note DA: le Réveil spirituel est un mouvement visant à "réveiller" une foi assoupie, installée et routinière. Je vous propose de lire ce témoignage qui est très intéressant parce qu'il nous amène à nous repositionner sur notre foi, notre ferveur, notre consécration et notre sanctification. A quand la même fraîcheur spirituelle dans nos cellules de prières ou nos assemblées ? Seigneur, aide nous.
Nous citons Frank Bartlemen:
"Au début du réveil, nous n'avions pas d'instruments musicaux. En fait, nous n'en ressentions pas le besoin. Il n'y avait aucune place pour eux dans notre adoration. Tout était spontané. Nous ne chantions même pas à partir de recueils d'hymnes. Tous les anciens hymnes bien connus étaient chantés de mémoire, ravivés par l'Esprit de Dieu. "Le Consolateur est venu" était probablement l'un des plus fréquemment chantés.
Nous le chantions à partir d'une fraîche et puissante expérience du cœur. Oh, comme la puissance de Dieu nous remplissait et nous faisait trembler.
"Les chants relatifs au "sang" étaient alors très populaires. "La vie est dans le sang", le Sinaï, le Calvaire et la Pentecôte, tous étaient à leur bonne place dans l'œuvre d'Azuza. Mais le "cantique nouveau" était tout à fait différent, et n'était pas de composition humaine. Il ne pouvait pas être contrefait. La couronne ne peut pas imiter la colombe…
"L'esprit des chants donnés par Dieu au début d'Azuza etaient comme la harpe aéolienne dans sa spontanéité et sa douceur. En fait, c'était le souffle même de Dieu qui jouait sur les cordes du cœur humain, ou les cordes vocales humaines. Les notes étaient magnifiques en douceur, volume et durée. En fait, elles étaient résolument humainement impossibles. C'était "des chants de l'Esprit".
C'était un don de Dieu de qualité supérieure et il apparut parmi nous après le début de l'œuvre d'Azuza. Personne ne l'avait prêché. Le Seigneur nous l'avait souverainement accordé avec l'effusion du "résidu d'huile", le baptême du Saint-Esprit de la pluie de l'arrière-saison. Il était exercé, lorsque le Saint-Esprit touchait ceux qui possédaient ce don, soit en mode solo, soit collectivement. Il était quelquefois sans paroles, d'autres fois en "langues". L'effet était merveilleux sur les gens. Il amenait une atmosphère céleste, comme si les anges eux-mêmes étaient présents et se joignaient à nous. Et il est possible qu'ils fussent présents. Quelqu'un a dit que chaque réveil fraîchement suscité amène sa propre hymnologie. Ce fut certainement le cas pour celui-ci.
"Les réunions se succédaient presque en continu. Des âmes en recherche pouvaient se trouver sous la puissance pratiquement à toute heure, nuit et jour. Le lieu n'était jamais ni fermé, ni vide. Les gens venaient rencontrer Dieu. Il était toujours là. D'où les réunions en continu. La réunion ne dépendait pas du conducteur humain. La présence de Dieu devenait de plus en plus merveilleuse. Dans ce vieux bâtiment avec ses chevrons et ses sols nus, Dieu mettait des hommes et des femmes forts en pièces et les reconstruisait ensemble pour Sa gloire. C'était un formidable processus de révision. L'orgueil et la présomption, l'importance de l'ego et l'estime de soi ne pouvaient pas survivre là-bas. L'ego religieux proclamait son propre enterrement.
"Aucun sujet ou sermon n'était annoncé à l'avance, et on ne prévoyait pas à l'avance les orateurs pour une telle heure. Personne ne savait ce qui pourrait venir, ce que Dieu ferait. Tout était spontané, selon l'ordre de l'Esprit. Nous voulions entendre Dieu parler, quelle que fût la personne qu'Il utilisait pour parler.
"Nous étions délivrés immédiatement là-bas du hiérarchisme et de l'abus ecclésiastiques. Nous désirions Dieu. Quand nous atteignions la première fois la réunion, nous évitions autant que possible les salutations et les contacts humains. Nous désirions rencontrer Dieu en premier. Nous mettions la tête sous un banc quelconque situé dans un coin et nous nous plongions dans la prière, et rencontrions les hommes uniquement par l'Esprit.
"Les réunions commençaient d'elles-mêmes, spontanément, par des témoignages, la louange et l'adoration. Les témoignages n'étaient jamais soutirés précipitamment par des appels comme pour un moment de distraction. Nous n'avions aucun programme préétabli qu'il fallait à tout prix suivre dans un temps imparti. Notre temps était celui du Seigneur. Nous avions des témoignages réels, provenant d'expériences du cœur toutes fraîches. Sinon, plus courts étaient les témoignages, mieux c'était. Il était possible qu'une douzaine de personnes se tiennent d'un coup sur leurs pieds, tremblant sous la grandiose puissance de Dieu. Nous n'avions pas à attendre un signal venant d'un certain responsable pour intervenir. Et nous étions libres de l'iniquité. Nous étions exclusivement concentrés sur Dieu dans la prière lors des réunions, nos pensées étaient centrées sur Lui… Le Seigneur pouvait se saisir de n'importe qui. Nous priions pour cela continuellement. Quelqu'un se levait alors oint pour donner le message. Tous semblaient reconnaître ce fait et lui laisser libre cours.
Cela pouvait être un enfant, une femme ou un homme. Cela pouvait venir du siège du fond de la pièce, ou de l'avant. Il n'y avait aucune différence. Nous nous réjouissions de ce que Dieu était à l'œuvre. Personne ne voulait paraître. Nous pensions uniquement à obéir à Dieu. En fait, il y avait une atmosphère divine là-bas qui empêchait quiconque hormis un fou de tenter de se mettre en avant sans la réelle onction.
Et ceci ne dura pas bien longtemps! Les réunions étaient contrôlées par l'Esprit, depuis le trône…
"Quelqu'un était peut-être en train de parler. Soudainement l'Esprit descendait sur l'assemblée. Dieu Lui-même appelait à venir à l'autel. Les hommes tombaient partout dans la maison, comme les morts dans une bataille, ou accouraient vers l'autel en foule, pour chercher Dieu. La scène ressemblait souvent à une forêt peuplée d'arbres arrachés. Une telle scène ne peut pas être imitée. Dans ces premiers jours, je n'ai jamais vu d'appel donné à venir à l'autel. A cette époque, l'appel venait de Dieu Lui-même.
"Et le prédicateur savait quand il lui fallait terminer. Quand il parlait, nous obéissions tous. Cela semblait être quelque chose d'effroyable que d'entraver ou d'attrister l'Esprit. Le lieu entier était rempli de prières. Dieu était dans Son saint temple. C'était l'homme qui devait garder silence. La gloire shékina reposait dans ce lieu. En fait, certains affirment avoir vu la gloire pendant la nuit au-dessus du bâtiment. Je n'en doute pas. Je me suis plus d'une fois arrêté entre deux immeubles du lieu pour prier afin d'être fortifié avant d'oser continuer mon chemin. La présence de Dieu était si réelle.
"Nous avons vu un certain nombre de choses magnifiques en ces jours-là. Même des hommes très bons en venaient à s'abhorrer dans la lumière plus claire de Dieu. Les prédicateurs mouraient les plus radicalement. Ils avaient tant de choses auxquelles il leur fallait mourir. Tant de réputation et de bonnes œuvres. Mais quand Dieu venait à bout d'eux, ils tournaient allègrement une nouvelle page et un nouveau chapitre. Il y avait une raison qui expliquait qu'ils luttaient de façon si acharnée. La mort n'est pas du tout une expérience agréable. Tous les hommes forts mouraient radicalement." (fin de la citation)
Ansel Post (un prédicateur baptiste), lors d'une réunion à Azuza, écrivait à propos de cette expérience de Pentecôte:
"Aussi soudainement qu'au jour de la Pentecôte, alors que j'étais assis à environ 3 mètres et demi, juste devant l'orateur, le Saint-Esprit descendit sur moi et me remplit littéralement. Il me semblait être surélevé, car j'étais en l'air un moment, criant: "Loué soit Dieu", et instantanément je commençai à parler dans une autre langue. Je n'aurais pas pu être plus surpris que si au même moment quelqu'un m'avait tendu un million de dollars."