujets j'apprenais juste le nécessaire pour réussir et depuis je n’ai probablement pas beaucoup utilisé ces connaissances. Cependant, pour les choses que j'aime je continue à progresser. C'est pourquoi Jésus a dit que des eaux vives coulent de notre “être le plus secret” c’est à dire de notre cœur. Donc, votre vie sera fondée sur vos désirs les plus profonds. C’est de cette manière que nous devrions traverser la vie, par le moyen de l’amour.
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L’amour nous pousse à aller toujours plus loin.
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Ceux qui sont guidés par l'amour ne seront jamais superficiels. L'amour nous force à connaître la profondeur, la hauteur, la longeur et la largeur. L'amour nous pousse à aller plus loin. C'est pourquoi nous lisons dans le verset suivant que l'amour de Christ surpasse la connaissance et que c'est par Son amour que nous sommes “remplis jusqu'à toute plénitude de Dieu.” Si nous sommes conduits dans la vie par l’amour pour Dieu, nous serons continuellement tendus vers lui jusqu'à ce que nous connaissions Sa plénitude. Ce texte implique que nous pouvons en réalité le connaître jusqu’à ce point.
Cela signifie-t-il que nous pouvons connaître tout qu'il y a à savoir de Dieu ? Ce n'est pas exactement ce que dit ce texte . Par exemple, je peux boire l'eau de l’océan jusqu'à ce que j'en sois rempli, mais cela ne signifie pas que l'océan en entier est en moi. Nous pouvons être remplis de Dieu, ou connaître la plénitude de Dieu autant que cela est humainement possible, mais cela ne signifie pas que la totalité de Dieu est en nous. Cependant, ceux qui sont remplis de Dieu vont connaître tout le reste avec une plus grande profondeur, largeur, etc, qu'ils ne le pourraient autrement.
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L’amour est la base de la véritable connaissance.
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Bien sûr, notre amour pour Dieu devrait surpasser tout autre amour dans notre vie. Si nous sommes conduits dans la vie par notre amour pour Christ, nous aurons une vie qui dépassera largement la simple connaissance, ce sera une vie remplie de force parce que pleine d’amour. L'amour est le fondement de la véritable connaissance, il est le chemin de vie.
Aussi pourquoi ne pas décider de travailler aujourd'hui, rempli d'amour pour Dieu et de l'amour de Dieu, pour aimer tout ce avec quoi vous serez en contact et même aimer votre travail. En le faisant, vous serez stupéfaits de constater à quel point vous comprenez et voyez mieux qu’avant. Vous serez aussi remplis de vie, ce qui touchera et éveillera d'autres au véritable amour de Dieu.
(Elijah List - Disclaimer)