NAITRE AU XXIème SIECLE
Avec la mise au point et la très large diffusion de la pilule contraceptive, le XXe siècle aura été marqué par la possibilité offerte d’opérer une dissociation radicale entre « sexualité » et « reproduction humaine ». En ce sens, ce siècle aura été celui qui aura vu un nombre croissant de pays industriels adopter des législations dépénalisant la pratique de l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Hier encore, le fait d’aimer plusieurs partenaires ou le fait de faire porter un enfant par une autre étaient inimaginables, voire littéralement inacceptable. Aujourd’hui, ces deux tabous sont néanmoins tombés. On peut, sans complexe, multiplier les partenaires comme on multiplie les sites de rencontres, et vivre une grossesse par procuration, sans être inquiéter ou disgracier par les mœurs de la société.
Pire encore, un dernier tournant « scientifique » s’organise : il s’agit de l'émergence et du développement rapide de multiples techniques de l'assistance médicale à la procréation. Le dernier maillon de la chaine est en train d’aboutir : la création d’un utérus artificiel, censé aider à la procréation, assurant ainsi la continuation entre la fécondation in vitro et les incubateurs actuels, qui maintiennent en vie les grands prématurés.
Pour exemple, en 2002, aux Etats-Unis, Helen Hung Ching Liu a cultivé in vitro des cellules utérines prélevées sur une patiente sur un support artificiel biodégradable. Elle a ainsi réussi à recréer une paroi utérine capable d'accueillir des embryons. Pour vérifier la viabilité de cet utérus artificiel, la scientifique y a implanté des embryons obtenus par FIV. Ceux-ci ont bien accroché et ont commencé à se développer. D’après ces informations, le développement de ces embryons a été interrompu au bout de six jours.
- Assisterons-nous, demain, à la naissance d’un enfant hors du ventre d’une mère ?
Pour Philippe Descamps, scientifique de renom, cela sera rendu possible. Cet homme de science, à qui l’on doit déjà un livre sur le clonage (Un crime contre l’espèce humaine ? Enfants clonés, enfants damnés, Les Empêcheurs de tourner en rond, 2004), n’hésite plus à s’en prendre cette fois-ci à toutes les visions cauchemardesques que suscite l’idée d’un utérus artificiel. Rien de très surprenant en cela. L’usage d’un utérus artificiel n’est en effet que la pointe visible de l’iceberg. La controverse suscitée par cette découverte scientifique révèle en vérité un plan funeste machiavélique. Certains de ces scientifiques sont des soldats ou marionnettes à la solde du diable. Ils sont ces agents des ténèbres déguisés « en ange de lumière ». Ils ont pour mission de s’en prendre directement à la plus belle création de Dieu, « l’homme » : « Dieu créa l’homme à son image : il le créa à l’image de Dieu, homme et femme il les créa » (Genèse 1-27). Satan hait l’homme que Dieu a formé et qui est un être vivant (Genèse 2-7). Depuis la Genèse, Satan n’a de cesse de vouloir tuer et à détruire l’homme (Jean 10-10). Sa fin est proche.
- A quand date cette idée ?
L'idée même de créer « un utérus extra corporel » date du début de ce siècle (1923). C’est un biologiste du nom de John B. S. Haldane, qui, le premier, a parlé d'ectogénésis ou ectogénèse, à savoir, « la grossesse menée hors du corps de la mère ».
Pour ce qui concerne plus précisément, la fécondation in vitro, des dérives scientifiques ont déjà été enregistrées en Roumanie et en Italie. Tout le monde se souvient de femmes âgées de 60 ans, qui, grâce à cette prouesse technique, ont pu devenir mères.
En France, 20 000 nouveaux couples aidés par la technique de fécondation in vitro (FIV) sont recensés chaque année. Le témoignage de Rosalie, une jeune femme de 31 ans fait froid dans le dos. Elle dit : « Quatre heures d’attente pour avoir un rendez-vous de dix minutes. Le médecin regarde mon dossier, il me dit : madame, vous êtes complètement stérile, donc on fait une FIV en janvier. Pas d’explication, rien ». Ainsi, de nombreux couples qui ont recours à cette technique pour avoir un enfant témoignent du fait qu’ils ont souvent l’impression d’être « un numéro ». Les femmes souffrent de voir leur corps « qui n’est plus considéré que comme une machine à produire des ovocytes et qui se retrouvent manipulé comme un objet ». Néanmoins, d’autres futurs parents – dont un quart doit attendre plus de six mois avant une première fécondation in vitro – trouvent ce délai trop long ou excessif (80%). (Source : extrait du journal Le Figaro, du 19/05/2008).
Voici, en tant que chrétiens, nous devons être vigilants. En vérité, le Diable s’essaie toujours à contrefaire la main de Dieu, à savoir, la naissance d’Isaac, qui symbolise la réalisation de la promesse de Dieu pour le Père de la foi, Abraham.
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier (Eliézer de Damas), mais bien celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier » (Genèse 15-4). Et verset 6 : « Abram crut en l’Eternel qui le lui compta comme justice ». La Parole de Dieu me dit que ce couple qui n’avait pas renoncé à la promesse du créateur a eu un fils dans sa vieillesse ! (Genèse 21).
Plus tard, l’Eternel dit à Abraham, au chapitre 17 verset 15 et 16 : « Dieu dit encore à Abraham : pour ce qui est de ta femme, Saraï, tu ne l’appeleras plus Saraï ; mais son nom sera Sara. Je la bénirai et je te donnerai d’elle aussi un fils ; je la bénirai, et elle donnera naissance à des nations ; les rois de plusieurs peuples sortiront d’elle ».
Dieu n’a pas changé, il est le même, aujourd’hui, hier et éternellement. En voulant s’attaquer à la postérité de la femme, à savoir sa capacité à donner naissance à un homme, Satan veut conduire l’humanité à sa destruction totale. En ce sens, c’est aussi une image d’un assaut du diable contre la véritable Eglise de Dieu, la postérité d’Abraham.
- En définitif, quelles seront les femmes qui choisiront d’utiliser l’utérus artificiel ?
Il y aura deux catégories de personnes : d’une part, des jeunes trentenaires et d’autre part, des femmes plus âgés, en mal d’enfant. Les premières accepteront d’utiliser le système, dit de l’utérus artificiel, pour ne pas subir tous les changements auxquels le corps est soumis pendant la grossesse ; d’autres encore, encore plus narcissique, choisiront ce procédé pour ne pas préjudicier à leur carrière professionnelle ; un certain nombre encore, optera pour ce procédé pour pallier à un handicap (ligature des trompes, défaut congénital, pathologie utérine etc.) ; ce sont celles qui ne pourront pas ou plus avoir d’enfant, sans y recourir.
Etrangement, de nos jours, ces « prouesses » scientifiques passent quasiment inaperçues, même si l’on parle plus volontiers et sans gêne, depuis quelques années, et suivant les pays, du recours aux mères porteuses, comme un moyen comme un autre pour un couple d'avoir un enfant naturel.
Le recours à ces mères porteuses est précisément censé habituer la société à accepter l’idée du recours futur à un utérus artificiel. Aux Etats-Unis, les dérives concernant le recours à des mères porteuses sont déjà nombreuses : en général, les médias dénoncent un véritable « marché clandestin» ; des femmes louant, sans vergogne, leur ventre, pour des sommes astronomiques pendant neuf mois. En France, cette nouvelle conception de la procréation fait aussi son chemin ; une loi appelée « maternité pour autrui » est actuellement en projet. En ce sens, la révision de la loi de la bioéthique, prévue en 2009, devrait se pencher sur ces questions (source : Enjeux d'avenir - La reproduction artificielle, Public sénat.fr).
Ainsi, l’emploi d’utérus artificiel, au même titre que l’usage de mère porteuse, satisfera, demain, une demande sociétale. En définitif, aucune barrière, même éthique, ne pourra tenir bien longtemps.
Et même si les médias nous annoncent faussement qu’aucune technique actuelle ne permet encore de mener l'ensemble de la gestation humaine, via l’utérus artificiel, certaines personnalités, annoncent déjà « qu’il ne s’agit, pour l’heure, que d'un problème technologique, qui finira par être surmonté, dans les prochaines années » (source : genethique.org/ Le Monde de l'enfance n°1 (Gilles Marchand) Octobre-Novembre 2007).
Comme pour la contraception et l'avortement, l'ectogenèse s'inscrira alors dans le droit des femmes à disposer de leur corps. Et la gestation extracorporelle deviendra la norme.
Frères et sœurs, sauvons-nous de cette génération perverse !
Déborah - Oeildelasentinelle